Ordre des Servites de Marie

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Servites de Marie
Image illustrative de l'article Ordre des Servites de Marie
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 13 mars 1249
Institut Ordre mendiant
Type contemplatif & apostolique
Spiritualité servite
Règle Règle de saint Augustin
Structure et histoire
Fondation 15 août 1233
Florence
Fondateur Sept fondateurs
Abréviation O.S.M
Autres noms anciennement nommés Serfs de la Vierge, Blancs-Manteaux
Patron Notre Dame des Douleurs
Site web site web principal de l'ordre monastique
Liste des ordres religieux

Les servites de Marie (en latin : Ordo Servorum Beatae Virginis Mariae) est un ordre mendiant de droit pontifical.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Ordre des Servites de Marie est fondé en 1233 par sept riches marchands florentins laïcs quittant le monde du commerce pour s’adonner à la vie religieuse. D'abord installés extra muros (près de ce qui est aujourd'hui la Piazza della Santissima Annunziata de Florence), ils partent ensuite sur le Mont Senario. Ils multiplient les communautés dans le nord et le centre de l’Italie. Leur piété est centrée sur le culte de la Vierge Marie et particulièrement les douleurs qu'elle a éprouvées.

Parmi les sept fondateurs, Bonfils, Amédée, Bienvenu, Manet, Sostène, Hugues et Alexis, le seul qui soit resté frère lai est saint Alexis Falconieri (1200-1310), mort plus que centenaire.

L'ordre est approuvé par Rome en 1249. En 1250, ils fondent un oratoire servite à la Basilica della Santissima Annunziata à Florence. Une chapelle porte leur nom et une loggia donne également sur la Piazza.

En 1258, Saint Louis donna, aux moines de l’ordre des Servites de Marie, un couvent, situé à Paris dans l'actuel IVe arrondissement, rue de la Parcheminerie, l'actuelle rue des Blancs-Manteaux, qui porte encore leur nom[1]. Pendant quelques dizaines d'années, à Paris, jusqu'à l'attribution de ce monastère aux moines de l’ordre de Saint-Guillaume, les Servites furent surnommés les Blancs-Manteaux, en raison de la couleur de leur habit, le blanc, symbole de la virginité de Marie.

En 1274, à la suite du IIe concile de Lyon, l'ordre est suspendu en raison de la décision prise par un concile précédent d'interdire la création de nouveaux ordres mendiants[2], suppression confirmée par le pape Innocent V en 1276. Philippe Benizi, ministre général de l'ordre, plaide brillamment sa cause à Rome, et l'ordre est rétabli par le pape Jean XXI en 1277 et à nouveau approuvé par Rome en 1304.

Les fondateurs de l'ordre furent canonisés ensemble comme un seul homme par le pape Léon XIII le . Parmi les plus célèbres des saints et bienheureux de l'ordre des Servites on trouve Pérégrin de Forlì (en Italie), considéré comme le saint patron des malades incurables, prié aujourd'hui par les cancéreux et les sidéens, et Philippe Benizi, réformateur de l'ordre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, Payot/Rivages, 1993.
  2. Ordo Servorum Mariae

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]