Saint-Estève-Janson

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Saint-Estève-Janson
La mairie.
La mairie.
Blason de Saint-Estève-Janson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pélissanne
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix)
Maire
Mandat
Martine Césari
2014-2020
Code postal 13610
Code commune 13093
Démographie
Gentilé Saint-Estevens
Population
municipale
379 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 14″ nord, 5° 23′ 42″ est
Altitude 192 m (min. : 154 m) (max. : 415 m)
Superficie 8,25 km2
Localisation

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Saint-Estève-Janson

Saint-Estève-Janson est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Estevens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Estève-Janson se situe sur la rive gauche de la Durance, à 22 km au nord d'Aix-en-Provence. Il s'agit de l'antépénultième plus petite commune des Bouches-du-Rhône[1].

Elle s'inscrit dans la vallée de la Durance (rive gauche), limitée au sud par le piedmont de la chaîne des Côtes, et au nord par la Durance. Enchâssée entre ces deux entités naturelles, Saint-Estève-Janson offre un paysage varié de qualité, riche d'une faune et d'une flore remarquables.

Carte du territoire et des communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Saint-Estève-Janson et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Sur les rives de la Durance, dans la grotte de l’Escale[2], - 800 000 ans avant notre ère, présence de foyers en six endroits différents sur les couches B et G. Cette domestication du feu est le trait de génie d’Homo erectus qui va dès lors pouvoir coloniser les territoires nordiques.

Toujours sur le site de la grotte de l’Escale, et daté de 100 000 ans plus tôt, les fouilles ont mis au jour des restes d’ours, de primates, de lynx, de renards, de loups, d’hyènes, de blaireaux, de belettes, de gloutons, de rhinocéros, de cerfs, de sangliers, de lièvres, d’écureuils, de lérots, de campagnols, de mulots, de taupes, de musaraignes, d’oiseaux, de reptiles et de batraciens.

Des découvertes archéologiques attestent de la présence humaine sur le territoire de la commune dès l'Âge du fer. Des silos de 2,50 m de haut, et dont les parois étaient brûlées, auraient été découverts au lieu-dit les Aires et datés de cette époque[1].

Plusieurs sépultures ont été mises au jour, mais leur datation n'est pas encore établie. Elles remontent à l'Antiquité ou au Moyen Âge[1].

C'est en 1507 que la commune prend sa forme actuelle sur les terres du seigneur de Janson. Le hameau est bâti auprès de la chapelle dédiée à saint Estève et conserve le nom du territoire. Il s'implante sur le flanc de la colline, s'éloignant des caprices de la Durance et laissant un vaste territoire à l'agriculture.

Saint-Estève-Janson est le théâtre, en avril 1545, d'une persécution organisée contre les vaudois. Les troupes de Paulin de La Garde, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Maynier, seigneur d'Oppède, pillent le village. Les terres sont confisquées, les hommes massacrés, les femmes violées avant d’être tuées[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Estève-Janson

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'or, à une bande de sinople, coupé d'azur, à un levrier d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1838 Descalis ... ...
1838 1845 Louis Antoine Théric ... ...
1845 août 1863 Joseph Louis Latil ... ...
août 1863 1902 Paul Auguste Latil ... ...
      ... ...
19 mars 1989 mars 2014 Jean-Pierre Dufour SE contrôleur aérien
mars 2014 en cours Martine Césari SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 379 habitants, en augmentation de 7,98 % par rapport à 2009 (Bouches-du-Rhône : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
77 67 87 92 106 111 90 82 108
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
135 126 139 129 158 147 115 105 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
105 102 102 84 91 103 114 106 73
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
137 117 130 202 234 302 342 359 379
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Une centrale hydroélectrique utilisant les eaux de la Durance est implantée sur la commune depuis 1963[8].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le hameau est constitué par des rues étroites formées par des maisons de village d'une architecture de la Basse Provence et offre une ambiance paisible. Il s'organise autour de la place de l'Église face à la chapelle médiévale de Saint-Estève.

À deux kilomètres à l'ouest du village, on peut apercevoir les ruines du château de Janson. Cet édifice médiéval, témoin de la richesse de l'histoire du pays d'Aix, occupait une position stratégique au croisement de voies de communication et à proximité d'un gué sur la Durance.

Située au sud du village, en bordure du canal, se trouve la grotte de l'Escale. Elle recèle la présence abondante d'ossements d'animaux aujourd'hui disparus et des traces de feux intentionnels parmi les plus anciens actuellement sur notre planète.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance », 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix.
  2. « Grotte dite de L'Escale », notice no PA00081429, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 131-133
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-7089-9503-0, p. 152

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]