Buis-les-Baronnies

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Buis-les-Baronnies
Vue d'ensemble.
Vue d'ensemble.
Blason de Buis-les-Baronnies
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Buis-les-Baronnies (chef-lieu avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Sébastien Bernard
2014-2020
Code postal 26170
Code commune 26063
Démographie
Gentilé Buxois, Buxoises
Population
municipale
2 281 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 35″ nord, 5° 16′ 31″ est
Altitude Min. 319 m
Max. 1 080 m
Superficie 33,74 km2
Localisation

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Buis-les-Baronnies
Liens
Site web http://www.buislesbaronnies.fr/

Buis-les-Baronnies est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Buxois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située principalement sur la rive droite de l'Ouvèze, au pied de l'arête crénelée du rocher Saint-Julien, la ville s'étend au milieu de prairies et de belles oliveraies. La digue qui protège la ville des crues de l'Ouvèze est pendant la saison hivernale une promenade ensoleillée d'où l'on aperçoit le vieux village de La Roche-sur-le-Buis avec les ruines de son château féodal. La ville se situe dans les Baronnies, une région naturelle et historique du Dauphiné et de la Drôme provençale. La commune est également traversée par le Menon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Le Buis, ancienne capitale de la tribu vocontienne des Boxanses, puis, au Moyen Âge, de la baronnie de Mévouillon. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré (Sancte Marie de Projactis, actuellement Saint-Denis-de-Projat) et l’église Saint-Julien, dont elle percevait les revenus[1].

Buis-les-Baronnies au XIXe siècle, illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

Elle fut la ville préférée des dauphins de Viennois. Humbert II, date plusieurs de ses chartes du Buis. La ville avait alors 3 500 habitants ce qui, pour l'époque, représente une grande cité ; mais la peste de 1347, y fit d'affreux ravages. La moitié de la population périt. Louis XI la repeupla en y attirant des reitres allemands avec leurs familles et en fit le siège d'un bailliage ; il y annexa même la cour de justice de Nyons, en 1447.

Les guerres de religion firent beaucoup de mal au Buis ; mais ce fut la Révolution qui lui porta le coup fatal en lui enlevant toute son administration pour la transférer à Nyons.

Au milieu du XIXe siècle, des tilleuls furent plantés en nombre et devinrent la spécialité de Buis-les-Baronnies. Autour du tilleul et d'autres plantes et herbes aromatiques comme la lavande, le thym, la sauge et la sarriette, se développa une filière locale de négociants-producteurs qui lancèrent des marques renommées (voir ici). Chaque année est organisée une fête du tilleul.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2014 Jean-Pierre Buix PCF  
mars 2014 en cours Sébastien Bernard[2] PS Conseiller juridique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villes jumelées avec Buis-les-Baronnies.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 281 habitants, en diminution de -0,44 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 215 2 215 2 196 2 137 2 180 2 147 2 263 2 358 2 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 389 2 370 2 413 2 343 2 203 2 160 2 069 1 966 1 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 855 1 932 1 806 1 473 1 466 1 338 1 472 1 333 1 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 496 1 602 1 729 1 885 2 030 2 226 2 283 2 251 2 281
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (23,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 31,9 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 40,5 %).
Pyramide des âges à Buis-les-Baronnies en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,5 
90  ans ou +
2,9 
11,7 
75 à 89 ans
18,4 
18,7 
60 à 74 ans
19,2 
23,3 
45 à 59 ans
18,6 
15,4 
30 à 44 ans
16,3 
13,0 
15 à 29 ans
12,1 
16,4 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de la Drôme en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,7 
75 à 89 ans
9,8 
14,1 
60 à 74 ans
14,8 
20,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,9 
17,9 
15 à 29 ans
16,1 
19,8 
0 à 14 ans
17,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un regroupement scolaire des 11 communes alentour (de la maternelle à la 3e) se trouve dans la ville.

Santé[modifier | modifier le code]

Un petit hôpital avec principalement une unité gériatrique complète les services locaux.

Services administratifs[modifier | modifier le code]

Le trésor public a maintenu un service.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Enceinte du XIVe siècle : quatre tours (tour carrée du Safre, tours rondes de la Gendarmerie, de l'Office du Tourisme et une troisième), remparts sud.
  • Église Notre-Dame de Nazareth des XIIIe siècle,XIVe siècle et XVIIe siècle.
  • Chapelle Saint-Trophime dite de l'ermitage, située à 5 kilomètres du village, près du rocher Saint-Julien, elle est mentionnée dès le XIVe siècle.
  • Chapelle des Ursulines XVIIe siècle
  • La place du marché : encombrée avant 1291, d'échoppes de bouchers, savetiers et autres artisans, elle est entourée de belles arcades en grande partie gothiques qui rappellent certaines villes de la Suisse alémanique ou de l'Allemagne du Sud. Elles doivent cette ressemblance à la construction qu'en firent, au XVe siècle, les reîtres allemands que Louis XI établit au Buis après la grande peste du siècle précédent.
  • Place des Arcades XVe siècle et XVIe siècle. classée
Le rocher Saint-Julien.
  • L'ancien couvent des dominicains : fondé en 1294 par Raymond V de Mévouillon, le couvent fut élevé près du ruisseau de Malguery. Incendié en 1562 par Paul de Mouvans, l'un des chefs calvinistes, il n'en reste aucune trace. Rebâti à la fin du XVIe siècle l'évêque de Vaison y autorisa le 30 avril 1598 la création d'un séminaire et d'un collège. Les Dominicains devinrent les instructeurs de la jeunesse buxoise. Vendu comme bien national après 1791, le couvent est devenu la propriété de la ville. Dans la cour, existent encore deux galeries du cloître de l'ancien monastère.
  • Porte Renaissance au centre-ville (classée).
  • Site d’escalade réputé : rochers d’Ubrieux et de Saint-Julien, un des beaux sites de la liste des sites d'escalade en France
  • Bois de 30 000 tilleuls.
  • La Maison des plantes aromatiques et médicinales présente plus de deux siècles de tradition de la culture et de la distillation et de l'usage de la lavande, du tilleul et autres plantes aromatiques cultivées (sariette, sauge...). Voir le site.
  • La route des Princes d'Orange : Buis-les-Baronnies est situé sur cet itinéraire autrefois emprunté par les princes d'Orange (dynastie qui régna sur Orange de 1115 à 1702) pour rejoindre leur baronnie d'Orpierre.
  • Le cinéma Le Reg'Art.
  • Une piscine municipale ouverte pendant la période d'été.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Buis-les-Baronnies

Les armoiries de Buis-les-Baronnies se blasonnent ainsi : « D'argent au dauphin d'azur brochant sur une branche de buis de sinople. »

Économie[modifier | modifier le code]

  • Vin de pays Coteaux-des-baronnies.
  • Abricots (orangers de Provence).
  • Huile d'olive.
  • Olives de bouche classées en AOC de Nyons (la variété Tanche est la plus répandue).
  • Petites industries de plantes aromatiques et médicinales (huiles essentielles, parfums naturels de plantes, etc.).

Événements[modifier | modifier le code]

Marché de Provence à Buis-les-Baronnies.
  • Le marché a lieu tous les mercredis et samedis matins.
  • Sérénades en Baronnies, festival de musique classique réparti sur l'année.
  • Troisième week-end de janvier, fête de l'huile d'olive et de l'olive AOC.
  • La Buiscyclette[9], raid VTT le premier dimanche de mai avec de superbes balades à vélo pour tous les niveaux (VTT et vélo de route) et une bonne ambiance.
  • Quatrième dimanche de septembre la « Ronde des Baronnies » : plusieurs randonnées pédestres dans les Baronnies.
  • Fête du « Tilleul en Baronnies », marché du tilleul, des plantes aromatiques et salon du livre des plantes, le troisième samedi de juillet.
  • Marché de la laine en août.
  • Festival de jazz, une tradition du mois d'août.
  • les Flûtes en Baronnies, académie du Trio d'Argent la dernière semaine du mois d'août, tous les ans[10].
  • Course pédestre « Le Buis j'aime j'y cours », deuxième dimanche d'août (1,4 et 2,8 km enfants, 7 km féminines, 10 km hommes).
  • « Dans les Pas du Géant[11] » Premier week-end de juillet - Rendez-vous sportif, trail, randonnée, tournoi de football, au profit des enfants malades.
  • Le trail de la Drôme dont le départ et l'arrivée ont lieu à Buis-les-Baronnies.
  • « Les Lointaines », festival de musiques du monde.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Docteur Claude Bernard, Histoire de Buis-les-Baronnies, Vaison-la -Romaine, imprimerie Meffre, 1980 (3e édition).
  • Guy Barruol, Michèle Bois, Marie-Pierre Estienne, Patrick Ollivier-Elliott, Maurice Jorda, Jean-Yves Royer, Les Baronnies au Moyen Âge : femmes, hommes, territoires, villages, châteaux et églises, Les Alpes de Lumière, 1997.
  • Patrick Ollivier-Elliott, Les Baronnies, mode d'emploi d'un fragment de paradis, Edisud, 2001
  • Conservation du Patrimoine de la Drôme, Patrimoines des Baronnies, paysage, architecture et histoire, Conseil général de la Drôme (diffusion La Mirandole), 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon n° 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 216
  2. Buis-les-Baronnies sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Évolution et structure de la population à Buis-les-Baronnies en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 décembre 2011)
  8. « Résultats du recensement de la population de la Drôme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 décembre 2011)
  9. http://www.buiscyclette.com
  10. Flûtes en Baronnies
  11. Site officiel