Ordre de Fontevraud

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Ordre de Fontevraud
Ordre religieux
Type Ordre monastique
Spiritualité Église catholique romaine
Structure et histoire
Fondation début XIIe siècle
Fondateur Robert d'Arbrissel
Fin 1790
Liste des ordres religieux

L'ordre de Fontevraud était un ordre monastique successivement protégé par les Plantagenêts et puis par la Maison capétienne de Bourbon a été fondé en 1101 par Robert d'Arbrissel lors de la création de l'abbaye de Fontevraud dans la commune homonyme. En principe le monastère de l' Ordre de Fontevraud est un monastère double, un monastère de femmes et un monastère d'hommes, voisins mais séparés. Il y eut naturellement des exceptions. Le temps passant ce caractère double cessa d'être la règle au début du XVe siècle.

Des spécificités marquantes de l'ordre[modifier | modifier le code]

Les fondateurs[modifier | modifier le code]

  • L’ordre de Fontevraud a été fondé en par Robert d'Arbrissel (1045-1116). L'abbaye royale, chef d'ordre, est aujourd'hui le plus grand ensemble monastique d'Occident subsistant, intéressant sur le plan religieux aussi bien que touristique[1].

L’année 2016 a été celle du 10e centenaire de la mort de Robert d'Arbrissel, un des rares, le seul ?, fondateur d’ordre monastique à n’avoir jamais été canonisé. La cause de ce traitement spécifique est peut-être dû à la méthode particulière qu’il avait de lutter contre les tentations d’impureté en passant ses nuits parmi les femmes. Cette ascèse porte le nom de syneisaktisme. « Pour ôter toute trace de scandale, Robert d'Arbrissel sépare les hommes des femmes. Il les répartit en quatre prieurés : Le Grand-Moûtier Sainte-Marie pour les Vierges, La Madeleine pour les autres femmes, Saint-Lazare pour les lépreux et Saint-Jean-de-l’Habitation pour les hommes »[2],[3],[4]

  • Pétronille de Chemillé morte en 1149 peut être considérée, elle aussi, comme fondatrice, puisque c’est à elle qu’appartint la tâche de pérenniser dans les faits les géniales intuitions de Robert d'Arbrissel.

Les abbesses[modifier | modifier le code]

Les études consacrées à l'ordre de Fontevraud ont permis d'établir la Liste des abbesses de Fontevraud[5]. Trente-six abbesses dont cinq issues de la Maison capétienne de Bourbon, ont dirigé cet ordre de 1115 à 1792[6],[7],[8],[9]. Le destin contrasté de trois abbesses d’époques très différentes ne pouvait manquer d’intéresser les chercheurs[10].

  • La trente-et-unième d’entre elle Jeanne-Baptiste de Bourbon, fille légitimée d'Henri IV, Roi de France, s'octroya le titre de Chef et Générale de l'abbaye et de l'Ordre de Fontevraud[11],[12],[13].
  • Marie-Madeleine de Rochechouart, trente-deuxième Abbesse[14], aurait reçu de Louis XIV le qualificatif élogieux de « perle des Abbesses » pendant que saint Simon parle lui de « reine des Abbesses »[15],[16].
  • Julie-Sophie-Gillette de Pardaillan de Gondrin de Montespan d'Antin[17], 36e et dernière abbesse de l’ordre connut une destinée tragique mourant dans la misère à L’hôtel-Dieu de Paris le 25 octobre 1797. Elle avait quitté la dernière, déguisée en paysanne, l'abbaye royale, le 25 septembre 1792[18].

Le 15 janvier 1791, en application du décret du 14 octobre 1790, le nouveau maire du bourg de Fontevrault, Serrin informa les religieuses du remplacement des titres d’Abbesse et de Grande Prieure par ceux de Supérieure et d’Econome. Une des caractéristiques majeures de l'ordre disparaissait ainsi. Ces nouveaux intitulés faisaient en effet subir à la Grande Prieure-surtout- une deminutio capitis (Diminution de sa capacité d’origine) tant les fonctions de Grande Prieure dont la durée variait entre trois et dix ans et qui n’existaient qu’à l’Abbaye, allaient être restreintes par ce nouveau statut sans oublier qu'à la mort de l’Abbesse, elle assurait l’intérim[19].

L'exemple d’une liturgie fontevriste : Le graduel de Fontevraud[modifier | modifier le code]

Le graduel d’Aliénor de Bretagne dit graduel de Fontevraud, conservé à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges se présente sous la forme d’un codex de trois cent cinq folios de petites dimensions… Un graduel est un recueil de chants religieux destiné à être exécuté pendant la liturgie de la messe. Il s’oppose ainsi à l’antiphonaire qui est dédié au répertoire des offices. Dans notre manuscrit, le temporal et le sanctoral sont mêlés. L'année liturgique commence avec le premier dimanche de l'Avent et se termine avec la fête de Saint André, le 30 novembre[20],

Le séminaire fléchois de Bourbon-Lavedan dit aussi le petit Fontevraud[modifier | modifier le code]

En 1614, la formation (théologie, philosophie) des religieux novices de l’ordre de Fontevraud est effectuée par un bénédictin anglais et par des pères jésuites à la Flèche (72000). Cette implantation est pérennisée en 1619, année qui voit la 30e abbesse de Fontevraud Louise de Bourbon Lavedan fonder un séminaire à La Flèche pour que les moines de l’Abbaye y viennent suivre l’enseignement des jésuites. Un bref du Pape Paul V en date du 2 décembre 1621 confirmera cette fondation. Son premier supérieur sera le frère Montéage à qui furent confiés douze religieux étudiants. Pour autant un peu plus de trente ans plus tard, l’Abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon entreprit une réforme complète de l’institution en adjoignant à ce monastère d’hommes un couvent de religieuses sur le modèle initial des implantations fontevristes[21]. Ainsi naquit ce que l’archiviste Jean Lardier nomma le « Petit Fontevraud »[22]. Agrandi en 1631 avec la reconstruction de l’aile orientale mais abandonnant sa fonction initiale dés 1642, l’enseignement des jeunes filles sous la houlette des religieuses fontevristes fut désormais sa fonction. Confisqué par la commune au titre de bien national (1793), l’ex séminaire fut vendu à un particulier aux fins d’habitation avant sa destruction en 1880. Aujourd’hui il ne reste quasiment rien de l’édifice auquel a succédé une école[23]. Seule la petite rue Fontevrault, qui serpente au cœur de la vieille ville entre la Grande rue et Le Loir, témoigne encore de cette institution originale[24]. À noter qu’il a existé également à Londres un prieuré dit le "Petit Fontevrault"[25].

Dom Jean Lardier, premier archiviste de l’ordre de Fontevraud[modifier | modifier le code]

  • En 1637, l'abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon, 31e abbesse de l’ordre de Fontevraud a comme grand dessin d’obtenir la canonisation du fondateur de l’ordre qu’elle dirige, l’ermite Robert d'Arbrissel. L'un des anciens prieurs du monastère masculin Saint-Jean de l'Habit, sis à Fontevraud, Dom Jean Lardier né à Châteaugontier (53200) le 25 novembre (ou décembre) 1601, reçu profès[26] de l'ordre de Fontevraud le 17 août 1622, lui semble l’homme de la situation. Celui-ci rédigera dans les trente dernières années de sa vie soixante-douze volumes dressant un tableau complet de l’ordre de Fontevraud. Le Trésor est alors intact dans les locaux réservés au chartrier, à l'angle du logis de l'abbesse, près de la Chapelle Saint Benoît[27]. Il subsiste encore heureusement aujourd’hui l’Inventaire des titres, en sept grands volumes manuscrits, rédigés de 1646 à 1658[28]. Ce chartrier de Fontevraud aussi nommé Thrésor de l'Ordre de Fontevraud[29] a donc été classé et inventorié avec le plus grand soin, de 1646 à 1658, par le père Lardier. Son travail se compose de neuf volumes in-folio, conservés dans les archives de Maine-et-Loire. Gaignières a fait, en 1699, un grand nombre d’extraits et de copies des titres de ce chartrier. Ils forment deux volumes in-folio, et appartiennent à la Bibliothèque impériale, ancien fonds latin, no 5480[30]
  • La Sainte Famille de Fontevrault, toujours œuvre de Jean Lardier, contient l’histoire généalogique des personnes illustres, tant religieuses que fondatrices et bienfaitrices, dont les noms sont inscrits au martyrologe de Font-Evrault (1650). Il est conservé à la bibliothèque de Château-Gontier (53200), ms. 12. Malheureusement il n’en subsiste aujourd’hui que le 3e volume. Afin d’en faciliter la consultation, ce document a été microfilmé par les Archives départementales du Maine-et-Loire[31].

De la règle monastique fontevriste[modifier | modifier le code]

Robert d'Arbrissel ayant préférentiellement édicté des « prescriptions brèves et impératives »[32]. Il incomba aux abbesses qui lui succédèrent de mettre en œuvre en pratique deux règles « simultanées » : Celle de saint Benoît pour les moniales et celle de saint Augustin au bénéfice des moines-prêtres. L’œuvre successive des quatre abbesses réformatrices de l’ordre (Marie de Bretagne, Renée de Bourbon, Louise de Bourbon, Éléonore de Bourbon) initialement adoptée en 1474 fut imprimée en 1642[33].

Seule l’Abbesse n’aurait pu réussir à réformer son Ordre et il en aurait été de même du Pape dont, pourtant l’Ordre dépendait directement, mais qui était bien loin. Il faut donc créditer du succès de l’opération, le pape, l’Abbesse et les commissaires (délégués ou subdélégués) envoyés par icelle. De façon synthétique, il est possible de dire avec Jean de Viguerie que « la réforme (de l’ordre) de Fontevraud est une réforme réussie qui lui permit de traverser sans trop de dommages la crise des guerres de religion »[34].

Approches de la spiritualité fontevriste[modifier | modifier le code]

Une moniale commandant à des moines[modifier | modifier le code]

La grande originalité - spécificité unique- de l’ordre mixte de Fontevraud est d’avoir placé non seulement les moniales, bien entendu, mais aussi les moines, sous l’autorité d’une femme : l’Abbesse. La source de cette soumission : Les dernières paroles du Christ en croix qui constituent en même temps la devise de l’ordre : s’adressant à Marie : « Mère voici ton fils » et à Saint Jean : « Fils, voici ta mère » Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Évangile selon St Jean, XIX. 26-27[35].

Le miracle du Vendredi saint[modifier | modifier le code]

Lorsqu’un morceau de bois se révéla être une parcelle de la vraie croix lors du Vendredi saint 27 mars de l’année 1304. Une moniale Marguerite de Chamblais ayant déclaré avoir reçu de sa mère un morceau de la Vraie Croix, il fut décidé, aux fins d’une authentification éventuelle, de le plonger dans un vase remplie d’eau bénite placé au préalable dans le chœur de l’Abbatiale. L’eau ayant alors pris la couleur et la consistance du sang, l’abbesse Marguerite de Pocé fit venir un notaire, Jean dit Poter, de Thouars, clerc au diocèse de Poitiers qui consigna les déclarations concordantes de vingt témoins. Ainsi fit son entrée dans la liturgie fontevriste le « miracle de l’effusion du Saint Sang » dont la mémoire fut célébrée en l’abbaye royale jusqu’à la Révolution. Une « pancarte-parchemin » conservée aux archives départementales du Maine –et-Loire témoigne jusqu'à ce jour de la singularité de cet événement[36].

La tentation protestante[modifier | modifier le code]

L’ordre monastique de Fontevraud ne pouvait pas rester à l’écart des grandes controverses théologiques qui agitaient le siècle. C’est ainsi qu’« au XVIe siècle, le protestantisme gagne le Poitou et une partie de l’Anjou ». Saumur à 15 km de Fontevraud devient même une Place de sûreté protestante[37]. Dès lors, les Abbesses de Fontevrault, Louise de Bourbon, 28e abbesse[38], membres de la famille royale, affrontent avec force les hérétiques, qu’elles considèrent comme redoutables, afin de protéger l’abbaye-mère et les prieurés de toute velléité de conversion[39].

Au XVIIe siècle au contraire, l’abbaye mère accueille de nouveaux convertis. Mais ce schéma ne vaut que pour la maison mère, la situation des prieurés a été beaucoup plus difficile. L’histoire se souvient ainsi de la part que prit Jean Chandos, Sénéchal du Poitou[40] dans la ruine de deux d’entre eux. Les destructions de prieurés sont loin d’être limitées à ces deux exemples[39]. Le prieuré de la Madeleine-Les-Orléans connut même un aller-et –retour entre calvinisme et catholicisme[41].

La dévotion aux 10 000 martyrs[modifier | modifier le code]

Octobre 1565. Le miracle des 10 000 martyrs. Référence à 10 0000 soldats de la légion Thébaine crucifiés pour leur foi sur le Mont Ararat (Arménie) en l’an 120.

Louis de Bourbon, prince de Condé neveu de Charles IX et chef du parti protestant lors de ces guerres de religion vint assiéger l’abbaye royale. C’est alors qu’ils s‘apprêtaient à submerger les défenseurs de l’Abbaye qu’apparurent sur ses remparts les 10 000 martyrs auxquels l’Abbesse Louise de Bourbon, 28e abbesse de l’ordre, vouait une dévotion particulière. Ce renfort « céleste » contraignit ipso facto les assaillants à lever le siège[42] et un tableau fût même réalisé en souvenir de l'attaque de l'abbaye par les Hugenôts[43].

Une mystique fontevriste : Jeanne Absolu[modifier | modifier le code]

Née au milieu du XVIe siècle, rappelée à Dieu au prieuré fontevriste de Montfort l’Amaury en 1637. Sa devise résume toute sa vie « Un Dieu et rien de plus » ; Son mot d’ordre ne dit pas autre chose « Quittons le rien, suivons le Tout »[44]. Françoise Absolu.Jeanne Absolu dite Mère de Saint Sauveur, religieuse de l’ordre de Fontevrault[45].

Des visiteurs de l'ordre[modifier | modifier le code]

Un visiteur ou vicaire général et parfois aussi Visiteur profès[46] est un religieux d’expérience parfois issu – et quelquefois même prieur-du prieuré Saint Jean de l’habit de l’Abbaye royale, que les Abbesses connaissaient sans doute préférentiellement. Nommé par celle-ci pour un mandat de trois ans, cet envoyé spécial de l'Abbesse a pour charge de vérifier l'application de la Règle et des ordonnances fondatrices en sanctionnant si nécessaire les autorités priorales. Un bref du pape Innocent X, en fonda à partir de 1647, quatre (au lieu de deux- chiffre de 1642-), d'où les Provinces fontevristes de France (au nord), d'Auvergne (au centre), de Gascogne (au sud) et de Bretagne (à l’ouest). Pour en savoir plus sur les visiteurs de l'ordre[47]. Pendant leur mandat, ils ont à charge de visiter les prieurés de leur circonscription à deux reprises et de faire parvenir à L’Abbesse un procès-verbal[48].

Parmi les visiteurs[49] retenons Cantien Hue, Le RP Dom Gabriel de Sainte-Marie, Guillaume Richer de Monthéard, Jean Moreau, et Jean Lardier. (Voir plus haut Dom Jean Lardier, premier archiviste de l’ordre de Fontevraud). Patricia Lusseau[50] donne une liste de neuf visiteurs apostoliques en poste au XVIIe siècle[51] une liste de onze vicaires généraux, répartis par province, en poste de 1618 à 1773[52].

De la vêture des moniales et des moines[modifier | modifier le code]

  • L'habit des femmes consistait en une robe blanche, une cuculle noire, un surplis blanc et une ceinture de laine noire. En prononçant leurs vœux, les hommes et les femmes promettaient stabilité, conversion de mœurs, chasteté pure, pauvreté nue et obéissance.
  • L'habit des hommes consistait en une robe noire, une chape, un chaperon ou grand capuce, auquel étaient attachées par derrière et par devant deux petites pièces de drap nommées roberts.

De l’implantation des prieurés fontevristes[modifier | modifier le code]

Si le chiffre de 57 prieurés est souvent retenu, il est à noter que les Bulletins de l'APF[53] considèrent également comme prieurés fontevristes:

  • le prieuré de Saint-Bibien. Le Grande Saint-Bibien. Vouhé. 17700 Surgères[54]
  • le prieuré de La Pignardière. 85110 Chantonnay[55]
  • le prieuré de Bois-Goyer. 85250 Vendrennes[56]
  • le prieuré de Cubas. 24390 Cherveix-Cubas[57]
  • le prieuré de la Magdeleine lez Orléans 45000 Orléans[58]
  • le prieuré de Chaussy. 45540 Chaussy[59]
  • le prieuré de Fongrave. 47260 Fongrave[60]
  • le prieuré de Notre-Dame de Vopillon. 32100 Beaumont[61]
  • le prieuré de La Mongie. 33240 Verac[62]
  • le prieuré de Clisson. 44190 Clisson[63]
  • le prieuré du Puy Saint Jean. 87190 Saint-Léger-Magnazeix[64],[65],[66].
  • le prieuré d'Arfeuille. 23260 Saint-Pardoux-d'Arnet[67].

Les quatre provinces françaises[modifier | modifier le code]

Province d'Île-de-France[modifier | modifier le code]

Province d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Province de Bretagne[modifier | modifier le code]

Province de Gascogne[modifier | modifier le code]

Hors du royaume de France[modifier | modifier le code]

Angleterre[modifier | modifier le code]

L'ordre de Fontevraud en Angleterre au XIIe siècle[86]. Cinq prieurés ont été fondés en Angleterre :

Espagne[modifier | modifier le code]

Six prieurés ont été fondés en Espagne[88].

De la disparition de l'ordre[modifier | modifier le code]

L'ordre de Fontevraud fut supprimé avec tous les autres ordres réguliers par l'Assemblée nationale le 13 février 1790. Si l’abbaye de Fontevraud allait connaître une transformation en prison qui, paradoxalement, allait assurer la pérennité de ses bâtiments[89].

Pour autant, cette disparition ne se révéla pas définitive puisque des résurgences de cet ordre limitées, il est vrai, à sa branche féminine se manifestèrent en divers lieux (Boulaur, Brioude, Chemillé et aussi brièvement en Espagne[90]. La véritable fin de l’ordre de Fontevraud doit être datée du 4 mars 1956, qui vit les Fontevristes de Chemillé intégrer la congrégation missionnaire de Vanves avant qu’elles ne gagnent en 1959, Martigné-Briand (Anjou), où elles ouvrent une hôtellerie. Point d’orgue et point final de l’expérience fontevriste, le 18 septembre 1963 a lieu la translation des restes des religieuses fontevristes et de leurs aumôniers de Chemillé à Martigné-Briand où elles reposent désormais[91].

Des études consacrées à l'ordre de Fontevraud[modifier | modifier le code]

Il est certain que cet ordre a été beaucoup moins étudié que ses homologues dont la liste figure ci-après :

On ne sait les causes de ce désintérêt à l’égard d’un ordre, certes moins nombreux numériquement que ses homologues, mais dont le prestige sous l’Ancien régime était pourtant certain. L’origine royale (cinq abbesses de la famille des Bourbons sur environ deux siècles), ou à tout le moins d’une haute noblesse d’un certain nombre de ses abbesses ainsi que l’étendue de ses possessions y est certainement pour beaucoup. Rappelons le proverbe : Partout, qu'il pleuve ou qu'il vente, l'abbesse de Fontevraud a rente[92].

Pour autant, l’originalité de son fondateur (accusation de syneisaktisme) jointe à la première place réservée aux moniales dans l’ordre qu’il fonda est peut –être pour quelque chose dans cette relative faiblesse, faiblesse d’ailleurs plus jadis que maintenant (Voir les études du professeur Bienvenu[93] et du professeur Jacques Dalarun[94]).

Des « Centres d’études fontevristes » existent ainsi que de très nombreuses analyses traitant d'un prieuré donné :

  • Association des prieurés fontevristes (APF) fondée le 6 août 2012[95]. L'APF a organisé les 29 et 30 avril 2017 un voyage dans le Lot -et-Garonne et dans le Gers[96].
  • Site sur les prieurés fontevristes
  • Blog-"Dictionnaire de l’ordre monastique de Fontevraud". Fondé le 14 mai 2011[97].
  • L’Abbaye royale de Fontevraud, Olivier Guichard, à l’époque Président du Centre culturel de l’Ouest – abrité dans l’abbaye royale- en tant que Président du Conseil régional des Pays de Loire, annonçait la naissance du comité d’histoire fontevriste[98].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Dalarun. L'impossible sainteté. La vie retrouvée de Robert d'Arbrissel (v. 1045-1116), fondateur de Fontevraud
  2. Joëlle Ernoult Vie de Robert d'Arbrissel.
  3. Jacques Dalarun. Robert d'Arbrissel, fondateur de Fontevraud [1]
  4. La vie de Robert d’Arbrissel, fondateur de l’ordre de Fontevraud
  5. Liste des abbesses de Fontevraud
  6. Fontevraud; une cité idéale.
  7. Des moines en révolte ?
  8. Liste des Abbesses.
  9. Deux abbesses au pouvoir.
  10. Carnets de Fontevraud. Abbesses de Fontevraud. Marie de Bretagne, Marie-Madeleine-Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, Julie d’Antin
  11. Un titre prestigieux.
  12. Dictionnaire d’histoire et géographie ecclésiastique
  13. F. Chombart de Lauwe. Un livre de la Bibliothèque de Jeanne-Baptiste de Bourbon. Vie du bien-heureux Robert d’Arbrissel, Fondateur de l’Ordre de Fontevraud. Bulletin de l’APF No 4-mai 2015 p. 30 à 35.
  14. Vie de Marie-Madeleine de Rochechouart
  15. Une fille de la famille de Rochechouart-Mortemart.
  16. Sœur de la Montespan.
  17. Ce que l'abbaye royale d'aujourd'hui pense de la dernière Abbesse d'hier.
  18. Une abbesse de Fontevraud meurt dans la misère.
  19. Statut de la Grande Prieure.
  20. Dominique Habeillon, "Bulletin de l’APF (Association des Prieurés Fontevristes) N ° 7. Décembre 2016 p. 51 à 66 Le Graduel de Fontevraud comme medium d’un répertoire liturgique chanté". (Jean Lardier. La Sainte famille de Fontevraud ; Volume 3 p. 661).
  21. Patricia Lusseau. Moniales et frères aux XVIIe et XVIIIe siècles. Fontevraud. Histoire, Archéologie. No 5. Comité d’histoire fontevriste p. 81 et 82
  22. Jean Lardier. La Sainte famille de Fontevraud ; Volume 3 p. 661
  23. Un plan de l'école figure dans cette notice.
  24. François Le Bœuf. Le « Petit Fontevraud » ou le séminaire fléchois de Louise de Bourbon-Lavedan No 67 de la Revue 303. Arts, Recherches et Créations. La revue des Pays de Loire. p. 18 à 21
  25. Hermant. Histoire des Ordres religieux et des Congregations règulieres et sèculieres. 1710. Tome second p. 38.
  26. celui qui, après le noviciat, a prononcé les vœux par lesquels on s'engage dans un ordre religieux
  27. Lorsque les archives de l'ordre étaient conservées dans l'Abbaye même.
  28. Archives, histoire de l'Anjou
  29. Patricia Lusseau, Le "thrésor" de Fontevraud, par Jean Lardier in Document de l'Université d'Angers
  30. Cartulaire de l'Abbaye de Fontevraud en Aunis et Saintonge
  31. Cote Mi 87)
  32. François Le Bœuf. Revue 303. Arts, recherches et Créations. La revue des Pays de Loire. p. 18 à 21 Antoine Font. Le contexte historique de la Règle de l’ordre et de la Réformation. « Bulletin de l‘APF » No 2 – février 2014 p. 5 ss-
  33. Antoine Font. Le contexte historique de la Règle de l’ordre et de la Réformation - 1re partie. Bulletin de l‘APF No 2 – février 2014 p. 5 à 40. Antoine Font, Le contexte historique de la Règle de l’ordre et de la Réformation, 2e partie. Le retour aux sources. Bulletin de l'APF No 3– décembre 2014 p. 5 à 45.
  34. Jean de Viguerie. La réforme de Fontevraud, de la fin du XVe siècle à la fin des guerres de Religion in La Réforme des réguliers en France de la fin du XVe siècle à la fin des guerres de religion. Revue d'histoire de l'Église de France, tome 65, no 174, 1979 p. 107 à 117 et spécialement p. 117. La réforme fontevriste dans les faits.
  35. Des moines aux ordres d'une Abbesse.
  36. Elizabeth Very. Récit d’un miracle survenu à Fontevraud. Fontevraud. Histoire, Archéologie. No 3 Comité d’histoire fontevriste p ; 39 ss
  37. Patricia Lusseau. Fontevraud et les protestants. Fontevraud. Histoire-Archéologie. No 1- Comité d’histoire fontevriste p. 45
  38. Ascendance de Louise de Bourbon
  39. a et b Patricia Lusseau. Fontevraud et les protestants. Fontevraud. Histoire-Archéologie. no 1-Comité d’histoire fontevriste p. 50 et 51
  40. faits et méfaits de Jean Chandos
  41. Patricia Lusseau. Op cit. p. 50 et 51
  42. Bertrand Ménard. Les mystères de l’Abbaye royale de Fontevraud (Légendes, Miracles, Secrets) 1988 p. 35.
  43. Reproduction in Patricia Lusseau. Op cit. p. 50 et 51
  44. une mystique fontevriste.
  45. Bulletin de l’APF N ° 4. Mai 2015 p. 2 à 28
  46. Les visiteurs de l'ordre.
  47. Des ressorts territoriaux des Visiteurs.
  48. Micheline de Fontette. Les religieuses à l’âge classique du droit canon. Recherches sur les structures juridiques des branches féminines des ordres. Paris 1967. Bibliothèque de la société d’histoire ecclésiastique de la France. p. 72
  49. Des visiteurs reconnus.
  50. Moniales et frères aux XVIIe et XVIIIe siècles : Fontevraud. Histoire, Archéologie. No 5 Comité d’histoire fontevriste
  51. p. 77
  52. p. 81
  53. (Association des Prieurés Fontevristes)
  54. Fiche prieuré no 8 du bulletin no 4 -mai 2015- p. 61
  55. Fiche prieuré no 1 du bulletin no 2 -février 2014- p. 61
  56. Fiche prieuré no 3 du bulletin no 2 -février 2014- p. 65
  57. Fiche prieuré no 4 du bulletin no 2 -février 2014- p. 67
  58. Fiche prieuré no 5 du bulletin no 3 -Décembre 2014- p. 71
  59. Fiche prieuré no 6 du bulletin no 3 -Décembre 2014- p. 72
  60. Fiche prieuré no 14 du bulletin no 5 -Décembre 2015- p. 59
  61. Fiche prieuré no 17 du bulletin no 6 -Juin 2016- p. 57
  62. Fiche prieuré no 20 du bulletin no 6 -Juin 2016- p. 59
  63. Fiche prieuré no 18 du bulletin no 6 -Juin 2016- p. 63
  64. Fiche prieuré no 16 du bulletin no 5 -Décembre 2016- p. 63
  65. L'ordre de Fontevraud en Limousin. http://grandmont.pagesperso-orange.fr/Fontevraud.htm
  66. L’ordre de Fontevraud et la Normandie au XIIe siècle http://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1985_num_35_1_1656
  67. du bulletin no 8 -Juin 2017- p. 65
  68. a, b, c et d Prieurés fontevristes en Champagne
  69. Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 4 -mai 2015 p. 60. Fiche prieuré no 9.
  70. Gérard Cahon et le prieuré de Moreaucourt 1967-2011 in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 4 - Mai 2015 p. 37-57
  71. Fiche prieuré no 10 du bulletin no 4 de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF)-Mai 2015, p. 63 Musée du Diocèse de Lyon. [archive]
  72. Fiche prieuré no 19 du Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 6 juin 2016 p. 61.
  73. Les indulgences du prieuré de Jarzay par Marc du Pouget in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 1-juin 2013 p. 17-18. Fiche prieuré no 2 du Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 2 février 2014.
  74. le Jardin du prieuré d’Orsan. http://www.editionsgaud.com/download/ex_orsan.pdf
  75. in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 4 mai 2015. Fiche prieuré no 9 p. 58
  76. Fiche prieuré no 13 du Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 5 décembre 2015. Aurélie Schnell, le prieuré Notre-Dame de Relay in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 3- décembre 2014 p. 47-70
  77. in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 8 juin 2017. Fiche prieuré p. 61
  78. in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 8 juin 2017. Fiche prieuré p. 63
  79. La chapelle de La Lande, un lieu chargé d'histoire. Cahiers de l'histoire du Pays Maraîchin. No 2 ; mai 2016 p. 77 à 88
  80. Étude archéologique du prieuré de La Puye in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 8 juin 2017 p. 3-18
  81. Les livres de comptes : une tranche de vie. Le journal du prieuré de Longefont sur les années 15559-1560 in Bulletin de l'Association des prieurés fontevristes (APF) no 1 -juin 2013 p. 5-16. Fiche prieuré no 7 in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 3 décembre 2014 p. 76. Trois ou quatre châpiteaux du Prieuré de Longefont in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 6 -juin 2016 p. 30-43. La renaissance d’une église, plus belle restauration de l’année. http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/10/15/l-eglise-de-longefont-sauvee-5860867.html.Fiche prieuré no 7 du bulletin no 3 -Décembre 2014- p. 73
  82. Le prieuré fontevriste de la Madeleine-les-Orléans par l'approche archéologique par Philippe Blanchard in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 8 -Juin 2017 p. 27-47.
  83. le prieuré de Paravis. 47230 Feugarolles. Fiche prieuré no 15 du bulletin no 5 -Décembre 2015- p. 61. L'ancien prieuré du Paravis (Lot et Garonne) : Étude d'histoire architecturale par Christian Corvisier in Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 2 - février 2014 p. 41-58.
  84. Le prieuré fontevriste de Sainte-Croix-Volvestre Le prieuré fontevriste de Sainte-Croix Volvestre
  85. le prieuré fontevriste de Tusson en restauration.http://marpenformation.canalblog.com/archives/2015/03/05/31648820.htmlv
  86. http://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_1986_num_29_113_2313
  87. Prieuré dissous en 1539.
  88. Dictionnaire de l'Ordre monastique de Fontevraud
  89. Claire Giraud-Labalte. D’une clôture à l’autre : l’Abbaye de Fontevraud devient prison Revue 303. Arts, recherches et Créations. La revue des Pays de Loire. p. 51 à 59.
  90. Résurrection temporaire de l'ordre de Fontevraud./
  91. Alain Texier (APF). Un après- midi sur les traces des dernières fontevristes. Martigné-Briand. Vendredi 3 juin 2016. Bulletin de l’APF (Association des Prieurés Fontevristes) no 7. Décembre 2016 p. 6 à 13.
  92. Richesse patrimoniale de l'Ordre
  93. Grand cartulaire de Fontevraud (Pancarta et cartularium abbatissae et ordinis Fontis Ebraudi). Deux Tomes, Société des Antiquaires de l'Ouest
  94. Robert d'Arbrissel fondateur de Fontevraud. Les deux vies de Robert d'Arbrissel, fondateur de Fontevraud. Robert d'Arbrissel et les femmes
  95. Page FB de l'APF fondée le 25 février 2016Présentation de l'APF par le Dictionnaire de l'Ordre monastique
  96. Bulletin de l'Association des Prieurés Fontevristes (APF) no 8 -juin 2017 p. 19-26
  97. Présentation in situ.
  98. Olivier Guichard en action.