Buis-les-Baronnies

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Buis-les-Baronnies
Buis-les-Baronnies
Vue d'ensemble.
Blason de Buis-les-Baronnies
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Sébastien Bernard
2020-2026
Code postal 26170
Code commune 26063
Démographie
Gentilé Buxois, Buxoises
Population
municipale
2 305 hab. (2018 en augmentation de 1,95 % par rapport à 2013)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 35″ nord, 5° 16′ 31″ est
Altitude Min. 319 m
Max. 1 080 m
Superficie 33,74 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Canton de Buis-les-Baronnies (avant mars 2015)
Localisation
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Buis-les-Baronnies
Liens
Site web http://www.buislesbaronnies.fr/

Buis-les-Baronnies [bɥi le baʁɔni] est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Buxois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Buis-les-Baronnies est située dans les Baronnies, une région naturelle et historique du Dauphiné et de la Drôme provençale.
Limitrophe du Vaucluse, elle est située au sud-est de Nyons.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Ouvèze.

La commune est arrosée par :

  • l'Ouvèze (la commune est située sur la rive droite).
  • le Menon.
  • le ruisseau Aigue-Julianne, affluent de l'Ouvèze, est attesté en 1891[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route des Princes d'Orange : Buis-les-Baronnies est situé sur cet itinéraire autrefois emprunté par les princes d'Orange (dynastie qui régna sur Orange de 1115 à 1702) pour rejoindre leur baronnie d'Orpierre.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Buis-les-Baronnies est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Elle appartient à l'unité urbaine de Buis-les-Baronnies, une unité urbaine monocommunale[5] de 2 302 habitants en 2017, constituant une ville isolée[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,9 %), zones agricoles hétérogènes (19,1 %), cultures permanentes (12 %), zones urbanisées (3,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,7 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville est situé au pied de l'arête crénelée du rocher Saint-Julien ; elle s'étend au milieu de prairies et de belles oliveraies[réf. nécessaire].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[12] :

  • Aubagne
  • Bergerie de Foulon
  • Chapelle Saint-Martin
  • Cost
  • Du Brusquet
  • Ferme de Férus
  • Ferme de Proyas
  • Ferme de Saint-Denis
  • la Bouscaude
  • la Durière
  • la Gardette
  • la Grange des Bois
  • la Nible
  • la Reynarde
  • la Saffrette
  • la Savouillanne
  • le Flachier
  • le Font d'Annibal
  • le Menon
  • le Moulin de Cost
  • le Pont Neuf
  • le Romégas
  • les Brugières
  • les Jonchiers
  • les Péchières
  • Saint-Trophine (chapelle)
  • Sans Regret
  • Vertégoux
  • Villecroze

Anciens quartiers :

  • Aiguille est un quartier attesté en 1891[13].
  • l'Adret-de-Saint-Julien est un quartier attesté en 1891. Il était dénommé in Adrechiis en 1520 (terrier de Mévouillon)[14].
  • l'Aire-de-la-Cour est un quartier attesté en 1891. Il était dénommé Aream Curie en 1520 (terrier de Mévouillon)[15].
  • les Aires est un quartier attesté en 1891. Il était dénommé Las Ares en 1498 (inventaire de la chambre des comptes)[16].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est dénommée Lo Bois dei Baroniás en occitan ou Lo Bois dei Baronias en provençal alpin[réf. nécessaire].

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[17] :

  • 1221 : claustrum de Buxo (cartulaire des Templiers, 125).
  • 1222 : mention de l'église de la paroisse du Buis : ecclesia de Bucxo (cartulaire des Templiers, 131).
  • 1283 : mention du mandement : mandamentun Buxi (inventaire des dauphins, 228).
  • 1293 : castrum de Buxo (Valbonnais, I, 35).
  • 1300 : mention du magistrat (bailli) chargé de rendre la justice à tous les vassaux des Mévouillons : bajulus Buxi (Valbonnais, II, 102).
  • 1400 : Boix (choix de documents, 235).
  • 1447 : Le Bois et Le Boys (Statuta Delphin.).
  • 1549 : Le Boix (rôle de tailles).
  • 1705 : Le Buix (dénombrement du royaume).
  • 1788 : Le Buis (alman. du Dauphiné).
  • 1850 : Buis-les-Baronnies (décret du 24 juillet 1850).
  • 1891 : Le Buis-les-Baronnies, commune de l'arrondissement de Nyons.

Non daté[réf. nécessaire] : Buis-les-Baronnies(l'article défini n'est plus prononcé).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme dériverait de l'occitan bois, « buis »[18], arbuste de la famille des Buxacés (ou du provençal médiéval bois (prononcez : boïs)[réf. nécessaire]).

Les Baronnies sont une région naturelle et historique qui s'étend entre le sud-est de la Drôme, l'ouest des Hautes-Alpes et le nord de Vaucluse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le Buis est l'ancienne capitale de la tribu gauloise des Boxsani (confédération des Voconces)[réf. nécessaire].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Le futur mandement du Buis est probablement habité par les Bocx(ani), mentionnés avec les Noiomagenses (habitants de Nyons) dans une inscription découverte à Tain[17].

Le lieu est appelé Arx Apollinaris par les Romains[19].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

D'une manière générale, à partir du XIe siècle, les villages des Baronnies dépendent de la baronnie de Mévouillon et de la baronnie de Montauban[réf. nécessaire].

1178 : les seigneurs de Mévouillon sont les vassaux directs de l'empereur Frédéric Barberousse[réf. nécessaire].

La seigneurie : elle ne comprenait que la paroisse du Buis[17] :

  • Possession des barons de Mévouillon, dont elle est la capitale.
  • 1317 : la terre passe aux dauphins.
  • 1422 : passe aux Avaugour.
  • 1553 : passe aux Vadel.
  • 1643 : passe aux princes de Monaco, derniers seigneurs.

XIIe siècle : l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Sancte Marie de Projactis (actuellement Saint-Denis-de-Projat) et l'église Saint-Julien, dont elle percevait les revenus[20].

Du temps des barons de Mévouillon, Buis-les-Baronnies était la résidence du magistrat chargé de rendre la justice à tous leurs vassaux[17].
(Après son annexion au Dauphiné, en 1317, Le Buis deviendra le siège d'un bailliage (1336 : bayllivia baroniarum montis Albani et Medullioni (Valbonnais, II, 320)) dont le ressort comprenait tout l'arrondissement de Nyons et quelques communes des cantons de Grignan et de Dieulefit[17]. À partir de 1447, ce tribunal, appelé bailliage du Buis, n'aura plus qu'un vibailli à sa tête [réf. nécessaire]).

Depuis 1270, les Mévouillon sont endettés : en 1288, Raymond VI de Mévouillon donne une charte de franchise aux habitants[réf. nécessaire]. Cette charte de libertés sera confirmée en 1337 par les dauphins[17].

1291 : Raymond VI de Mévouillon vend sa baronnie à Jean de Genève, évêque de Valence et de Die. La vente pour 6 000 livres tournois est ratifiée par le traité de Chamaloc, signé le 16 août 1291[réf. nécessaire]. Cet acte de vente n'est pas reconnu par Raymond V de Mévouillon car il est contraire aux dispositions testamentaires de Raymond IV de Mévouillon qui interdisait l'aliénation du domaine. Raymond VI de Mévouillon est condamné[réf. nécessaire].

Le 10 juillet 1293, Raymond VI de Mévouillon vend sa baronnie au dauphin qui profite de son endettement. Raymond de Mévouillon a confié ses castra au dauphin à condition de pouvoir les reprendre en fief franc, noble et antique, et à fidélité non lige[réf. nécessaire].
Concernant le reste des Baronnies, en 1294-1295, le domaine de Montauban est cédé au dauphin par Hugues Adhémar, héritier de Roncelin de Lunel[réf. nécessaire].

1309 (démographie) : 3500 habitants[17].
Vers 1310, on compte 700 maisons, soit environ 3 500 habitants[21],[22],[23].

1317 : les Baronnies passent définitivement sous le contrôle des dauphins[réf. nécessaire].
La partie orientale a été l'objet de négociations avec les comtes de Provence qui y avaient des intérêts[réf. nécessaire].

Le Buis fut la ville préférée des dauphins de Viennois[réf. nécessaire].
Humbert II signe plusieurs de ses chartes au Buis. La ville avait alors 3 500 habitants ce qui, pour l'époque, représente une grande cité[réf. nécessaire].

1347 : la peste y fait des ravages. La moitié de la population périt[réf. nécessaire].

1349 : le Dauphiné est vendu au royaume de France.

Louis XI repeuple la ville en y attirant des reitres allemands avec leurs familles et en fait le siège d'un bailliage. En 1447, il y annexe la cour de justice de Nyons[réf. nécessaire].

Les guerres de Religion font beaucoup de mal au Buis[réf. nécessaire].
La baisse de la population est citée en 1656. Elle s'est accélérée après la révocation de l'édit de Nantes en 1685[réf. nécessaire].

1720 (démographie) : 400 chefs de familles[17].

1762 (démographie) : le conseil de ville déclare que la population est réduite à 400 habitants[24].

Avant 1790, le Buis était une communauté de l'élection de Montélimar, chef-lieu de subdélégation et de bailliage.
Elle comprenait trois paroisses : le Buis, Proyas et Ubrieux[17] :

  • La paroisse du Buis en particulier était du diocèse de Vaison, et son église, sous le vocable de Notre-Dame de Nazareth, était celle d'un prieuré qui, connu en 1221, fut uni dès le XVIe siècle à la charge de capiscol du chapitre cathédral de Vaison. Son titulaire perçut, de ce chef, les dîmes de la paroisse du Buis jusqu'à la Révolution.
  • Il y avait en outre, dans cette ville, un couvent de dominicains fondé en 1294 par les barons de Mévouillon. En 1891, les bâtiments servent de mairie et de collège.
  • Il y avait aussi un monastère d'ursulines fondé en 1643. En 1891, c'est un hôpital.

Le mandement du Buis ne comprenait que les paroisses du Buis et de Proyas. La paroisse d'Ubrieux formait un mandement séparé[17].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Buis-les-Baronnies au XIXe siècle, illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1790, le Buis devient le chef-lieu d'un canton comprenant le Buis et la Roche-sur-Buis, et celui d'un district comprenant les cantons du Buis, de Mirabel, de Mollans, de Montauban, de Montbrun, de Nyons, de Rémuzat et de Vinsobres[17].
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait un simple chef-lieu de canton, comprenant les communes de Beauvoisin, Bellecombe, Bénivay, Bésignan le Buis, Eygaliers, Mérindol, Mollans, Ollon, la Penne, Pierrelongue, Plaisians, le Poët-en-Percip, Propiac, Rioms, Rochebrune, la Roche-sur-Buis, la Rochette, Saint-Auban, Sainte-Euphémie, Sainte-Jalle, Saint-Sauveur, Vercoiran[17].

La Révolution lui porte un coup fatal en lui enlevant toute son administration qui est transférée à Nyons[réf. nécessaire].

1811 : des platanes sont plantés pour la naissance du roi de Rome (fils de Napoléon I)[19].

Au milieu du XIXe siècle, des tilleuls sont plantés en nombre et devinrent la spécialité de Buis-les-Baronnies[réf. nécessaire].

En 1907, la ville est reliée à Orange par une ligne de chemin de fer à voie métrique dont elle accueille la gare terminus[25]. Le service des trains a pris fin en 1952 et la ligne a été démantelée[26].
La gare est aujourd'hui un centre des finances publiques[27],[28].

Deuxième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
? ? Aimé Buix PCF conseiller général (1945-1951)
1971 1977 René Jouve SFIO-PS conseiller général (1955-1976)
1977 1983 Raymond Argenson PS  
1983 1989 Georges Bec UDF conseiller général (1976-1988)
1989 1995 Raymond Argenson PS  
1995 2001 Jean-Pierre Buix PCF  
2001 2008 Jean-Pierre Buix   maire sortant
2008 2014 Jean-Pierre Buix   maire sortant
2014 2020 Sébastien Bernard PS conseiller juridique
2020 En cours
(au 18 janvier 2021)
Sébastien Bernard[29][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Administrativement la commune est comprise dans l'arrondissement de Die, dans le canton de Crest.
Elle est également une commune adhérente de la communauté de communes du Val de Drôme qui comprend trente communes et dont le siège est situé à Eurre.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villes jumelées avec Buis-les-Baronnies.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2018, la commune comptait 2 305 habitants[Note 2], en augmentation de 1,95 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2152 2152 1962 1372 1802 1472 2632 3582 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3892 3702 4132 3432 2032 1602 0691 9661 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8551 9321 8061 4731 4661 3381 4721 3331 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4961 6021 7291 8852 0302 2262 2832 2512 293
2018 - - - - - - - -
2 305--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (23,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 31,9 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 40,5 %).
Pyramide des âges à Buis-les-Baronnies en 2007 en pourcentage[35]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90  ans ou +
2,9 
11,7 
75 à 89 ans
18,4 
18,7 
60 à 74 ans
19,2 
23,3 
45 à 59 ans
18,6 
15,4 
30 à 44 ans
16,3 
13,0 
15 à 29 ans
12,1 
16,4 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de la Drôme en 2007 en pourcentage[36]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,7 
75 à 89 ans
9,8 
14,1 
60 à 74 ans
14,8 
20,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,9 
17,9 
15 à 29 ans
16,1 
19,8 
0 à 14 ans
17,7 

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Le trésor public a maintenu un service[réf. nécessaire].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un regroupement scolaire des onze communes alentour se trouve dans la ville : école maternelle et collège[réf. nécessaire].

Santé[modifier | modifier le code]

Un petit hôpital avec principalement une unité gériatrique complète les services locaux[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • « Les Lointaines », festival de musiques du monde[réf. nécessaire].
  • Sérénades en Baronnies, festival de musique classique réparti sur l'année[réf. nécessaire].
  • Janvier (troisième week-end) : fête de l'huile d'olive et de l'olive AOC[réf. nécessaire].
  • Juillet : festival d'art dramatique[19].
  • Juillet (troisième samedi) : fête du Tilleul en Baronnies est un marché du tilleul et des plantes aromatiques associé à un salon du livre des plantes[réf. nécessaire].
  • Août : festival de jazz[réf. nécessaire].
  • Août (9 au 12) : fête de Saint-Laurent[19].
  • Août (dernière semaine) : les Flûtes en Baronnies, académie du Trio d'Argent[37].
  • Septembre (quatrième dimanche) : la Ronde des Baronnies se compose de plusieurs randonnées pédestres dans les Baronnies[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Evénements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le trail de la Drôme dont le départ et l'arrivée ont lieu à Buis-les-Baronnies[réf. nécessaire].
  • Mai (premier dimanche) : La Buiscyclette[38], raid et balades à vélo pour tous les niveaux (VTT et vélo de route).
  • Juillet (premier week-end) : Dans les Pas du Géant est un rendez-vous sportif (trail, randonnée, tournoi de football, au profit des enfants malades)[39].
  • Août (deuxième dimanche) : Le Buis j'aime j'y cours est une course pédestre (1,4 et 2,8 km pour les enfants, 7 km pour les femmes, 10 km pour les hommes)[réf. nécessaire].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Marché de Provence à Buis-les-Baronnies.

En 1992 : oliviers (olives noires / tanches, huile d'olive / coopérative oléicole), vignes (vin AOC Coteaux des Baronnies), vergers (amandes), lavande (essence), truffes, apiculture (miel), ovins (fromage Picodon)[19].

Divers[réf. nécessaire] :

  • Vin de pays Coteaux-des-baronnies.
  • Abricots (orangers de Provence).
  • Huile d'olive.
  • Olives de bouche classées en AOC de Nyons (la variété Tanche est la plus répandue).
  • Petites industries de plantes aromatiques et médicinales (huiles essentielles, parfums naturels de plantes, etc.).
  • Plantation de 30 000 tilleuls[19] représentant 75 % de la production française de tilleul[40]
  • Autour du tilleul et d'autres plantes et herbes aromatiques comme la lavande, le thym, la sauge et la sarriette, se développa une filière locale de négociants-producteurs qui lancèrent des marques renommées (voir ici). Chaque année est organisée une fête du tilleul.

Marchés et foires[19] :

  • Marché : troisième mercredi du mois (sauf janv., nov., déc.).
  • Foire : premier mercredi du mois (sauf avril, août, nov.), le 21 janvier, le lundi après Rameaux, le 18 août, le 2 nov., le 18 décembre.
  • Marché aux fruits et aux olives : mercredi et dimanche.
  • Grand marché du tilleul : premier et second mercredi de juillet.

Marché de la laine (août)[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Des visites commentées du village sont organisées par l'Office de Tourisme (les mercredis à 15h d'avril à octobre et à 17h en juillet-août, sur réservation uniquement).
  • Station climatique d'été[19].
  • Piscine municipale ouverte pendant la période d'été[réf. nécessaire].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de l'ancienne enceinte et de la tour du Saffre (XIIe siècle)[19].
Enceinte du XIVe siècle : quatre tours (tour carrée du Safre, tours rondes de la Gendarmerie, de l'Office du Tourisme et une troisième), remparts sud[réf. nécessaire].
  • Église Notre-Dame de Nazareth des XIIIe siècle, XIVe siècle et XVIIe siècle[réf. nécessaire].
Église (XVIIe siècle) : baptistère (XVIIIe siècle), maître-autel en bois doré polychrome (XVIIIe siècle)[19].
  • Place du Marché (classé MH) avec ses façades, toitures et arcades (XVe siècle)[19].
La place du marché : encombrée avant 1291, d'échoppes de bouchers, savetiers et autres artisans. Elle est entourée de belles arcades en grande partie gothiques qui rappellent certaines villes de la Suisse alémanique ou de l'Allemagne du Sud. Elles doivent cette ressemblance à la construction qu'en firent, au XVe siècle, les reîtres allemands que Louis XI établit au Buis après la grande peste du siècle précédent[réf. nécessaire].
  • Place des Arcades XVe et XVIe siècles (classée)[réf. nécessaire].
  • Ancien couvent des Dominicains (XVIe siècle) : cloître ancien, réfectoire puis salle de justice de paix avec boiseries[19].
L'ancien couvent des dominicains : fondé en 1294 par Raymond V de Mévouillon, le couvent fut élevé près du ruisseau de Malguery. Incendié en 1562 par Paul de Mouvans, l'un des chefs calvinistes, il n'en reste aucune trace. Rebâti à la fin du XVIe siècle, l'évêque de Vaison y autorisa le la création d'un séminaire et d'un collège. Les Dominicains devinrent les instructeurs de la jeunesse buxoise. Vendu comme bien national après 1791, le couvent est devenu la propriété de la ville. Dans la cour, existent encore deux galeries du cloître de l'ancien monastère[réf. nécessaire].
  • Vieux pont sur l'Ouvèze (1690) : une arche[19].
  • Ancienne chapelle des ursulines (XVIIe siècle) : portail Renaissance (classé MH)[19].
Porte Renaissance au centre-ville (classée)[réf. nécessaire].
Cette digue, qui protège la ville des crues de l'Ouvèze, est pendant la saison hivernale une promenade ensoleillée d'où l'on aperçoit le vieux village de La Roche-sur-le-Buis avec les ruines de son château féodal[réf. nécessaire].
  • Ruelle pittoresques, vieilles maisons[19].
  • Fontaine (Premier Empire)[19].
  • Platanes (protégés) plantés en 1811 pour la naissance du roi de Rome[19].
  • Vestiges de l'ancienne synagogue (rue des Juifs)[19].
  • Esplanade[19].
  • Ubrieux : château ruiné[19].
  • Ermitage de Saint-Trophime[19].
Chapelle Saint-Trophime dite de l'ermitage, située à 5 kilomètres du village, près du rocher Saint-Julien, elle est mentionnée dès le XIVe siècle[réf. nécessaire].
  • Chapelle Saint-Martin (ancienne paroisse ruinée lors des guerres de Religion)[19].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Exposition de peinture et d'artisanat provençal[19].
  • Association des Amis du Buis et des Baronnies[19].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Gorges d'Ubrieux (SI)[19].
  • Vue du col d'Ey (718 m)[19].
  • Rocher de Saint-Julien[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armoiries de Buis-les-Baronnies

Les armoiries de Buis-les-Baronnies se blasonnent ainsi : « D'argent au dauphin d'azur brochant sur une branche de buis de sinople. »

comme l'atteste le blason sculpté dans la salle du conseil municipal de la mairie de Buis, le dauphin n'est pas comme sur l'illustration mais tête en bas.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Claude Bernard, Histoire de Buis-les-Baronnies, Vaison-la-Romaine, imprimerie Meffre, 1980 (3e édition).
  • 1997 : Guy Barruol, Michèle Bois, Marie-Pierre Estienne, Patrick Ollivier-Elliott, Maurice Jorda, Jean-Yves Royer, Les Baronnies au Moyen Âge : femmes, hommes, territoires, villages, châteaux et églises, Les Alpes de Lumière, 1997.
  • 2001 : Patrick Ollivier-Elliott, Les Baronnies, mode d'emploi d'un fragment de paradis, Edisud, 2001.
  • 2006 : Conservation du Patrimoine de la Drôme, Patrimoines des Baronnies, paysage, architecture et histoire, Conseil général de la Drôme (diffusion La Mirandole), 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 2 (Aigue-Julianne).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Buis-les-Baronnies », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. https://www.geoportail.gouv.fr/
  13. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 3 (Aiguille).
  14. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 2 (L'Adret-de-Saint-Julien).
  15. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 3 (L'Aire-de-la-Cour).
  16. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 3 (Les Aires).
  17. a b c d e f g h i j k et l J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 53 (Le Buis-les-Baronnies).
  18. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, page 1226, (ISBN 2600001336).
  19. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab et ac Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Buis-les-Baronnies.
  20. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle, dans Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 pages, page 216, (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X).
  21. Marie-Pierre Estienne, Châteaux médiévaux des Baronnies Xe – XIVe siècles, Alpara, Lyon, 2008, pages 99-136, (ISBN 978-2-91612502-2) (lire en ligne)
  22. Marie-Pierre Estienne, Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe – XVe siècle, Presses universitaires de Provence, Aix-en-Provence, 2004, (ISBN 978-2-85399577-1) (aperçu)
  23. Dr Claude Bernard, Histoire de Buis-les-Baronnies, Macabert, Vaison, 1956 ; 240 pages
  24. Compte-rendu du livre de Claude Bernard par Joseph Billoud dans Provence historique, 1956, tome 6, fascicule 26, p. 87-88
  25. « Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation », sur gallica.bnf.fr, [s.n.], .
  26. « Décret no 54-1099 du 12 novembre 1954 portant déclassement de certaines lignes et sections de lignes de chemin de fer d'intérêt général », Journal officiel de la République Française,‎ , p. 10676-10677 (ISSN 0373-0425, lire en ligne).
  27. « Route du petit train de Buis », sur inventaires-ferroviaires.fr (consulté le ).
  28. Marc-André Dubout, « La ligne Orange-Buis-les-Baronnies », sur marc-andre-dubout.org (consulté le ).
  29. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  30. « site web de Gomadingen ».
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  36. « Résultats du recensement de la population de la Drôme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  37. « Accueil », sur www.triodargent.com.
  38. « Accueil ».
  39. Fabrice Bourdelon, « Dans Les Pas Du Géant », sur www.danslespasdugeant.org.
  40. Le tilleul dans les Baronnies.