Tang Xianzu

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Tang Xianzu

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Activités dramaturge
Naissance 24 septembre 1550
Linchuan (Jianxi)
Décès 29 juillet 1616 (à 65 ans)
Langue d'écriture chinois

Œuvres principales

Le Pavillon aux pivoines

Tang Xianzu (chinois simplifié : 汤显祖 ; chinois traditionnel : 湯顯祖, pinyin Tāng Xiǎnzǔ), né le 24 septembre 1550 à Linchuan (Jiangxi), mort le 29 juillet 1616, est un dramaturge chinois de l'époque Ming.

Biographie[modifier | modifier le code]

À quatorze ans, Tang Xianzu est bachelier, licencié à vingt-et-un ans. En 1576, il est étudiant du Collège impérial de Nankin. Ce n'est qu'à la quatrième tentavive, à partir de 1571, qu'il est enfin reçu à l'examen du doctorat. Il est fonctionnaire à Nankin en 1585, dans un poste subalterne. Pour avoir critiqué le gouvernement en 1591, il est exilé dans le Guangdong. Magistrat dans le Zhejiang à partir de 1593, il s'y montre d'esprit réformateur. Il prend sa retraite en 1598 et meurt en 1616, la même année que Shakespeare[1].

L’histoire officielle des Ming, publiée au XVIIIe siècle, honore Tang Xianzu d’une notice biographique où son activité de dramaturge est passée sous silence, mais ses remarques acerbes sur les premiers ministres de son temps, tirées de sa correspondance, sont dûment rapportées : « Les dix premières années (du règne de Wanli, 1573-1619), Zhang Juzheng, dur mais trop avide, s’est laissé gâter par les vociférations des uns et des autres, les dix suivantes, Shen Shixing (1535-1604), mou et avide, s’est laissé corrompre par le maquis des intérêts privés ».

Œuvre[modifier | modifier le code]

Illustration pour L'Arbre du Sud

Tang Xianzu est l'auteur d'un recueil de poèmes, Hongquan yicao (Source écarlate, herbe sereine). Un deuxième recueil est aujourd'hui perdu. Il est aussi l'auteur de cent quarante-trois poèmes et trois textes en prose rythmée écrits entre 1577 et 1579[1].

Tang Xianzu écrit une pièce inachevée, La Flûte pourpre (Zixiaoji), en trente-quatre actes, après son échec à l'examen du doctorat en 1577. Réécrite en 1587, elle devient l'Épingle pourpre (Zichai ji). Le Pavillon aux pivoines (Mudanting), son chef-d'œuvre, date de 1598, L'arbre du Sud (zh) (Nanke ji) de 1600 et L'Histoire de Handan (zh) (Handan ji) de 1601. Ces quatre pièces sont connues sous le nom des « Quatre rêves de Yumintang (zh) », du nom de son studio, et parce que chacune a pour sujet un rêve. Elles privilégient le cœur au détriment de la raison et critiquent la politique et la corruption de son temps[1].

Traduction[modifier | modifier le code]

  • L’Oreiller magique, trad. André Lévy, éditions MF, coll. « Frictions », 2007.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c André Lévy (dir.), Dictionnaire de littérature chinoise, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 1994, rééd. 2000, p. 293-295.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]