Espace Cardin

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Théâtre de la Ville -
espace Pierre-Cardin
Description de cette image, également commentée ci-après
La façade du bâtiment, côté avenue Gabriel.
Type Salle de spectacles, théâtre, salle de cinéma, lieux d’exposition, restaurant
Lieu Paris
Coordonnées 48° 52′ 03″ nord, 2° 19′ 07″ est
Architecte(s) Jacques-Ange Gabriel (café, 1772)
Jacques Hittorff (pavillon, 1840)
Georges Wybo (théâtre-restaurant, 1930)
Inauguration c. 1840 (café-concert)
Capacité 673
Anciens noms Café des Ambassadeurs (1772-1929),
Théâtre et restaurant des Ambassadeurs (1931-1970)
Direction Oscar Dufrenne
Edmond Sayag
Marie Bell
Nicolas Laugero Lasserre (2006-2015)
Emmanuel Demarcy-Mota (depuis 2016)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Espace Cardin

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Espace Cardin

L'espace Pierre-Cardin, ancien café des Ambassadeurs puis théâtre et restaurant des Ambassadeurs, est un lieu composé d'un théâtre, d'un cinéma, d'une salle polyvalente et d'une galerie, situé dans le quartier des Champs-Élysées, au 1, avenue Gabriel, dans le 8e arrondissement de Paris et propriété de la ville de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Espace Cardin à Paris.

La construction du café des Ambassadeurs avait été autorisée à l'emplacement de l'actuel espace Pierre-Cardin, en 1772, par l'abbé Terray, contrôleur général des finances. Ce café devait son nom aux hôtels édifiés par l'architecte Ange-Jacques Gabriel en bordure de la place de la Concorde, hôtels qui étaient censés servir de logements à des ambassadeurs étrangers[1].

Dirigé par la veuve Rouget en 1816, l'établissement est reconstruit en 1841 et se transforme en café-concert[2]. De 1897 à 1914, on y joue des revues. Celles-ci continuent après la Première Guerre mondiale, jusqu'à ce que le Café des Ambassadeurs soit démoli en 1929, et remplacé par un théâtre construit en 1931 par Edmond Sayag, également dénommé des Ambassadeurs et un nouveau restaurant, portant le même nom.

Après d’énormes travaux de rénovation, Edmond Sayag, directeur du Casino d'Ostende, présente son premier spectacle en mai 1926 venant directement de Londres[3] et de New York, Blackbirds de 1926 de Lew Leslie (en) et sa troupe, Florence Mills interprète le rôle principal[4]. Blackbirds capitalise sur le succès de la Revue Négre mis en scène plus tôt en 1925. C'est un succès instantané. Sayag a bel et bien fait des nouveaux ambassadeurs le rendez-vous nocturne le plus célèbre du monde pour les riches et les célébrités. Parmi les plus grandes vedettes françaises, qui assiste au spectacle on peut citer Maurice Chevalier, Sacha Guitry, Yvonne Vallée, les Dolly Sisters (en), Raquel Meller et même Joséphine Baker. Il devient un modèle pour toutes les futures opérations de théâtre-restaurant qui devaient s'épanouir dans les années 1930. À la fin de la saison 1928, Sayag rénove les Ambassadeurs et construit un bâtiment plus grand autour du bâtiment existant, créant deux parties égales du music-hall et du restaurant avec une scène commune. Cole Porter crée La Revue des ambassadeurs, le 10 mai 1928. Alors que la saison estivale 1929 s'achève, Sayag annonce qu'il va fermer l'Ambassadeur et qu'il sera démoli.

Les Conférences des Ambassadeurs données par des personnalités du monde politique, diplomatique ou des affaires, sont organisées au théâtre des Ambassadeurs, notamment à l'initiative d'André David, Jules Cambon, François de Menthon, Pierre-Henri Teitgen, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

En 1935, Marie Bell devient directrice du théâtre des Ambassadeurs. En 1938, Henri Bernstein reprend le théâtre des Ambassadeurs jusqu'à son exil en pour les États-Unis. Il laisse le théâtre aux mains de sa secrétaire Madame Refoulé.

Le , le Conseil de Paris, propriétaire du théâtre des Ambassadeurs, interdit la représentation des Parents terribles.

En 1939, Roger Capgras, copropriétaire du théâtre, est également responsable des spectacles.

De 1940 à 1944, le théâtre est dirigé par l'actrice d'origine roumaine Alice Cocéa (1899-1970) qui se voit reprocher, à la Libération, son attitude sous l'Occupation.

Puis le théâtre est dirigé de 1952 à 1970 par Marcel Karsenty.

En 1970, la mairie de Paris, propriétaire des murs, accorde la concession du théâtre au couturier Pierre Cardin. Le lieu est rebaptisé espace Cardin.

À partir de 2006 et jusqu'en 2015, le lieu est dirigé par Nicolas Laugero Lasserre. Pendant cette période, l'espace est entièrement rénové.

En 2010, 50 théâtres privés parisiens réunis au sein de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) et du Syndicat national des directeurs et tourneurs du théâtre privé (SNDTP), dont fait partie l'espace Cardin, décident d'unir leur force sous une enseigne commune : les Théâtres parisiens associés[5].

En 2016, la Ville de Paris met le Théâtre des Ambassadeurs à disposition du Théâtre de la Ville pendant la rénovation du site situé Place du Châtelet.[6]

Jauge[modifier | modifier le code]

  • Théâtre : 673 places
  • Salle de restaurant : 460 m²
  • Salle polyvalente : 400 m²
  • Salle de conférence avec écran : 75 places 
  • Rotonde : 150 m² 

Répertoire[modifier | modifier le code]

Café-concert des Ambassadeurs[modifier | modifier le code]

Eugénie Fougère aux Ambassadeurs
  • 1875 : Persivani et Vandevelde, Les Martinettes, Mlle Bécat, chanteuse de Café-Concert
  • 1876 : Le Charmeur d'oiseaux, L'Avaleur de sabres, Les Frères Léopold, M. Gabel, duo Geneviève de Brabant, des deux hommes d'armes
  • 1877 : La Fête des mitrons par Bienfait et Les Mogolis, paroles Félix Baumaine et Charles Blondelet, musique Édouard Deransart, Stewart et H. Dare, Les Mogolis,
  • 1878 : Tableau de la troupe du Café-concert des Ambassadeurs, Ohé ! Coco par Mme Élise Faure : Vous n'auriez pas vu Co-Co ?
  • 1880 : Miss Jenny Mills : chanteuse et danseuse anglaise, les Frères Léo
  • 1881 : Johnsonlee équilibriste
  • Hector et Fave
  • Plessis, l'homme type incomparable, dit le caméléon incomparable
  • La Revue en fêtes, revue en 1 acte et 4 tableaux de Jules Roques et Hugues Delorme

Théâtre des Ambassadeurs[modifier | modifier le code]

Espace Cardin[modifier | modifier le code]


Divers
  • Les Voyageurs de Nietzsche et Lou Andreas-Salomé
  • Soirée de gala en l'honneur des quatre-vingts ans d'Alain Daniélou, avec la participation notamment de Mady Mesplé et de Gabriel Matzneff, le 19 octobre 1987
  • Salon de l'Analyse technique tous les ans à la fin mars, depuis 2003
  • Élection de Mister France 2005, le 9 décembre 2004
  • Intime, spectacle de RoBERT en juin 2005
  • Concert de Norah Jones, le 10 février 2010
  • Concert Magda et Ellen Allien, le 13 juillet 2011
  • J'ai le type même d'une fille sans type de Crystal Lesser pour une présentation du spectacle à la presse, le 20 février 2012

Conférences[modifier | modifier le code]

  • 1956 : Jacques Soustelle - Vérités sur l'Algérie, 02/03
  • 1956 : Jacques Soustelle - Que faire en Algérie, 21/03
  • 1956 : Jacques Soustelle - L'Orient, foyer de guerre, 23/11
  • 1956 : Philippe de Vendeuvre - Les Manuscrits de la Mer Morte, 14/12
  • 1957 : Gérard Jaquet - La Radiodiffusion-télévision française, ce qu'elle était, ce qu'elle sera, 27/03
  • 1958 : Édouard Bonnefous - Les Autoroutes, 14/12
  • 1958 : Roger Frey - L'UNR, sa victoire, son avenir, 19/12
  • 1959 : Jacques Soustelle - Le Sahara d'aujourd'hui et la France de l'an 2000, 26/05
  • 1972 : Robert Bordaz - Le Centre Beaubourg, nouvelle approche de l'architecture et de la culture, 18/04

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De là également le nom du restaurant de l'hôtel de Crillon.
  2. Voir « café-concert », dans Grande Encyclopédie Larousse, 1971-1976 (en ligne).
  3. "Smiling Joe - The Plantation Orchestra, from C.B. Cochran's Blackbirds Revue of 1926. Columbia 4185", sur YouTube.
  4. Pierre Maudru, « Aux nouveaux Ambassadeurs, "Black Birds" (Les oiseaux noirs) », Comoedia,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  5. L'Espace Cardin sur le site officiel des Théâtres parisiens associés.
  6. Anne-Charlotte Dancourt, « Le Théâtre de la Ville va investir l’espace Pierre-Cardin », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Jack Roffey sur data.bnf.fr
  8. Gordon Harbord sur data.bnf.fr
  9. L'ingénue galeriste (1993), Sylvana Lorenz, éd. Z'éditions, 2001 (ISBN 2-87720-291-7), p. 116
  10. Dans la famille Sarkozy, le peintre

Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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