Chán (bouddhisme)

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Bodhidharma, premier patriarche du T'chan en Chine

Le chán (chinois traditionnel 禪, chinois simplifié 禅, pinyin chán, EFEO tch'an), « méditation silencieuse », transcription en mandarin du sanskrit dhyāna, est une forme de bouddhisme mahāyāna née en Chine à partir du Ve siècle, qui insiste particulièrement sur la méditation, ou « illumination intérieure ». Comme toutes les écoles bouddhistes chinoises, on peut voir dans sa pensée une influence taoïste.

Sous ses multiples formes, il est devenu à partir du IXe siècle une des deux grandes catégories du bouddhisme chinois avec l'école de la Terre Pure (jingtu).

Le chán s'est transmis de Chine au Viêt Nam, en Corée et au Japon. C'est sous son nom japonais zen, équivalent du mandarin chán, qu'il est le plus connu en Occident.

Origines[modifier | modifier le code]

La légende de l'origine de la tradition chán et de la lignée de ses maîtres remonte à un sermon du Bouddha Shākyamuni à ses disciples alors qu'ils étaient réunis sur le mont des Vautours, relaté dans le Sūtra Lankavatara. Pour tenter d'expliquer un point de son enseignement, il se contenta de cueillir silencieusement une fleur d'udumbara. Aucun des disciples n'aurait compris le message qu'il tentait de faire passer, à l'exception de Mahākāshyapa, qui aurait souri au Bouddha. Celui-ci lui aurait alors dit devant l'assemblée qu'il lui avait ainsi transmis son trésor spirituel le plus précieux. C'est une préfiguration de la description du chán que l’on prêtera à Bodhidharma : « Pas d’écrit, un enseignement différent [de tous les autres], qui touche directement l’esprit pour révéler la vraie nature de bouddha (不立文字、教外別傳, 直指人心,見性成佛). »[1]

De l'Inde à la Chine[modifier | modifier le code]

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Bodhidharma : la légende[modifier | modifier le code]

Bodhidharma serait le fondateur de la doctrine du chán, mise au point au monastère de Shaolin, en Chine. Parti des Indes où il aurait été le vingt-huitième partriarche dans la filiation de Mahākāshyapa, il se serait rendu en Chine pour réaliser une synthèse du bouddhisme et du taoïsme. Surnommé le Grand Voyageur par la tradition chinoise, et parfois le Moine aux yeux clairs, Bodhidharma aurait fondé les arts martiaux dont les mouvements et gestes seraient des représentations symboliques et initiatiques.

Bodhidharma : l'histoire[modifier | modifier le code]

Bodhidharma serait venu en Chine autour de 520. Les différents textes chinois qui le mentionnent ne s’accordent pas exactement sur son origine (Kānchīpuram au sud de l’Inde ou Perse), ni sur sa route (arrivé par l’Ouest ou par un port du Sud-Est). On lui prête un attachement particulier pour le Sūtra Lankavatara, et l'école qui deviendra la première lignée légitime chán est connue sous le nom d'école Lankā (楞伽宗).

La légende qui attribue la fondation du monastère de Shaolin à Bodhidharma n'est attestée qu'à partir du XIe siècle. D'autre part, bien qu’il existe au Kerala un type de yoga offrant une certaine similitude extérieure avec le kung-fu, des gymnastiques de type qigong semblent être mentionnées sur des textes chinois datant du Ve siècle av. J.-C., et les arts martiaux au mont Song ont précédé Bodhidharma. Il aurait néanmoins pu séjourner dans un autre temple du mont.

Le chán en Chine[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Momie de Huineng (Eno en japonais), sixième patriarche du chán en Chine

Malgré l’importance de Bodhidharma dans la légende du chán, on peut considérer ses successeurs chinois comme les véritables fondateurs de l’école. Le sixième patriarche en titre, Huineng, à qui l’on attribue le Sūtra de l’Estrade, l’un des principaux textes de référence du zen, occupe une place importante dans la tradition. La légende de sa vie met en scène une rivalité entre un certain chán dit « du Nord », celui des grands maîtres érudits proches du pouvoir, des grands monastères où l’enseignement du dhyāna est encadré et graduel, et un chán dit « du Sud », région encore un peu primitive aux yeux des nordiques, à la pratique plus créative, libre et spontanée, prônant l’éveil immédiat.

Cette scission sépare plus des contextes socio-politiques et personnels différents que des zones géographiques au sens strict. En fait, l'examen des écrits attribués aux maîtres de cette « école du Nord » qui se nommait elle-même du « Mont oriental » (东山 / 東山, dōng shān), siège de leur monastère, montre que leur enseignement n'était pas la caricature qu'en faisait leur adversaire et qu'ils n'écartaient pas la possibilité d'un éveil soudain[2]. De manière générale, tout comme les maîtres taoïstes, les patriarches bouddhistes chinois ne craignaient pas de puiser à plusieurs sources. Daoxin et Hongren, par exemple, n’hésitèrent pas à emprunter les récitations de l’école de la Terre Pure (净土, jìngtǔ) comme exercice préparatoire à la méditation, en leur retirant leur valeur invocatoire.

La légende du sixième patriarche serait née de la propagande de celui qui se prétendait son successeur, Shénhuì (神会 / 神會, 668~686 - 748~762), qui semble avoir été le véritable promoteur de l’éveil instantané en opposition à la démarche graduelle, qu'il présentait comme inférieure. Prédicateur éloquent et conteur talentueux, il se dressa ouvertement en 734 contre Pǔjì (普寂, 651 - 739~740), septième patriarche de l’école Lanka, qui avait hérité son titre de Shenxiu, maître honoré de la cour de Wu Zetian. Shenhui prétendait que Hongren avait en réalité laissé la place à Huineng dont lui-même se réclamait, et que l’enseignement de Puji était sans valeur. Il fut banni au Jiangxi pendant une période pour agitation. En 756, les choses tournèrent en sa faveur : l’administration impériale, pressée par les besoins financiers nés de la lutte contre la rébellion d’Ān Lùshān (安祿山/安禄山, 703 -757), décida d’obliger les moines à acheter un certificat d’exercice. Shenhui usa de sa popularité pour faire la promotion de cette mesure et aida efficacement à renflouer les caisses. Il fut choisi comme septième patriarche par la cour Tang, faisant a posteriori de Huineng le sixième Maître Lanka. En bonnes relations avec de nombreux hommes de lettres dont le grand poète Wang Wei, il mit son talent littéraire à profit pour la promotion de sa lignée, ainsi que celui de Du Fu, ami de Wang Wei.

Quels que soient ses motifs, il avait mis l'instantanéité de l'illumination au cœur d'un débat qui réapparaîtra régulièrement dans la suite de l'histoire du bouddhisme.

À partir du début du VIIIe siècle apparurent de nombreuses branches de chán, dont celles des maîtres Mazu (Mazu Daoyi 馬祖道一), Baizhang, Linji et Yunmen, qui devaient se développer au Japon. À l'origine de cette multiplication des groupes sous la bannière chán, outre la séparation des disciples qui s'en vont créer leur propre école à la mort du maître, on trouve le succès politique et institutionnel de la lignée Huineng-Shenhui. Des groupes d’origine indépendante se découvrirent brusquement des fondateurs disciples de Huineng ou d’un de ses compagnons jusqu’alors inconnu. Ainsi, la longue biographie de Farong (法融 ?-657), fondateur de l’école du Mont de la tête de bœuf (牛頭山) près de Nankin, écrite par un de ses contemporains, ne mentionne pas son rattachement à l’école Lanka, mais à la fin du VIIIe siècle il sera présenté comme un disciple de Daoxin.

Un bon nombre de ces nouvelles branches représentent le courant radical et iconoclaste qui a marqué l'image de l'école. Parmi les sept branches du début du IXe siècle citées par Zongmi 宗密 (?- 841), moine de la lignée de Shenhui, quatre se rattachent à cette forme, qui séduisit certains et en choqua profondément d'autres, comme Liang Su (753-793), essayiste renommé, qui dénonça cette forme de chán comme néfaste et anti-bouddhiste, traitant ses promoteurs d'hérétiques et les comparant au démon Māra.

Certaines déclarations étaient en effet très audacieuses : Les bodhisattvas sont des ouvriers qui transportent du fumier... le nirvana et la bodhi sont de vieilles souches où attacher vos ânes. Les douze catégories d'enseignement sacré ne sont qu'une liste de fantômes, du papier pour essuyer le pus des furoncles... qu'est-ce que tout cela a à voir avec la salvation ?

Les sages ne s'adressent pas au Bouddha, ce grand assassin qui a attiré tant de gens dans les pièges du démon proxénète

(Xuanjian 宣鑑 ?-865)

Certains groupes sont à l'origine des écoles du Zen japonais :

Rinzai (Linji Yixuan 臨済 義玄 : en japonais Rinzai Gigen, ?–866) se rattache à la lignée de Zhishen (智詵 ?-702), deuxième disciple de Huineng selon la monographie de l'école Lanka (楞伽人法志), par l'intermédiaire de Mazu Daoyi (馬祖道一 709-788), Baizhang Huaihai (百丈懷海 en japonais : Hyakujo Ekai 720-814), Huangbo Xiyun (黃檗希運 ?-850) et Linji Yixuan (臨濟義玄 Rinzai Gigen ?-866).

Beaucoup plus tard Ôbaku, fondé par Yinyuan Longqi (隱元隆琦 en japonais : Ingen Ryuki 1592-1613), fera également remonter sa lignée à Huangbo Xiyun, maître de Rinzai.

Ummon se réclame de Yúnmén Wényǎn (chinois simplifié : 云门文偃 ; chinois traditionnel : 雲門文偃 Ummon Daishi 864?-942).

Sōtō se rattache à l'école Cáodòng (曹洞宗, Cáodòng zōng) fondé par Dongshan Liangjie (洞山良价 807-869).

À partir du milieu du IXe siècle, le climat politique se dégrada pour le bouddhisme. Les mesures sévères de répression prises à son égard entre 845 et 846 par l'empereur Wuzong entrainèrent la fermeture de près de 45 000 temples et monastères, dont 4 600 de grande envergure ; près de 250 000 moines et nonnes furent rendus à la vie civile. Beaucoup d’écoles disparurent, sauf le chán et Jingtu. En effet, les petits groupes ou pratiquants isolés vivant parfois en ermites, qui se rattachaient en majorité au courant chán, avaient mieux résisté à l'année de persécution. C'est donc ce courant qui se retrouva responsable de la plupart des monastères lorsqu'ils rouvrirent. Par la suite, loin de s’isoler l’un de l’autre, chán et Jingtu continuèrent d'échanger concepts et pratiques ; plusieurs branches revendiquant l’union des deux courants virent le jour jusqu'à aujourd'hui. À partir des Song, des courants chán s'associèrent à la revendication syncrétiste "Taoïsme bouddhisme et néoconfucianisme proclament une même vérité", représentés par exemple par les maîtres Changshui Zuxuan des Song et Hanshan Deqing des Ming.

Le chán dans le bouddhisme chinois[modifier | modifier le code]

Le chán est considéré comme un mouvement né plus de l’adhésion spontanée à un certain idéal de la pratique bouddhique que de l’expansion systématique d’une idéologie d’origine unique. Il représente entre autres une réaction contre l’intellectualisme et l’analyse textuelle et conceptuelle portée à l’extrême par certaines écoles comme Tiantai et plus encore Huayan.

Comme tous les religieux en Chine, qu’ils soient bouddhistes ou taoïstes, les proto-chán s’organisaient en lignées maître-disciples qui ne correspondent pas exactement aux classements idéologiques que l’histoire des religions fera ultérieurement. Ils s’identifiaient en général par le nom de leur lieu de pratique, de leur maître, ou de leur soutra préféré, comme les membres de la lignée "officielle" qui se nommaient "gens du Sūtra Lankavatara". Il semble que le chán n’ait été utilisé avec le sens d'école définie qu’à partir du IXe siècle. Il est ainsi délicat d’apprécier ce que la transcription chinoise de dhyana, pratique après tout présente dans toutes les formes de bouddhisme, désigne exactement dans tel ou tel contexte pendant les trois premiers siècles après Bodhidharma. Charles W. Swain (1988) rappelle que le terme de chanshi (maître de méditation), devenu de plus en plus courant avec l’importance croissante donnée à cette pratique par de nombreux monastères, remplace parfois le terme fashi (maître de l’enseignement) sans indiquer de rattachement idéologique particulier. Liang Su (753-793), critique sévère des pratiques iconoclastes, cite les maîtres tiantai comme exemple de « bon chán ». Or, si cette école a influencé l’ensemble du bouddhisme chinois, elle ne sera jamais comptée parmi les branches du chán.

Comme toutes les formes du bouddhisme chinois, certains de ses principes sont en adéquation avec des idées taoïstes. On peut citer comme exemple le fait que les bonnes actions sont celles qui ne produisent pas de karma, que la poursuite délibérée d’un but est inefficace ; la valeur intrinsèque de la simple concentration sur une activité ordinaire est déjà exprimée dans le Zhuang Zi (fable du boucher Ding). Hu Shi pensait même avoir reconnu le concept de l’éveil soudain dans les textes attribués au moine taoïste Daosheng (道生) né à la fin du IVe siècle. Ce conseil de Xuanjian a également des résonances très taoïstes :

Habillez-vous, mangez, chiez, c'est tout. Il n'y a pas de [cycle] des morts et des renaissances à craindre, pas de nirvana à atteindre, pas de bodhi à acquérir. Soyez une personne ordinaire, sans rien à accomplir.

L'attitude de totale liberté vis-à-vis de la doctrine de certains correspond bien au cadre taoïste où chaque disciple, une fois indépendant, interprète comme il veut l'enseignement de son maître. La recherche de la voie ne connaît pas d'orthodoxie. Les taoïstes ont d'ailleurs un faible pour les moines errants chán dont ils font des héros ou même des dieux, comme Milefo ou Jigong.

À l'époque Song, le néo-confucianiste Zhū Xī (朱熹, 1130-1200) considérait la pratique de l'errance comme très formative et la conseillait à chén chún (陈淳 / 陳淳), un de ses disciples.

Rançon du succès, devenu en Chine l'une des grandes catégories du bouddhisme, le mot chán recouvrit inévitablement des pratiques plus formelles que profondes dévaluant ses formules choc, d'où la naissance de l'expression populaire kǒutóu chán (口头禅 / 口頭禪, « Chán oral »), désignant l'utilisation d'un discours par un moine, qui ne sera pas mis en pratique.

Des philosophes chinois modernes ont considéré le chán comme un mouvement autant social que religieux, une philosophie individuelle de la vie : Feng Youlan (1895-1990) le voyait comme un mouvement populaire de négativité, une sorte de contre-culture dont l’idéal était transmis par des anecdotes plutôt que par des textes ; Hu Shi (1891-1962) pensait que ses formes extrêmes « n'étaient pas du tout du chán » (1953), mais une déclaration d'indépendance de la pensée.

Textes[modifier | modifier le code]

Malgré la définition du chán comme « sans écrit » (bù lì wénzì, 不立文字), signifiant la transmission de l'enseignement sans écrits ou rouleau, mais plutôt par la compréhension mutuelle du maître et du disciple, attribuée à Bodhidharma, des sutras ont inspiré une partie de son enseignement ; certains maîtres ont laissé des écrits et des disciples ont rassemblé l'enseignement de leurs maîtres dans des recueils.

Parmi les sutras, on peut citer en premier lieu le Sūtra Lankavatara rattaché à l'école yogacara, qui a grandement contribué à la philosophie idéaliste du Zen, qui voit en la conscience l'unique réalité. La tradition en fait le texte de référence de Bodhidharma ; plus récemment, D.T. Suzuki l'a abondamment commenté. Les soutras de "perfectionnement de la sagesse" que sont le Sūtra du Diamant et le Sūtra du Cœur sont également importants, ainsi que le Sūtra Shurangama particulièrement apprécié des courants syncrétistes, et le Samantamukha Parivarta, un chapitre du Sūtra du Lotus.

Parmi les textes écrits en Chine pendant les premiers siècles du chán, mentionnons le Sūtra de l’Estrade attribué à Huineng, sixième patriarche, ainsi que deux recueils de koans, le « Recueil de la falaise bleue » (Bi yan Lu 碧巖錄 Jap. Hekiganroku) composé au XIIe siècle, et « La Barrière sans porte » composé au début du XIIIe siècle.

Peinture[modifier | modifier le code]

Liste des patriarches du chán[modifier | modifier le code]

Liste rapportée par la tradition des vingt-huit patriarches de l’école avant son arrivée en Chine :

SANSKRIT CHINOIS VIETNAMIEN JAPONAIS CORÉEN
1 Mahākāśyapa 摩訶迦葉 / Móhējiāyè Ma-Ha-Ca-Diếp Makakashyo 마하가섭 / Mahagasŏp
2 Ānanda 阿難陀 / Ānántuó A-Nan-Đà / A-Nan Anan 아난다 / Ananda
3 Śānavāsa 商那和修 / Shāngnàhexiū Thương-Na-Hòa-Tu Shonawashu 상나화수 / Sanahwasa
4 Upagupta 優婆掬多 / Yōupójúduō Ưu-Ba-Cúc-Đa Ubakikuta 우바국다 / Ubagupta
5 Dhrtaka 提多迦 / Dīduōjiā Đề-Đa-Ca Daitaka 제다가 / Chedaga
6 Miccaka 彌遮迦 / Mízhējiā Di-Dá-Ca Mishaka 미차가 / Michaga
7 Vasumitra 婆須密 / Póxūmì Bà-Tu-Mật Bashumitsu 바수밀다 / Pasumilta
8 Buddhanandi 浮陀難提 / Fútuónándī Phật-Đà-Nan-Đề Buddanandai 불타난제 / Pŭltananje
9 Buddhamitra 浮陀密多 / Fútuómìduō Phục-Đà-Mật-Đa Buddamitta 복태밀다 / Puktaemilda
10 Pārśva 婆栗濕婆 / Pólìshīpó Bà-Lật-Thấp-Bà / Hiếp-Tôn-Giả Barishiba 협존자 / Hyŏpjonje
11 Punyayaśas 富那夜奢 / Fùnàyèshē Phú-Na-Dạ-Xa Funayasha 부나야사 / Punayasa
12 Ānabodhi / Aśvaghoṣa 阿那菩提 / Ānàpútí A-Na-Bồ-Đề / Mã-Minh Anabotei 마명 / Mamyŏng
13 Kapimala 迦毘摩羅 / Jiāpímóluó Ca-Tỳ-Ma-La Kabimara 가비마라 / Kabimara
14 Nāgārjuna 龍樹 / Lóngshù Long-Thọ Ryusho 용수 / Yongsu
15 Kānadeva 迦那提婆 / Jiānàtípó Ca-Na-Đề-Bà Kanadaiba 가나제바 / Kanajeba
16 Rāhulata 羅睺羅多 / Luóhóuluóduō La-Hầu-La-Đa Ragorata 라후라다 / Rahurada
17 Sanghānandi 僧伽難提 / Sēngqiénántí Tăng-Già-Nan-Đề Sōgyanandai 승가난제 / Sŭngsananje
18 Sanghayaśas 僧伽舍多 / Sēngqiéshèduō Tăng-Già-Da-Xá Sogyayasha 가야사다 / Kayasada
19 Kumārata 鳩摩羅多 / Jiūmóluóduō Cưu-Ma-La-Đa Kumarada 구마라다 / Kumarada
20 Śayata 闍夜多 / Shéyèduō Xà-Dạ-Đa Jayana 사야다 / Sayada
21 Vasubandhu 世親 / Shìqīn Bà-Tu-Bàn-Đầu Bashyubanzu 바수반두 / Pasubandu
22 Manorhita 摩拏羅 / Mónáluó Ma-Noa-La Manura 마나라 / Manara
23 Haklenayaśas 鶴勒夜那夜者 / Hèlèyènàyèzhě Hạc-Lặc-Na Kakurokuyasha 학륵나 / Haklŭkna
24 Simhabodhi 師子菩提 / Shīzǐpútí Sư-Tử-Bồ-Đề / Sư-Tử-Trí Shishibodai 사자 / Saja
25 Vasiasita 婆舍斯多 / Póshèsīduō Bà-Xá-Tư-Đa Bashashita 바사사다 / Pasasada
26 Punyamitra 不如密多 / Bùrúmìduō Bất-Như-Mật-Đa Funamitta 불여밀다 / Punyŏmilta
27 Prajñātāra 般若多羅 / Bānruòduōluó Bát-Nhã-Đa-La Hannyatara 반야다라 / Panyadara
28 Bodhidharma 達磨 / Dámó (Dharma) Đạt-Ma だるま / Daruma 달마 / Dalma

Liste des sept premiers patriarches du chán chinois :

1 Bodhidharma ( Damo 達摩, jap. Daruma だるま) 440?-528?
2 Huike (慧可, jap. Daiso Eka) 487 – 593
3 Sengcan (僧燦, jap. Konchi Sosan) ? – 606
4 Daoxin (道信, jap. Dai'i Doshin) 580 – 651
5 Hongren (弘忍, jap. Dai'man Konin) 601 – 674
6 Huineng (慧能, jap. Daikan Eno) 638 – 713
7 Shenhui (神會) 670? –760?
6’ Shenxiu (神秀) 607?-706 (évincé)
7’ Puji (普寂) 651-739 (évincé)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette stance daterait en fait de 1108 selon Heinrich Dumoulin (2005), Zen Buddhism: A History, vol. 1: "India and China", Bloomington, IN: World Wisdom, (ISBN 0-941532-89-5)
  2. H. Dumoulin

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Xìn xīn míng » (信心銘/信心铭). Un des textes canoniques du chán attribué à Seng Can (VIe siècle de notre ère).