Petits Frères de Jésus

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Les Petits Frères de Jésus (Institutum Parvolorum Fratrum Iesu) forment une congrégation religieuse, la Fraternité des petits frères de Jésus fondée en 1933 par le Père René Voillaume (1905-2003), dont la spiritualité s'inspire des écrits laissés par Charles de Foucauld (1858-1916) et sur le parcours de vie qui a été le sien après sa conversion en 1886.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ils reçoivent l'habit religieux le 8 septembre 1933 des mains du cardinal Verdier en l'église de Montmartre et en octobre suivant partent pour l'Afrique du Nord[1]. Ils débutent leur vie commune à El Abiodh Sidi Cheikh, en Algérie, suivant la règle élaborée par le bienheureux Charles de Foucauld en 1899, centrée sur la clôture et l'adoration eucharistique. Ils travaillent bientôt de leurs mains en se rapprochant des populations locales, abandonnant une interprétation stricte de la règle[1].

L'institut est érigé en institut de droit diocésain par Gustave Nouet, préfet apostolique de Ghardaïa, le 19 mars 1936; il reçoit le decretum laudis le 13 juin 1968[1].

Ils prononcent les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance à l'Église, voulant partager la condition faite aux petits et aux pauvres et être traités comme eux. Il existe aussi une branche féminine, la Fraternité des Petites Sœurs de Jésus[2].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Ils sont en 2015 au nombre 208 religieux de plus de trente nationalités répartis en 71 communautés [3] en petites unités de deux à quatre frères menant une forme de vie contemplative dans des appartements HLM ou des maisons ordinaires de village.

Martyrs[modifier | modifier le code]

Deux Petits Frères de Jésus de nationalité allemande trouvent le martyre au Congo belge, près de Mambasa, le 26 novembre 1964. Il s'agit de Bernard Ignatius Sarnes (né le 30 janvier 1936 à Haldenau en Haute-Silésie et de Heinz Eberlein (né le 18 juin 1935 à Wingendorf, aujourd'hui quartier de Kirchen)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c DIP, vol. VI (1980), coll. 1664-1666, article de T. Bliard.
  2. Ann. Pont. 2007, p. 1605.
  3. Ann. Pont. 2015, (ISBN 978-88-209-8522-6)
  4. (de) Emmeram Kränkl, Sonntagszeitung, diocèse d'Augsbourg, 19-20 novembre 2016

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]