Poschiavo

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Poschiavo
Blason de Poschiavo
Héraldique
Vue du village de Poschiavo.
Vue du village de Poschiavo.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Grisons
District Bernina
Maire Tino Zanetti
Code postal 7742 Poschiavo
7710 Ospizio Bernina
7741 San Carlo
7745 Li Curt
7746 Le Prese
N° OFS 3561
Démographie
Population 3 506 hab. (31 décembre 2010)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 00″ Nord 10° 03′ 00″ Est / 46.333337, 10.04999
Altitude 1 014 m
Superficie 19 101 ha = 191,01 km2
Divers
Langue Italien
Localisation

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Poschiavo
Liens
Site web www.poschiavo.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Poschiavo est une commune suisse du canton des Grisons, située dans le district de Bernina.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Bourg de Poschiavo Poschiavo est peut-être le plus beau bourg des Grisons, par sa situation ensoleillée, dans une vallée du sud des Alpes qui s'élargit, son lac, ses constructions élégantes, reflétant la richesse et le bon goût de ses habitants, le fait que l'ensemble architectural d'une rare homogénéité et continuité n'ait pas encore été défiguré par des interventions modernes - sauf la nouvelle enceinte du cimetière catholique, autrefois en pierres recouvertes de chaux qui luisait de loin dans le soleil et remplacée par un triste mur en béton ! Le Bourg s'allonge le long du fleuve Pus-ciavin traversé par trois ponts et est formé de l'Alta Vila au nord, du centre avec la collégiale de Saint Victor en style gothique superposé à une base romane, la place du village avec la mairie (Cà da cumün), L'hôtel ä la Poste, ancien palais Massella, construit en 1682 par le podestà (maire) Bernardo Massella et resté intact au cours des siècles, même après sa transformation en hôtel au milie du XIXe siècle. En face, le Café Semadeni, au nord la tour communale, ancienne tour des avoyers du duc de Milan, et de belles maisons bourgeoises, avec leurs magasins. Par la via Maestra on descend vers l'ima Vila (le bourg du bas) avec une placette bordée par la Tipografia Menghini, un charmant petit hôtel, une pâtisserie, et l'antique maison des Olgiati, avec un minuscule café Sport, aujourd'hui laissé à l'abandon. En continuant vers le sud, on prend à gauche la Via d'i Palazz, bordée au sud par les jardins avec Gazebos, potagers et arbres fruitiers et au nord par les belles maisons construites par les émigrés qui s'étaient enrichis dans toute l'Europe, de la Russie à l'Espagne, du Danemark à la Sicile, et sont revenus dans leur cher village, vivre en paix et harmonie la fin de leur âge -comme aurait dit Du Bellay. Passant devant l'hôpital San Sisto, on descend jusqu'à l'église baroque de Santa Maria, flanquée de peupliers, but des processions, en particulier durant le mois de Marie (mai), mais aussi durant la belle procession de Corpus Domini, où le Bourg entier est décoré de petits autels couverts de fleurs et de chandelles, de mousses et de branches de sapin (dasi da vezz).
  • Poschiavo était aux XVIe-XVIIe siècles l'un des bourgs le plus peuplés des Grisons et de la Valtelline. Après la Réforme protestante, les convertis se sont donnés cœur et raison au commerce, faisant la prospérité de la communauté. Les familles nobles, restées pour la plupart catholiques, exerçaient leur influence morale, intellectuelle et politique aussi bien en Valtelline et à Milan qu'à Coire. Dans les cuntradi (les petits villages au nord et au sud de la Vila (=le Bourg) vivaient les paysans, tous catholiques. Chaque village a sa chapelle, en style baroque richement décorée, l'église de San Carlo abrite une surprenante Via Crucis en style baroque dirait-on espagnol, avec des personnages presque grandeur nature. En 1620 eut lieu en Valtelline le massacre des protestants, à la suite du soulèvement de la population contre les « seigneurs Grisons » qui avaient conquis la Valtelline en 1512 en compensation du fait que le duc de Milan n'étaient pas en mesure -en raison des caisses vides- de payer leurs services militaires pour sa défense contre les appétit territoriaux du roi de France. Les Grisons avaient divisé la Valtelline en zones administratives et se sont partagés les charges politiques, qu'ils pouvaient acheter, chacun à son tour, pour une période de deux ans pendant lesquels ils récupéraient non seulement la somme investie, souvent lourde, mais s'appropriaient par toute une série d'amendes, de condamnations avec confiscation des biens, de quoi se faire construire après leur retour dans leurs villages de splendides maisons d'allure seigneuriale. Ces prévarications et la cruauté des Grisons faisait dire aux sujets : Car Signur liberem di saet a di tron / e da la giüstizia d'i Grison. L'assassinat par les autorités grisonnes protestantes d'un prêtre catholique, appartenant à la haute noblesse (Rusca) mit le feu aux poudres. Le soulèvement fut général. Les protestants furent assassinés dans toutes les terres soumises, et les survivants dépouillés de leurs biens et chassés. Une horde de massacreurs atteignit même Poschiavo en avril 1623 et tua une vingtaine de Riformati. Les survivants se réfugièrent en Engadine ou dans les cantons où la Réforme protestante avait mis pied (Zurich, Berne). Le séjour forcé en Engadine eut pour effet d'introduire dans le dialecte des protestants une foule de vocables et d'expressions ladines qui caractérisera la différence entre le dialecte des catholiques et celui des protestants, que l'on peut constater encore aujourd'hui.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)

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