Ordre militaire

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Les ordres militaires sont des ordres religieux chrétiens dédiés à la protection armée de la religion. Ils sont constitués au Moyen Âge dans le contexte de la guerre sainte motivé par les croisades et la Reconquista.

Illuminure d'un livre biélorusse de 1443 consacré aux croisades contre les hussites.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Les ordres religieux militaires sont nés en réponse aux attaques musulmanes sur les lieux saints chrétiens.

La péninsule Ibérique[modifier | modifier le code]

Le territoire qui vit la première confrontation fut la péninsule Ibérique. Avec l'invasion musulmane en 711 et la bataille de Guadalete, presque toute la péninsule tombe sous la domination maure en moins de cinq ans. La Reconquista (reconquête) commence en 718 lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pelayo, noble d'origine wisigothe ou asture. Seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays basque, Cantabrie, Asturies et Galice, reste sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturies.

La Terre Sainte[modifier | modifier le code]

Les Lieux Saints de Terre sainte font partie de l'Empire byzantin jusqu'à la conquête des Sassanides en 610. Suit la paix du califat arabe, omeyyade et abbasside. La domination musulmane fait perdre au christianisme sa position privilégiée, mais elle est assez bien ressentie par les courants minoritaires du christianisme, Syriaques, Nestoriens, Arméniens, admis à partager les lieux saints avec le clergé grec orthodoxe laissant les lieux saints accessibles aux pèlerinages. Mais la pression musulmane sur l'Empire byzantin et la destruction du Saint-Sépulcre, en 1009, par le calife fatimide du Caire, al-Hakim, va provoquer les croisades à l'appel de Urbain II, en 1095, pour la reconquête de la Terre Sainte et la création des états latins d'Orient.

La Prusse orientale[modifier | modifier le code]

Les puissances germaniques et scandinaves christianisées se lancent au XIIe siècle dans la conquête des territoires bordant la mer Baltique. Les chrétiens d'Europe occidentale, à l'appel de Célestin III, vont leur venir en aides en lançant en 1193, les croisades baltes permettant la christianisation des peuples païens du nord-est de l'Europe et également les habitants originels de la Prusse-Orientale désignés sous le nom de Vieux-Prussiens (ou borusses).

Origine des ordres militaires[modifier | modifier le code]

La question de l'origine de ces ordres a fait débat : Joseph von Hammer compara dès 1818 les ordres militaires chrétiens (en particulier les Templiers) avec certains modèles islamiques tels que les Assassins chiites. En 1820, Jose Antonio Conde suggéra qu'ils étaient créés sur le modèle du ribat, une institution religieuse fortifiée qui combinait mode de vie religieux et combat contre les ennemis de l'islam. Aucune de ces opinions, ne sont aujourd'hui retenues, Jean de Joinville, biographe de saint Louis rapporte la visite du Vieux de la Montagne, chef des nizâriens, à Acre après la création des Templiers, comme d'ailleurs aucun ribat ne soit apparu en Palestine avant la fondation des ordres militaires[1].

Les premiers chevaliers[modifier | modifier le code]

Il faut peut être rechercher la création du « moines-soldats » dans les Chevaliers de Saint-Pierre (milites Sancti Petri), milice créée en 1053 par le pape Léon IX pour lutter contre les Normands d'Italie du Sud, à la Bataille de Civitate[2] ou dans la mise en place de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, après la prise de Jérusalem en 1099, par Godefroy de Bouillon. L'Ordre avait pour mission d'aider le patriarche de Jérusalem dans ses diverses tâches. Un certain nombre d'hommes d'armes, issus de la croisade, se mirent alors au service du patriarche afin de protéger le Saint-Sépulcre[2]. Les hommes chargés d'assurer la protection des biens du Saint-Sépulcre ainsi que de la communauté des chanoines étaient appelés ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (milites sancti Sepulcri). Ces chevaliers étaient des laïcs, mais ils profitaient des bienfaits des prières. Ce n'étaient pas encore des moines-soldats, ils n'avaient pas prononcé de vœux.

Création de l'ordre du Temple[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre du Temple.

Depuis la prise de Jérusalem, un semblant de paix existe en Palestine. Des bandes de « grands ou petits chemins », des incursions sarrasines, font régner une insécurité constante. Une grande partie des croisés étaient rentrés au pays après la conquête, il existe bien une soldatesque, mais trop souvent limitée aux villes, les chemins nécessitaient des déplacements en groupe. L'augmentation des dispensaires et leur dispersion était un problème pour les pèlerins malades et pour les Hospitaliers[3].

Suivant Guillaume de Tyr, Hugues de Payns, un baron champenois, faisant très certainement partie des chevaliers du Saint-Sépulcre dès 1115[4], propose à Baudouin II, roi de Jérusalem, la création d'une communauté des « Pauvres Chevaliers du Christ » pour assurer la sécurité des routes. Lors du concile de Naplouse, en 1120, ces « chevaliers » sont invités à reprendre les armes. La nouvelle confrérie est installée par Baudouin et Gormond de Picquigny, patriarche de Jérusalem, sur l'ancienne mosquée al-Aqsa, dite aussi, temple de Salomon. Ils tiennent de là leur nom de miles Templii, les chevaliers du Temple, les Templiers[5].

Très vite ces chevaliers, qui prononcent les vœux d'obéissance, de pauvreté et de chasteté, mais qui combattent efficacement les infidèles, posent problème au regard des principes de l'Église ; ces « chevaliers du Christ » sont en état de péché les armes à la main. Hugues fait appel à son parent, l'abbé de Clairvaux, pour intercéder auprès du pape. Bernard de Clairvaux compose De laude nove militie dans laquelle il développe l'idée de malicidium, de non homicide en tuant le mal en l'homme et non l'homme. Hugues reprend ces propos dans sa lettre Christi militibus qu'il soumet, en janvier 1129, au concile de Troyes qui approuve le nouvel ordre[5]. Le premier ordre militaire est officiellement créé.

Ordres militaires en Terre Sainte[modifier | modifier le code]

La création de l'ordre du Temple, démontre l'utilité de chevaliers dévoués à la sécurité des pèlerins en chemin vers Jérusalem. Les « hostelleries », en même temps, hôpital et auberge, créées par les ordres hospitaliers et installées sur les routes de pèlerinage, vont aussi nécessiter protection. Les ordres hospitaliers les plus importants vont pour beaucoup se transformer à l'image des Templiers en ordre militaire.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1080, le Frère Gérard crée une nouvelle « hostellerie » (hôpital) de Jérusalem[6]. C'est en 1099, que les armées croisées de Godefroy de Bouillon prennent Jérusalem et Gérard se met au service des croisés en soignant avec ses servants tous les blessés. Pour services rendus, Godefroy offre aux « moines noirs » de Gérard le casual (village fortifié) de Hessilia en Palestine et son fief de Montboon en Brabant ainsi que deux fours banaux[7]. Gérard fait alors construire près de l’hostellerie de Jérusalem une église dédiée à saint Jean Baptiste. La reconnaissance officielle de l'Église vient en 1113 par le pape Pascal II qui impose, en plus des vœux de pauvreté, obéissance et chasteté, un quatrième vœu, celui d'hospitalité[8]. Le premier ordre hospitalier est officiellement créé.

Le rôle militaire des hospitaliers commence réellement en 1137 quand Foulques I, roi de Jérusalem leur cède le castel Bath-Gibelin à l'est de Gaza. Ils construisent en 1140 Margat au nord de Tripoli, ils achètent la même année Belvoir au nord de Naplouse. Puis ils détiennent Sare, Chastel Rouge, Akkar al-Atiqa, Belmont et font construire à Jérusalem, Acre, Antioche, et Tortosa. En 1142, Raymond II, comte de Tripoli, leur cède la forteresse d'Homs et surtout le krak des Chevaliers ainsi que toutes les terres perdues à charge pour eux de les reconquérir[9].

L'Église proteste contre cette militarisation de l'ordre de Saint-Jean et ne voit dans les Hospitaliers, justement, que des hospitaliers. Le concile de Troyes n'a entériné le statut de « moine-soldat » que pour l'ordre du Temple, mais d'aucune façon il n'a été question de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La règle de Raymond du Puy vers 1130, ni celle de Roger de Moulins en 1182, ne font état d'un quelconque statut de chevalier[10]. Mais après la bataille de Hattin, en 1187, l'Église reconnaît en eux le meilleur rempart de la chrétienté comme Saladin a reconnu en eux ses pires ennemis[11]. Le statut de « moine-soldat »[12] n'est confirmé, qu'en 1205 dans la forteresse de Margat , lors du chapitre général de l'ordre qui se tient sous le magistère d'Alfonso de Portugal[10].

Ordre Teutonique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre Teutonique.

Frédéric Barberousse, venu, lors de la troisième croisade, à la tête d'une forte armée de chevaliers germaniques, se noie en Turquie en traversant le Saleph (aujourd'hui le Göksu) le 10 juin 1190. Si ses troupes se dispersent immédiatement après sa mort en rentrant en Europe beaucoup restent sous les ordres du fils de Frédéric, Frédéric de Souabe. Ils rejoignent Antioche où le prince Bohémond III d’Antioche tente de les entraîner dans une opération sur Alep, mais finalement ils préfèrent rejoindre les croisés français et anglais à Saint-Jean-d’Acre[13]. Après le retour en France de Philippe Auguste, la prise de Chypre par Richard Cœur de Lion et le traité de paix de ce dernier avec Saladin le 2 septembre 1192, les chevaliers germaniques qui restent en Terre sainte se regroupent avec des Hospitaliers chevaliers germaniques pour former l’ordre Teutonique.

Lors de cette 3e croisade durant le siège de Saint-Jean d'Acre, des bourgeois de Brême et de Lübeck soucieux d'assurer la sécurité et les soins des pèlerins, formèrent une communauté hospitalière sous tutelle Teutonne (i.e. Allemande) et prirent le nom, de « maison de l'hôpital des Allemands de Sainte Marie de Jérusalem»: Domus Hospitalis Sancte Marie Theutonicorum Hierosolomitani (l'hôpital de campagne, fut transféré à Acre dès sa prise : le . La dénomination « de Jérusalem » fait écho au premier hôpital allemand (construit à Jérusalem), à une date peut être antérieure à 1118). Cette communauté hospitalière a été fondée en 1190, puis militarisé en 1198, en tant que confrérie chevaleresque à la protection des pèlerins en Terre Sainte : « La majorité des croisés arriva à Acre peu avant la mort d'Henri VI (empereur du St Empire Romain Germanique), en septembre 1197. Leur retour, après une expédition qui rencontra peu de succès, s'organisa à partir de février 1198. C'est entre ces deux dates que l'hôpital des Allemands devint un ordre militaire, transformation confirmée le par le pape Innocent III[14]. »

Autres ordres militaires[modifier | modifier le code]

Avant les croisades, il existait à Jérusalem, en dehors des murailles de la ville sainte, un hôpital pour lépreux, placé sous l’invocation de saint Lazare. Dépendant des patriarches grecs-melkites de Jérusalem, il était desservi par des moines arméniens soumis à la règle de saint Basile-le-Grand. Après la prise de Jérusalem en 1099, les croisés atteints par la lèpre vinrent naturellement se faire soigner à l’Hôpital Saint-Lazare, beaucoup restèrent au sein de la communauté monastique et prononcèrent leurs vœux. Après l'adoption de la Règle de saint Augustin, l’ordre de Saint-Lazare fut confirmé comme ordre hospitalier par le pape Alexandre IV en 1255[15].

Il est établi que les chevaliers lépreux de l'ordre de Saint-Lazare ont participé à des actions militaires comme la prise de Saint-Jean d’Acre en 1191, la bataille de Mansourah en 1250 et ils participèrent aux côtés des autres ordres militaires à la défense de la dernière citadelle des chrétiens en Orient lors du siège de Saint-Jean d’Acre en 1291[16]. Il n'est pas certain que l'Ordre ait été reconnu par Rome comme un ordre militaire.

Ordres militaires de la Reconquista[modifier | modifier le code]

La péninsule Ibérique fut le siège de la plus longue guerre sainte puisqu'elle durera près de huit cents ans. Elle apportera dans al-Andalus aux ordres militaires espagnols une renommée encore plus grande que celle des Templiers ou des Hospitaliers[17]. À partir de 1031, le califat omeyyade de Cordoue, se scinde en taïfas permettant aux chrétiens de reprendre l'initiative militaire avec la conquête de Tolède en 1085[18]. C'est pendant cette période que les Templiers et les Hospitaliers s'installent en Espagne en y fondant de nombreuses commanderies[18]. En 1134, à la mort de Alphonse Ier d'Aragon, celui-ci cède son royaume aux Templiers, aux Hospitaliers et aux chanoines du Saint-Sépulcre[18]. Pour protéger Tolède des raids en provenance de Courdoue à travers les hautes plaines la séparant de la Sierra Morena, l'empereur Alphonse VII s'empare, en 1147, de la citadelle de Qualat Rawaah (château guerrier), à 130 km au sud de sa capitale, sur les marécage du Guadiana. Il charge les Templiers de la défense de cet avant-poste, mais ceux-ci, doutant de pouvoir le conserver face à des rumeurs d'expédition, l'évacuent en 1157[19]. Il faut donc très certainement rechercher l'origine de ordres militaires de la Reconquista, non dans les Templiers, mais dans les hermangildas, groupes de paysans, inspirés des ribats, qui s'engagent par serment à protéger les chrétiens. Il est possible qu'ils prononçaient des vœux de célibat au moins temporaires[19].

Ordre de Calatrava[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre de Calatrava.

Après l'abandon de Qualat Rawaah, Sanche III de Castille confie en 1158, par l'intermédiaire d'un noble commun de leur connaissance, Diego Vélasquez, la forteresse de Calatrava (Qualat Rawaah) et les terres environnantes à Ramón Sierra, abbé du monastère navarrais cistercien de Santa Maria de Fitero[20]. Avec l'aide de Vélasquez, Sierra transfère toute sa congrégation à Calatrava. Il y est rejoint très certainement par des hermangildas que Vélaquez organise en chevaliers réguliers en les dotant de la règle bénédictine de Cîteaux[20]. En 1164, à la mort de Ramón Sierra, les moines se donnent un nouvel abbé et les chevaliers de Calatrava un nouveau maître en la personne de don García[20]. Celui-ci jure de respecter la règle cistercienne et demande à Cîteaux de reconnaître ses frères. Cîteaux accueille la congrégation en véritables frères, et non en confrères, heureux de les reconnaître « non soldats du monde, mais soldats de Dieu »[21]. C'est la même année, en 1164, que le pape Alexandre III reconnaît l'ordre de Calatrava comme ordre religieux militaire[20].

Ordre de Santiago[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre de Santiago.

Au milieu du XIIe siècle, les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle sont régulièrement attaqués par des brigands. C'est alors qu'un hermangildas, organisé en confrérie de Cáceres, propose aux chanoines de Saint-Éloi du León de protéger les pèlerins. Ces chevaliers de Cáceres reçoivent, vers 1164, la ville d'Uclés, à la frontière de la Castille, au sud du Guadiana, pour en assurer la défense contre les Maures[22].

Les chevaliers de Cáceres reçoivent en 1171, du légat du pape, le cardinal Jacinto, une règle fondée sur celle de saint Augustin. Le pape Alexandre III reconnaît an 1175 les chevaliers de Cáceres comme ordre religieux sous le nom d'ordre de Saint-Jacques-de-l'Épée. Cet ordre en accueillant des chevaliers mariés, non comme confrères, mais comme frères à part entière, marque ainsi sa différence ; il est alors connu comme un ordre militaire sous le nom d'ordre de Santiago (ordre de Saint-Jacques)[23].

Ordre d'Alcantara[modifier | modifier le code]

Ordre d'Aviz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre d'Aviz.

Ordre de Montesa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre de Montesa.

Lors de la suppression de l'ordre du Temple, les biens de ceux-ci doivent être dévolus à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, mais Jacques II d'Aragon ne veut pas d'un renforcement d'un ordre souverain qu'il ne pourrait pas contrôler. Il refuse donc la réunion des biens des Templiers de ses états à ceux des Hospitaliers, il souhaitait les joindre à ceux de l'ordre de Calatrava. Une longue négociation s'engage avec le pape Jean XXII et qui se termine par une bulle datée du 10 juin 1317 qui entérine la création d'un ordre de Montesa. Jacques a finalement obtenu que les biens des Templiers et les biens des Hospitaliers sur le territoire de Valence soit attribués à un ordre national sous la responsabilité du roi et non du pape. Jacques attribue le château et le territoire de Montesa à l'ordre pour en faire son couvent. En échange, il concède la dévolution des biens des Templiers aux Hospitaliers sur les territoires d'Aragon et de Catalogne. L'ordre n'est effectif que le après des manœuvres de retardement de l'ordre de Calatrava. Le premier grand-maître de l'Ordre est Guillem d'Erill, hospitalier catalan, nommé par le pape[24].

Ordre du Christ[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre du Christ.

Le pape a attribué les biens des Templiers, après leur disparition, aux Hospitaliers, mais Denis Ier, de la même façon qu'en Espagne, et pour les mêmes raisons d'affirmation du pouvoir royal, refuse au pape la réunion des biens du Temple à ceux des Hospitaliers. Dès 1318, les anciens Templiers ne sont certainement plus admis dans les nouvelles congrégations[25]. Après d'encore plus longues négociations, mais sans compensation, il obtient de Jean XXII une bulle Ad ea ex quibus du 14 mars 1319, permettant la création de l'ordre du Christ. Il était prescrit dans cette bulle que le grand-maître devait, avant sa prise de fonction, rendre hommage au roi et lui prêter serment. Ce qu'aucun grand-maître n'oubliera de faire, faisant de l'ordre du Christ le plus fidèle soutien du pouvoir royal[26]. Le premier grand-maître est Gil Martinez, un chevalier de l'ordre d'Aviz et le couvent est établi, non pas à Tomar, siège des anciens Templiers, mais à Castro Marim, en Algarve.

Sous la direction de Henri le Navigateur, troisième fils de Jean Ier et clavero (grand-maître ou plutôt gouverneur) de l'ordre du Christ, celui-ci va partir à la conquête des Nouveaux Mondes, en 1425, les îles de Madère et des Canaries, en 1445 les Açores, sont conquises par les chevaliers du Christ, puis ce sont les côtes d'Afrique et Lagos, les îles du Cap-Vert, qui vont faire sa richesse en même temps que celle du Portugal.

Ordres militaires de Prusse Orientale[modifier | modifier le code]

Chevaliers Porte-Glaive[modifier | modifier le code]

Appelé aussi ordre des Chevaliers du Christ de Livonie, créé vers 1202 par Albert de Buxhövden, évêque de Livonie. Celui-ci venait de fonder sur les rives de la Baltique la ville de Riga, et il institua, sur le modèle des ordres croisés, un ordre religieux et militaire destiné à évangéliser la Livonie, alors païenne. Mais les nouveaux chevaliers durent vite faire appel aux chevaliers Teutoniques, qui poursuivaient l'occupation de la Prusse, et les tractations aboutirent dès 1237 à la fusion des deux ordres. Les Porte-Glaive abandonnèrent leur signe distinctif : deux épées croisées sur leur manteau blanc, pour la croix pattée noire. Cette union prit fin trois siècles plus tard, lorsque le grand maître de l'ordre, optant pour la Réforme, obtint de laPologne la suzeraineté héréditaire de la Prusse (1525). Les Porte-Glaive reprirent alors leur indépendance en Livonie. Mais en 1561, la sécularisation de leur grand maître, reconnu à son tour duc héréditaire de Courlande et de Semigalle, marqua la fin de l'ordre.

L'histoire de cet Ordre religieux et militaire est étroitement liée aux débuts de la christianisation de la région située sur les rives orientales de la mer Baltique : la Livonie(2).

Vers 1180, un certain Meinhard, chanoine du monastère Augustinien de Segeburg(3), ayant entendu plusieurs récits de marchands eet marins navigant dans cette région de la Baltique, décide de s'aventurer à l'embouchure de la Dvina(4), région peuplée par les tribus des Lettes et des Lives pour les christianiser.

Après avoir connu un relatif succès dans sa mission d'évangélisation, Meinhard décide de bâtir, vers 1184, une première chapelle dans le village de Ikšķile(5). La résistance des tribus païennes face à cette christianisation et plusieurs attaques contre son village, forcent Meinhard a rapidement ériger un chateau en pierre à côté de la chapelle.

En 1186, Meinhard est reconnu comme évêque de Ikšķile par l'archevêque de Brême dont son évêché dépend et continue avec plus ou moins de succès sa mission de conversion. A sa mort en 1196, Meinhard est remplacé par Berthold, abbé du monastère cistercien de Loccum(6).

Bertold reprend la mission d'évangélisation entamée par Meinhard, mais se heurte à une population de plus en plus réticente à recevoir le baptème et un complot est même organisé par des Lives pour l'assassiner.

Berthold n'étant pas homme à se laisser faire, il va assossier son évangélisation à une action militaire agressive. En 1197, il part secrètement en Saxe pour y rassembler une armée croisée avec laquelle il revient en Livonie au printemps 1198(7).

En juillet 1198, l'armée croisée rencontre une armée de tribus Lives sur les rives de la Dvina, à quelques dizaines de km de Ikšķile. Après une courte lutte, où Berthold trouve la mort, l'armée Live est mise en déroute et les croisés peuvent se répendre dans tout l'arrière pays.

Plusieurs centaines de Lives se rendent à Ikšķile pour se soumettre aux croisés et recevoir le baptème. Pensant leur mission terminée, les croisés se rembarquent vers la saxe, mais à peine sont ils partis que les Lives renoncent à ce baptème et se révoltent contre les chrétiens en pourchassant et tuants tous les prêtres chrétiens qu'ils rencontrent.

Après la mort de Berthold au cours de la Croisade Livonienne, Hartwig, l'archevêque de Brême décide de nommer à sa place son propre neveu, Albrecht von Buxthoeven comme nouvel évêque de Ikšķile.

Albrecht aura une approche du problème de la christianisation de la Livonie différente de celle de ses deux prédécesseurs. Il débarquera en Livonie accompagné d'une importante armée de croisés Saxons(8) et muni d'importants privilèges qui lui ont été garantis par le pape et l'empereur germanique.

L'une de ces prérogatives papales était qu'il pouvait recruter de nouveaux croisés sans demander de permission spéciale au pape. Lorsqu'il mettra ces prérogatives en œuvre, il créera ce qui deviendra la "croisade perpétuelle". Chaque soldat qui était recruté pour cette croisade devait servir pendant deux années au terme desquelles il recevait les mêmes indulgences que les soldats partis en croisade en Terre Sainte. Albrecht von Buxthoeven fera la voyage chaque année vers Lübeck où il pourra prêcher et recruter chaque fois de nouveaux croisés(9).

Voyant que le siège de son diocèse, Ikšķile, protégé par un seul château et situé loin de l'embouchure de la Dvina, était pratiquement indéfendable, il entreprit de fonder une nouvelle colonie près de l'embouchure de la Dvina, où celle-ci forme une boucle naturelle avant de se jeter dans la mer. Ce sera le début du développemetn de la future ville de Riga. Il érigera aussi face à Riga mais de l'autre côté du fleuve, le long de la côte, la forteresse de Daugavgrīva(10).

En 1202, alors que l’évêque de Riga Albert de Buxhövden* s’était absenté de son diocèse pour aller faire connaitre en terre d’Empire la situation de son Eglise, le moine cistercien Dietrich amena en Livonie* une troupe de chevaliers, enrôlés en Allemagne par ses soins, et il fonda dans la cité épiscopale un nouvel ordre, celui des frères du Christ de Livonie, connus sous le nom de Porte-Glaive (Schwertbrüder). Selon le témoignage des sources, cette institution devait préserver militairement les progrès de l’évangélisation du pays. Deux ans plus tard, elle fit confirmée par le pape Innocent III*. Les frères adoptèrent la règle du Temple et ils reçurent également le manteau blanc, qu’ils différencièrent toutefois en ajoutant l’ornement d’une épée sous la croix pattée rouge. Cet insigne figura aussi sur le sceau de l’ordre, accompagné de l’inscription: S. MAGISTRI ET FRM MILICIE XPI DE LIV0NIA. Les historiens n’ont pu s’accorder pour déterminer si Dietrich avait vraiment agi seul ou bien avec l’assentiment de l’évêque, mais en tout cas, à son retour Albert de Buxhövden reconnut la fondation et s’attacha les Porte-Glaive par un serment de fidélité. Certes, l’ordre fut exempté du paiement de la dîme, mais il resta subordonné à l’évêque de Riga, comme à ceux de Dorpat (Tartu) et d’Ösel-Wiek (Saare-Lääne), dont les diocèses allaient été créés un peu plus tard. En cela, il se distingua de ses pairs de Terre sainte, qui ne dépendaient que du pape. Se conformant à la règle du Temple qu’on leur avait donnée, les Porte-Glaive n’entretinrent nul hôpital, mais œuvrèrent à la soumission des Lives encore païens, aux côtés des croisés et des vassaux de l’Eglise de Riga. Ce ne fut pas avant 1207 ou 1208 qu’Albert de Buxhövden concéda un territoire à l’ordre, sur le cours de la Gauja, au nord-est de Riga. Le maître des Porte-Glaive y fit construire des châteaux, où il installa des communautés, d’abord à Segewold (auj. Sigulda), puis, en amont, à Wenden*. Disposant de ces points d’appui, l’ordre fut en mesure de conquérir la Latgalie, dans l’intérieur des terres, et d’en évangéliser les populations lettones jusqu’aux abords de la principauté russe de Pskov. Par ailleurs, il obtint d’établir une autre enclave plus au sud, dans les terres entourant la forteresse d’Ascheraden (auj. Aizkraukle) sur les deux rives de la Daugava, aux confins de la Sélonie. Vers le nord, à l’extrémité opposée du territoire christianisé, les frères parvinrent également dans les années suivantes, en dépit de quelques revers, à se tailler un vaste domaine aux confins de l'Estonie*, en Sakala, où ils purent fonder la puissante commanderie de Fellin (auj. Viljandi). Ils durent toutefois en 1225, en vertu de l’arbitrage du légat pontifical Guillaume de Modène*, renoncer à la partie orientale du territoire conquis pour que le nouvel évêché de Dorpat pût être institué. En 1226-1227, une campagne conjointe des Porte-Glaive, des vassaux de l’Eglise de Riga et de contingents de croisés acheva de soumettre l’Estonie en s’emparant de l’île d’Osel, et l’ordre annexa même la partie septentrionale du pays, que les Danois revendiquaient. Si la grande île et la côte occidentale de l’Estonie continentale constituèrent à la fois le diocèse d’Osel-Wiek et la seigneurie de son évêque le cistercien Gottfried, consacré par Albert de Buxhövden dès 1228, la plus grande part du butin revint aux Porte-Glaive, et le centre de gravité de l’institution se déplaça alors vers le nord de la Livonie. Au sud, les chrétiens obtenaient également la soumission d’une partie des Coures, et l’ordre reçut de ce fait des terres en Courlande. Ainsi, vers 1230, il tenait en ses mains près de la moitié de la Livonie et constituait désormais l’élément le plus puissant de la confédération livonienne. Cependant, dès cette époque, le maître des Porte-Glaive Volkwin de Naumburg* chercha à se rapprocher de l’ordre Teutonique*, qui, jouissant de privilèges plus importants, était exempté du contrôle épiscopal. Les négociations traînaient encore en longueur quand, lors d’une croisade, l’ordre des Porte-Glaive, assisté de ses vassaux et de contingents venus d’Allemagne du Nord, subit face aux Lituaniens à la bataille du Saule*, le 22 septembre 1236, une défaite écrasante, qui causa la mort du maître et sans doute de la moitié des frères chevaliers. L’approche de l’hiver empêchant l’arrivée de renforts en provenance de l’Occident, les frères qui restaient ne furent guère en mesure de préserver l’intégralité de leur seigneurie : ils perdirent le territoire obtenu en Courlande et les espaces conquis en Sémigallie et en Sélonie. Sitôt la nouvelle de la défaite de Saule parvenue à la curie pontificale, alors à Viterbe, Grégoire IX incorpora les Porte-Glaive à l’ordre Teutonique, dont le grand-maître, Hermann de Salza*, était présent à ses côtés. La décision fut prise le 14 mai 1237, à condition que l’Estonie du Nord fût restituée au roi de Danemark. Au cours de sa brève existence, l’ordre des Porte-Glaive réunit des frères chevaliers, des frères clercs et des frères servants. Les premiers, composant la cavalerie lourde, étaient le groupe le plus important : en majorité, ils venaient d’Allemagne du Nord, et c’est en leur sein qu’étaient désignés tous les dignitaires. A la tête de l’institution se trouvait le maître, dont la résidence principale, le Jürgenhof ou Georgenhof était à Riga*. Peu à peu, l’ordre érigea d’autres châteaux ou commanderies, dirigés par des commandeurs ou bien des baillis, qui dépendaient du maître et de la maison principale. Du sud au nord, on peut citer Ascheraden, Segewold, Wenden, Fellin et Reval*. Aux châteaux ou commanderies étaient affectés des régions ou des territoires déterminés qui devaient être administrés par leurs commandeurs ou baillis respectifs. On ignore comment les tâches étaient réparties dans les couvents. Outre les baillis déjà évoqués, il y en avait d’autres qui assuraient la liaison avec les populations autochtones, dispensaient la justice et prélevaient les taxes eux aussi étaient des frères chevaliers.

Notes :

(1)Egalement appelé Ordre des Frères de l'Epée, Schwertbrüder en allemand.

(2)Région qui comprend actuellement l'Estonie et la Lettonie.

(3)Situé dans le comté de Holstein, près de la frontière avec le Danemark.

(4)Appelé Daugava en letton, ce fleuve prend sa source à environ 200 km à l'ouest de Moscou et se jette dans la mer Baltique à Riga, capitale de l'actuelle Lettonie.

(5)Uexküll en allemand, située à environ 30 km à l'est de Riga sur le fleuve Dvina.

(6)Loccum est une ville située à environ 50 km au nord ouest de Hanovre. Son abbaye fut fondée en 1163 par des moines issus de l'abbaye cistercienne de Volkenroda, située en Thuringe.

(7)Cette expédition militaire reçu le nom de croisade et fut reconnue et soutenue d'une part par Hartwig von Utlede, archevêque de Brême dont dépendait le nouvel évêché de Ikšķile, et d'autre part par le pape nouvellement élu, Innocent III. Cette expédition est nommée dans les livres d'histoire "La Croisade Livonienne".

(8)Originaires de la Saxe, dans l'Empire Germanique.

(9)A cette époque, l'empire germanique sort d'une guerre civile causée par la mort de l'empereur Henri II, et nombre de guerriers profitaient de cette possibilité de croisade proche de chez eux pour être pardonnés des meurtres, pillages,... qu'ils avaient commis au cours de ce conflit.

(10)Dunamundum allemagne 1099-1105

Ordre de Dobrin[modifier | modifier le code]

Évolution des ordres militaires[modifier | modifier le code]

Dans l'histoire des ordres militaires, on distingue une cassure très nette : le moment où ils ne sont plus en mesure d'accomplir leur rôle principal dans la région qui les a vus naître. En 1291 avec la chute de Saint-Jean d'Acre, les ordres de Terre sainte entament un reflux vers l'Occident. Les Templiers paient le prix de ce repli sur leurs possessions en 1312 où ils sont supprimés par le pape, à la suite d'un procès en hérésie. L'Hôpital s'enrichit alors des dépouilles du Temple et continue sa mission guerrière à Chypre puis Rhodes. Pour les ordres prussiens et ibériques, c'est le XIVe siècle qui voit la fin de la particularité des ordres militaires et leur stabilisation en puissances foncières. Les ordres ibériques seront progressivement soumis au contrôle royal, comme au Portugal dès le XIVe siècle et en Espagne sous les Rois catholiques. Les chevaliers teutoniques ont dirigé un État en Prusse-Orientale, à compter de 1231, qualifié de monastique. Puissance foncière, cette théocratie a conféré aux moines-soldats des pouvoirs cumulés sur les terres annexées et a duré jusque 1525, date à laquelle, après conversion à la religion réformée de Luther, elle finit par se séculariser en duché (laïc) de Prusse-Orientale.

Au cours de l'époque moderne, la plupart des ordres disparaissent ou perdent leur caractéristique. Seul survit de nos jours l'ordre souverain de Malte, qui se veut l'héritier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en revenant à son premier rôle d'ordre hospitalier au travers du statut d'ONG humanitaires sans toutefois abandonner le titre d'ordre militaire.

Description et organisation[modifier | modifier le code]

La caractéristique des ordres militaires est la fusion du mode de vie des communautés d'ecclésiastiques, moines ou chanoines, avec une action guerrière.

Les membres de ces ordres sont donc des combattants, souvent des milites combattant à cheval, des chevaliers au premier sens du terme d'homme à cheval. Tous les combattants ne sont pas obligatoirement issus de la noblesse, mais peuvent être recrutés parmi la paysannerie libre. Dans ce cas, ils ne sont pas chevaliers, mais sergents d'armes. Seuls les chevaliers revêtent le manteau de l'Ordre auquel ils appartiennent (blanc pour les Templiers et les Teutoniques, noir pour les Hospitaliers).

Tous obéissent à des règles de vie en communauté qui sont celles de religieux. Ces règles sont souvent calquées sur celles d'ordres monastiques, comme la règle cistercienne adoptée par les ordres hispaniques, ou canoniaux, comme la règle de saint Augustin.

Toutefois, comme il existe dans les monastères des frères dont le rôle propre n'est pas de prier, mais de subvenir aux besoins de la communauté, il existe dans les ordres militaires des frères servants dont le rôle est de soutenir l'Ordre et son activité de combat par leur travail: ce sont les frères de métier (ou sergents). Les paysans qui exploitent les terres des commanderies ne font pas partie de l'ordre, mais bénéficient de sa protection spirituelle.

À l'exception du Temple, les ordres admettent généralement les femmes pour les fonctions liées à l'activité hospitalière et charitable. Les donatrices de l'Ordre du Temple peuvent uniquement prétendre au statut de sœur du Temple.

Les ordres militaires intègrent des prêtres (souvent appelés frères chapelains) pour célébrer l'office divin et assurer l'accompagnement spirituel. Tous les frères ont prononcé des vœux religieux.

Ce sont néanmoins les combattants qui occupent tous les postes de direction dans une structure strictement hiérarchisés. À la tête s'en trouve souvent un maître ou grand maître, ne répondant qu'au pape, permettant à l'ordre d'échapper à l'autorité des évêques et aux juridictions épiscopales. Le maître est généralement entouré de dignitaires tels le grand commandeur, le maréchal, le turcopolier commandant les turcopoles...

Pour soutenir leur action guerrière dans ces contrées souvent inhospitalières, les ordres bénéficient de l'apport financier d'un réseau de possessions en Occident, appelées commanderies. Possessions grâce auxquelles ils ont souvent été vecteur d'innovations techniques, notamment pour le système de gestion financière des Templiers. À la base de l'organisation, on trouve la commanderie, circonscription regroupant des terres et maisons appartenant à l'ordre et dirigée par un commandeur. Entre ces commanderies et l'état-major de l'ordre, on trouve généralement des structures intermédiaires telles les baillies et les provinces pour le Temple, les prieurés et les langues à l'Hôpital... Les ordres implantés dans les pays ibériques ont créé une structure nationale chapeautant les commanderies locales : l'encomienda mayor (en espagnol, la commanderie majeure ou principale).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Demurger, « L'origine des ordres religieux militaires », site Clio, avril 2002
  2. a et b Demurger 2008, p. 25
  3. Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 26
  4. Demurger 2008, p. 26
  5. a et b Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 27
  6. Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 17
  7. acte conservé à la Bibliothèque nationale de Malte, Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 19
  8. Acte conservé à la Bibliothèque nationale de Malte, Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 13
  9. Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 36-37
  10. a et b Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 30
  11. Galimard Flavigny, 2006, op. cit., p. 28
  12. Galimard Flavigny cite expressément le terme de « moine-soldat » en page 30 de Histoire de l'ordre de Malte
  13. R. Grousset, 1936, pp. 59–61
  14. Kristjan Toomaspoeg, Histoire des Chevaliers Teutoniques, Flammarion, , 201 p. (ISBN 2-0821-1808-8), p.18
  15. Hyacinthe, 2003, op. cit., p. ?
  16. Grassière, 1960, op. cit., p. ?
  17. Seward, 2008, op. cit., p. 129
  18. a, b et c Seward, 2008, op. cit., p. 130
  19. a et b Seward, 2008, op. cit., p. 131
  20. a, b, c et d Seward, 2008, op. cit., p. 132
  21. Desmond Seward cite J. F. O'Callaghan (Cisterciens), 1958, p. 162-171
  22. Seward, 2008, op. cit., p. 134
  23. Seward, 2008, op. cit., p. 135
  24. Enric Guinot Rodriguez dans Prier et combattre, op. cit., p. 626
  25. Seward, 2008, op. cit., p. 153
  26. Isabel Morgado Silva dans Prier et combattre, op. cit., p. 226

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]