Airco DH.4

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Airco DH.4
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Un DH-4B américain avec un moteur radial Wright.
Un DH-4B américain avec un moteur radial Wright.

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Airco
Rôle Bombardier
Premier vol Août 1916
Mise en service mars 1917
Équipage
2
Motorisation
Moteur Rolls-Royce Eagle VII
Nombre 1
Type 12 cylindres en V
Puissance unitaire 375 ch
Dimensions
Envergure 13 21 m
Longueur 9 35 m
Hauteur 3 35 m
Surface alaire 40 0 m2
Masses
À vide 1 085 kg
Avec armement 1 578 kg
Performances
Vitesse maximale 230 km/h
Plafond 6 700 m
Vitesse ascensionnelle 305 m/min
Rayon d'action 770 km
Armement
Interne 2 à 4 mitrailleuses de 7,7 mm
Externe 210 kg de bombes

L'Airco DH.4 est un biplan biplace de bombardement de jour britannique de la Première Guerre mondiale. C'est aussi le seul avion construit aux États-Unis à avoir participé à la Première Guerre mondiale.

Origine[modifier | modifier le code]

Fin 1915 fut créé en Grande-Bretagne le premier cahier des charges concernant spécifiquement un bombardier de jour, donc un appareil capable d’emporter des bombes en quantité suffisantes, mais aussi de pouvoir se défendre face à la chasse allemande, tant par sa vitesse que par son armement. Pour y répondre, Geoffrey de Havilland dessina derrière le nouveau moteur BHP Galloway Adriatic un biplan biplace en tandem à ailes égales décalées. Chaque plan reposait sur 2 longerons en spruce, avec revêtement entoilé et ailerons uniquement au plan supérieur. Également en bois, le fuselage recevait un revêtement de contreplaqué de 3 mm d’épaisseur à l’avant, alors qu’en arrière du poste du mitrailleur il s’agissait d’une simple poutre raidie par des cordes à piano entoilée.

Le prototype effectua son premier vol mi-août 1916 et passa ses essais officiels du 21 septembre au 12 octobre suivant. Le 15 octobre 1916 un second prototype fut envoyé en France pour essais opérationnels. Les résultats étaient prometteur, mais le moteur, un prototype BHP de 230 ch, ne pouvait être produit en l’état. Il fut donc décidé de remotoriser l’avion avec un moteur éprouvé, le Rolls-Royce Eagle. La première commande du Royal Flying Corps porta donc, fin 1916, sur 50 appareils équipés d’un Eagle III de 250 ch. Les premiers exemplaires furent livrés au RFC dès janvier 1917 et entrèrent en service en mars suivant. Cet appareil était bien armé : une mitrailleuse Vickers de 7,7 mm fixe avant et une Lewis de même calibre sur tourelle Scarff arrière. Pouvant emporter 2 bombes de 105 kg ou 4 de 40 kg, il fut rapidement très populaire auprès des équipages, tant pour ses performances que pour sa robustesse, et les commandes se multiplièrent. La puissance du moteur Eagle fut aussi augmentée, et la majorité des appareils en service fin 1917 recevaient un Eagle VIII de 375 ch. Mais face au manque chronique de moteurs d’avion Rolls-Royce Limited, et de moteurs Eagle en particulier, d’autres motorisations furent expérimentées et parfois produites en série comme les BHP de 230 ch, Royal Aircraft Factory RAF3A de 200 ch, Siddeley Puma de 230 ch ou Fiat 260 ch.

Adopté par les États-Unis[modifier | modifier le code]

Un des batiments d'assemblage de DH-4 sur l'aérodrome de Romorantin.

Au moment de leur entrée en guerre en avril 1917 les États-Unis, qui ne disposaient d’aucun avion de combat susceptible d’être engagé au front, décidèrent d’acheter le DH.4, qui fut produit sous licence avec un moteur Liberty L-12 de 400 ch, 2 mitrailleuses Marlin de capot, 2 Lewis arrière. Le puissant moteur Liberty était plus lourd, donc les performances légèrement inférieures, mais l’appareil pouvait emporter 150 kg de bombes. Les équipages américains apprécièrent le « Liberty Plane » presque autant que les pilotes anglais. 9 500 exemplaires furent commandés à 4 constructeurs américains. 1 885 sont livrés en kit en France avant l’Armistice, et 1 087 assemblés à l'atelier de montage installé à Romorantin, dans le Loir-et-Cher entre le 11 mai et le 11 novembre 1918[1][2].. Mis en service en 1918, le DH.4 fut utilisé par l’American Air Service comme bombardier mais aussi avion de reconnaissance et d'observation ou de coopération terrestre. Cet appareil fit l’objet de nombreuses conversions aux États-Unis après la fin de la guerre.

Le premier bombardement en piqué lors d'un appui aérien rapproché à lieu le 16 juillet 1927 lors de la bataille d'Ocotal (en) par cinq Airco DH.4 de l'United States Marine Corps Aviation attaquant les troupes d'Augusto Sandino. Environ 500 à 600 hommes assiègent la garnison de 37 Marines et 47 gardes nationaux nicaraguayens de cette cité, l'intervention de l’aviation mirent les sandinistes en déroute[3],[4].

Production[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

  • The Aircraft Manufacturing Company (Airco) : 915
  • F.W. Berwick & Co : 100
  • Glendower Aircraft Co : 101
  • Palladium Autocars : 146
  • Vulcan Motor and Engineering : 100
  • Westland Aircraft Works : 150

Belgique[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The U.S. Air Service in World War I : The Final Report and A Tactical History, vol. 1, Maurer Maurer,‎ 1978, 448 p. (lire en ligne), p. 117.
  2. Films muets d'époque visionnables en ligne sur le site www.criticalpast.com, consulté le 7 novembre 2014
  3. (en) Ian F. W. Beckett, The Roots of Counter-Insurgency : Armies and Guerrilla Warfare, 1900-1945, Blandford Press, Londres,‎ 31 mars 1988, 160 p. (ISBN 0713719222), p. 118.
  4. (en) Robert Sherrod, History of Marine Corps Aviation in World War II, Combat Forces Press, Washington, D.C.,‎ 1952 (ISBN 0-89201-048-7).
  • (en) Francis Mason, The British bomber since 1914, London, Putnam,‎ avril 1994, 416 p. (ISBN 978-0851778617).

Liens externes[modifier | modifier le code]