Su Song

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Idéogrammes chinois Cette page contient des caractères chinois. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Une reproduction à l'échelle réduite de la tour horloge de Su Song.

Su Song[1] (chinois traditionnel : 蘇頌, pinyin : Sū Sòng, prénom social : Zirong子容[2]), né en 1020 et mort en 1101, fut un scientifique polymathe chinois lors de la période de la dynastie Song (960-1279).

Astronome, cartographe, horloger, pharmacologue, géologue, zoologiste, botaniste, ingénieur en mécanique, architecte, poète et ambassadeur de la dynastie Song, il fut avec Shen Kuo l'un des scientifiques les plus représentatifs de cette période en Chine.

Su Song a été notamment le concepteur d'une tour horloge astronomique à force hydraulique et qui utilisait l'échappement d'horlogerie[3],[4],[5],[6]. Construite à Kaifeng, son mécanisme d'échappement avait déjà été inventé par moine bouddhiste Yi Xing pour exploiter une sphère armillaire hydraulique, bien que la sphère armillaire de Su a été la première à être créée avec une horloge mécanique en « dur »[7],[6]. La tour horloge avaient également la plus ancienne transmission à chaîne connue, appelée tian ti (天梯), ou « échelle céleste », comme on peut le voir dans son traité d'horlogerie Xiangfayao Xinyi (新仪.象法要)[8]. La tour horloge indiquait de manière sonore les heures[9].

Le traité sur la tour horloge, Xiangfayao Xinyi, a survécu depuis sa forme écrite en 1092 et imprimé officiel et la publication en 1094. Le livre a été analysé par de nombreux historiens, comme Joseph Needham. Toutefois, l'horloge elle-même a été démantelée par les envahisseurs Mandchous en l'an 1127, et bien que des tentatives ont été faites pour remonter la tour, cela n'a jamais fonctionné. Bien que le traité sur la tour horloge est le plus connu de ses traités, le polymathe Su Song avait d'autres œuvres ainsi rassemblées. Il a complété un grand atlas céleste de plusieurs cartes, plusieurs cartes terrestres, ainsi qu'un traité sur la pharmacologie. Ce dernier a examiné des questions connexes sur la minéralogie, zoologie, botanique et la métallurgie. Ses cartes utilisait également la projection de Mercator près de cinq cents ans avant qu'elle soit utilisée en Europe et connue par Gerardus Mercator.

Bien que plus tard, les voyageurs européens jésuite en Chine tels que Matteo Ricci et Nicolas Trigault mentionnèrent brièvement les horloges chinoises avec roues motrices dans leur écrit[10], les précoces visiteurs européens en Chine ont cru à tort que les Chinois n'avaient jamais dépassé le stade de la clepsydre, de l'horloge à encens ou du cadran solaire[11]. Ils ont estimé que la mécanique avancée des horloges était nouvelle pour la Chine, et ont pensé que c'était quelque chose de précieux que l'Europe pourrait offrir[11]. Bien que moins importante que dans la période Song, des textes contemporains chinois de la dynastie Ming (1368-1644) décrivent de nombreux modèles de montres mécaniques en Chine du XIIIe au XVIe siècles[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Joseph Needham, Taipei : Caves Books Ltd, 1986 :
    • Science and Civilization in China: Volume 1, Introductory Orientations ;
    • Science and Civilization in China: Volume 3, Mathematics and the Sciences of the Heavens and the Earth ;
    • Science and Civilization in China: Volume 4, Physics and Physical Technology, Part 3: Civil Engineering and Nautics ;
    • Science and Civilization in China: Volume 5, Chemistry and Chemical Technology, Part 1: Paper and Printing ;
    • Science and Civilization in China: Volume 6, Biology and Biological Technology, Part 1: Botany.
  • (en) Derk Bodde, Chinese Thought, Society, and Science, Honolulu : University of Hawaii Press, 1991.
  • (en) Robert E. Harrist Jr., The Artist as Antiquarian: Li Gonglin and His Study of Early Chinese Art, Artibus Asiae (Volume 55, Numéro 3/4, 1995), pages 237 à 280.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Par convention, les noms chinois sont écrits en commençant par le nom de famille, Su, puis le prénom, Song.
  2. Harrist, 239, footnote 9.
  3. Needham, Volume 4, 445.
  4. Needham, Volume 4, 448.
  5. Bodde, 140.
  6. a et b Fry, 10.
  7. Needham, Volume 3, 351.
  8. Needham, Volume 4, 111.
  9. Needham, Volume 4, Part 2, 165.
  10. Needham, Volume 4, 438.
  11. a et b Needham, Volume 4, 435-440.
  12. Needham, Volume 4, Part 2, 509-512.