Douglas O-2

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Douglas O-2
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Vue de l'avion.
Vue de l'avion.

Constructeur Drapeau : États-Unis Douglas
Rôle Avion d'observation
Statut retiré du service
Premier vol 1924[1]
Mise en service 1925[1]
Date de retrait 1942
Équipage
Deux membres.
Motorisation
Moteur moteur avec cylindres en V
Nombre 1
Type Liberty V-1650-1[1]
Puissance unitaire 425 ch.
Dimensions
Envergure 12,09 m
Longueur 8,76 m
Hauteur 3,20 m
Masses
À vide 1 370 kg
Maximale 2 170 kg
Performances
Vitesse maximale 206 km/h
Plafond 4 900 m
Rayon d'action 600 km
Armement
Interne Deux mitrailleuses de calibre 7.62mm, l'une en position de chasse, l'autre en position arrière sur affût annulaire.
Externe 180 kg de bombes.

Le Douglas O-2 est un avion militaire américain d'observation du champ de bataille développé dans les années 1920[2]. Il fut le premier appareil militaire développé spécifiquement par ce constructeur[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

En 1923 les responsables de l'US Army Air Service émirent un cahier des charges relatif à un nouvel avion d'observation capable de remplir également des missions d'appui aérien rapproché. Deux constructeurs y répondirent : Douglas et Martin. Rapidement ce fut ce premier constructeur qui fut sélectionné.

Son avion fut désigné XO-2. Ce prototype fut commandé en deux exemplaires, l'un motorisé avec un Liberty V-1650-1 et le second avec un Packard 1A-1500. Ces deux moteurs développaient respectivement 425 et 515 chevaux. Ils volèrent à la même époque, à l'automne 1924. En fait c'est la version la moins puissante qui fut commandé en série[1], Liberty pouvant alors fournir plus rapidement ses moteurs que son concurrent.

La première commande de l'USAAS fut passée début 1925. Elle concernait 45 machines. Les premières d'entre elles entrant en service à la fin de cette même année.

Devant les bons résultats de l'avion il fut décidé de commander de nouvelles versions de l'avion. Une version à long rayon d'action, destiné à des raids d'exploration fut même conçue, à la demande de l'explorateur James McKee, qui entreprit en septembre 1926 une traversée complète du Canada avec cet avion. .

En 1929 l'US Department of Navy passa commande de deux O-2 pour le compte de l'US Marines Corps. Ces avions reçurent la désignation d'OD-1.

Utilisation opérationnelle[modifier | modifier le code]

Sous les cocardes américaines[modifier | modifier le code]

Les États-Unis utilisèrent leurs O-2, ainsi que leurs dérivés suivants, jusqu'en 1939. De ce fait ils ne participèrent jamais à aucune action de guerre. Cependant ils furent utilisés pour des missions d'observation au-dessus du canal de Panama[1], alors placé sous l'autorité américaine. D'autres furent employés pour des patrouilles frontalières.

L'US Marines Corps de son côté employa ses deux OD-1 pour des missions au profit de ses troupes au sol[2], mais toujours lors de manœuvres militaires ou d'exercices. Ils furent quant à eux retirés du service en 1937.

Sous les cocardes étrangères[modifier | modifier le code]

La Chine fut le principal client à l'export du O-2[1], avec 82 exemplaires acquis entre 1930 et 1936. Ils furent dans les combats contre le Japon à partir de 1937. Cependant leur lenteur, et leur faible armement défensif, en faisaient des cibles faciles pour la chasse japonaise, et notamment pour les Nakajima Ki-27 quand ceux-ci firent leur apparition dans les cieux chinois en 1938. Les Japonais revendiquèrent la victoire sur au moins trente O-2 chinois. On ne sait pas vraiment quand les derniers furent retirés du service opérationnel.

Le Mexique utilisa huit O-2C et autant de O-2M pour des missions de reconnaissance aérienne et d'appui aérien[1]. Ils volèrent notamment dans des missions contre les groupes rebelles issus de la Révolution mexicaine.

Le Pérou quant à lui fit l'usage de six avions en version d'hydravion à flotteurs[1]. Versés à la marine ils furent utilisés pour des missions de patrouille côtière. Ceux-ci étaient généralement doté d'une seule mitrailleuse, celle en position de chasse. Ils furent finalement retirés du service opérationnel en 1942.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Utilisateurs civils[modifier | modifier le code]

  • James McKee, explorateur[1].

Utilisateurs militaires[modifier | modifier le code]

Aspects techniques[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Le Douglas O-2 se présentait sous la forme d'un biplan monomoteur construit en bois entoilé et métal. Doté d'un train d'atterrissage classique fixe et d'une roulette de queue il possédait un cockpit biplace en tandem à l'air libre. Outre son armement de deux mitrailleuses, il pouvait emporter quatre bombes légères de 45kg sous voilure. Sa propulsion était assurée par un moteur avec cylindres en V entraînant une hélice bipale en métal.

Versions[modifier | modifier le code]

Voici les différentes versions de l'avion[1].

  • Douglas O-2 : version de série.
    • O-2A : version adapté au vol de nuit par l'adjonction d'un phare, 18 exemplaires.
    • O-2B : version à double commande, six exemplaires.
      • O-2BS : version civile destinée à l'explorateur James McKee, un exemplaire.
    • O-2C : version améliorée du O-2, 46 exemplaires.
    • O-2D : version désarmés destinée aux liaisons aériennes, deux exemplaires.
    • O-2E : version améliorée du O-2C, un exemplaire.
    • O-2G : version export du O-2 destiné à la Chine, 82 exemplaires.
    • O-2H : version améliorée du O-2, 140 exemplaires.
    • O-2J : version améliorée du O-2D, trois exemplaires.
    • O-2K : version améliorée du O-2J destiné au transport d'état-major, 57 exemplaires.
    • O-2M : version export du O-2C destinée au Mexique, huit exemplaires.
    • O-2P : version export du O-2 transformée en hydravion destinée au Pérou, six exemplaires.
  • XA-2 : version dérivée destinée à l'attaque au sol, mais n'ayant pas dépassé le stade de prototype.

Références & sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Encyclopédie Toute l'aviation, Éditions Atlas,‎ 1993
  2. a et b Édouard Chemel, Chronique de l'aviation, Éditions Chronique,‎ 1991 (ISBN 2-905969-51-2)

Sources internet[modifier | modifier le code]

Le Douglas O-2 sur la page officielle de Boeing.