Madame Sans-Gêne

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Madame Sans-Gêne
Madame Sans-Gêne.jpg
Catherine Hubscher, maréchale Lefèbvre, duchesse de Dantzig, dite « Madame Sans-Gêne » (1753-1835), anonyme, vers 1810.
Titre de noblesse
Duchesse
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Catherine HubscherVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Père-Lachaise - Division 28 - Lefebvre 03.jpg
Vue de la sépulture.

« Madame Sans-Gêne » est le sobriquet attribué ultérieurement par l'homme de théâtre Victorien Sardou à l'épouse du maréchal Lefebvre, duc de Dantzig, Catherine Hubscher, née le à Altenbach (Haut-Rhin) et morte le à Paris, restée célèbre pour son franc-parler qui déplaisait fortement au sein de l'entourage de l'empereur Napoléon Ier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Personnage éminent dans la vallée de Saint-Amarin, Catherine Hubscher serait née dans une maison toujours existante, située rue du Bessay à Altenbach, maison répertoriée à l'inventaire général du patrimoine culturel français. À noter que cette question fait encore débat à ce jour, néanmoins une information relayée par la presse locale a situé le lieu de naissance de Catherine Hubscher dans cette maison qui, par ailleurs, est l'une des seules à Altenbach qui existât en 1753, année de naissance de l'intéressée. Elle exerce son métier de repasseuse à Oderen. Femme de tempérament, d’abord cantinière puis blanchisseuse, elle épouse le le soldat François Joseph Lefebvre, sergent aux gardes françaises, homme coquet et gracieux. De par l'élévation de son époux, maréchal d'Empire le , elle intègre la cour impériale sans perdre son vocabulaire et ses manières populaires, au grand dam de beaucoup. Très loyale envers l'Empereur, elle ne se retenait pourtant pas de le critiquer et le désarmait — il ne pouvait se défendre de l'apprécier pour sa franchise et la soutenait contre ceux qui voulaient la chasser de la cour — tenant aussi tête à Talleyrand, pourtant expert en joutes verbales. Elle vécut de 1813 à 1832 dans le château acheté par son mari, situé dans l'actuelle commune de Pontault-Combault et qui en constitue désormais l'Hôtel de ville[1].

Vivant alors dans une grande richesse, elle n'oubliera jamais ses origines modestes : bonne et généreuse, elle venait en aide à ses proches moins favorisés qu'elle. Elle eut quatorze enfants, dont treize n'atteignirent pas l'âge adulte. Décédée en 1835, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise[2]. Le personnage est resté célèbre grâce à la pièce du même nom de Victorien Sardou (1893), écrite en collaboration avec Émile Moreau[3]. Néanmoins, la Madame Sans-Gêne de la pièce de Sardou mêle les histoires de deux femmes : Catherine Hubscher et Marie-Thérèse Figueur, femme-soldat née à Talmay le 17 janvier 1774.

La vie romancée de cette dernière a été publiée en 1986 sous le titre : Thérèse Sans-Gêne (le roman de la vraie Madame Sans-Gêne)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Madame Sans Gène : page Histoire sur le site de la ville de Pontault-Combault »
  2. « Montbéliard : carte géologique », sur Académie de Besançon.
  3. Jean-Pierre Fontaine, Les nouveaux mystères de l'Yonne, p. 373
  4. Colette Piat, Thérèse Sans-Gêne : roman, Albin Michel, (ISBN 9782226022486, OCLC 948304070, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]