Pont-Croix

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Pont-Croix
Pont-Croix sur le Goyen.
Pont-Croix sur le Goyen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Communauté de communes du Cap-Sizun
Maire
Mandat
Benoît Lauriou
2014-2020
Code postal 29790
Code commune 29218
Démographie
Gentilé Pontécruciens
Population
municipale
1 599 hab. (2012)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 35″ N 4° 29′ 17″ O / 48.043, -4.48848° 02′ 35″ Nord 4° 29′ 17″ Ouest / 48.043, -4.488
Altitude 35 m (min. : 2 m) (max. : 73 m)
Superficie 8,09 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Pont-Croix [pɔ̃kʁwa] (en breton : Pontekroaz) est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rue du Goyen.

Le site de Pont-Croix est comparable à celui de Quimper, car les deux villes se sont installées sur un plateau incliné dominant au nord un estuaire est-ouest qui fait ensuite un angle droit pour déboucher sur la côte plus à l'ouest et au midi. À l'embouchure se trouvent les ports d'Audierne et de Poulgoazec distants de 6 km. Les bateaux ont depuis toujours remonté l'estuaire du Goyen pour faire de Pont-Croix un port de mer exportant les denrées agricoles de la région et important du sel et du vin. La vallée du Goyen suit depuis sa source située à 20 km à Plonéis un fossé tectonique qui se prolonge au-delà du coude de la ria du Goyen jusqu'à la baie d'Audierne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La civilisation gallo-romaine a laissé une trace importante dans les vestiges de la villa de Kervénenec (découverte de mosaïques) à l'ouest. Une voie dite romaine a donné un tracé rectiligne à une route prenant en écharpe le plateau qui domine la ville sur un itinéraire qui joignait Quimper à la Pointe du Van. S'il n'y a pas trace de fortifications, la tradition a gardé le souvenir du quadrilatère de rues dénommé le « Tour du Chastel » indiquant l'emplacement au milieu de la ville moderne de l'ancien château du Moyen Âge.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'emplacement de Pont-Croix qui en fait un lieu stratégique à la jonction du Cap Sizun, dont elle est la capitale, et du Pays Bigouden, lui confère un rôle commercial et administratif majeur, car elle est à la fois le lieu de foires réputées et le siège d'une sénéchaussée. Elle héberge de nombreux membres des professions judiciaires, procureur, notaires, sergents de justice, dont une partie est au service des propriétaires de terres nobles. Elle a le statut apparent d'une ville, mais pas les attributs attachés, puisqu'il n'y aura pas de communauté de ville sous l'Ancien Régime et que malgré la superficie remarquable de sa chapelle et l'importance du clergé attaché, la paroisse restera un trève de Beuzec-Cap-Sizun jusqu'en 1791.

La famille de Rosmadec[1], originaire de Telgruc-sur-Mer finit par y acquérir la prééminence avant d'être portée aux plus hautes charges ducales et épiscopales au début du XVe siècle.

En 1596, pendant les troubles de la Guerre de la Ligue, Christophe d'Arradon[2], surnommé "Le baron de Camors", à la fois ligueur (il avait par exemple participé à la reprise de Blavet, alors tenue par les huguenots, le ) et brigand, dévaste les ports d'Audierne et de Pont-Croix, puis s'installe au château du Cosquer en Combrit et, de là, opère des raids dans la région de l'embouchure de l'Odet, rançonnant les marchands de Pont-l'Abbé et l'Île-Tudy[3].

La Fontenelle s'empara de Pont-Croix, peut-être vers la mi-septembre 1595 (selon le chanoine Moreau) ou en 1597 selon d'autres chroniqueurs, à la tête d'une troupe de cavaliers :

« Le canton de Cap-Sizun, aujourd'hui Pontcroix, avait été, jusqu'alors, épargné par La Fontenelle. Cependant les habitants de cette localité vivaient dans des transes perpétuelles, sous la menace de l'invasion de ce véritable chef de barbares. La ville n'étant pas pourvue de murailles, ils transformèrent en fort l'église collégiale de N. D. de Roscudon, et y déposèrent tout ce qu'ils possédaient de plus précieux, prêts à s'y réfugier eux-mêmes en cas d'alerte. La Fontenelle, informé de ces faits et du lieu où se trouvait le butin, se mit un jour en marche, avec une troupe bien armée, pour tenter de s'en emparer. (...) La nouvelle en arrive aux habitants de Pontcroix. La population s'assemble en armes, promptement rejointe par les habitants des environs, accourus à l'appel des cloches. À la hâte, on barricade et retranche, comme on peut, les routes et chemins aboutissant à la ville, mais il est trop tard pour entreprendre des travaux de défense, et bientôt les troupes de La Fontenelle, sautant les tranchées, escaladant les obstacles, envahissent la place, au grand émoi de la population, jusqu'alors si tranquille ! Le capitaine de Pontcroix était le sieur de La Villerouault[4], époux de Jeanne de Kerbullic[5], qui, dit-on, ce jour-même recevait à sa table son excellent ami, messire Jean Le Cosquer, prêtre pieux et instruit, natif de Pontcroix et recteur de la paroisse de Pouldreuzic[6]. »

Comme les bourgeois qui n'avaient pu fuir s'étaient retranchés dans la tour de l'église, le chef brigand fit traîner dans celle-ci par des chevaux des fagots de bois pour allumer un feu et déloger les assiégés en les enfumant et prendre les biens qu'ils avaient cru mettre à l'abri. Ce stratagème ayant échoué en raison des nombreuses ouvertures de la tour du clocher, La Fontenelle promit de laisser la vie sauve aux assiégés s'ils se rendaient, « la tour ne pouvait être forcée qu'à l'aide du canon ou par la famine ». La Fontenelle « se tailla la part du lion dans les trésors amassés dans l'église et abandonna le reste au pillage de ses soldats » ; il fit pendre La Villerouault et Le Cosquer, fit déshonorer en public Jeanne de Kerbullic par ses soldats et commença à massacrer « tous ceux des habitants de Pontcroix qui avaient pris part à la défense de la tour » ; selon la tradition, les massacres perpétrés par les reîtres auraient fait dévaler des flots de sang sur les pavés pentus de la Grand rue Chère et n'arrêtèrent que lorsque « soudain, à la grande surprise de tous, les cloches de Notre-Dame de Roscudon commencèrent à sonner toutes seules »[6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Marchand d'oignons et de panais près de Pont-Croix vers 1794 (Jacques Cambry).

Au XVIIe, elle devient le siège de la subdélégation de l'Intendance royale, mais voit Audierne qui est à l'embouchure du Goyen, commencer à la concurrencer dans le commerce maritime.
Au siège du Présidial, dit ensuite la "Maison commune", furent rédigés, en 1789, les cahiers de doléances, "pardevant Louis Tréhot de Clermont, Sénéchal et Premier Juge Civil et Criminel de la Juridiction". Celui-ci siègera comme député suppléant du Tiers-État aux États-Généraux, puis à l'Assemblée constituante.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La ville devient chef-lieu de district de 1790 à 1795. La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Pont-Croix comme succursale Beuzec[7]. La vie municipale à Pont-Croix en 1790-1791 a été décrite par J.M. Pilven dans un article du "Bulletin de la Société archéologique du Finistère"[8].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Pont-Libre[9].

Alain Guézennec, ancien sergent à Pont-Croix, en vertu de la loi du 5 nivôse an II () qui rendait l'école primaire obligatoire et gratuite, prit la suite de l'abbé Quillivic pour tenir école dans la chapelle de la communauté des Ursulines mise à sa disposition par le district, mais trop âgé (67 ans), il fut vite incapable de tenir sa fonction. Jean-Marie Marteville lui succéda le 5 fructidor an IV ( ; en ventôse an VI, il a 24 élèves, dont 8 viennent des communes environnantes : 3 de Plogoff et de Plouhinec, 1 de Cléden et de Primelin[10].

Sous le Consulat, un chouan, Le Goff, garçon-meunier à Pont-Croix, dit "La Grandeur", qui faisait partie de la bande qui assassina Mgr Audrein, évêque de Quimper, fut abattu dans un hameau de Laz (Finistère) après des combats entre cette bande de chouans et des militaires "bleus" (troupes républicaines) le 27 pluviôse an IX (.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Homme de Pont-Croix (dessin d'Albert Racinet publié en 1888).

En 1823, dans les bâtiments de l'ancien couvent des Ursulines, est créé le petit séminaire dont l'emprise constitue un espace clos à l'ombre de la flèche élancée de l'église qui inspire l'architecte diocésain Joseph Bigot pour les flèches de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1856). Le petit séminaire sert aussi de collège-lycée privé placé sous le vocable de Saint-Vincent et contribue à former une partie des élites locales.

Le petit séminaire de Pont-Croix en 1908.

Au XIXe siècle, le port est doté d'un quai en pierre, mais est handicapé par la marée et l'envasement qui limitent la taille des bateaux de charge, tandis que la ville devient un îlot républicain qui se donne au parti radical-socialiste. Le commerce de gros s'y installe, ainsi que se renforce la présence des artisans, des notaires et des commerçants. Des hôtels de tourisme sont construits à la fin du siècle et on inaugure le chemin de fer départemental à voie étroite qui fait se rejoindre les lignes de Douarnenez à Audierne (le train youtar) et de Pont-l'Abbé à Pont-Croix (le train carottes).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Jeune fille du Cap Sizun en 1901 (carte postale, collection Villard)
Le porche de l'église de Pont-Croix vers 1900 (lithographie d'Albert Robida)

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pont-Croix porte les noms de 87 soldats morts pour la France pendant la Première guerre mondiale. Plusieurs d'entre eux sont morts dès le premier mois de guerre en Belgique comme Noël Bonizec[11] et François Moullec[12], tous deux tués le à Rossignol et Mathieu Quittot[13] disparu le même jour à Maissin. Certains sont décédés alors qu'ils participaient au Corps expéditionnaire français d'Orient comme François Chapalain[14], tué le à Seddul-Bahr (Turquie) et le maréchal des logis Albert Neis[15], tué le à Makovo (Serbie). Cinq ont disparu en mer : Jean Marie Biliec, disparu le lors du naufrage du croiseur cuirassé Amiral Charner torpillé par un sous-marin allemand de type U-21 en Méditerranée orientale, Jean Guillou[16], disparu en mer lors du naufrage du cuirassé Suffren torpillé le par un sous-marin allemand de type U-52 au large de Lisbonne, Jean Coublanc[17] et Guillaume Tiec[18], disparus le lors du naufrage du cuirassé Danton coulé par un sous-marin allemand de type U-64 en mer Tyrrhénienne au large de la Sardaigne, Jean Guillaume Jadé[19], mort lors du naufrage du Jeanne-Conseil torpillé par le sous-marin allemand UB-59 le  ; tous les autres sont décédés sur le sol français lors des combats ou des suites de leurs blessures ou maladies contractées en service[20].

La Bretonne représentée par René Quillivic sur le monument aux morts de Pont-Croix est Marianne Olivier, dite Marianne-an-Tocar, modiste, qui avait perdu son mari et deux de ses enfants pendant la guerre[21]. Au pied du monument est écrit en breton, la langue maternelle de tous les poilus pontécruciens : Hor gwad d'ar vro. Hon ene da Zou ("Notre sang au pays. Notre âme à Dieu").

Par ailleurs, le séminaire de Pont-Croix a abrité pendant la Première guerre mondiale l'hôpital complémentaire no 37 ; huit soldats non originaires de Pont-Croix qui y étaient hospitalisés y sont décédés et sont inhumés dans le carré militaire du cimetière communal[22].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pont-Croix porte les noms de 13 personnes mortes pour la France pendant la Seconde guerre mondiale[20]. Parmi elles Hector Audren[23], résistant membre du réseau de résistance Amarante, mourut en déportation à Bergen-Belsen le , trois jours avant la libération de ce camp de concentration[24] et Alain Le Dem, mort le lors du naufrage du sous-marin Surcouf coulé par méprise par un hydravion américain Catalina qui l'aurait confondu avec un sous-marin allemand au large de Panama.

Le gendarme Pierre Brasquer[25], en poste à Pont-Croix, est mort le à l'hôpital de Douarnenez des suites de ses blessures reçues alors qu'il ripostait à l'attaque par une colonne allemande des habitants de Plozévet qui s'étaient rassemblés pour fêter l'arrivée prochaine des troupes alliées. La 63e Promotion de l' École de Gendarmerie de Châteaulin lui a rendu un hommage solennel en le prenant pour Parrain en juin 2015.

La "compagnie Surcouf", un corps-franc de résistants FTP participe aux combats de Pors Lesven en Beuzec-Cap-Sizun le où 18 résistants trouvèrent la mort[26]. Parmi les membres de ce groupe de résistants, Jacques Colin, né en 1923, et Roger Gargadennec, né en 1924, tous deux à Pont-Croix ; le premier fut blessé le lors d'un combat au cours d'un parachutage d'armes à Mahalon[27].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle voit un affaiblissement de la position de la ville dont la population décline après 1950, mais se stabilise autour de 1 700 habitants à la fin du siècle.
Le développement relatif du tourisme ne compense pas la perte du rôle commercial aggravée par le lancement d'un pont entre Audierne et Plouhinec en 1933.

En 1946, le vieux quartier outre-Goyen de Keridreuff est annexé par Pont-Croix aux dépens de Plouhinec, commune encore très rurale bien que beaucoup plus peuplée. La même année, la municipalité décide de faire démolir les anciennes halles, couvertes en charpente, pour cause de vétusté. La gare est fermée en 1947.

Le développement du tourisme de masse renforce la position de petit centre commercial jusqu'aux années 1960, mais un déclin progressif des fonctions de centralité atteint la ville jusqu'à la fin du XXe siècle.

Marcel Pellay[28], héros de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale (il participa à de nombreuses actions de sabotage, notamment au barrage de Gigny sur la Saône; arrêté, il fut torturé et déporté à Buchenwald)[29] est mort le à l'Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce des suites de ses blessures contractées pendant la Guerre d'Algérie.

Dans la nuit du , le Petit Séminaire et ancien collège a été victime d'un violent incendie ravageant plus de la moitié des bâtiments.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pont-Croix Blason D'azur au lion morné d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 037 1 410 1 462 1 605 1 698 1 901 2 175 2 287 2 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 293 2 297 2 442 2 571 2 610 2 656 2 666 2 496 2 893
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 847 2 714 2 511 2 717 2 587 2 521 2 592 2 728 2 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 159 2 022 1 885 1 832 1 762 1 670 1 695 1 699 1 599
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 Henri Moan    
2020 Benoît Lauriou    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Roscudon.
Le Marquisat, aujourd'hui Musée du Patrimoine.
Grande Rue Chère.
  • Église Notre-Dame de Roscudon, Style roman tardif (basse nef) et ogival. XIIIe-XVe siècle avec une flèche de 67 m et un portail Sud ajouré (fin XIVe). Elle est l'exemple majeur du style ogival propre à la région apparu au XIIIe siècle et que l'on dit être celui de l'École de Pont-Croix. Mobilier classé : retable d'inspiration flamande du XVIe, Cène en haut relief de style flamand (XVIIe), chaire, baptistère. Elle a été souvent qualifiée de collégiale, mais l'existence d'un chapitre n'est pas attestée de façon certaine.
  • Chapelle Saint-Vincent, début XXe. Style mêlant des influences néo-romanes et néo-gothiques (plans du chanoine Jean-Marie Abgrall).
  • Maisons anciennes en ville et surtout dans le quartier d'outre rivière, Keridreuff où certaines datent du début du XVe.
  • Maison du Marquisat : XVIe siècle. Demeure noble. Aujourd'hui, Musée de la vie du Cap-Sizun. Le bâtiment voisin, dit "Maison Commune" fut tour à tour tribunal de la juridiction du Marquisat, siège du district révolutionnaire et première mairie. L'ensemble a été réhabilité et forme un ensemble muséographique intéressant.
  • Ruelles pavées dévalant en escalier vers la rivière, le Goyen : Petite Rue Chère et Grande Rue Chère.
  • Fontaine Notre Dame de Roscudon à l'Est de la ville.
  • Ancien Petit Séminaire St-Vincent (enceinte privée et annexes communales).

Économie[modifier | modifier le code]

Pendant des décennies, au XIXe siècle, et au siècle suivant, jusqu'aux années 1970, s'est tenue chaque premier jeudi de chaque mois, la célèbre foire dite "foar ar Pont" attirant de forts contingents des populations rurales du cap Sizun et de la frange nord du pays Bigouden ; il y avait des marchés aux chevaux, aux porcs, à la volaille, etc. qui se tenaient en divers emplacements (champ de foire, place de l'église, etc.), et dont certaines scènes pittoresques ont été reproduites par des peintres locaux (Lionel Floch) ou autres.

Éducation, associations, loisirs[modifier | modifier le code]

  • École publique Henri-Matisse (maternelle et primaire).
  • École privée Notre-Dame-de-Roscudon (maternelle, primaire, collège).
  • Association Cap Sizun Animation : centre de loisirs (enfants et adolescents).

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Festival Mouezh ar Gelted, le premier week-end d'août. Folklore et tradition.
  • Fête médiévale tous les deux ans, années impaires. En 2013, les 6 et 7 juillet.
  • Concours de peinture et de dessin.
  • Concours de photographies. Thème 2013 : les oiseaux du Cap-Sizun.
  • Concours de nouvelles. Thème 2012 : le Goyen.
  • Visites guidées proposées par l'Office de Tourisme.
  • Concerts de musique classique en l'église.
  • Troc et puces et brocantes.
  • Salon du livre.
  • Marché de l'Avent.
  • Soirées cinéma.
  • Marché tous les jeudis.

Romans liés à Pont-Croix[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Nabert :
    • Les Termagies (dans ce roman , l'auteure raconte aussi ses vacances à Loctudy).
    • Le cavalier de la mer (1931, prix du premier roman, éditions Plon, réédition Coop Breizh). Dans ce roman, l'auteure décrit la bourgeoisie pontécrucienne à travers la description de "Bourg-le-Cap", nom fictif derrière lequel transparaît celui de Pont-Croix. Ce roman fut à l'époque mal reçu par une partie de la population locale.

Personnalités liées à Pont-Croix[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Y ayant vécu[modifier | modifier le code]

  • Lionel Floch (1895-1972), peintre, receveur de l'enregistrement à Pont-Croix de 1923 à 1948.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://bretagnenet.com/pont_croix/rosmadec.htm
  2. Christophe d'Arradon, quatrième des cinq fils de René d'Arradon, seigneur de Kerdréan, Qinipily, Camors, Botblezven, La Grandville, chevalier du roi et de Claude de Guého, capitaine de 50 hommes d'armes, frère de René d'Arradon et de Georges d'Arradon
  3. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f123.image.r=Tudy.langFR
  4. Le manoir de la Ville-Rouault est situé à Saint-Martin-des-Prés (Côtes-d'Armor)
  5. Le manoir de Kerbullic est situé à Plomeur (Finistère)
  6. a et b J. Baudry, " La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue : 1574-1602", L. Durance, Nantes, 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f208.image.r=Pouldreuzic.langFR
  7. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  8. J.M. Pilven, La vie municipale à Pont-Croix (1790-1791), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f214.image
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Pont-Croix », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 3 décembre 2012)
  10. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f172.image.r=Plogoff.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f202.image.r=Plogoff.langFR
  11. Noël Bonizec, né le à Pont-Croix
  12. François Moullec, né le à Plouhinec (Finistère)
  13. Mathieu Quittot, né le à Plozévet
  14. François Chapalain, né le à Beuzec-Cap-Sizun
  15. Albert Neis, né le à Pont-Croix
  16. Jean Guillou, né le à Mahalon
  17. Jean Coublanc, né le à Pont-Croix
  18. Guillaume Tiec, né le à Pont-Croix
  19. Jean Guillaume Jadé, né le à Beuzec-Cap-Sizun
  20. a et b Memorialgenweb.org - Pont-Croix : monument aux morts
  21. Journal Ouest-France du
  22. Memorialgenweb.org - Pont-Croix : carré miitaire
  23. Le sergent Hector Audren, né le à Pont-Croix, fut radio à la 707e compagnie, avant de rejoindre la 31e escadre aérienne au sein de laquelle il participa aux Campagnes de France et du Levant, puis il rejoignit le réseau de résistance Amarante dépendant du BCRA, étant l'un des opérateurs radios les plus actifs de la France libre. Arrêté à deux reprises par la police française, il parvint à s'échapper, mais fut arrêté par la Gestapo au Mans quelques jours avant la libération de cette ville.
  24. http://aeroplanedetouraine.fr/aviateurs_resistants/
  25. Pierre Brasquer, né le à Riantec (Morbihan
  26. http://maquisardsdefrance.jeun.fr/t10800-les-combats-de-lesven-en-finistere-26-aout-1944 et http://www.ouest-france.fr/69e-anniversaire-solennel-au-monument-de-lesven-749835
  27. Jean-Jacques >Monnier, "Résistance et conscience bretonne", Yoran Embanner, Fouesnant, 2007, [ISBN 978-2-916579-09-2]
  28. Marcel Pellay, né le à Pont-Croix
  29. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=89841
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le cavalier de la mer, Jeanne Nabert, Coop Breizh, 2002.
  • Le Cap-Sizun, Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Palantines, 2005.
  • Quand bringuebalait le train youtar, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 1984.[historique de la ligne de chemin de fer à voie étroite Douarnenez-Audierne qui a desservi Pont-Croix de 1894 à 1946]
  • Pont-Croix, J. Chardronnet, Éditions Ouest-France, Rennes, 1983, 32 p.
  • Quand s'essoufflait le train carottes, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1984.[historique de la ligne de chemin de fer à voie étroite Pont-l'Abbé-Audierne qui a desservi Pont-Croix de 1912 à 1935]
  • Pont-Croix, une des plus belles halles de la province sous le pic des démolisseurs, Roger Gargadennec, Les Cahiers de l'Iroise, 1987.
  • Auguste Téphany, Notice sur Pont-Croix, Res Universis, Paris, 1993 (reprise de l'édition restaurée de 1901), collection « Monographies des villes et villages de France »

Liens externes[modifier | modifier le code]

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