Couvent des Ursulines de Liège

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Couvent des Ursulines de Liège
Image illustrative de l'article Couvent des Ursulines de Liège
Présentation
Culte Catholique romain
Type Couvent
Rattachement Diocèse de Liège
Autres campagnes de travaux Rénovation en 2007
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Ville Blason de Liège Liège
Coordonnées 50° 38′ 50″ nord, 5° 34′ 42″ est

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Couvent des Ursulines de Liège

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Couvent des Ursulines de Liège
Ursulines

Le couvent des Ursulines de Liège est situé en Hors-Château au pied des escaliers de la Montagne de Bueren. Appelées par leur fondateur, Étienne Strecheus, suffragant, en provenance de Bordeaux pour répondre au progrès du protestantisme à Liège, les sœurs Ursulines de Liège vont instruire les jeunes filles liégeoises dans leur couvent en Hors-Château pendant près de trois siècles. Durement affectées par la révolution française, elles ne sont plus que deux en 1813 quand elles seront enfin pensionnées. Elles décèdent en 1817. Les bâtiments du couvent subiront alors les aléa des reconversions. La chapelle sera démolie en 1937 après avoir servi au culte protestant.

C'est actuellement un ensemble de bâtiments occupé par le privé et parfaitement rénové depuis 1996 par Vincent de Lange.

Situation[modifier | modifier le code]

Sur une surface de 1,1 hectare, l'impasse des Ursulines donnant sur la rue Hors-Château au pied de la Montagne de Bueren qui a divisé, au XIXe siècle, le domaine primitif dans un ensemble plus vaste : les coteaux de la citadelle. Les jardins et vignobles s'étendant sur les coteaux jusqu'au sommet de la colline au lieu-dit Au-Péry.

Historique[modifier | modifier le code]

Étienne Strecheus, fondateur[modifier | modifier le code]

C'est l'évêque suffragant de Liège, évêque de Dionysie[note 1], Étienne Strecheus[note 2], chanoine de la cathédrale de Liège et prévôt de collégiale Saint-Jean[1],[note 3], qui en constatant les progrès considérables du protestantisme, Liège étant aux frontières de la Réforme, croyant mieux la combattre en développant des institutions, qui établit les Ursulines à Liège en 1614[2]. Il n'existait pas d'instruction spéciale pour les filles. L'évêque eut l'idée d'établir cet enseignement, afin de former des bonnes mères de famille. Onze des seize communautés religieuses sont alors dédiées à l'enseignement[3]. Le suffragant avait appris les succès obtenus ailleurs par les Ursulines et notamment à Bordeaux. Il réussit donc à installer une communauté d'Ursulines séculières, c'est-à-dire sans vœux comme celles d'Italie. Il mit à leur tête la demoiselle Anne Marot[note 4]. Le nonce de Cologne, Antoine Albergati[4], approuve leur institut en 1614. Elles s'installent en 1618 dans une maison de la paroisse Sainte-Aldegonde, près du Pont du Torrent, proche de la collégiale Saint-Denis[5]. Elles obtinrent l'approbation du prince-évêque Ferdinand de Bavière le [note 5]. Strecheus, ayant appris de Gérard de la Carrière, recteur des Jésuites de Bordeaux que la congrégation de Sainte-Ursule y avait été érigée en ordre religieux sous la règle de saint Augustin par Paul V le , se résolut de solliciter la même faveur pour les Ursulines de Liège et leur donna la même constitution que leurs compagnes de Bordeaux[6]. Toutefois plusieurs gardèrent leur ancien statut tout en gardant pour certaines la possibilité de rester séculière[note 6].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Installation en Hors-Château[modifier | modifier le code]

Elles vont se fixer au Pont-de-Torrent derrière Saint-Denis. En 1619, elles vont demeurer en Souverain-Pont Au-Lombar, et fort à l'étroit dans ce bâtiment c'est en 1627, en Hors-Château, qu'elles acquièrent un bâtiment de la fin du XVIe siècle[note 7], la maison Ghyssens[note 8]. Le bâtiment, est de style mosan], en brique et calcaire. Sa disposition est en U. À droite la façade, datée dans un écu de 1661[note 9].

Contestation des Carmes[modifier | modifier le code]

Les Carmes déchaussés, qui avaient leur couvent joindant, n'apprécièrent pas cette installation et demandèrent au chapitre de leur indiquer une autre résidence. Après examen de l'affaire, le chapitre pria le prince-évêque de ne plus permettre l'installation de nouveau couvent sans son autorisation[7]. Les Ursulines s'installèrent mais ne commencèrent pas de travaux. Et ce n'est qu'en 1633, qu'elles parvinrent à conclure avec les Carmes une convention destinée à apaiser le différend[note 10].

Regroupement définitif en Hors-Château[modifier | modifier le code]

En 1634, les Ursulines firent pratiquer des bômes[note 11] dans leurs jardins en terrasses[8]. Quelques-unes restèrent dans un bâtiment rue Sur-la-Fontaine[9], disposant du suffragant successeur de Strecheus, du vicaire général et du Prince-évêque lui-même, ayant subordonné son acceptation à celle du chapitre. Chapitre de Saint-Lambert qui le , leur oppose un refus et les enjoint de regagner leur couvent. Après s'être installées dans un bâtiment de Beauregard[10], rue faubourg Saint-Gilles, mais après deux ans, sur le conseil du chanoine tréfoncier, leur directeur, et à la demande des autres religieuses, elles se réunissent toutes en Hors-Château[11].

Agrandissement du couvent[modifier | modifier le code]

Dès 1638[note 12], les Ursulines agrandissent leurs locaux en achetant un bâtiment contigu à l'enseigne du Fer à Cheval, et en six ans[note 13], d'autres bâtiments qui vont leur permettre d'agrandir leur petit domaine jusqu'au Péri, petit quartier qui coiffe le sommet de la colline. Le domaine approche un hectare.

Érection de la chapelle[modifier | modifier le code]

Après avoir bâti et agrandi leur couvent, elle entreprennent de construire une chapelle définitive. En 1660, un commissaire de la Cité, Honlet, dont la fille avait pris le voile chez les Ursulines, en finança largement la construction, et elle est bientôt consacrée par le suffragant J.A. Blavier[12],[note 14]. Le bâtiment était situé juste au coin de la Montagne de Bueren et Hors-Château. Renier, père de Gérard de Lairesse, exécutera le retable de l'autel majeur de la chapelle représentant le Martyre de sainte Ursule[13]. Deux autres tableaux seront peints par son fils, Gérard de Lairesse, La Conversion où il s'est représenté avec un bonnet à la turque[14] et Le Baptême de saint Augustin viennent achever la décoration. La chapelle sera cédée en 1819 au consistoire du culte protestant et démolie en 1937.

Plainte de la Cité[modifier | modifier le code]

Les Grignoux, opposants du prince et des couvents, dirigeaient alors le Conseil de la Cité, et exigèrent que l'installation soit subordonnée à l'autorisation du syndic, les religieuses alliant à l'instruction intellectuelle, le travail manuel tel que couture, broderies et dentelles considéré comme trafique d'ouvrages et manufactures dépendante de plusieurs des trente-deux bons mestiers de la Cité sans en estre. Ils présentaient d'autres griefs encore – comme prétendre que les dots des aspirantes exigées étaient trop élevées – qu'ils firent transmettre par le syndic. Les religieuses répondirent qu'elles ignoraient qu'une autorisation fut requise, signalèrent l'utilité de leur institut qui est d'instruire, enseigner et dresser les filles et enfans en la vertu des bonnes lettres sans aucun salaire ou récompense.

Règlement de la Cité[modifier | modifier le code]

De long pourparlers de ce litige finirent devant le Conseil de la Cité, spécialement convoqué condescendant gratieusement à l'instante requeste d'un bon nombre de bourgeois, fini par établir un véritable règlement général sur le sujet qu'il allait ensuite imposer à tous les couvents féminins. Par ce règlement, la Cité octroyait une patente d'autorisation à perpétuité aux Ursulines dont le local demeurerait sous la juridiction temporelle de la Cité et également sa protection, mais la communauté avait à acquérir chascun des mestiers dont elle usait. Le conseil fixa aussi le montant des dots pour les liégeoises, laissant la possibilité à la communauté de recevoir les étrangères des sommes autant que leur bonne volonté porterait. Il précisait également qu'au décès d'une religieuse, la moitié de sa dot restait au couvent, l'autre moitié retournait aux parents ou aux héritiers. Les novices devaient être acceptées sans dot et faire face uniquement aux frais du noviciat et à l'achat des habits. Le Conseil se réservait aussi de s'assurer de la solidité financière du couvent par l'examen de ses registres[note 15].

Nouveaux couvents : Huy, Cologne et Vienne[modifier | modifier le code]

Dès 1538, sûres du maintien de leur établissement en Hors-Château, cinq sœurs vont se rendre à Huy pour créer un nouveau couvent et s'installer dans les ruines de l'abbaye de l'abbaye de Beaufays[note 16], elles vont ensuite installer le plus ancien pensionnat d'Allemagne à Cologne où elles sont établies le . Une comtesse liégeoise, Mme de Lamboy, en 1650 et 1655, envoya des Ursulines de Liège à Vienne[15].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'endettement du couvent[modifier | modifier le code]

En 1776, à l'intervention du prince-évêque François-Charles de Velbrück, une nouvelle école gratuite pour fille est installée dans un nouveau bâtiment longeant le couvent. Elles s'endettent et c'est le prince-évêque César-Constantin-François de Hoensbroeck qui viendra à leur aide, les empêchant de vendre leur argenterie et les quelques tableaux de leur église. Sont notamment cités les deux tableaux de Gérard de Lairesse, La Conversion et Le Baptême de saint Augustin[note 17]. Endettées par la construction de nouveaux bâtiments, et malgré l'aide du prince-évêque, la situation est difficile : en 1736 la communauté renfermait vingt mères, cinq sœurs converses, trois domestiques et douze pensionnaires. En 1762, elles sont 18 religieuses, 2 servantes, 14 pensionnaires dont quatre sont exemptes de capitation[16]. En 1791, elles sont 5 mères, six sœurs converses, deux servantes, mais elles hébergent huit dames, dont une avec une servante et huit jeunes pensionnaires[17].

Il n'y avait plus en 1792, que cinq mères, six sœurs converses, une servante et quelques pensionnaires. L'année suivante[18], le prince-évêque crut nécessaire de publier des lettres patentes en vue de rétablir la prospérité de ce couvent et d'informer la population quant à ses possibilités d'instruction publique et gratuite qu'il réforma, ainsi que le pensionnat. Six Ursulines du couvent de Valenciennes qui venait d'être supprimé et qui s'étaient réfugiées à Mons seront admises à s'installer dans la maison de Liège.

La révolution française[modifier | modifier le code]

C'est dans ces conditions que vinrent les surprendre les troupes de la République en . Elles continuèrent leur enseignement sans trop de problème jusqu'à la loi du 15 fructidor an IV[19], qui supprimait tous les ordres religieux des deux sexes et confisquait leurs biens au profit de la République sauf pour les maisons de religieuses enseignantes ou hospitalières[note 18]. Un commissaire, s'était déjà présenté le 25 octobre, à qui les Ursulines vont déclarer que tous les registres, papiers et documensde la maison avait été transportés au-delà du Rhin[note 19]. Après deux réclamations à l'administration centrale et au Directeur des domaines, elles sont établies dans leur droit de gérer leurs biens comme par le passé et transmettent une attestation signée par 102 chefs de famille les plus anciennes et les plus considérées du quartier. Elles reçoivent également l'avis favorable de la Municipalité et le , l'Administration principale signalait au Ministre de l'intérieur son intention de surseoir toute opération contre ce couvent[20]. À cette date, la communauté ne compte plus que cinq mères et trois sœurs converses. Une nouvelle tentative de vente de leurs biens a lien le , mais un arrêté du ministre des finances les maintient, à charge de ne plus porter un costume particulier[21]. Mais les deux tableaux de Gérard de Lairesse avaient déjà été expédiés à Paris, dès 1795, par le peintre et administrateur Léonard Defrance.

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

Après que, en 1798, est prise la résolution de démolir l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste, l'autorité départementale accepta en à la demande des habitants de la paroisse de ce nom, d'utiliser la chapelle des Ursulines pour y exercer leur culte.

Dépôt d'armes[modifier | modifier le code]

Les nécessités de la guerre en font que dès décembre, la chapelle et les deux grandes salles du couvent sont converties en dépôt d'armes de guerre, dépôt qui fut ensuite transféré chez les Carmélites de Saint-Léonard tout proche.

Projet de bibliothèque[modifier | modifier le code]

En 1807, Nicolas Bassenge, devenu bibliothécaire de la ville, suggéra d'installer la bibliothèque communale dans la chapelle.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Fin du couvent[modifier | modifier le code]

En , le maître des postes souhaite en acheter une partie et le commissaire de police du quartier Saint-Léonard s'en sert comme résidence. En 1808, les Ursulines ne sont plus que quatre, continuent à donner l'instruction et vivent dans un quartier du bâtiment. Elle sollicitent une pension mais n'ont pas de réponse, En 1813, par décret, Napoléon concède au département de l'Ourte ... le couvent des Ursulines afin d'y transférer la gendarmerie[22] Leur requête n'avait pas abouti quand l'Empire s'effondre et les Ursulines continuent à vivre avec les maigres revenus du couvent[note 20].

À l'époque du Royaume uni des Pays-Bas, il ne restait que deux religieuses qui ne donnaient plus d'instruction. Elles décèdent toutes deux en 1817[note 21], ayant enfin obtenu une pension viagère de 100 florins.

Affectation du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Va s'ensuivre un nombre important d'affectations des diverses parties du bâtiment, la ville, la province et l'État se réclamant propriétaires du bien. La ville voulant y enseigner, la province y installer la maréchaussée et le Royaume uni des Pays-Bas, l'utiliser à des fins religieuse et militaires.

Gendarmerie[modifier | modifier le code]

La ville prend possession du couvent, le commissariat général de l'instruction publique l'ayant mis à la disposition de la commune pour y effectuer l'enseignement[23]. Mais un arrêté royal[24] impose à la ville d'y installer la brigade de maréchaussée, alors casernée dans le couvent des Croisiers. La gendarmerie est promptement installée dans la maison abandonnée par les Ursulines. L'église est cédée aux protestants — dont la plupart étaient officiers ou fonctionnaires hollandais — est meublée et entretenue par les militaires jusqu'en 1835. Elle est inaugurée le . En 1985, la ville convaincue que l'église lui appartient, la réclame à l'État, la confie au directeur de l'Enregistrement et des Domaines de la remise à la ville, sous la réserve de rester propriétaire du mobilier dont l'usage est laissé au Consistoire[25]. La province va alors réclamer le bâtiment mais sera déboutée[26] et la commune va enfin être reconnue propriétaire de l'ancien établissement religieux. Le tribunal imposa en conséquence que puisque le bâtiment était occupé par la gendarmerie, un loyer était dû, à fixer par des expert[note 22]. Les jardins et terrasses sont mises en location et la gendarmerie restera en place jusqu'en 1855, date de son transfert à Saint-Léonard.

Les locaux, vétustes sont alors affectés au dépôt des outils destinés au service public et qui appartiennent à la commune de Liège. On y installe aussi le marché aux grains. Dès 1859, on projette d'y installer les pompiers, qui s'y installent en 1870, tout en conservant le matériel d'arrosage public. En 1869, la foudre tombe sur le clocheton de l'église et détruit entièrement la toiture. Le temple devient évangélique.

La montagne de Bueren[modifier | modifier le code]

C'est en 1881 que l'on démolit l'årvô qui enjambait l'impasse des Ursulines. La propriété est alors divisée de haut en bas pour ouvrir la montagne de Bueren qui va élargir la première partie de l'impasse qui débutait en Hors-Château et qui prendra le nom de montagne de Bueren par décision de la ville[27].

Rue du Fer de Cheval[modifier | modifier le code]

La petite ruelle, actuellement Impasse des Ursulines, avait le nom de la première maison de l'impasse à l'enseigne du Fer de Cheval, qui avait été achetée trois siècles avant par les Ursulines et englobée dans la propriété du couvent. La rue portait encore son nom au XVIIIe siècle[28]. La population de l'impasse se composait d'ouvriers drapiers, de barbiers, de savetiers, de lingères et de lessiveuses, soit près d'une trentaine de ménage. À son sommet, un béguinage : le béguinage du Saint Esprit, fondé en 1614 par le bourgmestre Philippe Le Rousseau dit du Saint-Esprit et son épouse. Il existait encore au XIXe siècle une pierre commémorative[29]. Son surnom resta au béguinage.

Carrière de pavés[modifier | modifier le code]

En 1819, sous les vignes des Ursulines, derrière le bâtiment principal du couvent, alors devenu la caserne, la ville eut l'idée d'exploiter une petite carrière pour le pavage ses rues. Quelque trois mille pavés sont confectionnés, un rapport d'une commission nommée par la ville précise que le profit serait certain, mais elle n'eut pas de suite[30].

Destination actuelle[modifier | modifier le code]

Achetée en 1994, par deux jeunes antiquaires, Vincent de Lange et Jean-François Taziaux. Rénovation terminée en 1996 par l'inauguration de leur galerie.Situé au pied de la Montagne de Bueren, tout en gardant la façade d'origine, c'est un ensemble d'appartements particulièrement élégant. La chapelle est actuellement un complexe d'appartements construit en 2011.

Ancien patrimoine du couvent[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives des Ursulines sont conservées aux Archives de l'État à Liège. Elles sont très succinctes (deux registres), les Ursulines ayant probablement sauvé leurs archives en Allemagne, peut-être au Couvent des Ursulines de Cologne, comme elles l'ont déclaré lors de la visite des enquêteurs de la république peu après la Révolution française[32].

  • Abrégé de la vie de la Bienheureuse Ange de Bresse, Chez Ouwerx, Liège, 1626, in 12.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains évêques suffragants de la Principauté de Liège ont été évêques de Dionysie, ancien nom de l'île de Naxos : Henri Sylvius jusqu'en 1578, Étienne Strecheus de 1615-1628, Jean-Antoine Blavier de 1654 à 1699
  2. Histoire ecclésiastique d'Allemagne, t.1, 1724, p.341: Étienne Strecheus, liégeois, ci-devant Pasteur de la Paroisse de St. Michel à Liège, ensuite Président du Séminaire Épiscopal & Chanoine de St. Pierre à Liège puis Évêque de Dionysie.
  3. Étienne Strecheus, Liège 1580-1628, ou Stéphanus Strecheus, évêque de Dionysie (ancien nom de l'île de Naxos) et suffragant de Liège de 1615 à 1628,Biographie Nationale, t. 24, col. 169-170 — Le Grand Séminaire, pp. 59-68, qui, avant de décéder, a fondé deux autres communautés d'Ursulines, l'une à Givet en 1622, l'autre à Dinant en 1627, in Daris, 1887, ibidem, p. 353
  4. Anne Marot dirigea la communauté jusqu'à son décès en 1617 et fut enterrée dans le cloître de la cathédrale Saint-Lambert
  5. Puisqu'en une ville su ample, il n'y a pas d'escolles formelles, si ce n'est depuis peu auprès des dévôtes filles anglaises, les quelles, outre leur langage estrangère et demeure dans une extrémité de la ville ne sont seules suffisantes pour y enseigner, les jours ouvriers, les filles déjà grandelettes, in Archive de l'évêché de Liège: Documenta leodiensia, rayon 3, 24, f° 80-81
  6. Il y a deux sortes de compagnies d'Ursulines, savoir les unes religieuses, les autres séculières, comme de faict l'une et l'autre se trouvent à Liège; celles-là érigée de l'autorité de l'Ordinaire en l'an 1619, celles-ci par le nonce apostolique en 1614, in: Abrégé de la vie de la Bienheureuse Ange de Bresse, publié par la Communauté des religieuses Ursulines, Liège, 1626, in 12. — vide p.39 dans la réédition de 1768
  7. La maison avait été construite en 1596 ; de là, la pierre armoriée avec ce millésime qui se trouvait à droite sur la façade du bâtiment de la cour.
  8. Le 11 mars 1627, les Ursulines acquéraient en Hors-Château la propriété de Gérard Ghyssens, marchand bourgeois, comprenant maison, brasserie, jardin et vignoble, avec les droits qu'il avait sur les charbons et les pierres à extraire du sol. La cession se faisant moyennant diverses rentes
  9. Une description avant rénovation est donnée dans Le Patrimoine monumental de la Belgique, t. 3montagne de Bueren, p.197, n°2 Caserne des Pompiers, 1974, Soledi
  10. Le bâtiment à construire n'aurait point de jour du côté des Carmes, sauf par le toit, pas plus que du côté des Carmes, et les Ursulines s'engageaient à construire un mur à la partie limitrophe de leurs biens, du pied de la montagne jusqu'au sommet d'icelle, AEL, Ursulines, 1649, v°
  11. Bôme: abri souterrain
  12. le 24 avril, les Ursulines achètent 6 000 florins de Brabant et le paiement d'une rente de 300 florins à liquider sur un capital de 5 000 florins, maison, brassine et jardin à l'enseigne du Fer à Cheval, à Jean Hardy, Commissaire de la Cité
  13. le 6 septembre 1640, maison, édifices, vignobles, jardins qui furent à Gabriel Bresmal en la rue du Fer à Cheval, à Catherine Beckers; le 30 juillet 1644, l'immeuble de Colard Voes; le 26 mai 1646, la maison de Jean de Magnée
  14. Th. Gobert signale une pierre qui précise l'érection du bâtiment en 1661, dans le bâtiment parallèle à la cour, in Liège à travers les âges, les rues de Liège, t.11, p. 33, note 126, Édition de 1975
  15. Le même jour, 19 juillet 1636, le Conseil de la Cité réclamait de tous les couvents de femmes, l'observation des loix et ordonnances qu'il venait de prescrire pour les Ursulines. Ces mesures ont été renouvelées par le Conseil du 12 août 1679
  16. Abbaye où les Ursulines seront rejointes deux siècles plus tard par les Ursulines du couvent de Bonn (fondé par le couvent d'Herselt) et d'Aix-la-Chapelle, fondé par le couvent de Dinant, tandis que celles du couvent de Cologne iront à Marche-les-Dames
  17. La dette est à hauteur de 19 500 florins brabançons. – Tableaux pour lesquels, dit-on, les acheteurs étrangers ont offert 10 000 florins. in Daris J, Histoire du Diocèse, t. 1, p. 368
  18. c'est-à-dire qui ont des écoles ou des salles de malades (article 20)
  19. On ignore ce que sont devenues ces archives, les Archives de l'État à Liège ne possèdent que deux registres
  20. L'ensemble en 1817, d'un hectare, 10 ares, logeait une douzaine de ménages, le jardin et le vignoble rapportaient environ 1 200 francs de location. L'église était louée comme magasin à un nommé Detige pour 150 florins de Liège
  21. Les deux dernières Ursulines de Liège, Marie-Madeleine Lovinfosse, âgée de 84 ans à son décès en 1817 et Ursule Bébelmans qui décède le 8 septembre 1817, âgée de 52 ans.
  22. Appel de la décision est interjeté par la province, mais un arrêt du 20 décembre 1843 déclare la ville définitivement propriétaire du couvent in Th. Gobert, 1975, ibidem, p.38

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Lartigue, A. Le Catte Givet. Recherches historiques, 12 pp., 1868, p.108, note 2: vide Bouille, Ch. Wilmet
  2. Jean-Baptiste Christyn, Les délices des Païs-Bas, L'évêché et la Principauté de Liège, t.4, p.73 et ss., p. 125, Ed. Bassompierre Liège, 1769, précise la date de 1622 pour la fondation du Couvent par Strecheus
  3. M.E. Henneau, Missionnaires aux frontières du protestantisme pp. 37-54, in Femme, mystique et missionnaire, Centre inter-universitaire d'études québécoises, Université de Laval, 2001, p. 39
  4. Joseph Daris, Notices historiques sur les églises du diocèse de Liège, Liège, 1887, p.351-352
  5. J. Daris, Histoire de la Principauté de Liège, Le diocèse de Liège sous Ferdinand de Bavière, XI, p. 352-353, 1877
  6. J. Daris, 1877 , ibidem, p. 352
  7. J. Daris, Histoire de la Principauté de Liège, t.1, p. 352
  8. Archive de Richonfontaine, vide Th. Gobert, t. 11, p. 30, note 118
  9. Achat à G Gerschovent pour 9000 florins; AEL, Ursulines, reg. 1631-1635, f. 348, & Acte du 30 novembre 1635
  10. Achat à Herman Leroy le 25 mai 1640
  11. J. Daris, Histoire du Diocèse de Liège, t.1, p. 353
  12. Manuscrit 993, f. 387, Bibliothèque de l'Université de Liège
  13. J. Daris, Histoire du Diocèse, t. 1, p. 368
  14. Manuscrit 1165 de la Bibliothèque de l'Université de Liège
  15. Arsène De Noüé, in Bulletin de l'Institut Archéologique Liégeois (BIAL),Promenade à Beaufays, t.14, p. 504-505
  16. E. Helin, Population des paroisses liégeoises au XVIIIe siècle, p. 110, 1959, note 117: Supplique non datée de Velbruck des écoles de la charité (1774) précise 12 mères et 4 converses
  17. AEL, États, 86, f° 5-6 ; 91, f° 62
  18. 7 juin 1793, Schoolmeester Boormans, Cartulaire de l'église Saint Lambert, t.5, n° 5298
  19. 1 septembre 1796
  20. AEL. Fonds Français, Administration Centrale, reg. 152
  21. Arrêté du 2 floréal an V
  22. À cette date, un rapport décrit l'aspect du couvent, Th. Gobert, Liège à Travers le âges, Les rues de Liège, t. 11, p. 37, note xxx
  23. Arrêté du 8 avril 1817, Commissariat de l'instruction Publique
  24. 26 août 1817, article 3
  25. Arrêté du ministre des finances de 1837
  26. Th. Gobert, Liège à Travers le âges, Les rues de Liège, t. 11, p. 37 Édition augmentée de 1924-1929, Culture et Civilisation, Bruxelles, 1975
  27. AEL, Conseil Communal du 1er décembre 1890
  28. Th. Gobert, 1975, ibidem, t.11, note 137
  29. Th. Gobert, 1975, ibidem, p. 39
  30. Th. Gobert, 1975, ibidem p. 39
  31. selon Th. Gobert, note 133 p. 35
  32. Th. Gobert, 1975, ibiden, t.11, note 131

Articles connexes[modifier | modifier le code]