Compagnie de Marie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Compagnie de Marie
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 20 mai 1825
par Léon XII
Institut congrégation cléricale
Type apostolique
Spiritualité école française
But mission, évangélisation
Structure et histoire
Fondation 1713
Saint-Laurent-sur-Sèvre
Fondateur Louis de Montfort
Abréviation S.M.M
Autres noms Montfortains
Site web site officiel
Liste des ordres religieux

La Compagnie de Marie (en latin : Societas Mariæ Montfortana), dont les membres sont appelés Montfortains, forme une congrégation cléricale missionnaire de droit pontifical. Ils font partie de la famille Montfortaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir de 1704, le prêtre Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) se consacre à la prédication de missions populaires en Bretagne, Normandie, Poitou et Saintonge. Pour continuer son œuvre d'évangélisation, il désire fonder un institut voué à la prédication et aux missions. C'est pourquoi il rédige en 1713 une règle des prêtres missionnaires de la compagnie de Marie[1] et se rend la même année au séminaire du Saint-Esprit de Paris en vue de recruter des membres pour sa communauté[2]; mais à la mort du fondateur en 1716, la compagnie ne compte que deux prêtres, René Mulot et Adrien Vatel, et quatre frères coadjuteurs. Mulot est élu supérieur général en 1722[3]. Ils prêchent plusieurs missions en luttant contre le jansénisme, et encouragent la dévotion au Sacré-Cœur et à la Vierge, en particulier par la récitation quotidienne du rosaire, pratique chère au fondateur[4].

Après la révolution, la communauté est réorganisée par le prêtre Gabriel Deshayes (1767-1841), élu supérieur général en 1821. L'institut reçoit le décret de louange le 20 mai 1825[5]. Le généralat du prêtre Denis (1855-1877) voit la création du premier noviciat, car auparavant les missionnaires étaient recrutés dans le clergé séculier. Lors des expulsions des congrégations en 1880, les novices français se réfugient aux Pays-Bas où les Montfortains ouvrent un noviciat et un scolasticat[4].

Les Montfortains arrivent au Canada en 1883 à la demande de l'abbé Benjamin-Victor Rousselot, curé de église Notre-Dame de Montréal, pour gérer un orphelinat agricole situé dans le diocèse d'Ottawa. Au mois d'août, ils se rendent dans les Laurentides, dans ce qui deviendra le village de Montfort, et y fondent un noviciat[6].

Le prêtre André-Antonin Lhoumeau (1852-1920), élu supérieur général en 1903, contribue à la restauration du chant grégorien, en tant que collaborateur de Dom Joseph Pothier, et auteur de la Revue du chant grégorien[7].

En France, ils sont dirigés par leur provincial, le prêtre Olivier Maire jusqu'au , jour où il est tué ; le suspect, un homme d'origine rwandaise, est également suspecté d'avoir incendié la cathédrale de Nantes en 2020[8].

Activité et diffusion[modifier | modifier le code]

Les montfortains se consacrent principalement à l'apostolat missionnaire.

Ils sont présents en[9]:

La maison-mère est à Rome.

En 2012, l'institut comptait 903 membres dont 660 prêtres dans 156 maisons[10]. Son supérieur général en résidence à Rome est le R.P. Luis Augusto Stefani S.M.M., de nationalité brésilienne[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, vol. 110,  Presses universitaires de Rennes, , p. 98
  2. Henry J. Koren, Les Spiritains: trois siècles d'histoire religieuse et missionnaire, Beauchesne, , 633 p. (ISBN 9782701010465), p. 30 à 32
  3. (it) Guerrino Pelliccia et Giancarlo Rocca, Dizionario degli Istituti di Perfezione, vol. II, Milan, Edizione Paoline, 1974-2003, p. 1343-1345
  4. a et b (en) « Missionaries of the Company of Mary », sur https://www.newadvent.org (consulté le )
  5. abbé F. Laveau, Vie de Gabriel Deshayes : apôtre de la Bretagne pendant la révolution, Vannes, Gustave de Lamarzelle, (lire en ligne), p. 204 & 213
  6. « Compagnie de Marie », sur https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le )
  7. « Lhoumeau André-Antonin », sur http://beauchesne.immanens.com/appli/search.php (consulté le )
  8. https://www.lefigaro.fr/faits-divers/un-pretre-assassine-en-vendee-gerald-darmanin-se-rend-sur-place-20210809
  9. « http://www.montfortian.info/main/francais.php », sur http://www.montfortian.info (consulté le )
  10. (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, (ISBN 978-8820987220), p. 1432
  11. Le Figaro, article du 13 août 2021

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]