Pont-Croix

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Pont-Croix
Pont-Croix
Pont-Croix vu de la ria du Goyen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Cap-Sizun
Maire
Mandat
Benoît Lauriou
2014-2020
Code postal 29790
Code commune 29218
Démographie
Gentilé Pontécruciens
Population
municipale
1 586 hab. (2015 en diminution de 10,19 % par rapport à 2010)
Densité 196 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 35″ nord, 4° 29′ 17″ ouest
Altitude 35 m
Min. 2 m
Max. 73 m
Superficie 8,09 km2
Localisation

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Pont-Croix [pɔ̃kʁwa] (en breton : Pontekroaz ou tout simplement Ar Pont) est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Pont-Croix

Pont-Croix, qui fut chef-lieu du district de Pont-Croix, puis du canton de Pont-Croix, fait partie depuis la réforme survenue en 2015 du canton de Douarnenez. Historiquement, la ville faisait partie du Cap Caval, appelé par la suite Cap Sizun.

Le site de Pont-Croix est comparable à celui de Quimper, car les deux villes se sont installées sur un plateau incliné dominant au nord un estuaire est-ouest qui fait ensuite un angle droit pour déboucher sur la côte plus à l'ouest et au midi. Si les parties nord et est du finage communal sont situées sur un plateau vers une soixantaine de mètres d'altitude, atteignant même l'altitude maximale de 72 mètres à la limite nord de la commune, la ville est située sur le versant exposé plein sud et en pente forte (le centre-ville est toutefois sur un replat entre 35 mètres et 25 mètres d'altitude) de rive droite du fleuve côtier, le Goyen, à la limite entre sa partie fluviale et sa partie maritime (aber), là où se trouvait traditionnellement le dernier gué permettant de le traverser, remplacé ensuite par un pont sur lequel un moulin à marée a été édifié au XVIe siècle (depuis un pont a été construit plus en aval entre Audierne et Plouhinec) et où s'interrompaient les possibilités de navigation, Pont-Croix étant par le passé un port maritime. Des rues en pente forte, notamment la Petite Rue Chère et la Grande Rue Chère (celle-ci en partie formée d'escaliers) relient le centre-ville au port.

À l'embouchure se trouvent les ports d'Audierne et de Poulgoazec distants de 6 km. Le chenal navigable, dont la largeur moyenne est de 50 mètres, serpente entre des plages de sable qui découvrent à marée basse, le banc de Suguensou étant le plus important ; les sinuosités du chenal et l'absence d'un chemin de halage étaient de sérieux obstacles à la navigation, même si les bateaux ont depuis toujours remonté l'estuaire du Goyen pour faire de Pont-Croix un port de mer (l'anse de Porz-an-Listri fut longtemps un simple port d'échouage), ne pouvant accueillir que des bateaux de 20 à 30 tonneaux, exportant les denrées agricoles de la région et important du sel et du vin). « Il se tient à Pont-Croix un marché de cendres de goémon, qui sont transportées à Audierne où on les charge à bord des bateaux » écrit l'ingénieur des Ponts et Chaussées de la circonscription de Quimper en 1907.

La vallée du Goyen suit depuis sa source située à 20 km à Plonéis un fossé tectonique qui se prolonge au-delà du coude de la ria du Goyen jusqu'à la baie d'Audierne. Sa rive droite avait été utilisée pour établir le tracé de la ligne de chemin de fer à voie métrique reliant Pont-Croix à Audierne.

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Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La civilisation gallo-romaine a laissé une trace importante dans les vestiges de la villa de Kervénennec (découverte de mosaïques) à l'ouest de la ville[1]. Une voie dite romaine a donné un tracé rectiligne à une route prenant en écharpe le plateau qui domine la ville sur un itinéraire qui joignait Quimper à la Pointe du Van. S'il n'y a pas trace de fortifications, la tradition a gardé le souvenir du quadrilatère de rues dénommé le « Tour du Chastel » indiquant l'emplacement au milieu de la ville moderne de l'ancien château du Moyen Âge.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pont-Croix est une paroisse née du démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Plogoff. Les premières mentions de Pont-Croix remontent au XIIIe siècle avec la construction d'un château-fort, lequel est détruit au XIVe siècle ; Pont-Croix a été initialement un bourg castral, c'est-à-dire une agglomération née autour du château, qui a été probablement construit au XIe siècle. Le seul seigneur connu est Sinquin de Pont-Croix, né en 1240 et mort après 1293[2].

Notre-Dame-de-Roscudon était à l'origine une simple chapelle des seigneurs de Pont-Croix, agrandie en église au milieu du XIIIe siècle par Sinquin de Pont-Croix, et transformée par la suite avec notamment l'ajout du grand portail et la construction d'un nouveau transept à la fin du XIVe siècle par Jean de Rosmadec et la construction d'une abside polygonale par Alain de Rosmadec entre 1528 et 1544. L'école de Pont-Croix, expression inventée par l'architecte Charles Chaussepied, est un style des XIIIe siècle et XIVe siècle qui marque profondément l'architecture religieuse du Cap Sizun et du Cap Caval (Pen Marc'h en breton, Pays Bigouden aujourd'hui).

Article détaillé : École de Pont-Croix.

L'emplacement de Pont-Croix qui en fait un lieu stratégique à la jonction du Cap Sizun, dont elle est la capitale seigneuriale, et du Pays Bigouden, lui confère un rôle commercial et administratif majeur, car elle est à la fois le lieu de foires réputées et le siège d'une sénéchaussée. Elle héberge de nombreux membres des professions judiciaires, procureur, notaires, sergents de justice, dont une partie est au service des propriétaires de terres nobles. Elle a le statut apparent d'une ville, mais pas les attributs attachés, puisqu'il n'y aura pas de communauté de ville sous l'Ancien Régime et que malgré la superficie remarquable de sa chapelle et l'importance du clergé attaché, la paroisse restera un trève de Beuzec-Cap-Sizun jusqu'en 1791.

En 1596, pendant les troubles de la Guerre de la Ligue, Christophe d'Arradon[3], surnommé "Le baron de Camors", à la fois ligueur (il avait par exemple participé à la reprise de Blavet, alors tenue par les huguenots, le ) et brigand, dévaste les ports d'Audierne et de Pont-Croix, puis s'installe au château du Cosquer en Combrit et, de là, opère des raids dans la région de l'embouchure de l'Odet, rançonnant les marchands de Pont-l'Abbé et l'Île-Tudy[4].

La Fontenelle s'empara de Pont-Croix, peut-être vers la mi-septembre 1595 (selon le chanoine Moreau) ou en 1597 selon d'autres chroniqueurs, à la tête d'une troupe de cavaliers :

« Le canton de Cap-Sizun, aujourd'hui Pontcroix, avait été, jusqu'alors, épargné par La Fontenelle. Cependant les habitants de cette localité vivaient dans des transes perpétuelles, sous la menace de l'invasion de ce véritable chef de barbares. La ville n'étant pas pourvue de murailles, ils transformèrent en fort l'église collégiale de N. D. de Roscudon, et y déposèrent tout ce qu'ils possédaient de plus précieux, prêts à s'y réfugier eux-mêmes en cas d'alerte. La Fontenelle, informé de ces faits et du lieu où se trouvait le butin, se mit un jour en marche, avec une troupe bien armée, pour tenter de s'en emparer. (...) La nouvelle en arrive aux habitants de Pontcroix. La population s'assemble en armes, promptement rejointe par les habitants des environs, accourus à l'appel des cloches. À la hâte, on barricade et retranche, comme on peut, les routes et chemins aboutissant à la ville, mais il est trop tard pour entreprendre des travaux de défense, et bientôt les troupes de La Fontenelle, sautant les tranchées, escaladant les obstacles, envahissent la place, au grand émoi de la population, jusqu'alors si tranquille ! Le capitaine de Pontcroix était le sieur de La Villerouault[5], époux de Jeanne de Kerbullic[6], qui, dit-on, ce jour-même recevait à sa table son excellent ami, messire Jean Le Cosquer, prêtre pieux et instruit, natif de Pontcroix et recteur de la paroisse de Pouldreuzic[7]. »

Comme les bourgeois qui n'avaient pu fuir s'étaient retranchés dans la tour de l'église, le chef brigand fit traîner dans celle-ci par des chevaux des fagots de bois pour allumer un feu et déloger les assiégés en les enfumant et prendre les biens qu'ils avaient cru mettre à l'abri. Ce stratagème ayant échoué en raison des nombreuses ouvertures de la tour du clocher, La Fontenelle promit de laisser la vie sauve aux assiégés s'ils se rendaient, « la tour ne pouvait être forcée qu'à l'aide du canon ou par la famine ». La Fontenelle « se tailla la part du lion dans les trésors amassés dans l'église et abandonna le reste au pillage de ses soldats » ; il fit pendre La Villerouault et Le Cosquer, fit déshonorer en public Jeanne de Kerbullic par ses soldats et commença à massacrer « tous ceux des habitants de Pontcroix qui avaient pris part à la défense de la tour » ; selon la tradition, les massacres perpétrés par les reîtres auraient fait dévaler des flots de sang sur les pavés pentus de la Grand rue Chère et n'arrêtèrent que lorsque « soudain, à la grande surprise de tous, les cloches de Notre-Dame de Roscudon commencèrent à sonner toutes seules »[7].

La famille de Rosmadec et la création du marquisat[modifier | modifier le code]

La famille de Rosmadec[8], originaire de Telgruc-sur-Mer finit par y acquérir la prééminence avant d'être portée aux plus hautes charges ducales et épiscopales au début du XVe siècle : Jehan de Rosmadec, né vers 1350, époux en premières noces d'Alix de Tyvarlan (fille de Plezou de Pont-Croix, elle-même fille de Sinquin de Pont-Croix) et en secondes noces de Jeanne de Quelen, sire de Tyvarlan et de Pont-Croix, décédé en décembre 1425, fut chambellan du duc de Bretagne ; son fils Guillaume de Rosmadec décéda en décembre 1425 lors de l'assaut de Saint-James-de-Beuvron alors qu'il combattait les Anglais aux côtés du duc Jean V de Bretagne ; Jean II de Rosmadec, fils du précédent, né vers 1415 (il eut notamment comme tuteur son oncle Bertrand de Rosmadec, évêque de Cornouaille), décédé vers 1470, fonda deux chapellenies en l'église Notre-Dame de Pont-Croix et fut inhumé dans le chœur de ladite église. Jean III de Rosmadec, époux en premières noces de Françoise du Quellenec, épousa en secondes noces le Jeanne de la Chapelle de Molac. En 1608, la terre de Pont-Croix est érigée en marquisat au profit de Sébastien Ier de Rosmadec, baron de Molac, de Tyvarlen, de Pont-Croix, gouverneur du château de Dinan, maréchal de France, considéré par le roi Henri IV comme « l'un des hommes les plus vaillants et les plus braves de son temps » ; décédé le à Rennes, il fut enterré à Pont-Croix. Son fils Sébastien II de Rosmadec fut aussi comte de Crozon et seigneur de Quéménet (le fief de Kéménet [Quéménet] comprenait alors les paroisses de Saint-Nic, Plomodiern, Ploéven, Plounevez et une partie de Locronan, ainsi que Penhars). Le décès sans héritier en 1700 de Sébastien III de Rosmadec, fils du précédent, fit passer le marquisat aux mains de son cousin René-Alexis Le Sénéchal, comte de Carcado (1661-1743) et fils de Marie Anne de Rosmadec (1634-1704) et René Le Sénéchal[9].

La maison du marquisat fut construite au XVe siècle, à proximité de l'ancienne motte féodale et de la collégiale, au point culminant de la colline de Roscudon (en breton "la colline aux ramiers").

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Marchand d'oignons et de panais près de Pont-Croix vers 1794 (Jacques Cambry).

Au XVIIe, Pont-Croix devient le siège de la subdélégation de l'Intendance royale, mais voit Audierne qui est à l'embouchure du Goyen, commencer à la concurrencer dans le commerce maritime.
En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Pontcroix [Pont-Croix] de fournir 11 hommes et de payer 72 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[10].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Pont-Croix en 1778 :

« Pontcroix ; gros bourg, dans un fond, sur la route de Quimper à Audierne ; à 6 lieues un quart à l'ouest-nord-ouest de Quimper, son évêché ; à 46 lieues de Rennes. On y compte 760 communiants[11]. (...). Le marquisat de Pontcroix fut acquis en 1756 par Madame la comtesse de Forcalquier[a], qui possède cette seigneurie avec haute, moyenne et basse justice[12]. »

Au siège du Présidial, dit ensuite la "Maison commune", furent rédigés, en 1789, les cahiers de doléances, "pardevant Louis Tréhot de Clermont[b], sénéchal et premier Juge Civil et Criminel de la Juridiction". Celui-ci siégera comme député suppléant du Tiers-État aux États-Généraux, puis à l'Assemblée constituante.

Jacques Cambry en fait cette description peu avenante :

« Les pavés de cette commune sont détestables, la descente du haut de la ville au port est dangereuse. La ville est sans promenade publique, sans poste aux chevaux, sans jardin botanique ; la seule fontaine qu'on emploie est bonne, mais sans ornement, la halle louée huit cent francs à un particulier est en assez mauvais état. Les boucheries [probablement l'auteur évoque les abattoirs], le cimetière sont dans l'intérieur de la ville, la municipalité mal logée, les prisons exécrables, mais presque toujours vides. Dans un incendie, on n'y trouveroit ni sceaux, ni pompes, ni crochets pour abattre un pan de muraille et couper la communication du feu. Dans une maladie, pas un apothicaire. (...) Je n'ai parlé que de la partie supérieure de Pont-Croix, elle est assise sur un plateau, sur un monticule élevé, des maisons mal bâties descendent jusqu'à la mer et couvrent la colline. Rien au monde d'aussi mal pavé, d'aussi malpropre, cette partie ressemble à des ruines : elle est entrecoupée de murs et de jardins qui, de loin, ne sont pas désagréables à l'œil. La rivière ou le bras de mer [le Goyen ] qui coule au pied de la montagne, sépare cette commune de Keridreuf, petit village dans le canton de Plouinec [ Plouhinec ]. On le dit plus ancien que Pont-Croix, auquel il se joint par un pont de cent quinze pas. »

[13]

Révolution française[modifier | modifier le code]

La ville de Pont-Croix élit quatre délégués (De Clermont, Durest Le Bris, Billette, Gabriel Guézennec), pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[14].

La ville devient chef-lieu de district de 1790 à 1795. La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Pont-Croix comme succursale Beuzec[15]. La vie municipale à Pont-Croix en 1790-1791 a été décrite par J.M. Pilven dans un article du "Bulletin de la Société archéologique du Finistère"[16].

Article détaillé : District de Pont-Croix.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Pont-Libre[17].

Alain Guézennec, ancien sergent à Pont-Croix, en vertu de la loi du 5 nivôse an II () qui rendait l'école primaire obligatoire et gratuite, prit la suite de l'abbé Quillivic pour tenir école dans la chapelle de la communauté des Ursulines mise à sa disposition par le district, mais trop âgé (67 ans), il fut vite incapable de tenir sa fonction. Jean-Marie Marteville lui succéda le 5 fructidor an IV ( ; en ventôse an VI, il a 24 élèves, dont 8 viennent des communes environnantes : 3 de Plogoff et de Plouhinec, 1 de Cléden et de Primelin[18].

Sous le Consulat, un chouan, Le Goff, garçon-meunier à Pont-Croix, dit "La Grandeur", qui faisait partie de la bande qui assassina Mgr Audrein, évêque de Quimper, fut abattu dans un hameau de Laz (Finistère) après des combats entre cette bande de chouans et des militaires "bleus" (troupes républicaines) le 27 pluviôse an IX (.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le petit séminaire[modifier | modifier le code]

Homme de Pont-Croix (dessin d'Albert Racinet publié en 1888).

En 1822, l'abbé Jean Le Coz, qui fut professeur au séminaire de Quimper, puis recteur de Châteaulin, puis de Carhaix, ancien prêtre constitutionnel, acheta le couvent des Ursulines[2] de Pont-Croix et y installa en 1823 un petit séminaire destiné à remplacer ceux de Quimper et de Meilars (ce dernier étant alors très délabré)[19] ; son emprise constitue un espace clos à l'ombre de la flèche élancée de l'église qui inspire l'architecte diocésain Joseph Bigot pour les flèches de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1856). Le petit séminaire sert aussi de collège-lycée privé placé sous le vocable de Saint-Vincent et contribue à former une partie des élites locales, marquant la vie de la cité pendant un siècle et demi.

Le petit séminaire de Pont-Croix en 1908.
Dominique-Marie Dupé : Les séminaristes de Pont-Croix en pèlerinage à Notre-Dame de Confort (évêché de Quimper, vers 1850)

Jean-Marie Abgrall, ordonné prêtre en 1870, fut pendant 16 ans enseignant de dessin et d'archéologie au petit séminaire de Pont-Croix avant de poursuivre sa carrière à Quimper. Il fut aussi architecte, construisant notamment la chapelle Saint-Vincent au sein du petit séminaire de Pont-Croix entre 1902 et 1905 ; il la considérait comme son chef-d'œuvre.

Pont-Croix vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pont-Croix en 1845 :

« Pontcroix ; ville ; commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; chef-lieu de district ; aujourd'hui cure de 2e classe ; bureau de poste ; bureau d'enregistrement ; brigade de gendarmerie à cheval ; chef-lieu de perception. (...). Principaux villages : Kervennec, Kergroas, Kervilien, Kergadel, Lanriscar, Lannéen. Superficie totale : 774 hectares dont (...) terres labourables 432 ha, prés et pâtures 49 ha, bois 17 ha, vergers et jardins 17 ha, landes et incultes 216 ha (...). Moulins : 6 (de Saguensceau, de Lannéen, de Tréfrest, à vent ; de Lespoul, Vert, de Saguensceau, à eau). Pont-Croix est une petite ville située sur la route de Nantes à Audierne, et en même temps sur un bras de mer ou rivière qui aboutit à la baie d'Audierne. Bâtie sur un plateau assez élevé, cette ville se compose d'un assemblage irrégulier de maisons qui descendent de l'éminence sur laquelle elle est assise au petit port, où remontent des bateaux de 30 à 40 tonneaux. Depuis quelques années, Pontcroix s'est beaucoup embellie : les pavés, jadis horribles, ont été améliorés et une promenade assez jolie a été aménagée à l'entrée de la route venant de Nantes, ou pour mieux dire de Quimper. L'église de Pontcroix est remarquable par un clocher assez élancé et découpé à jour ; le portail est aussi d'un travail remarquable et accuse un ciseau aussi spirituel que délicat. Le bras de mer ou rivière Goyazen, qui borde la commune de Pontcroix, la sépare d'un village qui passe pour être beaucoup plus ancien que cette ville, et pour avoir été par le passé chef-lieu de cette localité (voyez Plouhinec). (...). Il y a foire à Pontcroix les troisièmes mercredis de chaque mois, et marché le jeudi. Géologie : constitution presque entièrement granitique ; cependant le micaschiste entoure la ville. Cette roche a cela de particulier qu'elle offre de nombreux gisements de sulfure et de carbure de fer. On parle le breton[20]. »

Le port de Pont-Croix[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le port est doté d'un quai en pierre, mais est handicapé par la marée et l'envasement qui limitent la taille des bateaux de charge, tandis que la ville devient un îlot républicain qui se donne au parti radical-socialiste. Le commerce de gros s'y installe, ainsi que se renforce la présence des artisans, des notaires et des commerçants. Des hôtels de tourisme sont construits à la fin du siècle et on inaugure le chemin de fer départemental à voie étroite qui fait se rejoindre les lignes de Douarnenez à Audierne (le train youtar) et de Pont-l'Abbé à Pont-Croix (le train carottes).

Les foires de Pont-Croix[modifier | modifier le code]

Pont-Croix : le marché aux porcs vers 1920.

Depuis des temps immémoriaux des foires se sont déroulées à Pont-Croix, lieu de passage obligé entre les régions du Cap Caval et du Cap Sizun ; elles sont mentionnées dès le IXe siècle ; au XIVe siècle, des foires ou des marchés avaient lieu chaque jeudi et chaque dimanche ; au XVIIe siècle il y avait douze grandes foires dans l'année et un marché chaque jeudi (on supprima même les foires d'Audierne en raison de l'importance de celles de Pont-Croix) ; les comptes d'une année du XVIIIe siècle relèvent qu'on y vendit 3 740 chevaux, plus de 7 000 vaches, 1 358 moutons, 3 020 cochons et des volailles. Il existait aussi un marché aux cheveux. Le marché aux chevaux se tenait près de la Venelle Noire, au nord-est de l'actuelle Place de la République ; le marché aux bovins Rue de la Prison (ancienne Rue de la Geôle) ; moutons et veaux étaient vendus Place de l'Église ; le marché aux cuirs se tenait à l'angle de la rue Alavoine et de la rue Kersaudy ; les porcs étaient vendus autour des halles ; volailles, lapins et œufs Rue des Œufs (ancienne Rue du Four) ; il y avait aussi un marché des cordes ; etc. Chaque foire avait sa spécialité : la foire des îliens (de l'Île-de-Sein) en novembre ; celle "en tout" en décembre : c'est là que se négociaient les contrats de travail[21].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Jeune fille du Cap Sizun en 1901 (carte postale, collection Villard)
Le porche de l'église de Pont-Croix vers 1900 (lithographie d'Albert Robida)

La Belle époque[modifier | modifier le code]

En 1905 est construite la chapelle du séminaire, de style néo-roman.

Le (le gouvernement avait décidé en 1906 la suppression des petits séminaires, à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État), 534 soldats et gendarmes, sous la direction du préfet en personne, enfoncent les porte du petit séminaire et expulsent enseignants, élèves et parents qui, prévenus, ont passé la nuit en prières et en pleurs. L'établissement confisqué par l'État en 1910. Replié au Likès de Quimper, le petit séminaire de Pont-Croix rouvrit en 1919[19].

Entre1921 et 1960, 90 % des élèves du petit séminaire de Pont-Croix viennent de la campagne ou de toutes petites villes[19].

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Rue du Poullou pendant la Première Guerre mondiale.
Pont-Croix : le monument aux morts.

Le monument aux morts de Pont-Croix porte les noms de 87 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Plusieurs d'entre eux sont morts dès le premier mois de guerre en Belgique comme Noël Bonizec[22] et François Moullec[23], tous deux tués le à Rossignol et Mathieu Quittot[24] disparu le même jour à Maissin. Certains sont décédés alors qu'ils participaient au Corps expéditionnaire français d'Orient comme François Chapalain[25], tué le à Seddul-Bahr (Turquie) et le maréchal des logis Albert Neis[26], tué le à Makovo (Serbie). Cinq ont disparu en mer : Jean Marie Biliec, disparu le lors du naufrage du croiseur cuirassé Amiral Charner torpillé par un sous-marin allemand de type U-21 en Méditerranée orientale, Jean Guillou[27], disparu en mer lors du naufrage du cuirassé Suffren torpillé le par un sous-marin allemand de type U-52 au large de Lisbonne, Jean Coublanc[28] et Guillaume Tiec[29], disparus le lors du naufrage du cuirassé Danton coulé par un sous-marin allemand de type U-64 en mer Tyrrhénienne au large de la Sardaigne, Jean Guillaume Jadé[30], mort lors du naufrage du Jeanne-Conseil torpillé par le sous-marin allemand UB-59 le  ; tous les autres sont décédés sur le sol français lors des combats ou des suites de leurs blessures ou maladies contractées en service[31].

La Bretonne représentée par René Quillivic sur le monument aux morts de Pont-Croix est Marianne Olivier, dite Marianne-an-Tocar, modiste, qui avait perdu son mari et deux de ses enfants pendant la guerre[32]. Au pied du monument est écrit en breton, la langue maternelle de tous les poilus pontécruciens : Hor gwad d'ar vro. Hon ene da Zou ("Notre sang au pays. Notre âme à Dieu").

Par ailleurs, le séminaire de Pont-Croix a abrité pendant la Première guerre mondiale l'hôpital complémentaire no 37 ; huit soldats non originaires de Pont-Croix qui y étaient hospitalisés y sont décédés et sont inhumés dans le carré militaire du cimetière communal[33].

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L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Les halles de Pont-Croix, construites vers 1650 (détruites en 1950).

Le petit séminaire rouvre en 1919. De nombreuses tensions existaient alors entre les partisans de la religion et les défenseurs de la laïcité. Selon le témoignage d'Yvonne Savina, épouse Mourrain, dans la décennie 1920, les prêtres par exemple n'autorisaient que quatre bals par an lors de mariages et ceux-ci devaient en représailles, être célébrés à l'église à 7 heures du matin.

Jeanne Nabert dans son roman "Le cavalier de la mer" paru en 1931 écrit notamment à propos des halles que le maire Arsène Kersaudy et son épouse avaient accaparé pour les besoins de leur négoce :

« (...) Les gens de Bourg Le Cap [en fait Pont-Croix] en étaient tombé à ce point qu'ils ne sentaient plus l'humiliation d'avoir cédé à leur tyran un bâtiment public et tenaient stoïquement leurs marchés sous le soleil brûlant qui faisait crever porcs et moutons, ou sous les grandes pluies qui pourrissaient les laines et les grains, tandis que les ballots de la mairesse s'entassaient gratuitement à l'abri des halles. »

La ligne ferroviaire à voie métrique surnommée "train carottes", exploitée initialement par les Chemins de fer armoricains, fut inaugurée le et ferma le , ne fonctionnant donc que 33 ans à peine. La voie ferrée partait de Pont-l'Abbé et desservait les gares de Plonéour-Lanvern, Tréogat, Pouldreuzic, Plozévet, Plouhinec, Pont-Croix, pour aboutir à Audierne ; la ligne desservait aussi des arrêts facultatifs supplémentaires comme celui de Plovan[34]. « C'était un train mixte de marchandises et de voyageurs, qui a eu un impact important sur la vie économique et sociale en pays bigouden et dans le cap Sizun » a écrit l'historien Serge Duigou.

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pont-Croix porte les noms de 13 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[31]. Parmi elles Hector Audren[35], résistant membre du réseau de résistance Amarante, mourut en déportation à Bergen-Belsen le , trois jours avant la libération de ce camp de concentration[36] et Alain Le Dem, mort le lors du naufrage du sous-marin Surcouf coulé par méprise par un hydravion américain Catalina qui l'aurait confondu avec un sous-marin allemand au large de Panama.

Le gendarme Pierre Brasquer[37], en poste à Pont-Croix, est mort le à l'hôpital de Douarnenez des suites de ses blessures reçues alors qu'il ripostait à l'attaque par une colonne allemande des habitants de Plozévet qui s'étaient rassemblés pour fêter l'arrivée prochaine des troupes alliées. La 63e Promotion de l' École de Gendarmerie de Châteaulin lui a rendu un hommage solennel en le prenant pour Parrain en juin 2015.

La "compagnie Surcouf", un corps-franc de résistants membre du réseau Libération-Nord, participe aux combats de Pors Lesven en Beuzec-Cap-Sizun le où 18 résistants trouvèrent la mort[38]. Parmi les membres de ce groupe de résistants, le chef du corps franc Alain Cotonéa[39], sous-lieutenant de la compagnie décoré de la Médaille de la Résistance, né en 1912[40], Roger Gargadennec, né le , et Jacques Colin[41], né en 1923, tous trois à Pont-Croix ; ce dernier fut blessé le lors d'un combat au cours d'un parachutage d'armes à Mahalon.

Pendant l'Occupation, les Allemands réquisitionnèrent une bonne partie du Petit séminaire.

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle voit un affaiblissement de la position de la ville dont la population décline après 1950, mais se stabilise autour de 1 700 habitants à la fin du siècle.
Le développement relatif du tourisme ne compense pas la perte du rôle commercial aggravée par le lancement d'un pont entre Audierne et Plouhinec en 1933.

En 1946, le vieux quartier outre-Goyen de Keridreuff est annexé par Pont-Croix aux dépens de Plouhinec, commune encore très rurale bien que beaucoup plus peuplée. La même année, la municipalité décide de faire démolir les anciennes halles, couvertes en charpente, pour cause de vétusté. La gare est fermée en 1947.

Le petit séminaire, qui eut jusqu'à 450 élèves, ferme en deux temps : il perd le second cycle en 1960 et ferme totalement en 1973[c], laissant un grand espace inoccupé au cœur de la ville.

Le développement du tourisme de masse renforce la position de petit centre commercial jusqu'aux années 1960, mais un déclin progressif des fonctions de centralité atteint la ville jusqu'à la fin du XXe siècle.

Marcel Pellay[42], héros de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale (il participa à de nombreuses actions de sabotage, notamment au barrage de Gigny sur la Saône; arrêté, il fut torturé et déporté à Buchenwald)[43] est mort le à l'Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce des suites de ses blessures contractées pendant la Guerre d'Algérie.

En 1981, Anna Moullec, dernière propriétaire privée de la maison du marquisat, en fit don à la commune de Pont-Croix.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Racheté en l'an 2000 par Lucien Peuziat, qui a entrepris de le restaurer et d'en faire en partie un lieu culturel, le Petit Séminaire et ancien collège Saint-Vincent a été victime d'un violent incendie ravageant plus de la moitié des bâtiments dans la nuit du .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pont-Croix Blason D'azur au lion morné d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0371 4101 4621 6051 6981 9012 1752 2872 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2932 2972 4422 5712 6102 6562 6662 4962 893
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8472 7142 5112 7172 5872 5212 5922 7282 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 1592 0221 8851 8321 7621 6701 6951 6991 599
2015 - - - - - - - -
1 586--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Une école Diwan a ouvert ses portes à la rentrée 2015. À la rentrée 2016, 21 élèves y étaient scolarisés(soit 11,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)

La charte Ya d'ar brezhoneg de niveau 2 a été votée par le Conseil municipal de Pont-Croix le 31 janvier 2016.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Louis-François Tréhot de Clermont[d]   Intendant des biens de la marquise de Forcalquier.
1799 1800 Paul Ladan[e]   Marchand.
1801   Jacques Guéguen[f]   Avocat. Administrateur du district de Pont-Croix.
1801   Pierre Cudennec[g]   Avoué et juge du tribunal du district de Pont-Croix en 1793.
1803 1804 Yves Kérisit[h]   Marchand. Officier municipal de Pont-Croix en 1793.
1808 1813 Jacques Guéguen   Déjà maire en 1801.
1819 1821 Charles Le Bris du Rest[i]    
1823 1827 Guillaume Manières    
1827 1829 Duhoullebec    
1829 1830 Jean-François Daniélou[j]   Notaire.
1830 1837 Charles Hignard[k]   Négociant. Conseiller général de 1833 à 1842. Chevalier de la Légion d'honneur.
1837 1841 Jean-François Daniélou   Déjà maire entre 1829 et 1830.
1841 1847 Gabriel Gigaud[l]   Médecin.
1848 1874 Charles Hignard   Déjà maire entre 1830 et 1836.
1874 1878 Armand Le Bris du Rest[m]   Notaire. Neveu de Charles Le Bris du Rest, maire entre 1819 et 1821.
1878 1892 Adolphe Alavoinet[n]   Négociant.
1892 1892 Germain Rolland[o]   Instituteur. Maire entre mai et août 1892.
1892 1895 Adolphe Alavoine   Déjà maire entre 1878 et 1892.
1895 1934 Arsène Kersaudy[p]   Négociant. Chevalier de la Légion d'honneur.
1934 1937 Maurice Baudoux[q]    
1937 1941 Jean Pervès[r]    
1941 1943 Guillaume Gargadennec[s]   Marin d'état.
1944 1945 Guillaume Audren[t]   Entrepreneur de menuiserie.
1947 1958 Jean Divanach    
1959 1961 Jean Le Brusq    
1963 1965 Donnart    
1965 1983 Henri Bonthonneau[u]    
1983 1989 Ginette Godec    
1989 1995 Marcel Nevière    
1995 2001 Louis Bolloré   Son nom a été donné à l'espace culturel de Pont-Croix.
2001 2008 Gilbert Ansquer    
2008 Henri Moan    
en cours Benoît Lauriou DVG Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Roscudon.
Le Marquisat, aujourd'hui Musée du Patrimoine.
  • Église Notre-Dame de Roscudon, Style roman tardif (basse nef) et ogival. XIIIe-XVe siècle avec une flèche de 67 m et un portail Sud ajouré (fin XIVe). Elle est l'exemple majeur du style ogival propre à la région apparu au XIIIe siècle et que l'on dit être celui de l'École de Pont-Croix, expression inventée par l'architecte Charles Chaussepied. Mobilier classé : retable d'inspiration flamande du XVIe, Cène en haut relief de style flamand (XVIIe), chaire, baptistère. Elle a été souvent qualifiée de collégiale, mais l'existence d'un chapitre n'est pas attestée de façon certaine.
  • Chapelle Saint-Vincent, début XXe. Style mêlant des influences néo-romanes et néo-gothiques (plans du chanoine Jean-Marie Abgrall).
  • Maisons anciennes en ville et surtout dans le quartier d'outre rivière, Keridreuff où certaines datent du début du XVe.
  • Maison du Marquisat : XVIe siècle. Demeure noble. Aujourd'hui, Musée de la vie du Cap-Sizun. Le bâtiment voisin, dit "Maison Commune" fut tour à tour tribunal de la juridiction du Marquisat, siège du district révolutionnaire et première mairie. L'ensemble a été réhabilité et forme un ensemble muséographique intéressant.
  • Ruelles pavées dévalant en escalier vers la rivière, le Goyen : Petite Rue Chère et Grande Rue Chère.
  • Manoir de Pors Lesguen, datant de 1420 (situé Place de l'église).
  • Manoir de Trémaria, datant du XVIe siècle.
  • Fontaine Notre-Dame de Roscudon à l'Est de la ville.
  • Ancien Petit Séminaire St-Vincent (enceinte privée et annexes communales).

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Économie[modifier | modifier le code]

Pendant des décennies, au XIXe siècle, et au siècle suivant, jusqu'aux années 1970, s'est tenue chaque premier jeudi de chaque mois, la célèbre foire dite "foar ar Pont" attirant de forts contingents des populations rurales du cap Sizun et de la frange nord du pays Bigouden ; il y avait des marchés aux chevaux, aux porcs, à la volaille, etc. qui se tenaient en divers emplacements (champ de foire, place de l'église, etc.), et dont certaines scènes pittoresques ont été reproduites par des peintres locaux (Lionel Floch) ou autres.

Éducation, associations, loisirs[modifier | modifier le code]

  • École publique Henri-Matisse (maternelle et primaire).
  • École privée Notre-Dame-de-Roscudon (maternelle, primaire, collège).
  • Association Cap Sizun Animation : centre de loisirs (enfants et adolescents).

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Festival Mouezh ar Gelted, le premier week-end d'août. Folklore et tradition.
  • Fête médiévale tous les deux ans, années impaires. La 9e fête s'est déroulée les 9 et 10 septembre 2017. Rendez-vous en 2019 pour la 10e fête
  • Concours de peinture et de dessin.
  • Concours de photographies. Thème 2013 : les oiseaux du Cap-Sizun.
  • Concours de nouvelles. Thème 2012 : le Goyen.
  • Visites guidées proposées par l'Office de Tourisme.
  • Concerts de musique classique en l'église.
  • Troc et puces et brocantes.
  • Salon du livre.
  • Marché de l'Avent.
  • Soirées cinéma.
  • Marché tous les jeudis.

Légendes et traditions[modifier | modifier le code]

Hyacinthe le Carguet[46] a raconté[47] des histoires de jeteurs de sort, se déroulant pour plusieurs d'entre d'elles au niveau du pont de Suguensou, situé entre Audierne et Pont-Croix, longtemps surnommé "pont Physique" car l'abbé Roland Guizouarn[48], professeur de physique-chimie au petit séminaire de Pont-Croix, surnommé le "père Physique", avait l'habitude d'y conduire les séminaristes lors de la promenade dominicale ; par exemple il se disait que des paysans s'en revenant de la foire de Pont-Croix étaient jetés dans le fossé à cet endroit et détroussés de leurs gains par une force surnaturelle[49].

Romans liés à Pont-Croix[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Nabert :
    • Les Termagies (dans ce roman , l'auteure raconte aussi ses vacances à Loctudy).
    • Le cavalier de la mer (1931, prix du premier roman, éditions Plon, réédition Coop Breizh). Dans ce roman, l'auteure conte les aventures du médecin Guyonvarc'h inspiré par son père et décrit la bourgeoisie pontécrucienne à travers la description de "Bourg-le-Cap", nom fictif derrière lequel transparaît celui de Pont-Croix. Ce roman fut à l'époque mal reçu par une partie de la population locale et lui valut un procès en 1933.

Tableaux représentant Pont-Croix et ses environs[modifier | modifier le code]

  • Paul de Lassence : Pont-Croix : vue du bas de la ville (Maison du marquisat, Pont-Croix).
  • Paul de Lassence : Pont-Croix : le lavoir de Pen-ar-c'han (Maison du marquisat, Pont-Croix).
  • Paul de Lassence : Pont-Croix : la Grande Rue Chère (Maison du marquisat, Pont-Croix).
  • Lionel Floch : Paysan de Pont-Croix (Maison du marquisat, Pont-Croix).
  • Lionel Floch : Femme du Cap Sizun (Maison du marquisat, Pont-Croix).
  • Lionel Floch : Paysan bigouden attablé (Maison du marquisat, Pont-Croix).

Films tournés à Pont-Croix[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Pont-Croix[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Y ayant vécu[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marie-François Renée de Forcalquier (1725-1796), petite-fille du comte René Le Sénéchal, comte de Carcado et de Marie Anne de Rosmadec, favorite passagère de Louis XV, voir http://favoritesroyales.canalblog.com/archives/2011/11/12/22655522.html
  2. Armand Louis Tréhot de Clermont, né le à Pont-Croix (fils de Louis François Tréhot de Clermont qui fut le premier maire de Pont-Croix entre 1790 et 1792), décédé le à Pont-Croix
  3. Le diocèse ouvre en 1961 un petit séminaire à Keraudren, dans la périphérie brestoise et deux juvénats à Châteaulin et Quimper pour tenter de contrer la crise du recrutement du petit séminaire de Pont-Croix, jugé trop excentré, mais ces établissements fermèrent en 1969
  4. Louis-François Tréhot de Clermont, né vers 1728 (probablement à Paris), qualifié de "bourgeois de Paris" lors de son mariage célébré le à Pont-Croix avec Élisabeth Rohou, mort le à Pont-Croix.
  5. Paul Ladan, baptisé le à Audierne.
  6. Jacques Fidèle Guéguen, baptisé le à Quimper, paroisse de Saint-Julien
  7. Pierre Cudennec, né le 17 novembre 1742 à Esquibien.
  8. Yves Kerisit, né le à Cléden-Cap-Sizun, décédé le à Pont-Croix
  9. Charles François Marie Le Bris du Rest, né le à Pont-Croix. Son père Raymond Charles Le Bris, sieur du Rest, était notaire et procureur au marquisat de Pont-Croix.
  10. Jean-François Daniélou, né le à Pont-Croix, décédé le à Pont-Croix
  11. Charles Armand Félix Hignard, né le à Pont-Croix, décédé le .
  12. Gabriel François Onésime Gigaud de Saint Martin de La Plagne, né le à Port-Louis (Morbihan), décédé le au bourg de Pont-Croix.
  13. Armand Félix le Bris du Rest, né le à Pont-Croix, décédé le à Pont-Croix.
  14. Adolphe Marie Alavoine, né le à Quimper, décédé le à Plozévet.
  15. Germain Rolland, né le à Quéménéven.
  16. Arsène Alexandre Kersaudy, né le à Pont-Croix, décédé en 1934 à Pont-Croix.
  17. Maurice Maxime Baudoux, né le à Quimper, décédé le à Pont-Croix.
  18. Jean Alain Pervès, né le à Pont-Croix.
  19. Guillaume Marie Gargadennec, né le à Pont-Croix, décédé le à Pont-Croix.
  20. Guillaume Audren, né le à Pont-Croix, décédé le à Pont-Croix.
  21. Henri Bonthonneau, né le à Pont-Croix, décédé en 2001.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://ns2014576.ovh.net/files/original/b1a55fc084961a82b4b6ea5023c679bb.pdf et https://journals.openedition.org/rao/2730
  2. a et b http://www.infobretagne.com/pont-croix.htm
  3. Christophe d'Arradon, quatrième des cinq fils de René d'Arradon, seigneur de Kerdréan, Qinipily, Camors, Botblezven, La Grandville, chevalier du roi et de Claude de Guého, capitaine de 50 hommes d'armes, frère de René d'Arradon et de Georges d'Arradon
  4. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f123.image.r=Tudy.langFR
  5. Le manoir de la Ville-Rouault est situé à Saint-Martin-des-Prés (Côtes-d'Armor)
  6. Le manoir de Kerbullic est situé à Plomeur (Finistère)
  7. a et b J. Baudry, " La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue : 1574-1602", L. Durance, Nantes, 1920, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f208.image.r=Pouldreuzic.langFR
  8. http://bretagnenet.com/pont_croix/rosmadec.htm
  9. Paul Aveneau de La Grançière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, avec notices généalogiques sur la plupart des familles de la Basse-Bretagne", 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f83.image.r=Crozon?rk=6566556;0
  10. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  11. Personnes en âge de communier
  12. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 3, 1778, consultablehttps://archive.org/details/dictionnairehist03og
  13. Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795. Imprimerie-Librairie du Cercle Social, An VII 1799 (réédition "Société archéologique du Finistère", Quimper, 1999 (ISBN 2-906790-04-4))
  14. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  15. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  16. J.M. Pilven, La vie municipale à Pont-Croix (1790-1791), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f214.image
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Pont-Croix », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 3 décembre 2012)
  18. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f172.image.r=Plogoff.langFR et https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f202.image.r=Plogoff.langFR
  19. a, b et c Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ (ISBN 978-2-918135-37-1)]
  20. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjD46usj6rbAhXGbRQKHdNbCuEQ6wEIKDAA#v=onepage&q=Pont-Croix&f=false
  21. D'après un article du journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest du 22 octobre 1984, reprenant des propos tenus par Roger Gargadennec lors d'une conférence.
  22. Noël Bonizec, né le à Pont-Croix
  23. François Moullec, né le à Plouhinec (Finistère)
  24. Mathieu Quittot, né le à Plozévet
  25. François Chapalain, né le à Beuzec-Cap-Sizun
  26. Albert Neis, né le à Pont-Croix
  27. Jean Guillou, né le à Mahalon
  28. Jean Coublanc, né le à Pont-Croix
  29. Guillaume Tiec, né le à Pont-Croix
  30. Jean Guillaume Jadé, né le à Beuzec-Cap-Sizun
  31. a et b Memorialgenweb.org - Pont-Croix : monument aux morts
  32. Journal Ouest-France du
  33. Memorialgenweb.org - Pont-Croix : carré militaire
  34. https://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-ligne-du-Train-Carottes-aurait-eu-100-ans-_29174-avd-20121229-64291986_actuLocale.Htm
  35. Le sergent Hector Audren, né le à Pont-Croix, fut radio à la 707e compagnie, avant de rejoindre la 31e escadre aérienne au sein de laquelle il participa aux Campagnes de France et du Levant, puis il rejoignit le réseau de résistance Amarante dépendant du BCRA, étant l'un des opérateurs radios les plus actifs de la France libre. Arrêté à deux reprises par la police française, il parvint à s'échapper, mais fut arrêté par la Gestapo au Mans quelques jours avant la libération de cette ville.
  36. http://aeroplanedetouraine.fr/aviateurs_resistants/
  37. Pierre Brasquer, né le à Riantec (Morbihan
  38. https://www.ouest-france.fr/69e-anniversaire-solennel-au-monument-de-lesven-749835
  39. René Pichavant, Clandestins de l'Iroise, vol. 5, éditions Morgane, coll. « récits d'histoire - 1940-1944 », , 574 p. (ISBN 9782904374067, lire en ligne)
  40. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/capsizun/capsizun/lesven-toujours-la-meme-ferveur-28-08-2009-526235.php
  41. https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/69e-anniversaire-solennel-au-monument-de-lesven-749835
  42. Marcel Pellay, né le à Pont-Croix
  43. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=89841
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  46. Hyacinthe Le Carguet (1847-1924), voir http://data.bnf.fr/10317622/hyacinthe_le_carguet/ et Paul Cornec , "Hyacinthe Le Carguet, 1847-1924: un passeur de mémoire en Cap-Sizun", éditions du Cap-Sizun, 2007, voir https://books.google.fr/books/about/Hyacinthe_Le_Carguet_1847_1924.html?id=Z-8RAQAAIAAJ&redir_esc=y
  47. "Revue des traditions populaires", 1894
  48. L'abbé Roland Guizouarn est décédé tragiquement en juillet 1846 enlevé par une lame lors d'une partie de pêche à Pors Piron en Beuzec en juillet 1846
  49. Serge Duigou et Jean Failler, "La Cornouaille dans tous ses états", éditions Palantines, 2013, [ (ISBN 978-2-35678-086-7)]
  50. Louis de Sainte-Thérèse, "Annales des Carmes déchaussés de France", 1666, consultable https://books.google.fr/books?id=P_Tl7wWfW_IC&pg=PA709&lpg=PA709&dq=Kerbusec&source=bl&ots=u_6EV9YdwT&sig=geFWNoNcToAn7S8Z7tL5cRnjs5w&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjD0b6NtqzbAhWGPxQKHc4SDd8Q6AEIMzAB#v=onepage&q=Kerbusec&f=false

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le cavalier de la mer, Jeanne Nabert, Coop Breizh, 2002.
  • Le Cap-Sizun, Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Palantines, 2005.
  • Quand bringuebalait le train youtar, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 1984.[historique de la ligne de chemin de fer à voie étroite Douarnenez-Audierne qui a desservi Pont-Croix de 1894 à 1946]
  • Pont-Croix, J. Chardronnet, Éditions Ouest-France, Rennes, 1983, 32 p.
  • Quand s'essoufflait le train carottes, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1984.[historique de la ligne de chemin de fer à voie étroite Pont-l'Abbé-Audierne qui a desservi Pont-Croix de 1912 à 1935]
  • Pont-Croix, une des plus belles halles de la province sous le pic des démolisseurs, Roger Gargadennec, Les Cahiers de l'Iroise, 1987.
  • Auguste Téphany, Notice sur Pont-Croix, Res Universis, Paris, 1993 (reprise de l'édition restaurée de 1901), collection « Monographies des villes et villages de France »

Liens externes[modifier | modifier le code]

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