Le Puy-Sainte-Réparade

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Le Puy-Sainte-Réparade
Le site de la Quille.
Le site de la Quille.
Blason de Le Puy-Sainte-Réparade
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Canton de Trets
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix)
Maire
Mandat
Jean-David Ciot (PS)
2014-2020
Code postal 13610
Code commune 13080
Démographie
Gentilé Puechens
Population
municipale
5 389 hab. (2013)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 51″ Nord 5° 26′ 17″ Est / 43.6641666667, 5.43805555556
Altitude 196 m (min. : 164 m) (max. : 492 m)
Superficie 46,29 km2
Localisation

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Le Puy-Sainte-Réparade est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Puechens ; le latin podium a abouti à puy en français et à puech en provençal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le Puy-Sainte-Réparade, entourée par les communes de Saint-Estève-Janson, Meyrargues et Pertuis, s’étend sur 46,3 km2. La commune est située à 6 km au sud-ouest de Pertuis[1]. Située à 199 mètres d’altitude, la commune du Puy est traversée par plusieurs cours d’eau notamment la Durance, la rivière l’Éze et le ruisseau de Concerande.

Le Puy-Sainte-Reparade fait partie du val de Durance, un espace géographique regroupant plusieurs dizaines de communes et près de 50 000 habitants. Le val de Durance est un espace charnière entre la Métropole Aix-Marseille et l’espace rural du Luberon (le parc naturel régional du Luberon se situant environ à 5 km de la commune).

Le tissu économique des environs du Puy-Sainte-Réparade est marqué par la prédominance d’une activité agricole[2]. Cependant, la décision de la communauté internationale d’installer le programme ITER sur le territoire de la Durance, représente une opportunité exceptionnelle de développement économique pour le territoire[3],[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France[5] / Station de Salon de Provence

Toponymie[modifier | modifier le code]

Puy : du latin podium « hauteur, lieu élevé ».

Micro-toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit Féline fait référence à un atelier de potier, figulina en latin[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Puy Sainte-Réparade est une commune provençale située au Nord du département des Bouches-du-Rhône et compte environ 5300 habitants.

Positionnée au contact d’Aix-en-Provence et en bordure de la Durance, la commune est au coeur d’un territoire de transition entre l’agglomération aixoise et les communes du Luberon. Le territoire puéchen est délimité par des frontières naturelles avec à l’Ouest le massif de Rognes, au Sud la chaîne de la Trévaresse et au Nord la rivière de la Durance.

La colline de la Quiho (Quille), forteresse naturelle qui domine le village actuel, a donné son nom au Puy, «Puech» en provençal. «Sainte Réparade» est probablement le nom déformé de «Sainte Réparate», sainte dont les reliques furent transférées au XIème siècle à la paroisse de «Saint Maurice du Puy».

Occupée dès la protohistoire par un oppidum celto-ligure, la colline de la Quille devient au Xème siècle une forteresse, puis un château, entourée d’une puissante muraille, qui passe au XIème siècle aux mains des archevêques d’Aix-en-Provence. Ceux-ci deviennent les seigneurs du Puy et accroissent leurs possessions par des acquisitions sur le territoire environnant. À cette époque, on peut situer une ébauche de peuplement assez dispersé. Les habitants sont plutôt retirés sur les hauteurs, sur les collines isolées du Puech et sur celle de Féline, plus au Sud. Une partie d’entre eux vit dans des grottes situées sous le plateau.

Le château commande alors l’un des principaux points de passage de la Durance. Il connaît son apogée à partir de 1434, sous le règne de René d’Anjou (le roi René), jusqu’à l’intégration de la Provence au Royaume de France.

Vers 1510, Le Puy subit comme beaucoup d’autres régions le fléau de la peste ainsi que le début des guerres de religion. Objet de nombreux sièges au cours du XVIème siècle du fait de sa position idéale de base offensive, le château tombe sous le coup d’une décision de destruction par le Parlement de Provence et le Duc de Guise, confirmée par les Etats de Provence à Aix en 1612.

Saint Cannat de Féline appartenait également aux archevêques d’Aix : le domaine de Féline portait alors le titre de baronnie. Après les guerres de religion, une partie de la population groupée jusque-là à Féline, descendit dans la plaine et se groupa autour d’une église dédiée à Saint-Pierre aux Liens, en Provençal «San Peyre encadénat»,d’où le nom Saint-Canadet.

Après la démolition du château par les archevêques, les habitants de la colline quittèrent les hauteurs pour s’établir sur un plateau en contrebas appelé «le Village», ou se dispersèrent dans divers hameaux : l’église vieille, les Gillis, les Goirands, les Gaix, la Ferratière, les Thérics… Le groupe principal s’appelle La Bourgade, on y construit l’église paroissiale sur le chemin de Rognes à Peyrolles, au XVIIème siècle. C’est le site du village actuel du Puy-Sainte-Réparade, resté à l’état embryonnaire jusqu’au XIXème siècle, puis investi par les populations qui quittent l’ancien village perché sur la butte de la Quille, pour s’installer dans la plaine alluviale de la Durance, à proximité des voies de communication.

Une ligne de chemin de fer a existé le long de la rive gauche de la Durance. Inaugurée en 1880, son exploitation cessa en 1932 et elle fut définitivement démantelée à la Libération.

La qualité de ses espaces naturels et la proximité d’Aix-en-Provence ont permis à la commune de se développer fortement, une première fois durant les décennies 60 et 70 (lors des travaux du Canal EDF et du CEA de Cadarache, ainsi que par l’accueil des rapatriés d’Afrique du Nord) puis une seconde fois durant les années 80 grâce à l’arrivée de familles aixoises et marseillaises, en recherche d’un cadre de vie agréable tout en étant proche des centres urbains. (extrait du diagnostic de l’AUPA/2008)

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1297[7]. Il fusionne avec celui de Pertuis au XVe siècle[8].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire, Enguerrand d’Eudin, qui fait la conquête du Puy-Sainte-Réparade à l’été 1383. Lorsque Louis Ier meurt et que sa veuve, Marie de Blois, arrive en Provence pour défendre les droits de son fils Louis II, elle réclame que le sénéchal lui cède la ville, ce qu’il refuse par instruction du roi de France[9].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 11 juin 1909, un tremblement de terre fortement ressenti dans la région, détruisit plus de vingt maisons sur la commune, et causa la mort de deux personnes, sur les quarante-six victimes recensées, toutes villes confondues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Puy-Sainte-Réparade

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent, à un pal d'azur, coupé de sinople, à un cheval gai, d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 juin 2000 Louis Philibert SFIO-PS Député, sénateur
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Bertrand UMP  
mars 2008 en cours Jean-David Ciot PS Député depuis 2012

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises au Puy-Sainte-Réparade en 2009[10]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,64 % 0,00 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 17,09 % 0,00 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,81 % 0,00 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 19,00 % 7,08 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[11]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Commune jumelée avec Zellik-Asse en Belgique.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 5 389 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 338 1 552 1 277 1 642 1 418 1 388 1 410 1 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 450 1 633 1 538 1 484 1 420 1 291 1 248 1 250 1 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 322 1 335 1 379 1 179 1 181 1 195 1 091 1 190 1 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 641 2 569 2 859 3 079 4 414 4 812 5 112 5 276 5 338
2013 - - - - - - - -
5 389 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Modèle:..en ce moment se déroule la fête de la Saint-Michel . le dimanche est prévu un corso avec chars fleuris. la fête de la Saint-Michel à lieu toutes les années le 3e week-end de septembre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Depuis septembre 2013, la commune possède un collège d'enseignement secondaire qui accueille près de 500 élèves.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche descriptive du Puy Sainte Réparade sur http://www.annuaire-mairie.fr
  2. Etude démographie et économique du Val de Durance | PDF
  3. Résumé du "Dire de l'État" sur l'implantation du projet ITER
  4. "Dire de l'Etat" sur l'impact du projet ITER sur le Val de Durance | Document PDF
  5. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13103001
  6. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 53
  7. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
  8. Catherine Lonchambon, op. cit., p 54
  9. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 407 et 413 (note 61).
  10. « Impots locaux au Puy-Sainte-Réparade », taxes.com
  11. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  14. « Château de Fonscolombe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Domaine d'Arnajon », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]