Monistrol-sur-Loire

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Monistrol-sur-Loire
Monistrol-sur-Loire
Le château des Évêques à Monistrol-sur-Loire.
Blason de Monistrol-sur-Loire
Héraldique
Monistrol-sur-Loire
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Paul Lyonnet
2020-2026
Code postal 43120
Code commune 43137
Démographie
Gentilé Monistroliens
Population
municipale
8 875 hab. (2019 en augmentation de 0,99 % par rapport à 2013)
Densité 184 hab./km2
Population
agglomération
13 252 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 36″ nord, 4° 10′ 22″ est
Altitude Min. 434 m
Max. 874 m
Superficie 48,25 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Monistrol-sur-Loire
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Étienne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Monistrol-sur-Loire
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Monistrol-sur-Loire
Liens
Site web mairie-monistrol-sur-loire.fr

Monistrol-sur-Loire (Monistròl de Leir en occitan) est une commune française du département de la Haute-Loire. Elle est la seconde ville du Velay et la deuxième agglomération du département.

Située sur l'axe de Lyon à Toulouse par le Massif central, dominant la vallée de la Loire, elle appartient à la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron. Elle a connu une forte expansion depuis les dernières décennies du XXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Monistrol-sur-Loire se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Elle se situe à 45 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], préfecture du département, et à 21 km d'Yssingeaux[2], sous-préfecture

Les communes les plus proches[Note 2] sont[3] : Bas-en-Basset (5,2 km), La Chapelle-d'Aurec (5,4 km), La Séauve-sur-Semène (6,1 km), Les Villettes (6,5 km), Beauzac (6,8 km), Malvalette (7,0 km), Sainte-Sigolène (7,4 km), Pont-Salomon (7,7 km).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Au rebord oriental du Massif central, sur les contreforts granitiques de la chaîne des Boutières[4], la région monistrolienne est une région de forêts résineuses coupées de vallées parfois encaissées. Le plateau, à plus de 700 mètres d'altitude, ne bénéficie pas de l'axe des gorges de la Loire trop encaissées[5].

Monistrol appartient dès l'origine au pays du Velay, correspondant grossièrement à la haute vallée de la Loire.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d’un « climat semi-continental », ou de marge de montagne, selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type de climat constitue une transition entre les climats de montagne et le climat océanique altéré[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[7]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[6].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 9,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 16,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 818 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[8]. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1992 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[9]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records MONISTROL-SUR-LOIRE (43) - alt : 777 m 45° 18′ 48″ N, 4° 13′ 48″ E
Statistiques établies sur la période 1992-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1992 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,1 −0,8 1,2 3,7 7,8 11 12,9 12,7 9,2 6,9 2,3 −0,3 5,5
Température moyenne (°C) 1,9 2,8 5,6 8,3 12,8 16,4 18,6 18,3 14 10,7 5,3 2,5 9,8
Température maximale moyenne (°C) 4,9 6,3 9,9 13 17,8 21,8 24,2 23,9 18,8 14,4 8,4 5,2 14,1
Record de froid (°C)
date du record
−15,1
13.01.03
−18,4
05.02.12
−18,1
01.03.05
−6,5
08.04.03
−1,9
15.05.1995
2,1
04.06.01
4,7
17.07.00
2,8
30.08.1998
0,1
30.09.1995
−6
26.10.03
−10,1
28.11.13
−14,9
15.12.01
−18,4
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
18,4
01.01.22
20,7
20.02.1998
25,2
17.03.04
26,5
30.04.05
30,6
23.05.09
36,7
29.06.19
37,2
07.07.15
35,7
13.08.03
31
14.09.20
27,4
02.10.07
22,7
01.11.14
19,1
31.12.21
37,2
2015
Précipitations (mm) 43,1 34,5 35,4 68,7 97,1 74,2 73,9 74,6 88,9 95,6 84,8 46,9 817,7
Source : « Fiche 43137003 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Monistrol-sur-Loire est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Monistrol-sur-Loire, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[I 2] et 13 252 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 5],[I 6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (61,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (41 %), forêts (27,8 %), prairies (16,2 %), zones urbanisées (9,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

« Monistrol s'impose d'abord par son site, une langue de granit entre deux ravins : on parle d'un ermite et de ses combats contre le diable Bilhard, métamorphosé en un rocher que l'on voit encore dans les gorges sauvages auxquelles il a laissé son nom. »

— Dr Jacques Boncompain[14]

Le site primitif de Monistrol correspond à la confluence des ruisseaux de Saint-Marcellin et de Piat, où s'est implanté le premier château, « Château Vieux ». Ce château s'est déplacé sur autre éperon plus à l'est, au pied duquel s'est développé la ville. Cité close dotée d'un mur de ville, dont quelques vestiges subsistent, Monistrol comprend aussi des faubourgs industriels à l'est, le long de la route royale de Lyon à Toulouse nouvellement percée (XVIIIe siècle), et au sud, comme au Monteil. Le développement des dernières décennies est pavillonnaire et s'oriente vers l'est (quartier du Mazel et zone de Chavanon) et surtout vers le sud (quartiers du Kersonnier et du Pêcher). La référence à la Loire est une nécessité administrative (la distinction avec Monistrol-d'Allier) et n'implique pas une quelconque influence du fleuve sur le site de la ville.

La région de Monistrol a toujours constitué une interface entre Velay et Forez, et a ainsi bénéficié d'influences contraires. La frontière nord de l'Occitanie est située au nord de la commune[15] et les toits à génoise, caractéristiques des régions méridionales, sont nombreux dans la vieille ville[16]. À l'opposé, le château abrite le seul plafond à la fougère, spécialité forézienne et lyonnaise, connu en Velay au XVIe siècle. L'influence du Lyonnais et du Forez s'est surtout manifestée par l'activité économique. Le développement proto-industriel du XIXe siècle (passementerie, métallurgie, etc.) tient à la proximité de Saint-Étienne et de Lyon[17]. Bien que le département de la Haute-Loire soit rattaché à la région Auvergne-Rhône-Alpes, la ville appartient à la zone d'influence de Saint-Étienne et tire sa prospérité de l'aire urbaine stéphanoise. L'expansion démographique résulte d'un phénomène de périurbanisation en provenance de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La région monistrolienne se définit dès lors comme la Marche du Velay.

Toit à génoise dans le bourg médiéval.

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 4 321, alors qu'il était de 4 092 en 2013 et de 3 912 en 2008[I 7].

Parmi ces logements, 85,9 % étaient des résidences principales, 5,1 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 28,7 % des appartements[I 8].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Monistrol-sur-Loire en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,1 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 67,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (66,6 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 9].

Le logement à Monistrol-sur-Loire en 2018.
Typologie Monistrol-sur-Loire[I 7] Haute-Loire[I 10] France entière[I 11]
Résidences principales (en %) 85,9 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 5,1 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 9 12,4 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la N88 (Lyon-Toulouse via Saint-Étienne), aménagée en voie rapide sur ce tronçon. Les échangeurs suivants sont implantés dans la commune :

  • Sortie 38 D 12 : Monistrol-Beauvoir, Monistrol-Caseneuve ;
  • Sortie 39 D 44 : Monistrol-Centre, Sainte-Sigolène ;
  • Sortie 40 D 12 - D 47 (double demi-échangeur) : Monistrol-Le Pêcher, Monistrol-Les Moletons, Bas-en-Basset.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la ligne de Saint-Étienne-Châteaucreux au Puy. La gare de l'agglomération monistrolienne, située sur la commune voisine de Bas-en-Basset, porte le nom de Gare de Bas-Monistrol[18].

Elle est desservie par 20 TER quotidiens, vers les directions de :

Certains écarts du sud de la commune de Monistrol (Pont-de-Lignon, Chazelles, etc.), sont toutefois desservis par la halte de Pont-de-Lignon, située sur la commune voisine de Beauzac.

Desserte par les transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par le réseau des Transports interurbains de voyageurs du conseil général de la Haute-Loire[19] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Monistrol provient du latin Monasteriolum, Monastrolium. Sur l'origine du nom, Géraud Lavergne indique que « monasteriolum désigne à l'époque carolingienne un cœnobiolum, un petit monastère, l'obédience d'une abbaye plus importante. Ce nom n'est pas moins répandu en toponymie que monasterium. La forme du latin vulgaire, monisteriolum, dans lequel l'accent a été avancé sur l' o ouvert du suffixe, est commune à la France du Midi, du Centre et de l'Est. On la trouve fixée dans Ménestérol (Dordogne), autrefois Monesterol. L'affaiblissement de la semitonique en e et l'élision du second e atone au XIIIe siècle a amené une série de formes dans lesquelles la tonique reste o, se diphtongue en -ue, eu (réduit à u), ou passe à -au : Monistrol (Haute-Loire), Monestrol (Aude, Haute-Garonne), Menétrol (Puy-de-Dôme), Menétréol (Cher), Menetréols (Indre), Menetreuil (Saône-et-Loire), Menestruel (Ain), Menetreux (Côte-d'Or), Menetru (Jura), Menestreau (Loiret, Nièvre) et Menétreau (Cher, Nièvre) » (« Les noms de lieux d'origine ecclésiastique », Revue d'histoire de l'Église de France, 1929, vol. 15, no 66, p. 31-49).

En occitan le nom de la ville est Monistròl[23] prononcé localement [muɳis'trɔ], [muɳi'trɔ] ou [muɳi'trɜʊ] [24], [munistrɔʊ][25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason département fr Haute-Loire.svg
Monistrol-sur-Loire.svg
Monistrol-l'Évêque

Les armes de Monistrol (à droite) déclinent celles du Velay (à gauche) avec quelques différences : les engrelures disparaissent, l'épée est en pal mais non soutenue. Le fond est d'azur et non de gueules. À travers les symboles de la crosse et de l'épée, elles rappellent le double pouvoir, spirituel et temporel, du seigneur de Monistrol. La devise de la cité est reprise de celle du comte-évêque, Ad utrumque paratus, qui signifie "prêt pour les deux", nouveau renvoi au double pouvoir du comte-évêque du Velay. Sous l'Ancien Régime, la ville est parfois appelée Monistrol-l'Évêque. La Révolution la rebaptise Monistrol-en-Velay puis Monistrol-sur-Loire, appellation qui s'est imposée sous la Monarchie de Juillet.

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plusieurs découvertes archéologiques attestent de l'occupation de cette zone à l'époque gallo-romaine. L'une d'elles a mis en lumière l'existence; au lieu-dit La Borie, d'une exploitation agricole qui produisait de la poix, servant entre autres, à calfater les bateaux[26]. Dans un article récent, l'archéologue et docteur en histoire Pierre-Eric Poble propose une origine gallo-romaine au site de Monistrol[27]. Selon ses recherches, il est possible qu'un sanctuaire dédié à Mars Vorocius ait été l'ancêtre du petit monastère installé en ce lieu pendant le haut Moyen Âge. Selon les hypothèses présentées dans cet article, à l'époque gallo-romaine, le site de Monistrol se trouvait aux confins du territoire de la cité des Vellaves. Une localisation qui correspond assez bien avec la présence d'ateliers de péjassiers (poix) mise en évidence par l'archéologie.

Monastrolium, déformation du mot savant Monasteriolum, petit monastère, se développe dès le haut Moyen Âge. La ville abrite depuis le IXe siècle[28] les reliques de saint Marcellin, évangélisateur du Velay oriental[29], qui attirent de nombreux pèlerins. Seigneurs de la cité après la Huitième Croisade (1270), les évêques du Puy font du château (des évêques) leur résidence d'été[30]. Jean III de Bourbon le fait considérablement transformer et le dote d'une grosse tour aux dimensions exceptionnelles[31]. Un second château, ou plutôt une maison-forte, dit de Flachat, fut bâti à une époque indéterminée mais certainement très ancienne[32], et fut occupé par les familles de Flachat, de Beget, Charbonnel, Néron-Bancel. Remanié au fil des siècles, il est toujours habité. Fin du XIIe - début du XIIIe siècle fut construit le château de Paulin, dont il ne reste que quelques ruines. Un souterrain en part et "se perd dans la campagne[33]". Le château de Foletier fut et est toujours la propriété de la famille Jourda de Vaux, et date du XVe siècle. Médiéval fut le château de La Rivoire basse (anciennement appelé château de Chambon), en un lieu aujourd'hui sur le territoire de la commune de La Chapelle-d'Aurec, mais dont il ne reste absolument rien. Médiévale aussi fut la muraille entourant Monistrol, dont il ne reste aujourd'hui que la tour de l'Arbret. À ce qui semble donc, dès le Moyen Âge la ville fut plutôt bien protégée contre l'attaque d'éventuels ennemis, ce qui sans doute lui a permis d'échapper au fil des siècles à nombre de problèmes.

En 1300, Monistrol est la deuxième ville du Velay. En 1309 elle est dotée d'un chapitre de chanoines par l'évêque Bernard de Castanet. Ses consuls, administrateurs municipaux, siègent régulièrement aux États du Velay.

Peste noire de 1347 à 1350. Le Velay perd le quart de sa population.

En 1361, malgré ses défenses, Monistrol tombe aux mains de "routiers" venus de Pont-Saint-Esprit et commandés par Seguin de Badefol[34]. On ne sait exactement combien de temps ils occupèrent le lieu, mais ils ravagèrent la région, dont le bourg de Montfaucon-en-Velay et l'abbaye de Doue.

De la Renaissance à 1800[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de Religion, la ville de l'évêque Antoine de Sénecterre résiste aux assauts huguenots, avant d'être occupée par les troupes du gouverneur ligueur Antoine de Saint-Vidal (1590). L'évêque Jacques de Serres ne peut rentrer dans ses droits, après arrêt du Parlement de Paris, que sur ordre exprès d'Henri IV, en 1597.

En 1629 le Velay subit un nouvel assaut de la peste, qui aurait fait 16 000 morts. Sur le territoire de Monistrol, les grottes et souterrains éloignés des habitations sont transformés en lazarets[35], mais mis à part cet épisode, les (XVIIe – XVIIIe siècle) font plutôt figure d'âge d'or pour la ville. Humaniste, amoureux des lieux, l'évêque Armand de Béthune, neveu de Sully, enrichit alors le château (des évêques) et le parc adjacent, et attire des artistes comme le sculpteur Pierre Vaneau. Le chantier est poursuivi par ses successeurs comme Geoffroy-Maurice de Conflans ou Marie-Joseph de Galard de Terraube. À la même époque, la ville se modernise et s'étend, de nouveaux axes sont tracés, hôpital et école sont reconstruits. L'église, qui date du milieu du XIIe siècle, mais qui fut bâtie en remplacement d'un bâtiment plus ancien, fait l'objet d'importants travaux et est dotée d'un clocher en 1657. Des béates s'installent dans la ville et ses hameaux au XVIIe siècle, et subsisteront jusqu'au début du XXe siècle[36].

Le , six ursulines s'installent dans un monastère nouvellement construit, qui s'agrandit ensuite, mais une partie des bâtiments est vendue en 1793, puis est rachetée en 1822 pour le retour des religieuses. Elles y sont toujours.

De 1720 ou 1730 jusqu'à 1794, fonctionne une mine de plomb au lieu-dit La Borie[37], exploitée par un Autrichien marié à une Française, nommé "François de Blumeinstein", qui avait obtenu de Louis XV en 1717 l'autorisation d'exploiter un filon à Saint-Julien-Molin-Molette, puis qui conduisit de nombreuses prospections et exploitations minières dans l'Est du Massif central. Une tentative de reprise de l'exploitation fut entreprise en 1901, mais fut jugée non rentable.

Est bâti au XVIIIe siècle le château de Martinas, qui est agrandi en 1890[38].

Plutôt acquise aux idées de la Révolution, Monistrol voit cependant la sous-préfecture lui échapper.

De 1800 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'industrie, en particulier textile et métallurgique, se développe largement au XIXe siècle. L'électricité, produite sur le Lignon, arrive sur la commune en 1893. En 1906, la population est d'environ 7 500 habitants, mais elle est descendue à 3617 en 1946, pour commencer à remonter à partir des années 60.

Le monument aux morts de la commune porte les noms de cent-quatre-vingt-treize de ses enfants tombés aux champs d'honneur lors de la Première Guerre mondiale (184 morts) et 9 lors de la seconde[39].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Monistrol-sur-Loire est membre de la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron[I 12], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Monistrol-sur-Loire. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[40].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Yssingeaux, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 12].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Monistrol-sur-Loire pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 12], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[41].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Monistrol-sur-Loire sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Monistrol-sur-Loire Maire Jean-Paul Lyonnet 2020 2026
Cantonales Monistrol-sur-Loire Conseiller général François Berger 27 mars 2011 2015
Législatives 1re circonscription Député Laurent Wauquiez
Régionales Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional René Souchon 2015
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Tête de liste Suffrages Pourcentage CM CC
Jean-Paul Lyonnet 1780 57,84 % 23 9
Robert Valour 1297 42,15 % 6 2

Le conseil municipal de Monistrol-sur-Loire, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[42], pour un mandat de six ans renouvelable[43]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 29[44]. Les vingt-neuf conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 44,7 %, se répartissant en vingt-trois issus de la liste conduite par Jean-Paul Lyonnet et six issus de celle de Robert Valour[45]. Jean-Paul Lyonnet, maire sortant, est réélu pour un nouveau mandat le [46].

Les onze sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron se répartissent en : liste de Jean-Paul Lyonnet (9) et liste de Robert Valour (2)[45].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1946 Camille Pernel   Hôtelier-restaurateur
1946 1959 Jean Guillaumond Gauche indépendante Retraité des chemins de fer
1959 1971 Jean Vialatte Républicain national Secrétaire de la coopérative agricole
1971 1983 Georges Boscher DVD Agent d'assurances
1983 1988 Joannès Laval RPR Expert-comptable
1988 1989 Yves Néron-Bancel DVD Ingénieur
1989 2008 Guy Granger RPR puis UMP Professeur en classes préparatoires
Conseiller général
2008 2014 Robert Valour DVG puis PS Professeur des écoles
2014 En cours
(au 15 juin 2020)
Jean-Paul Lyonnet[47] DVD Agriculteur

Vie intercommunale et cantonale[modifier | modifier le code]

La commune est le siège de la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron, présidée par Louis Simonnet, maire des Villettes (SE), et appartient au Pays de la Jeune Loire et de ses rivières, qui regroupe le nord-est de la Haute-Loire.

Monistrol est également le chef-lieu du canton de Monistrol-sur-Loire, jadis fief du député M. Jean Proriol, maire de Beauzac (RI puis UDF-PR), remplacé en 1992 par M. Guy Granger (RPR puis UMP). Le maire de La Chapelle-d'Aurec, M. François Berger (NC[48]), lui succède en 2011[49], au terme du duel l'ayant opposé à M. Robert Valour.

Finances communales[modifier | modifier le code]

La commune de Monistrol-sur-Loire faisant partie d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron, son budget ne reflète qu'imparfaitement la réalité de la fiscalité locale en raison des transferts de dépenses de fonctionnement et d'investissement vers l'EPCI, d'une part, et de la perception par l'intercommunalité du produit de la fiscalité professionnelle (la contribution économique territoriale), d'autre part. Ainsi, diverses ressources fiscales sont prélevées au niveau communautaire, et de nombreuses dépenses sont également effectuées à ce niveau[50].

En 2020, le budget communal principal s'équilibrait à 13 271 000  dont 9 757 000  en section de fonctionnement et 3 514 000  en investissement. La part d'impôts locaux dans les produits de fonctionnement s'établissait à 41,43%, contre 45,00 % pour la strate de communes équivalente, avec des taux d'imposition fixés à 13,44 % pour la taxe d'habitation (y compris THLV), 13,21 % et 68,23 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti. Par ailleurs l’encours de la dette communale est relativement élevé, puisqu’il s’établit à 943 €/habitant contre 802 €/habitant pour la strate[51].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Monistrol est jumelée avec Drapeau de l'Espagne Monistrol de Montserrat (Espagne), en Catalogne, depuis 1994.

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Eau et déchets[modifier | modifier le code]

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le donjon, récemment restauré.

Avec l'ouverture du lycée Léonard-de-Vinci en 1994, qui s'ajoute au lycée Notre-Dame-du-Château, Monistrol est devenu un important centre scolaire, qui accueille plus de 4 100 élèves[52], de la maternelle à bac +2.

Établissements scolaires de Monistrol
Établissements Publics Privés sous contrat avec l'État
Maternelles

• Prévescal
• Kersonnier Albert-Jacquard

• Notre-Dame-du-Château
[53]

Primaires

• Prévescal
• Kersonnier Albert-Jacquard

• Notre-Dame-du-Château
[54]

Collèges

• Collège du Monteil
[55]

• Collège Notre-Dame-du-Château
[56]

Lycées

• Lycée Léonard-de-Vinci
(général et technologique)
[57]

• Lycée Notre-Dame-du-Château
(général et technologique)
• Lycée professionnel privé
(industriel et tertiaire)
[58]

Post-baccalauréat

BTS commercialisation de produits
(Léonard-de-Vinci)

BTS assistant technique d'ingénieur
(Notre-Dame-du-Château)

Parmi les anciens élèves célèbres des établissements scolaires de Monistrol, il faut mentionner la figure d'Hubert Beuve-Méry, pensionnaire au lycée Notre-Dame-du-Château (considéré aussi comme un asile) au début des années 1920 et futur fondateur du quotidien Le Monde à la Libération (1944)[59], ou celle du député Jean Proriol.

Postes et télécommunications[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Après un déclin continu dans la première moitié du XXe siècle, la population monistrolienne connaît une forte expansion depuis 30 ans[60]. Le nombre d'habitants a progressé de plus de 41 % entre 1982 et 1999[61]. L'évolution démographique repose essentiellement sur l'attractivité migratoire, avec 1 020 habitants supplémentaires durant la période intercensitaire. Un autre fait marquant est la surreprésentation des 0-19 ans (28,7 % à Monistrol contre 24,6 % au niveau national) et des familles (ménages de 4 personnes et plus) dans la population.

Plusieurs étapes jalonnent ce développement : la construction par le maire Joannès Laval du Domaine de La Rivoire (1972)[62], l'aménagement en voie rapide de la RN 88, qui place la ville à 20 minutes de Saint-Étienne, et l'ouverture en 1994 du lycée Léonard-de-Vinci, unique lycée public de l'arrondissement. Cette croissance s'est accélérée sous la mandature de Guy Granger. Elle n'est pas sans nécessiter la création de nouveaux équipements, comme les écoles ou crèches ; surtout elle pose aujourd'hui des problèmes aigus de circulation dans le centre[63], réduit et contraint par les dénivellations. Une des solutions a été la déconcentration des activités commerciales dans des zones périphériques (zonage fonctionnel). L'expansion urbaine s'effectue principalement sur le mode pavillonnaire[64]. La périurbanisation a profondément modifié l'aspect d'une commune autrefois rurale et industrielle. Aux fermes, aux quartiers d'artisanat et d'industrie ont succédé les lotissements. Certains n'hésitent pas à parler de mitage.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[66].

En 2019, la commune comptait 8 875 habitants[Note 6], en augmentation de 0,99 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 9233 9134 0483 9304 1453 8253 9754 4314 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 7524 4734 7814 4524 7224 7034 8504 7194 918
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9315 0875 0084 4814 4874 3054 1163 8294 063
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 0204 2654 6075 1436 1807 4518 4448 5828 789
2017 2019 - - - - - - -
8 7188 875-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[67] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,9 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 4 314 hommes pour 4 540 femmes, soit un taux de 51,28 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,7 
75-89 ans
8,2 
16,5 
60-74 ans
17,3 
21,8 
45-59 ans
21,9 
18,1 
30-44 ans
18,2 
17,3 
15-29 ans
15,0 
20,0 
0-14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2018 en pourcentage[I 14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,4 
75-89 ans
11,6 
19,7 
60-74 ans
19,6 
21,6 
45-59 ans
20,5 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,4 
17,4 
0-14 ans
16,1 

Vie culturelle et associative[modifier | modifier le code]

Le festival 7ème Art Jeunes Talents (anciennement intitulé Festival Tournez Jeunesse), qui a lieu la 3e semaine d’octobre de chaque année, à la particularité de récompenser les courts-métrages réalisés par les jeunes de moins de 25 ans[69],[70],[71].

Depuis 2003, une saison culturelle dédiée au spectacle vivant sous toutes ses formes est organisée par l'Office municipal de la culture, en partenariat avec la Comédie de Saint-Étienne. Des expositions et lectures, en particulier pour le jeune public, ont régulièrement lieu à la médiathèque municipale. Chaque année, les salons du château des Évêques abritent les célèbres GastrÔleries, "fêtes du vin et du mangement", le PrinTemps de lire et les expositions d'été sur un thème historique. Parmi les associations qui agissent dans le secteur culturel, la Société d'histoire de Monistrol et l'Association des Amis du Château.

La presse locale comprend un seul quotidien, La Tribune - Le Progrès (édition stéphanoise du Progrès de Lyon), et trois hebdomadaires, La Gazette de la Haute-Loire, le Renouveau (proche de l'évêché) et L'Éveil hebdo (proche de la majorité départementale).

Plus de 40 sports, de la natation à l'aïkido, peuvent être pratiqués dans les associations de la commune, regroupées au sein de l'Office municipal des sports (OMS), qui organise chaque année la Fête du sport (près de 4 000 participants en 2008)[réf. nécessaire].

L'Union sportive monistrolienne (USM, crée en 1945), l'Amicale des pêcheurs de Monistrol-Gournier et la Société de chasse sont les plus vieilles associations de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

La cité à la veille de la Révolution, d'après le lavis de Louis Menier conservé à la Bibliothèque nationale (1788).

La proximité de deux foyers industriels, Lyon[72] et surtout Saint-Étienne, a déterminé le développement précoce de l'industrie sur les plateaux du Velay, sans doute dès la fin du XVIIIe siècle. Le textile et la métallurgie, spécialisations dominantes, sont en effet des secteurs caractéristiques de la première industrialisation.

Tout au long du XIXe siècle, l'activité industrielle s'est implantée dans les gros bourgs du Nord-Est de la Haute-Loire, comme Sainte-Sigolène ou Saint-Didier-en-Velay. Il est difficile de distinguer la part de l'initiative locale et des donneurs d'ordre extérieurs, lyonnais et stéphanois, mais il est certain que la proximité a joué un rôle décisif, notamment pour les débouchés commerciaux.

À Monistrol, le tissage, la passementerie et la rubannerie étaient très répandus. Il s'agissait d'une activité essentiellement masculine, pratiquée sur de hauts métiers à tisser[73]. Selon Yves Lequin[74], les produits étaient ensuite revendus à Lyon, centre de cette activité. L'entreprise Pierre Vacher en est un parfait exemple puisqu'elle exportait dans toute la France et même en Afrique du Nord ses rubans. L'industrie mécanique est quant à elle liée à Saint-Étienne. Elle se pratiquait dans des entreprises locales (Martouret, Clémenson, Massard[réf. à confirmer]) ou dans des filiales d'entreprises stéphanoises (Limouzin). Au début du XXe siècle, la boulonnerie, la coutellerie et l'industrie du cycle dominaient. La polyactivité des ouvriers, qui conservaient une activité agricole, s'est maintenue très tardivement. Contrairement à la région stéphanoise, on ne peut pas parler de formation d'un prolétariat en Velay. Les comportements politiques témoignent d'ailleurs de la faible implantation du communisme dans la Haute-Loire, région très marquée par le catholicisme social et le syndicalisme chrétien.

Cette industrie traditionnelle s'est maintenue jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, avant de décliner progressivement[75], favorisant ainsi l'exode rural et un lent déclin démographique[76]. Une étape importante a été la fermeture des usines Martouret, principal employeur de Monistrol, à la fin des années 1980. Cependant sont, aujourd'hui encore, implantées dans la commune des entreprises de mécanique de précision, en particulier de décolletage (Lisi, Deville), et de rubannerie spécialisée (le leader mondial y a son siège).

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le renouveau industriel[77] est principalement le fait de la plasturgie. En 1955, Abel Barbier fonde à Sainte-Sigolène la première usine de plastiques. Cette commune proche de Monistrol est aujourd'hui le cœur d'un véritable système productif local, deuxième producteur de plastique français après Oyonnax. La plasturgie s'est implantée plus tardivement à Monistrol et elle est aujourd'hui critiquée pour son impact environnemental. Les Établissements Barbier n'en demeurent pas moins le principal employeur de la commune.

On ne peut parler à Monistrol, contrairement à Sainte-Sigolène, de mono-industrie. Le secteur des services domine en effet à Monistrol[78] : commerce, éducation, banque et assurances, etc. L'importance de ces activités tertiaires est liée au développement démographique de la région, qui a imposé Monistrol comme capitale de la Marche du Velay. D'autre part, près du tiers des actifs monistroliens travaille dans la région stéphanoise avec la périurbanisation[79].

L'image de la montagne-atelier s'estompe ainsi progressivement.

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 3 816 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 9 141 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 700 [I 15] (20 800  dans le département[I 16]). 49 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 8] (42,8 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 17] 5,9 % 5,9 % 7,3 %
Département[I 18] 6,3 % 7,7 % 7,7 %
France entière[I 19] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 540 personnes, parmi lesquelles on compte 76,7 % d'actifs (69,4 % ayant un emploi et 7,3 % de chômeurs) et 23,3 % d'inactifs[Note 9],[I 17]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 20]. Elle compte 4 099 emplois en 2018, contre 3 761 en 2013 et 3 300 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 867, soit un indicateur de concentration d'emploi de 106 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,5 %[I 21].

Sur ces 3 867 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 435 travaillent dans la commune, soit 37 % des habitants[I 22]. Pour se rendre au travail, 88,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,4 % les transports en commun, 6,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des Évêques-du-Puy[modifier | modifier le code]

Dominant la vieille ville et le ruisseau de Piat, le Château des Évêques-du-Puy est le principal monument de la commune. Construit du XIIIe au XVIIIe siècle, il sert de résidence aux évêques du Puy jusqu'à la Révolution. Il abrite aujourd'hui l'Office de tourisme, l'association de Amis du Château et la Société d'histoire de Monistrol avec des salles d'exposition. De son parc classique, qui comprenait autrefois un vaste parc avec un jardin botanique, un temple et des statues, ne subsistent aujourd'hui que les allées.

  • Le château de Martinas

Église Saint-Marcellin[modifier | modifier le code]

Vue de la façade avant de l'église Saint-Marcellin.

L'église ou Collégiale Saint-Marcellin, est située dans le centre historique de Monistrol-sur-Loire, elle date du XIIe siècle, elle a connu sa dernière restauration en 2012.

  • D'autres monuments rappellent l'ancienne emprise des évêques sur la ville, comme le couvent des Ursulines[80], dont l'austère façade classique abrite le retable en bois doré de La Mort de Saint-Joseph, chef-d'œuvre du sculpteur Pierre Vaneau (XVIIe siècle)[81], le couvent des Sœurs de Saint-Joseph[82], ou l'ancien couvent des Capucins[83], jadis petit séminaire de Monistrol[84], abritant aujourd'hui un lycée[85].
  • Le Donjon, ancien corps de garde de la porte de l'Arbret[86], est un des derniers vestiges du mur de ville, chargé de protéger certains quartiers comme celui du Château, aujourd'hui très dégradé. Malgré tout, de nombreux efforts sont entrepris pour mettre en valeur ce patrimoine : Monistrol a ainsi obtenu sa deuxième fleur au concours des villes et villages fleuris, et un parcours-découverte[87] a été aménagé.

Dans la commune[modifier | modifier le code]

La Loire à Gournier, vers l'aval.
La Loire à Gournier, vers l'amont.

Le ruisseau du Piat s'écoule dans les Gorges de Bilhard, théâtre d'une légende confrontant un ermite au diable Billard, avant de se jeter dans la Loire. Le fleuve traverse une partie de la commune dans des gorges très encaissées.

Plusieurs châteaux sont situés dans les villages de la commune : château du Chambon, ruiné (reste la tour), château du Flachat (possession des Béget, des Charbonnel, enfin de la famille Néron-Bancel depuis le XIXe siècle), château de Martinas (familles Bayle puis Néron-Bancel), château de Foletier (famille Jourda de Vaux), qui abrite chaque été un festival de piano, château du Betz (famille de Charbonnel) et château de Paulin, ruiné.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean III de Bourbon (v.1413-1485), évêque du Puy, restaure le château et fait bâtir la grosse tour.
  • Le pasteur Jean Chassanion (1531-1598), né à Monistrol et mort à Genève, est l'auteur d'œuvres apologétiques inspirées des écrits de Calvin et d'une Histoire des Albigeois[88].
  • Antoine de Senneterre (+1561-1592), évêque du Puy, restaure le château et protège la ville durant les guerres de religion.
  • Armand II de Béthune (1635-1703), neveu de Sully, est nommé en 1661 évêque du Puy. Amoureux des lieux, il donne au château et à son parc leur visage classique au fil d'incessants travaux. Honnête homme, il s'entoure de l'architecte Coppin et de l'érudit Théodore de Champigny (auteur de l'Histoire de l'église angélique de Notre-Dame du Puy), tous deux ermites dans les Gorges de Bilhard, et fait appel à des artistes de talent.
  • Pierre Vaneau (1653-1694). Sculpteur né à Montpellier, il s'installe dans la cité à l'invitation de l'évêque et y réalise La Mort de Saint-Joseph, retable en bois doré de la Chapelle des Ursulines[89].
  • Le de Jourda de Vaux (1703- 1787), fréquente l'école de Monistrol et le château de Foletier, une des demeures familiales. Vainqueur et gouverneur de la Corse, Maréchal de France.
  • L'historien érudit Augustin Simon Irailh (1717-1794), auteur de Querelles littéraires, est brièvement chanoine au chapitre de la Collégiale Saint-Marcellin.
  • Le conventionnel Bonet de Treyches (1757-1828) est juge de paix à Monistrol avant de devenir directeur de l'Opéra de Paris.
  • Marie-Joseph de Galard de Terraube (1774-1802) est le dernier seigneur de Monistrol. Homme de cour, fidèle à Louis XVI, il refuse la Constitution civile du clergé et se réfugie dans la cité avant d'émigrer.
  • Armand de Charbonnel (1802-1891), né à Monistrol, est le premier évêque de Toronto (Canada), puis grand prédicateur capucin.
  • Les poètes monistroliens Hippolyte de Chabron (1806-1883) et Eugène David (1876-1956), auteur des Fleurs vellaves et stéphanoises, soulignent la beauté discrète d'une cité classique devenue industrielle. En revanche, le chansonnier Rémi Doutre (XIXe siècle) ne fait que peu de références à sa ville de naissance[réf. nécessaire].
  • Marie Étienne Emmanuel Bertrand de Chabron (1806-1889), général issu d'une des plus vieilles familles monistroliennes, s'illustre lors de la prise de Constantine et la guerre de Crimée. Député de la Haute-Loire (1871-1875), sénateur inamovible (1875-1889). Il est mort à Monistrol.
  • L'homme politique Édouard Néron (1867-1945), est membre d'une longue lignée de notables monistroliens, bienfaiteurs de la ville, la famille Néron-Bancel. Maire à la Belle Époque, il parvient à devenir député puis sénateur de la Haute-Loire sous l'étiquette de la Fédération républicaine[réf. nécessaire].
  • Le journaliste Hubert Beuve-Méry (1902-1989), journaliste, fondateur du quotidien Le Monde et du mensuel Le Monde diplomatique, fut élève du lycée Notre-Dame-du-Château peu après la Première Guerre mondiale[réf. nécessaire].
  • Pierre Trevet, prêtre catholique, curé de Monistrol, chroniqueur sur la chaîne de télévision KTO et écrivain;
  • Le footballeur Yvan Bourgis (1979-) est né à Monistrol.
  • Mathieu Sommet (1988-), comédien et vidéaste Web, connu pour avoir créé et présenté l'émission humoristique Salut les geeks (SLG). Il est allé au lycée Léonard-de-Vinci à Monistrol-sur-Loire.
  • Jade Janisset (1998-), danseuse, interprète et chorégraphe, est connue pour avoir remporté plusieurs prix en France, en Suisse et en Corée du Sud. Elle passe son enfance et son adolescence à Monistrol-sur-Loire. Avant de rejoindre une école de danse stéphanoise, elle a été scolarisée au lycée Léonard de Vinci.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • François Boulet, L’État d’esprit en Haute-Loire, 1940-1944 : des refuges aux maquis, Le Puy-en-Velay, éd. des Cahiers de la Haute-Loire, 2003
  • Ahmed Chafchafi, Le Velay septentrional, morphogenèse et morphostructure, Saint-Étienne, Presses universitaires, coll. des études foréziennes, 1997
  • Gilles Charreyron, Politique et Religion. Protestants et catholiques de la Haute-Loire, Clermont-Ferrand, Presses de l'Université Blaise-Pascal, coll. Études sur le Massif central, 1990
  • André Crémillieux, Philippe Moret, Auguste Rivet et Pierre Burger, Voyage au pays des béates, Clermont-Ferrand, éd. de Borée, 2003
  • Mauricette Fournier, Les Dynamiques industrielles d’une moyenne montagne : innovations, initiatives en Auvergne et Velay, Clermont-Ferrand, Publications de la Faculté des lettres, 1998
  • Christophe Granier, Jean de Hédouville, Sylviane Hugon (éd.), Atlas pratique de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, Cartographie & Décision, 1996
  • Yves Lequin, Les Ouvriers de la région lyonnaise (2 vol.), Lyon, Presses universitaires, 1977
  • Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne et ses marges (Velay, Gévaudan) du VIIIe au XIe siècle. La fin du monde antique ?, Le Puy-en-Velay, éd. des Cahiers de la Haute-Loire, 1987, réédition 2007
  • René Lebeau (dir.), Atlas et Géographie de la région lyonnaise, Paris, Flammarion, coll. Portrait de la France moderne, 1970
  • Pierre Mazataud, Géopolitique d'une région : l'Auvergne, Nonette, Créer éd., 1987
  • Jean Merley, L'Industrie en Haute-Loire de la fin de la Monarchie de Juillet aux débuts de la Troisième République, Lyon, éd. du Centre d'histoire économique et sociale de la région lyonnaise, 1972
  • Jean Merley, La Haute-Loire, de la fin de l'Ancien Régime aux débuts de la Troisième République (2 vol.), Le Puy-en-Velay, éd. des Cahiers de la Haute-Loire, 1974
  • Philippe Moret (éd.), Monistrol d'antan, Monistrol, Court imp., 1988
  • Philippe Moret, Le service de l’hospitalité à Monistrol, du Moyen Âge à la Révolution : in Cahiers de la Haute-Loire 2005, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire,
  • Auguste Rivet, La Vie politique dans le département de la Haute-Loire de 1815 à 1974, Le Puy-en-Velay éd. des Cahiers de la Haute-Loire, 1978
  • Auguste Rivet (dir.), Politique nationale et Politique locale en Haute-Loire, XIXe – XXe siècle, Le Puy-en-Velay, éd. des Cahiers de la Haute-Loire, 2004
  • Marcel Romeyer, Monistrol de l'ère nouvelle, Monistrol, Court imp., rééd. 1994
  • Louis Simmonet, Le Peuplement dans l'Antiquité en Velay. Occupation des sols et économie, Le Puy-en-Velay, éd. des Cahiers de la Haute-Loire, 1984
  • abbé Theillere, La famille de Chabanes et la fondation du monastère des Capucins à Monistrol-sur-Loire : in Tablettes historiques du Velay 1871-1872, Le Puy-en-Velay, Tablettes historiques du Velay, (lire en ligne)
  • abbé Theillere, Fondation d’un ermitage à Monistrol-sur-Loire (1674, congrégation des ermites de Saint-Jean-Baptiste) : in Tablettes historiques du Velay 1871-1872, Le Puy-en-Velay, Tablettes historiques du Velay, (lire en ligne)

Périodiques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  7. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  8. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Unité urbaine 2020 de Monistrol-sur-Loire », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
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  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Stephan Georg, « Distance entre Monistrol-sur-Loire et Yssingeaux », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. « Communes les plus proches de Monistrol-sur-Loire », sur www.villorama.com (consulté le ).
  4. On parle pour désigner ce granite hercynien, très érodé et aisé à la taille, de « granite du Velay » (généralement ocre à Monistrol). Cf. Jean-Noël Borget, in Haute-Loire, Paris, Gallimard, « Guides Gallimard », p. 16-17, et Régis Thomas, in op. cit., p. 50-51.
  5. Malgré le bassin sédimentaire d'effondrement de Bas, qui date de l'ère tertiaire. Un projet pour rendre le fleuve navigable jusqu'au Chambon de Monistrol, en 1701, n'aboutit jamais malgré les efforts de Pierre de La Gardette (A. Desaunais, P. Simond, « Roanne et la haute Loire navigable », Les Études rhodaniennes, 1935-11, p. 39-52).
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  14. in Haute-Loire, Paris, Gallimard, « Guides Gallimard », 1998, rééd. 2002, p. 166
  15. Le patois du nord-est du Velay, à la différence de celui du bassin ponot, se rattache à l'occitan vivaro-alpin, dialecte de transition entre le francoprovençal du Forez et les parlers occitans plus méridionaux. Ainsi, « vie » se dit via à Monistrol et vida au Puy. Cf. Jean-Baptiste Martin, in Haute-Loire, Paris, Gallimard, « Guides Gallimard », 1998, rééd. 2002, p. 36.
  16. Cf. aussi les remarques de Christian Lauranson-Rosaz (voir infra) sur les influences méridionales dans la culture vellave du haut Moyen Âge.
  17. Cette attraction remonte probablement au moins au dynamisme commercial lyonnais de la Renaissance (XVIe siècle).
  18. Aucune liaison régulière par transports en commun ne relie la gare au centre-ville.
  19. Horaires sur le site du conseil général
  20. Ligne assurée par le transporteur VHL EST.
  21. Ligne assurée par le transporteur VOYAGES GOUNON.
  22. Ligne assurée par le transporteur AUTOCARS DRIOT-MASSON.
  23. (oc) « Monistròl de Leir: los escolans se mobilizan per evitar l’expulsion d’una camarada : Se solidarizan amb una familha albanesa qu’a demandat l’asil politic e que l’estat francés vòl expulsar », Jornalet, Toulouse, Barcelone, Associacion entara Difusion d'Occitània en Catalonha (ADÒC),‎ (ISSN 2385-4510, lire en ligne).
  24. "Géographie paysanne", par Jean-Yves Rideau, 2018 - page 271,
  25. Selon les vers d'A. Boncompain de 1934, cf. site Tèrras occitanas de Velai e Vivarés
  26. Livre Le Monde souterrain de Haute-Loire, de Jean-Paul Béal, année 2018, page 162.
  27. POBLE Pierre-Eric, « Cahiers de la Haute-Loire 2019 », sur cahiersdelahauteloire.fr/, Cahiers de la Haute-Loire, (consulté le ).
  28. Si l'on suit un texte tardif, la translatio sancti Georgii, issue d'un lectionnaire de l'Église du Puy (1420), l'évêque du Puy Norbert « dut composer avec le vicomte [de Polignac, qui avait contesté son investiture par le roi] et lui abandonner la cité de Saint-Paulien d'où il transporta à Monistrol les reliques de saint Marcellin » (Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne et ses marges (Velay, Gévaudan) du VIIIe au XIe siècle. La fin du monde antique ?, Le Puy-en-Velay, éd. des Cahiers de la Haute-Loire, 1987, rééd. 2007, p. 270, n. 18). La chronologie des événements demeure difficile à établir ; la texte indique que le prédécesseur de Norbert est mort en 877 mais, selon Robert-Henri Bautier (Recueil des actes de Louis II le Bègue, Louis III et Carloman II, rois de France (877-884), Paris, Impr. nat., 1978, introd., p. LXXIV), les événements sont plus tardifs et coïncident avec le retour de Narbonne du roi (881 ou 884), où il est intervenu dans l'élection épiscopale de Théotard. La personnalité même de Norbert pose problème, la tradition l'identifiant au frère du comte de Poitiers alors que Robert-Henri Bautier (Ibid.) l'assimile au notaire-chancelier de Carloman et au frère de Guillaume le Pieux. Dans cette perspective, le transfert des reliques daterait de la fin du IXe siècle.
  29. Marcellin, à qui est dédiée l'église de Monistrol, est traditionnellement qualifié d'évêque du Puy mais, pour Christian Lauranson-Rosaz (op. cit., p. 228, n. 384), il pourrait s'agir du premier évêque d'Embrun (v. 354), dont une partie des reliques servent à fonder l'abbaye de Chanteuges, à faible distance de Saint-Paulien. À Monistrol sont également conservées des reliques des saints catalans Abdon et Sennen, ainsi que celle du cisalpin Claudien. Pour Christian Lauranson-Rosaz, ces éléments, cette onomastique et cette invocation de personnages prestigieux « sont autant de révélateurs d'un esprit et d'une culture dont les sources sont délibérément recherchées dans le Sud » (op. cit., p. 246).
  30. Voir à ce sujet l'article de Georges Paul, « Monistrol-sur-Loire et les évêques du Puy », Bulletin [...] de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire, 1935, t. XX, p. 59-87 [Recension : « Chronique d'histoire régionale », Revue d'histoire de l'Église de France, 1936-97, vol. 22, p. 542].
  31. Site internet www.mairie-monistrol-sur-loire.fr __"Patrimoine et histoire - Le château des évêques".
  32. Site internet www.mairie-monistrol-sur-loire.fr
  33. Livre Le Monde souterrain de Haute-Loire, de Jean-Paul Béal, année 2018, page 162. Le sous-sol de la municipalité semble être "un vrai gruyère". Les entrées des souterrains sont condamnées, et si malgré cela on pouvait y pénétrer, leur visite est absolument interdite, extrêmement dangereuse.
  34. Livre "Les grandes Compagnies en Velay - 1358-1392", de Jacques Monicat, année 1928, page 19.
  35. Livre Le Monde souterrain de Haute-Loire, de Jean-Paul Béal, année 2018, pages 161-162.
  36. http://www.mairie-monistrol-sur-loire.fr
  37. "Le monde souterrain de Haute-Loire", page 162.
  38. Site internet https://monumentum.fr __"Château de Martinas à Monistrol-sur-Loire".
  39. Site internet www.geneanet.org : "Tombes et monuments - cimetière de Monistrol-sur-Loire.
  40. « communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  41. « Découpage électoral de la Haute-Loire (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  42. Loi no 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51 et son décret d'application no 2013-938 du 18 octobre 2013.
  43. « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le )
  44. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  45. a et b « Résultats du 1er tour pour Monistrol-sur-Loire », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le )
  46. « Répertoire national des élus - version du 3 septembre 2020 », sur https://www.data.gouv.fr/ (consulté le )
  47. « Jean-Paul Lyonnet réélu à Monistrol-sur-Loire: «Je resterai à l’écoute de chacun» », sur Le Progrès, (consulté le ).
  48. Nuance M-NC selon la classification préfectorale (cf. article). Sa suppléante est la monistrolienne Elisabeth Maître-Duplain.
  49. Cf. article
  50. « Les conséquences de l’intercommunalité sur la fiscalité des communes », sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  51. « Comptes de la commune de Monistol-sur-Loire », sur impots.gouv.fr (consulté le ).
  52. Donnée ville de Monistrol, 2008.
  53. Site Internet de Notre-Dame-du-Château des Évêques-du-Puy|Château
  54. Site Internet Notre-Dame-du-Château des Évêques-du-Puy|Château
  55. Site Internet Collège du Monteil
  56. Site Internet Collège Notre-Dame-du-Château des Évêques-du-Puy|Château
  57. Site Internet Lycée Léonard de Vinci|Léonard-de-Vinci
  58. Site Internet Lycée Notre-Dame-du-Château des Évêques-du-Puy|Château
  59. Certains travaux soulignent aujourd'hui l'influence de cette période dans la culture du journaliste. Ainsi pour Jacques Thibau, « L’homme qui fonde Le Monde est un enfant de l’Église, recueilli par elle, élevé par elle, lancé par elle dans le monde » (« Le Monde ». Histoire d’un journal, un journal dans l’Histoire, Paris, Simoën, 1978)
  60. Jean-Charles Edouard, « La population des villes du Massif central : 1990-1999 », Revue de géographie alpine, 2001, 89-1, p. 57-73.
  61. Donnée INSEE Auvergne électronique
  62. « C’est sur un domaine privé appartenant à l’ancien maire de Monistrol, Joannès Laval, que les lotissements du domaine de la Rivoire basse se sont constitués à partir de 1972. On compte aujourd’hui environ 300 maisons individuelles » (Cf. Noël Jouenne, Une certaine jeunesse. Incivilités et sentiment d’insécurité en milieu rural périurbain, Étude commandée par la communauté de communes Les Marches du Velay, décembre 2006, p. 31disponible en ligne).
  63. « […] Dans cette commune […] règne une vie mouvementée durant le temps scolaire, au niveau des élèves, des enseignants et du trafic routier intense et saturé aux heures de pointe », notait Noël Jouenne en 2006 (Noël Jouenne, op. cit., p. 28disponible en ligne).
  64. À propos du Domaine de La Rivoire, Noël Jouenne analyse ainsi : « conçue aux débuts des années 1970 sur le principe des nouveaux villages, cette aire de lotissements comprend aujourd’hui environ 300 habitations, dont certaines sont d’anciens HLM en accès à la propriété […]. Cet ensemble est construit en dehors des voies d’accès principales, de sorte que la traversée n’est généralement effectuée que par des riverains. Le haut du domaine est plus ancien et constitué d’un habitat recherché, avec des parements en pierres, des haies de séparation sans murets, et une volonté affichée d’un rapprochement avec la nature » (Noël Jouenne, op. cit., p. 30-31disponible en ligne).
  65. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  66. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  67. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  68. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  69. festival tournez jeunesse site officiel sur www.festivaltournezjeunesse.com
  70. festival tournez jeunesse sur www.magazinevideo.com
  71. festival tournez jeunesse sur www.lacommere43.fr
  72. Abel Chatelain, « Les migrations temporaires anciennes à Lyon et dans les pays environnants », Revue de géographie jointe au Bulletin de la Société de géographie de Lyon et de la région lyonnaise, 1949, 24-1, p. 37-50.
  73. Philippe Moret in Haute-Loire, Paris, Gallimard, coll. « Guides Gallimard », 1998, rééd. 2002, p. 33.
  74. Cf. le premier tome de sa thèse pionnière d'histoire sociale, Les Ouvriers de la région lyonnaise, Lyon, Presses universitaires, 1977.
  75. Le cas de l'industrie du cyle a été étudié par les géographes André Vant et Jacqueline Dupuis (« L'industrie stéphanoise du cycle ou la fin d'un système industriel localisé », Revue de géographie de Lyon, 1993, 68-1, p. 5-16).
  76. Certaines traces subsistent cependant, comme la surreprésentation des entreprises industrielles de petite taille (10 à 49 salariés), ou, si l'on suit Philippe Moret (Ibid.), un certain esprit d'entreprise.
  77. Philippe Moret, Ibid.
  78. Selon l'INSEE, la sphère d'activité « résidentielle » regroupe 48 % des emplois, la sphère d'activité « industrielle » 39 % (33 % au niveau national). Le secteur agricole est très marginal.
  79. 32 % au recensement de 1999 selon l'Insee.
  80. Installées à Monistrol en 1634 par l'évêque du Puy Just de Serres, les Ursulines sont encore présentes aujourd'hui dans ces murs.
  81. Classé en 1953 (voir infra).
  82. Sur les Sœurs de Saint-Joseph, voir Patricia Byrne, « Sisters of St. Joseph: The Americanization of a French Tradition », U.S. Catholic Historian, vol. 5, no. 3/4, Catholic University of America Press.
  83. Établis à Monistrol en 1627 à la demande de l'évêque du Puy Just de Serres, dans le cadre du mouvement de Réforme catholique. Les bâtiments, composites, ne font pas à ce jour l'objet d'une protection au titre des monuments historiques.
  84. De 1825 à la Séparation des Églises et de l'État en 1905. L'édifice de la place Néron abrita ensuite la mairie, avant son transfert dans les bâtiments de la nouvelle école du Prévescal, et la justice de paix.
  85. Lycée professionnel privé, fondé en 1954 par l'abbé Pierre Cellier, sous le nom d'École technique privée — et surnommée pour cette raison la Tech—, pour répondre aux besoins des chefs d'entreprise de la région (cf. site du LPP).
  86. Acheté par la ville de Monistrol dans les années 1980, à l'instigation de la Société d'histoire, le Donjon a fait l'objet d'une campagne de restauration dans les années 2000.
  87. Monistrol au fil du temps (cf. site de l'Office de tourisme).
  88. Mentions modestes in Frank Lestringant, « 1492 et la connaissance », Histoire, économie et société, 1993, vol. 12, no 12-3, p. 355-363.
  89. Voir à ce sujet l'article de Geneviève Bresc-Bautier (« Le musée imaginaire de Pierre Vaneau, sculpteur du Puy (1653-1694) », Revue de l'art, 1990-97, p. 59-83), qui retrace les sources de Vaneau, perçu comme emblématique de la sculpture provinciale française sous Louis XIV.