Saint-Estève-Janson

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Saint-Estève-Janson
Saint-Estève-Janson
La mairie.
Blason de Saint-Estève-Janson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Martine Cesari
2020-2026
Code postal 13610
Code commune 13093
Démographie
Gentilé Saint-Estevens
Population
municipale
380 hab. (2018 en augmentation de 6,44 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 14″ nord, 5° 23′ 42″ est
Altitude 192 m
Min. 154 m
Max. 415 m
Superficie 8,25 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pélissanne
Législatives Quinzième circonscription
Localisation
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Saint-Estève-Janson
Liens
Site web https://www.saint-esteve-janson.com/

Saint-Estève-Janson est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Estevens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Estève-Janson se situe sur la rive gauche de la Durance, à 22 km au nord d'Aix-en-Provence. Il s'agit de l'antépénultième plus petite commune des Bouches-du-Rhône[1].

Elle s'inscrit dans la vallée de la Durance (rive gauche), limitée au sud par le piedmont de la chaîne des Côtes, et au nord par la Durance. Enchâssée entre ces deux entités naturelles, Saint-Estève-Janson offre un paysage varié de qualité, riche d'une faune et d'une flore remarquables.

Carte du territoire et des communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Saint-Estève-Janson et des communes limitrophes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Estève-Janson est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (36,9 %), terres arables (20,8 %), forêts (18,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (11,9 %), zones urbanisées (5,2 %), eaux continentales[Note 3] (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Sur les rives de la Durance, dans la grotte de l’Escale[9], - 800 000 ans avant notre ère, présence de foyers en six endroits différents sur les couches B et G. Cette domestication du feu est le trait de génie d’Homo erectus qui va dès lors pouvoir coloniser les territoires nordiques.

Toujours sur le site de la grotte de l’Escale, et daté de 100 000 ans plus tôt, les fouilles ont mis au jour des restes d’ours, de primates, de lynx, de renards, de loups, d’hyènes, de blaireaux, de belettes, de gloutons, de rhinocéros, de cerfs, de sangliers, de lièvres, d’écureuils, de lérots, de campagnols, de mulots, de taupes, de musaraignes, d’oiseaux, de reptiles et de batraciens.

Des découvertes archéologiques attestent de la présence humaine sur le territoire de la commune dès l'Âge du fer. Des silos de 2,50 m de haut, et dont les parois étaient brûlées, auraient été découverts au lieu-dit les Aires et datés de cette époque[1].

Plusieurs sépultures ont été mises au jour, mais leur datation n'est pas encore établie. Elles remontent à l'Antiquité ou au Moyen Âge[1].

C'est en 1507 que la commune prend sa forme actuelle sur les terres des seigneurs de Janson : les Forbin. Le hameau est bâti auprès de la chapelle dédiée à saint Estève et conserve le nom du territoire. Il s'implante sur le flanc de la colline, s'éloignant des caprices de la Durance et laissant un vaste territoire à l'agriculture.

Saint-Estève-Janson est le théâtre, en avril 1545, d'une persécution organisée contre les vaudois. Les troupes de Paulin de La Garde, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Maynier, seigneur d'Oppède, pillent le village. Les terres sont confisquées, les hommes massacrés, les femmes violées avant d’être tuées[10].

En 1889, la ville bénéficie d'une gare sur ligne de chemin de fer d'Eyguières à Meyrargues. Lorsque la ligne est abandonnée et déferrée en 1950, la gare n'est pas détruite[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Estève-Janson

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or, à une bande de sinople, coupé d'azur, à un levrier d'argent.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1838 Descalis ... ...
1838 1845 Louis Antoine Théric ... ...
1845 août 1863 Joseph Louis Latil ... ...
août 1863 1902 Paul Auguste Latil ... ...
1983 1996 Marie Louise BEGUE SE ...
1996 mars 2014 Jean-Pierre Dufour SE contrôleur aérien
mars 2014 en cours Martine Césari SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 380 habitants[Note 4], en augmentation de 6,44 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,07 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
776787921061119082108
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
135126139129158147115105105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
105102102849110311410673
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
137117130202234302337342359
2017 2018 - - - - - - -
381380-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Une centrale hydroélectrique utilisant les eaux de la Durance est implantée sur la commune depuis 1963[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le hameau est constitué par des rues étroites formées par des maisons de village d'une architecture de la Basse Provence et offre une ambiance paisible. Il s'organise autour de la place de l'Église face à la chapelle médiévale de Saint-Estève.

À deux kilomètres à l'ouest du village, on peut apercevoir les ruines du château de Janson. Cet édifice médiéval, témoin de la richesse de l'histoire du pays d'Aix, occupait une position stratégique au croisement de voies de communication et à proximité d'un gué sur la Durance.

Située au sud du village, en bordure du canal, se trouve la grotte de l'Escale. Elle recèle la présence abondante d'ossements d'animaux aujourd'hui disparus et des traces de feux intentionnels parmi les plus anciens actuellement sur notre planète.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance », 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Grotte dite de L'Escale », notice no PA00081429, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, lire en ligne)., p. 131-133
  11. Marc-André Dubout, « Eyguières-Meyrargues » (consulté le )
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, (ISBN 2-7089-9503-0), p. 152

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]