Saint-Esprit

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Le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe par le Bernin. Basilique Saint-Pierre de Rome.

Le Saint-Esprit, ou Esprit saint, est dans plusieurs religions un aspect ou un agent de Dieu qui communique avec les humains ou agit sur eux.

Dans le judaïsme, la Ruah, ou « Souffle » de Dieu, intervient dès le premier chapitre de la Genèse, lors de la création du monde. La Ruah continue à se manifester dans l'ensemble de la Bible hébraïque.

Dans le Nouveau Testament, écrit en grec koiné, le mot utilisé est pneuma qui signifie également « souffle de Dieu » qui correspond à l’hébreu Ruah ; mais on trouve aussi, selon le contexte, le mot Paraclet. Pour le christianisme, le souffle divin, ou Saint-Esprit (Spiritus sanctus en latin), est l'une des trois personnes de la Trinité, ainsi que le symbole de Nicée-Constantinople l'a formulé au IVe siècle. Il est fêté lors de la Pentecôte.

L'Esprit saint apparaît également dans les écrits pré-islamiques et dans le Coran (en arabe : Ruh).

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Si l'Esprit saint est désigné nommément à de multiples reprises dans la Bible, aucun passage de l'Ancien ou du Nouveau Testament n'en donne de définition. Cette imprécision est à l'origine d'une série de controverses théologiques principalement réparties en trois périodes : le IVe siècle, qui a vu l'élaboration du Symbole de Nicée-Constantinople, les différends entre l'Orient et l'Occident qui aboutissent au grand schisme du XIe siècle et enfin les questions doctrinales soulevées par la Réforme protestante au XVIe siècle.

Une des trois personnes de la Trinité[modifier | modifier le code]

La plus ancienne représentation de la Trinité : le Sarcophage dogmatique (détail), v. 320-350. Musées du Vatican, Rome. Le Père, le Fils et l'Esprit sont représentés sous les traits de trois personnages identiques.

L'Esprit dans l'Ancien Testament[modifier | modifier le code]

Les premiers Chrétiens ont interprété à la lumière du Nouveau Testament les passages de l'Ancien Testament parlant de l'Esprit de Dieu. Il est dit dans le livre de la Genèse que L'Esprit planait au-dessus des eaux (1, 2). Il est relaté par ailleurs que l'Esprit de Dieu est descendu sur les chefs et les rois (I Samuel 10, 1 et 16, 3), puis sur les prophètes (Isaîe11, 2, Ézéchiel 36, 26-27 et 37, 1-14) et enfin sur l'ensemble du peuple élu (Joël 3, 1). Ézéchiel annonce que l'Esprit de Dieu renouvellera les hommes par une aspersion d'eau pure. Enfin l'Esprit est identifié à la Sagesse (Sagesse 7, 22)[1].

Bases de l'approfondissement sur l'Esprit Saint[modifier | modifier le code]

Le Nouveau Testament parle de la présence omniprésente de l'Esprit Saint dans la vie terrestre de Jésus, en particulier lors de sa conception, et de son baptême. En outre, l'ordre de Jésus donné à ses apôtres " Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit" (Matthieu 28, 18-19) sera à la base des approfondissements sur la nature de L'Esprit-Saint, même s'il n'est parlé par ailleurs dans le NT que de Jésus à propos du baptême. Les autres éléments qui ont contribué à ces approfondissements sont la conviction que les Écritures sont inspirées par l'Esprit Saint, ensuite la foi en l'inhabitation de l'Esprit dans le cœur des fidèles et enfin la foi en la présence active du Saint Esprit dans l’Église[2].

Chrétiens des premiers siècles[modifier | modifier le code]

Ignace d'Antioche (35-110) insiste sur la présence de l'Esprit Saint dans les Églises auxquelles il s'adresse. Justin de Naplouse (mort en 165) place l'Esprit Saint en troisième position, derrière Le Père et le Fils. Tatien (120-173) appelle l'Esprit Saint « le serviteur de Dieu qui a souffert ». Théophile d'Antioche (mort en 183) qui fut le premier à introduire dans le monde orientai le terme grec trias pour parler du Père, du Fils et de l'Esprit, définit l'Esprit l'effluve du Père, le plaçant en intermédiaire entre le Père et le Fils, et l'identifie à la Sagesse de l'Ancien Testament. Tertullien (150-220) qui fut le premier à utiliser dans le monde latin le terme trinitas pour parler des trois personnes, qualifie l'Esprit Saint de « troisième nom de la divinité ». Il dit de lui qu'il est le « troisième par rapport à Dieu le Père et Dieu le Fils », qu'il est la « Force vicaire du Christ » et enfin qu'il est l'unique témoin de l'unicité de Dieu. Pour Hippolyte (170-235), l'Esprit Saint est dans tout, et c'est en lui que l'on croit au Fils. Origène (185-253) envisage le Dieu unique comme trois cercles concentriques, le plus large représentant le Père qui est inengendré, l'intermédiaire représentant le Fils ou Logos, et le plus petit l'Esprit Saint, chacun des trois étant une personne divine. Origène, enseignant que le Père est supérieur au Fils, lequel est supérieur à l'Esprit Saint, sera pour cette raison taxé de subordinatianisme, et accusé par ailleurs de compromettre le monothéisme[3].

Du concile de Nicée de 325 au concile de Constantinople de 381[modifier | modifier le code]

Le credo du premier concile de Nicée de 325 se limite à dire que l'on croit en « l'Esprit Saint »[4]. Or, pendant la période qui suivit le concile, tout un courant se réclamant de l'arianisme connu sous le nom de pneumatomaque combattit franchement la divinité de l'Esprit Saint qui s'opposait selon lui au monothéisme et voyait l'Esprit comme le résultat d'une création. Athanase (296-373) fut le premier à combattre ce courant de pensée et interprète l'Esprit Saint comme étant consubstantiel au Père et au Fils, et correspondant à un mouvement circulaire de circumcession au sein de la trinité divine. Basile de Césarée (329-379) dans son Traité du Saint Esprit de 375 refuse catégoriquement de voir dans l'Esprit une créature et le place au même rang que le Père et le Fils. Son ami Grégoire de Nazianze (329-390) affirme l'identité de substance des trois Personnes, approfondit la périchorèse intra-trinitaire et enseigne que la spécificité de l'Esprit réside en ce qu'il procède du Père. Enfin l'un des frères de Basile, Grégoire de Nysse (335-395) insiste sur la distinction des trois personnes et sur leur unité de substance et professe qu'il faut adresser à l'Esprit la même adoration qu'au Père et au Fils[5].

Le premier concile de Constantinople de 381 prolonge son credo par la foi « en l'Esprit Saint qui est Seigneur et donne la vie, qui procède du Père, qui avec le Père et le Fils est également adoré et glorifié et qui a parlé par les prophètes[6]. »

Après le concile de Constantinople[modifier | modifier le code]

Sous Damase un synode réuni à Rome en 382[7] précise à propos de l'Esprit Saint qu'il est Esprit septiforme, de sagesse, d'intelligence, de Conseil, de force, de Science, de Vérité, et de crainte de Dieu[8]. En tant que l'Esprit se donne aux hommes, ses qualités sont connues comme les Sept dons du Saint Esprit.

Depuis le premier concile de Constantinople, l'Esprit saint est reconnu comme la troisième hypostase (ou « personne ») de la Trinité. Il est distinct du Père et du Fils (Jésus-Christ), mais consubstantiel à eux, c'est-à-dire partageant la même essence.

L'œuvre principale du Saint-Esprit est d'inspirer aussi bien les prophètes de l'Ancien Testament que les rédacteurs de la Bible tout entière. Il communique la paix et l'amour de Dieu au genre humain[9],[10],[11].

« L'Esprit est en nous le signe certain de la création nouvelle qui, tout inachevée qu'elle soit, a déjà commencé (cf. Ga 6,15). Actualité du Christ crucifié, il est aussi en même temps actualité du Christ ressuscité. Non pas réalité de notre propre résurrection, mais garantie qu'elle aura lieu. Plus encore, possibilité de considérer que nous sommes morts avec le Christ, et vivants pour Dieu en lui (Rm 6,11) ; possibilité et permission de vivre, aujourd'hui, avec une entière assurance (Rm 8,18ss) »[12].

Daniel Marguerat rapporte la situation de l'Église primitive :

« L’apparition des quatre évangiles, dans le court espace de 30 ans (entre 65 et 95), trouve une explication dans la volonté de stabiliser la tradition de Jésus face aux débordements des prophètes chrétiens. [...] À la position corinthienne qui réserve l’Esprit à une élite spirituelle, Paul réplique que tout croyant est charismatique. Tout croyant est habité par l’Esprit, traversé par l’Esprit, par le fait même qu’il énonce la confession de foi la plus élémentaire (1 Co 12,1-3)[13]. »

La querelle du Filioque[modifier | modifier le code]

Icône de la Trinité d'Andreï Roublev (v. 1410-1427). Galerie Tretiakov, Moscou. L'Église orthodoxe insiste sur l'équivalence des trois personnes divines.

Le symbole de Nicée-Constantinople fixé par les conciles du IVe siècle affirme que le Saint-Esprit « procède du Père ». Or un ajout est effectué par Charlemagne : le Saint-Esprit procède du Père « et du Fils » (en latin : Filioque). « Je crois en l'Esprit saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes ».

Ce différend sur la nature de l'Esprit-Saint, connu sous le nom de « querelle du Filioque », a été l'une des causes du Grand Schisme d'Orient en 1054.

Les orthodoxes estiment en effet que cette innovation est contraire à l'enseignement des Pères de l'Église, tandis que l'Église catholique, qui a adopté cette modification, déclare n'y voir que le développement d'un élément non explicite de la foi des Pères. Ce point est un obstacle majeur à la réconciliation de ces deux Églises.

Périodes moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Ces périodes sont caractérisées par un morcellement des Églises. La Réforme remit en cause certains sacrements, dont la confirmation qui porte sur l'Esprit saint.

Dans la période contemporaine, on vit apparaître, surtout aux États-Unis, plusieurs Églises ou dénominations qui insistèrent sur la place de l'Esprit saint dans la vie personnelle du croyant, et sur les dons spirituels (charismes). C'est dans ce contexte que le pentecôtisme est apparu au début du XXe siècle. Elles donnèrent également lieu à des mouvements de Renouveau charismatique au sein du catholicisme (l'Emmanuel, le Chemin Neuf...).

Interprétation[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint est appelé par Jésus « Paraclet » dans le discours de la Cène (Jn 14,16.26 ; 15,26 ; 16,7), littéralement « celui qui est appelé au secours », que l'on traduit par Consolateur ou Défenseur. Jésus appelle l'Esprit saint « Esprit de vérité » (Jn 16,13).

Dans la profession de foi chrétienne[modifier | modifier le code]

Les manifestations de l'Esprit saint décrites dans le Nouveau Testament sont l'accomplissement de l'annonce faite par Isaïe (chapitre 11,2 du livre d'Isaïe). Avec la Cène, elle scelle une Nouvelle Alliance. Les dons de l'Esprit rappellent le Décalogue décrit dans la Première Alliance.

Les catholiques et les Églises orthodoxes insistent sur l'institution des apôtres et le fait que l'Église en tant qu'institution devient inspirée, fondant ainsi son autorité spirituelle. Les Églises évangéliques mettent l'accent sur le fait que chacun, recevant l'Esprit saint (1 Co 6:19 : « Votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous »), peut annoncer le message du Christ, qui est le critère de cette inspiration ; le même Esprit donne à l'Église les pasteurs et autres ministres dont c'est la fonction permanente.

Les Églises évangéliques attachent une certaine importance au fait que l'Esprit permet d'ouvrir celui qui le reçoit à une nouvelle naissance, celle dont Jésus a parlé dans l'évangile selon Jean (3,5) : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu »[14],[15],[16]. Les mouvements charismatiques accordent une importance particulière à certaines manifestations de l'Esprit (parler des langues, interprétation des langues, prophéties, guérisons)[17],[18].

Dans les confessions chrétiennes[modifier | modifier le code]

Église catholique[modifier | modifier le code]

Le catéchisme de l'Église catholique mentionne :

« L'Esprit saint, dont l'onction imprègne tout notre être, est le Maître intérieur de la prière chrétienne et l'artisan de la tradition vivante de la prière. »

— Catéchisme de l'Église catholique, n° 2672.

Dans le catholicisme, l'Esprit Saint est présent dans les sacrements.

L'Esprit saint est avant tout le don de Dieu, enseigne le Catéchisme de l'Église Catholique[19] qui cite : « Dieu est Amour » (1 Jn 4,8-16) et précise que l'Amour est le premier don qui contient tous les autres. Cet Amour, « Dieu l'a répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous fut donné » (Rm 5,5).

C'est par cette puissance de l'Esprit que les enfants de Dieu peuvent porter du fruit[20]. On doit distinguer les dons de l'esprit et les fruits de l'esprit. Saint Thomas d'Aquin fait cette distinction dans la Somme théologique[21].

Fresque médiévale représentant le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe, monastère de Žiča, Serbie.

L'Église catholique considère que les dons de l'Esprit sont reformulés en sept dons (six sont mentionnés dans Isaïe 11, 2)[22] :

Le Fruit de l'Esprit (et non pas « les fruits de l'Esprit ») regroupe neuf perfections (ou qualités) que forme en nous le Saint-Esprit comme des prémices de la gloire éternelle[23].

Christianisme orthodoxe[modifier | modifier le code]

Les orthodoxes invoquent l'Esprit saint dans une prière composée par les Pères de l'Église, afin que ce soit l'Esprit saint lui-même qui vienne communiquer l'état de la prière et prier en eux, à travers eux[24] :

« Roi Céleste, Consolateur, Esprit de vérité,
Toi qui es partout présent et remplissant tout,
Trésor de grâces et donateur de vie,
Viens et fais ta demeure en nous,
Purifie-nous de toute souillure
Et sauve nos âmes, Toi qui es Bonté ! »

« Βασιλεῦ οὐράνιε, Παράκλητε, τὸ Πνεῦμα τῆς ἀληθείας,
ὁ πανταχοῦ παρὼν καὶ τὰ πάντα πληρῶν,
ὁ θησαυρὸς τῶν ἀγαθῶν καὶ ζωῆς χορηγός,
ἐλθὲ καὶ σκήνωσον ἐν ἡμῖν
καὶ καθάρισον ἡμᾶς ἀπὸ πάσης κηλίδος
καὶ σῶσον, Ἀγαθέ, τὰς ψυχὰς ἡμῶν. »

Pour les orthodoxes, le Saint-Esprit est la vie de l’Église, en lui se perpétue la présence de Dieu sur terre[24].

Christianisme évangélique[modifier | modifier le code]

Dans le christianisme évangélique, le Saint-Esprit est considéré comme étant pleinement Dieu. Il s’agit de la manifestation éternelle de Dieu dans la dimension humaine. C’est la présence de l’Esprit que Jésus a promise dans l’Évangile à ceux qui se convertiraient, attestée par les premiers témoins du Christ (Ac 2) [25]. Tous les courants évangéliques considèrent que le Saint-Esprit est présent et œuvrant dans les histoires personnelles de chaque croyant, ainsi que dans le devenir de l’Église universelle. Partie prenante de la conversion de l’individu, il est aussi considéré comme à l’origine de divers dons, qui varient beaucoup si l’on se base sur les écrits néotestamentaires, mais il est courant que les dénominations charismatiques mettent l’accent sur tel ou tel don de l’Esprit[26]. Les dons du Saint-Esprit sont au nombre de 9; les dons créatifs (écriture et arts), les dons pastoraux (encadrement et guidance des communautés), les dons apostoliques (prédication, enseignement), les dons prophétiques (prophétie dans ses diverses formes), les dons prodigieux (prodiges et miracles) [27]. Le christianisme évangélique, particulièrement dans les courants pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique, mouvement néo-charismatique, met une emphase sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église[28].

Le christianisme évangélique a a deux conceptions du baptême du Saint-Esprit, celle d'une expérience liée à la nouvelle naissance et celle d'une deuxième expérience, après la nouvelle naissance [29]. Les signes du baptême du Saint-Esprit diffèrent selon les mouvements.

Pentecôtisme[modifier | modifier le code]

Pour les pentecôtistes, tous les chrétiens de conversion ont besoin d'être baptisés du Saint Esprit ou remplis du Saint Esprit, avec le « signe preuve » selon Actes 2,4, du parler en langues ou glossolalie[30]. Cette expérience du parler en langues s'est renouvelée régulièrement en Actes 10 et 19, plusieurs dizaines d'années après la Pentecôte. Le parler en langues consiste à « parler à Dieu », « prier Dieu », « rendre d'excellentes actions de grâce » selon la Première épître aux Corinthiens, 14. De nos jours, la mouvance pentecôtiste ou charismatique est présente essentiellement au sein des églises protestantes évangéliques, mais aussi chez les catholiques et orthodoxes ; cette mouvance représente 500 millions de chrétiens.

Le parler en langues, ou glossolalie, est pratiqué par le mouvement pentecôtiste et le mouvement charismatique évangélique. Il ne figure pas en tant que tel dans les dons indiqués dans le catéchisme catholique, mais est reconnu dans les mouvements catholiques du Renouveau charismatique[31].

Mais aussi chez les protestants persécutés des Cévennes après la révocation de l'édit de Nantes : « J'ai vu plusieurs personnes de l'un et de l'autre sexe, qui dans l'extase prononçaient certaines paroles que les assistants jugeaient être une parole étrangère. Ensuite ceux qui parlaient déclaraient quelquefois ce que signifiaient les paroles qu'ils avaient prononcées[32]. »

En dehors de cet aspect, les pentecôtistes croient comme tous les chrétiens protestants, catholiques ou orthodoxes que le Saint Esprit est la troisième personne de la Trinité divine. Le Saint Esprit est doué de raison (Ac 15,28), de sentiments (Ep 4,30) et de volonté (1 Co 12,1), en conséquence de quoi, le Saint Esprit est plus qu'une puissance, Il est une personne. Le Saint Esprit habite le corps de tout chrétien né de nouveau (Jn 3,3 ; 1 Co 6,19)[33].

Représentations de l'Esprit saint[modifier | modifier le code]

Symboles[modifier | modifier le code]

Le Saint-Esprit sous l'aspect de la colombe et de ses langues de feu lors de la Pentecôte, Psautier d'Ingeburge (v. 1200), musée Condé, Chantilly.
Le Saint-Esprit sous l'aspect de la colombe et de ses langues de feu, art igbo, Onitsha, Nigeria.

Dans le Nouveau Testament, l'Esprit saint est représenté par divers symboles dont les plus connus sont la colombe (Mc 1:10) et les langues de feu (Ac 2:2-3)...

Les symboles de l'Esprit Saint sont[34] :

  • l'eau (Jn 4,10-14)
  • l'onction : l'Esprit saint agit à travers l'onction lors des sacrements du Baptême, de la Confirmation, Ordination et de l'onction des malades (dans l'Église catholique, les Églises orthodoxes et anglicane) ;
  • Le feu (Lc 3,16 ; 12,49; Ac 2,3-4); le(a) chrétien(ne) = celui, celle qui a réellement donné sa vie, son cœur à Jésus (= conversion de l'âme), reçoit ensuite le baptême de feu (le baptême du Saint-Esprit) (Lc 3,16 ; Ac 2,3-4)
  • la nuée et la lumière : ces deux symboles sont inséparables dans les manifestations de l'Esprit saint. Ils sont apparus lors de la Transfiguration « Celui-ci est mon Fils, mon Élu, écoutez-le »,(Lc 1,17 ; 9,4-35) ;
  • le sceau (Jn 6,27 ; 2 Col 1,22 ; Ep 1,13 ; 4,30)
  • la main (Ac 8,17-19 ; 13,3 ; 19,6) ;
  • le doigt (Ex 31,18 ; Lc 11,20) ;
  • la colombe (Gn 8,8-12 ; Mt 3,16).

Directives de l'Église catholique[modifier | modifier le code]

En 1628, le pape Urbain VIII interdit de représenter le Saint-Esprit sous une forme humaine, par exemple comme l'époux de Marie. Benoît XIV ajoute en 1745 que le Saint-Esprit ne doit être représenté que sous la forme d'une colombe[35].

Peinture et sculpture[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint est souvent représenté comme une colombe, du fait que l'Esprit saint est descendu sur Jésus sous la forme d'une colombe quand il a été baptisé dans le Jourdain.

Dans beaucoup de peintures de l'Annonciation, l'Esprit saint est représenté sous la forme d'une colombe, qui représente l'annonce de la conception de Jésus à la Vierge Marie par l'ange Gabriel.

La colombe est aussi à mettre en rapport avec celle qui apporta une branche d'olivier à Noé après le Déluge, et les traditions rabbiniques selon lesquelles les colombes au-dessus de l'eau signifient la présence de Dieu.

Les Actes des Apôtres décrivent l'Esprit saint descendant sur les Apôtres à la Pentecôte sous la forme d'un souffle et d'une langue de feu qui se pose sur les têtes des Apôtres. En fonction de ce récit, l'Esprit saint est quelquefois symbolisé par une langue de feu.

En musique[modifier | modifier le code]

Premier couplet du Veni Creator Spiritus

L'hymne Veni Creator Spiritus est chanté à la Pentecôte. Il comporte sept strophes qui symbolisent les sept dons traditionnels de l'Esprit saint (sagesse, discernement, conseil, savoir, force d'âme, piété et crainte (respect) du Seigneur.Il est attribué à Raban Maur (776-856). Cet hymne est chanté aux Vêpres, à la Pentecôte, à la dédicace d'une église, à la Confirmation, et à l'ordination sacerdotale, et à chaque fois que l'Esprit saint est solennellement invoqué. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui le récite. Une indulgence plénière est accordée s'il est récité le 1er janvier ou à la fête de la Pentecôte.

La séquence grégorienne Veni Sancte Spiritus de la messe de la fête de Pentecôte

Marc-Antoine Charpentier a composé vers 1690 3 motets, Pour le Saint Esprit : Veni Creator H 362 pour 3 voix et basse continue, 2 Veni Sancte Spiritus (H 364 H 364 a) et H 366 pour 3 voix et basse continue. Il a composé, à la fin des années 1680, un Veni Creator pour un dessus seul pour le catéchisme H 70 pour 1 voix et basse continue.

Charles d'Ambleville a composé un Veni Creator pour 4 voix mixtes. Henry du Mont a composé un Veni Creator à 4 voix mixtes, si bémol majeur, publié en 1652.

Veni Sancte Spiritus de Mozart au XVIIIe siècle.

L'Esprit saint et les autres religions[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint et le zoroastrisme[modifier | modifier le code]

Ahura Mazda (Seigneur Sage), dieu suprême et unique, crée l'univers comme une zone d'assainissement pour sa progéniture maléfique : Angra Mainyu (Esprit Mauvais) qui agit à travers la matière et les ténèbres qu'elle permet. Grâce à l'enseignement qu'il délivre au prophète Zoroastre et à ses trois successeurs, Ahura Mazda donne la possibilité aux êtres humains de lui résister par la bonne parole, la bonne pensée et la bonne action qui sont les trois armes de sa progéniture bienveillante : Spenta Mainyu (Esprit saint). Spenta Mainyu et Angra Mainyu sont de forces égales au moment de la création, Ahura Mazda n'intervient pas dans leur combat, il pourrait éliminer l'Esprit Mauvais mais il souhaite l'éduquer en lui opposant les qualités de son « jumeau ». Le temps de l'univers est divisé en trois périodes égales, l'Esprit saint règne sur la première, l'Esprit Mauvais sur la deuxième, ces deux périodes leur permettant de se fortifier l'un et l'autre sans être perturbé par l'adversaire en vue d'un combat équitable pendant toute la troisième période. Spenta Mainyu est assimilé à Ahura Mazda car il procède totalement de lui, il est décrit comme l'« esprit obéissant » alors qu'Angra Mainyu est l'« esprit désobéissant », c'est pourquoi des ambiguïtés ont pris forme dans le zoroastrisme sur la nature de cet esprit qui affronte le Mal. Zoroastre annonce qu'une partie de l'Esprit saint prendra corps dans le troisième successeur qu'une vierge enfantera afin que celui-ci apporte la victoire du Bien et sauve le monde corporel en montrant comment vaincre l'Esprit Mauvais (appelé la « Druje des hommes »).

L'Esprit Ruh et l'islam[modifier | modifier le code]

L'expression « Esprit saint » (روح القدس, Ruh al-qudus) est présente quatre fois dans le texte coranique. Elle est connue à l'époque pré-islamique[36] et proviendrait du syriaque rwh d-qudsha, qui désigne le Saint-Esprit dans cette littérature chrétienne[37]. Dans le texte coranique, l’intermédiaire classique de la révélation du Coran est l’Esprit, ruh[38]. Celui-ci est une aide pour les prophètes et un "bienfait de Dieu transmettant son pouvoir". Dans le texte coranique, l'Esprit est associé au souffle divin (Création de l'Homme ou de Jésus) mais aussi à la Parole de Dieu[37]. Pour Merad, la présence du Ruh appliqué uniquement à Adam et à Jésus "laisse pressentir une nature spirituelle infiniment plus éminente que ne le sont les natures communes"[39].

Les commentateurs du Coran considèrent que le Ruh, l’Esprit, désigne l'ange Gabriel[40]. Pour Chabbi, « il n’y a aucune raison d’admettre l’assimilation faite par certains savants entre le ruh et Gabriel ». Ce ruh est une figure d’ « ascendance biblique »[38]. Pour Dye, le terme Ruh est "très polysémique" et à propos de la sourate 17, « Rūḥ ne désigne pas ici le souffle de vie (Q 15:28), l’ange Gabriel (Q 19:17), ou le contenu du message inspiré (Q 42:52), mais bien plutôt l’esprit de Dieu censé parler à travers les propos du prophète (à rapprocher, bien sûr, de l’Esprit saint....) »[41]. Pour Toorawa, si l’association avec Gabriel n’est pas impossible, elle paraît improbable[41]. Un passage du Coran (XVII, 85) semble même exclure l’assimilation de Gabriel au ruh[38]. Cette mention du Ruh, dans la sourate 17 semble être conforme à une conception classique de l'Antiquité, "une seule et même essence divine, l’Esprit saint, s’est personnifiée dans les prophètes ou les a inspirés, jusqu’à trouver en Christ sa révélation pleine et entière"[41]. Cette attribution tardive à Gabriel, niant l’évolution du texte,  participe à un « effacement de la temporalité du texte (...) récurrent dans l’exégèse musulmane médiévale »[38].

Le terme « paraclet » a connu une fortune particulière dans l'apologétique musulmane. Alors que la tradition chrétienne a interprété l'annonce, dans les Évangiles, de la venue du Paraclet comme étant celle de l'Esprit saint, certains musulmans y voient celle du prophète Mahomet. Pour cela, ils se basent sur deux « détournements linguistiques »[42], le premier faisant lire dans le texte syriaque de Jean la racine nhm du terme syriaque comme étant associé à la racine hmd (la même que Mahomet) alors qu'elles n'ont que deux lettres en commun et dans un ordre différent[42]. L’apologétique musulmane a aussi transcrit le terme parakletos par le mot « periklutos », modifiant le sens original d'« avocat » en celui de « loué », le « glorieux », sens du terme « Mohamed » ou particulièrement Ahmad (Cor.LXI. 6.)[43], en arabe. Cependant, il n'est jamais fait mention de ce terme dans les manuscrits de la Bible en langue grecque et une association de ces termes « reviendrait à traiter une langue indo-européenne (le grec) comme une langue sémitique » dans laquelle primeraient les consonnes et où les voyelles seraient variables, ce qui est inexact[44],[42]. « L’histoire du texte et ḍes traductions de l’Évangile, jointe au fait que le mot periklutos n’était pas courant en grec contemporain, montre que c’est impossible »[43].

L'Esprit saint et le bouddhisme[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs, comme Soho Machida de Princeton University ou Thich Nhat Hanh, des similarités peuvent être trouvées entre le Saint-Esprit et le Dharma des bouddhistes[45],[46],[47].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Encyclopédique du Christianisme Ancien, Paris, Cerf, , p. 864-865.
  2. Dictionnaire Encyclopédique du Christianisme Ancien, Paris, Cerf, , p. 865 et 866.
  3. Dictionnaire Encyclopédique du Christianisme Ancien, Paris, Cerf, , p. 867 et 868..
  4. Denzinger, Paris, Cerf, , n° 125..
  5. Dictionnaire Encyclopédique du Christianisme Ancien, Paris, Cerf, , p. 870
  6. Denzinger, Paris, Cerf, , n° 150.
  7. Dictionnaire Encyclopédique du Christianisme Ancien Vol I, Paris, Cerf, , p. 622.
  8. Denzinger, Paris, Cerf, , n° 178.
  9. Lubs, Ralf. La paix par le Saint-Esprit et le ministère féminin. Bruxelles: PeaceLiterature, 2020., « Home | Peace Literature », sur PeaceLiterature (consulté le ).
  10. Il participe à la transmission de la révélation divine dans la Tradition diffusée par les apôtres : « Ainsi, la communication que le Père a faite de Lui-même par son Verbe dans l'Esprit saint, demeure présente et agissante dans l'Église : Dieu qui parla jadis ne cesse de converser avec l'Épouse de son Fils bien-aimé, et l'Esprit saint, par qui la voix vivante de l'Évangile retentit dans l'Église et par elle dans le monde, introduit les croyants dans la vérité tout entière et fait que la Parole du Christ habite avec eux en abondance. » (Dei Verbum, 8.)
  11. « De toute éternité, le Père, Principe éternel de toute unité, donne naissance à un Fils qui est son expression parfaite. Le Père lui donne tout ce qu’il est. Le Fils, en retour, lui rend tout ce qu’il est dans une éternelle reconnaissance. L’Amour mutuel du Père et du Fils qui fait leur unité est une troisième Personne, l’Esprit saint. (…) L’Esprit saint est l’Amour du Père et du Fils. L’unité absolue des trois Personnes s’achève dans l’Amour suprême : l’Esprit saint, en qui s’accomplit la totale réciprocité. (…) La vie divine des trois Personnes est non seulement communion et communication, mais unité d’être et d’action. Leur distinction n’est pas différence, mais relation, corrélation, selon un ordre interne que reflète la Création. » René Laurentin, L’Esprit Saint cet inconnu, éd. Fayard, 1998.
  12. B. Gillieron, Le Saint-Esprit, Actualité du Christ, Genève, Labor et Fides, .
  13. Daniel Marguerat, Le Dieu des premiers chrétiens, Genève, éd. Labor et Fides, 1990, p.195-211.
  14. Edward E. Hindson, Daniel R. Mitchell, The Popular Encyclopedia of Church History: The People, Places, and Events That Shaped Christianity, Harvest House Publishers, États-Unis, 2013, p. 142.
  15. Wesley Peach, Itinéraires de conversion, Les Editions Fides, Canada, 2001, p.s 56-57.
  16. Stephen J. Hamilton, “Born Again”: A Portrait and Analysis of the Doctrine of Regeneration within Evangelical Protestantism, Vandenhoeck & Ruprecht, Germany, 2017, p. 55
  17. Allan Anderson, An Introduction to Pentecostalism: Global Charismatic Christianity, Cambridge University Press, UK, 2013, p. 184 .
  18. Veli-Matti Karkkainen, The Spirit in the World: Emerging Pentecostal Theologies in Global Contexts, Wm. B. Eerdmans Publishing, États-Unis, 2009, p. 39.
  19. Catéchisme de l'Église Catholique, Paris, Mame Plon, , n° 733.
  20. Catéchisme de l'Église catholique, n° 733, 735, 736.
  21. Somme théologique, Prima Secundae, question 68 (dons) et 70 (fruits).
  22. Catéchisme de l'Église catholique, Paris, Mame Plon, , n° 1830-1832.
  23. Catéchisme de l'Église catholique, n° 1832, page 387.
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  25. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, p. 569
  26. Peter Hocken, "Le réveil de l'Esprit: les Églises pentecôtistes et charismatiques", France, Editions Fides, 1994, p. 19-20
  27. Gabriel Tchonang, L’esprit saint dans l’orthodoxie et le pentecôtisme : étude comparative, Revue des sciences religieuses, France, 2008 , paragraphe 32
  28. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 183
  29. Benno van den Toren, La doctrine chrétienne dans un monde multiculturel: Introduction à la tâche théologique, Langham Global Library, UK, 2014, p. 233
  30. André Corten 1995, p. 261.
  31. René Laurentin, « Pentecôtisme chez les catholiques. Risques et avenir », Laval théologique et philosophique, vol. 32, no 2,‎ , p. 213–214 (lire en ligne)
  32. Samuel Delatre, Les prophètes cévenols et la guerre des camisards, ibid. p. 74.
  33. André Thomas-Bres, La foi donnée aux saints une fois pour toutes, Craponne, Viens et Vois, , 392 p., page 151, page 161.
  34. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Paris, Mame Plon, , n° 694-701
  35. Markus Vinzent, « Geist/Heiliger Geist IX. Kunstgeschichtlich », in Religion in Geschichte und Gegenwart (RGG). 4. Auflage. Band 3, Mohr-Siebeck, Tübingen 2000, p. 576–578.
  36. Robin, "L'Arabie préislamique", Le Coran des historiens, t.1, 2019, p.88
  37. a et b "Esprit saint", Dictionnaire du Coran, 2007, p. 277.
  38. a b c et d CHABBI Jacqueline, Le Coran décrypté. Figures bibliques en Arabie, Paris, Fayard, « Bibliothèque de culture religieuse », 2008, p. 97 et suiv.
  39. Ali Merad, « Le Christ selon le Coran », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 5, no 1,‎ , p. 79–94 (DOI 10.3406/remmm.1968.983, lire en ligne, consulté le )
  40. "Gabriel", dans Dictionnaire du Coran, 2008, Paris, p. 355-358.
  41. a b et c Azaiez, Mehdi / Reynolds, Gabriel Said / Tesei, Tommaso / Zafer, Hamza M., The Qur'an Seminar Commentary / Le Qur'an Seminar A Collaborative Study of 50 Qur'anic Passages / Commentaire collaboratif de 50 passages coraniques, partie QS 19, Q 17 ; 85
  42. a b et c M.T. Urvoy, Dictionnaire du Coran, article « Annonce de Mahomet », p. 55-56.
  43. a et b Schacht, J., “Aḥmad”, in Encyclopédie de l’Islam.
  44. Marie-Thérèse Urvoy, Abécédaire du christianisme et de l’islam, éditions de Paris, , p. 69.
  45. (en) Experiments in interreligious hermeneutics
  46. Living Buddha, Living, Christ, Thich Nhat Hanh, Riverhead Trade, 1997
  47. Bouddhisme et Christianisme, par Thich Nhat Hanh

Les citations de la Bible proviennent de la traduction du chanoine Augustin Crampon, de la Bible de Jérusalem ou de celle de Louis Segond.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • Pierre Gisel, « Promesses et risques d’une théologie du Saint-Esprit », Laval théologique et philosophique, vol. 48, no 3,‎ , p. 351-366 (lire en ligne)
  • Benoît Andreu, o.s.b., « L'Esprit-Saint, maître de silence », Nouvelle Revue théologique, vol. 133, no 4,‎ , p. 584-600 (lire en ligne)
  • Giuseppe Bentivegna, s.j., « L'effusion de l'Esprit Saint chez les Pères latins », Nouvelle Revue théologique, vol. 115, no 1,‎ , p. 19-39 (lire en ligne)
  • André Corten, « La glossolalie dans le pentecôtisme brésilien. Une énonciation protopolitique », Revue française de science politique, vol. 45ᵉ année, no 2,‎ , p. 259-281. (lire en ligne)
  • Jean Richard, « Pour une théologie de l’Esprit-Saint », Laval théologique et philosophique, vol. 36, no 1,‎ , p. 47-75 (lire en ligne)
  • Odette Mainville, « De la rûah hébraïque au pneuma chrétien : Le langage descriptif de l’agir de l’esprit de Dieu », Théologiques, vol. 2, no 2,‎ , p. 21-39 (lire en ligne)
  • André Thomas-Bres, "La foi donnée aux saints une fois pour toutes", éditions Viens et Vois, février 1986
  • Jean-Paul II, L'Esprit Saint, le Seigneur qui donne la vie. Lettre encyclique, janvier 1986
  • Jean-Paul II, Je crois en l'Esprit Saint : la Pentecôte. Catéchèse sur le Credo, VI, septembre 1992
  • René Coste (préf. cardinal Roger Etchegaray), L'évangile de l'Esprit. Pour une théologie et une spiritualité intégrantes de l'Esprit Saint, Cerf,
  • Yves Congar, Je crois en l'Esprit Saint, éditions du Cerf, mai 1995
  • Yves Congar, Esprit de l'homme, esprit de Dieu, éditions du Cerf, 1998
  • René Pache, La Personne et l'œuvre du Saint-Esprit : exposé de doctrine biblique …, Éditions Emmaüs, Vennes sur Lausanne, Suisse, 1947
  • Françoise Schmitt : L'esprit dans l'Ancien Testament, paroisse de Saint Germain l'Auxerrois, conférence du

Ouvrages de théologie[modifier | modifier le code]

  • Basile de Césarée (préf. Benoît Pruche, o.p.), Traité du Saint-Esprit, Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes n°17 », (présentation en ligne)
  • Bonaventure, Les Sept Dons du Saint-Esprit, éditions du Cerf, juin 1997
  • L'Esprit Saint dans la Bible, juin 1985, éditions du Cerf

Zoroastrisme[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]