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En marche !

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En marche !
Image illustrative de l'article En marche !
Logotype officiel.
Présentation
Fondateur Emmanuel Macron
Fondation
Siège 99, rue de l'Abbé-Groult
75015 Paris
Secrétaire général avril-octobre 2016 :
Ludovic Chaker
depuis octobre 2016 :
Richard Ferrand
Nom officiel Association pour le renouvellement de la vie politique
Positionnement Centrisme[1]
Organisation associée Les Jeunes avec Macron
Médias principaux Vision Macron
Idéologie Social-libéralisme[2]
Europhilie[3]
Troisième voie
Transformisme[4]
Adhérents 242 730 revendiqués[5] ()[note 1]
Couleurs Noir et blanc
Site web en-marche.frVoir et modifier les données sur Wikidata

En marche ! (parfois typographié En Marche ! ou abrégé en EM ! voire EM) est la marque déposée de l'Association pour le renouvellement de la vie politique, un parti politique social-libéral[6],[7],[8],[9] français lancé le par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique du gouvernement de Manuel Valls. Il est classé au centre sur l'échiquier politique[10],[11],[12].

Les valeurs revendiquées par En marche ǃ sont le rejet de toute forme de conservatisme[13], une adhésion proclamée au progressisme[14],[15],[14],[15],[13], l'attachement à l'Union européenne[16], l'adaptation économique de la France à la mondialisation[16],[17],[18] et l'engagement de moraliser et moderniser la vie politique française[19] .

S'appuyant fortement sur les réseaux sociaux[20], le mouvement a la particularité d'accepter les adhésions de membres d'autres partis[21] et de n'imposer aucune cotisation à ses adhérents[22]. Le parti fait figurer l'approfondissement du projet européen parmi ses valeurs fondamentales[16], ce qui lui vaut d'être régulièrement présenté comme le parti le plus proeuropéen de l'échiquier politique français[23],[24],[25].

Historique

Emmanuel Macron en décembre 2014.

Création du mouvement

En marche ! est fondé le 6 avril 2016 à Amiens, ville de naissance du ministre[26]. Le nom du mouvement reprend les initiales de son fondateur[22],[27].

Avec cette initiative, Emmanuel Macron assume pour la première fois son ambition de se présenter à une élection présidentielle[28]. De nombreux observateurs politiques et médias avancent qu'il envisage de le faire dès 2016, notamment en raison de collectes de fonds qu'il organise[29]. Le lancement fait l'objet d'une forte couverture médiatique[30] ; il s'accompagne d'un pic de requêtes concernant Emmanuel Macron sur Google et Wikipédia[31] et de tensions avec François Hollande sur la question de la loyauté du ministre à son égard[32]. Lors de son entretien du , François Hollande déclare qu'Emmanuel Macron est tenu à la « solidarité » gouvernementale et à la nécessité de « servir jusqu'au bout » sans « démarche personnelle et encore moins présidentielle »[33]. Dans les semaines qui suivent la fondation d'En marche !, ce dernier bénéficie d'une hausse notable dans les sondages d'opinion, dont certains le situent comme le mieux placé à gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017[34],[35].

La création d'En marche ! est saluée par différentes personnalités politiques, comme Najat Vallaud-Belkacem[36], François Hollande[37] ou encore Jean-Pierre Raffarin, qui juge que le mouvement « apporte du sang neuf »[38]. Pierre Gattaz, président du MEDEF, juge l'initiative « rafraîchissante », estimant qu'elle « permet de sortir de la politique politicienne »[39].

D'autres sont plus critiques, à l'image de Jean-Luc Mélenchon, qui a plaisanté sur le fait que « les gens qui ont mis en panne tout le système et l'économie du pays [fassent] un truc qui s'appelle « En marche » »[40] ou encore Christian Estrosi qui considère que le ministre n'a « aucune crédibilité »[38].

La Grande Marche

Le mouvement lance en une « grande marche » qui vise à recueillir 100 000 témoignages par du porte-à-porte afin d'élaborer un « plan d'action ». Emmanuel Macron présente l'opération comme « le premier temps essentiel de la construction [du] mouvement »[41]. 4 000 volontaires sont mobilisés pour cette opération[27] sous la houlette de Ludovic Chaker, responsable des opérations[42]. Les milliers de questionnaires administrés par le porte-à-porte sont en grande majorité dépouillés par des algorithmes[27], puis traités, selon le mouvement, par un groupe de 200 experts[43]. Sur les 100 000 « discussions » menées par les militants d'En marche !, un quart des questionnaires ont été remplis[44]. Il a été fait appel pour cette opération au cabinet de conseil Liegey Muller Pons, spécialisé dans les campagnes électorales et membre de l’équipe de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012[45].

Campagne présidentielle de 2017

Meetings

Dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron organise plusieurs meetings à travers la France à compter de mi-2016. Le premier a lieu le à Paris[46] à la Maison de la Mutualité et rassemble environ 2 000 personnes, ainsi qu'une quarantaine de parlementaires, dont Nicole Bricq ; d'anciennes personnalités politiques telles que Renaud Dutreil ou issues de la société civile à l'instar d'Erik Orsenna[47] et Alexandre Jardin; ou encore la veuve de Michel Rocard[48]. Il affirme vouloir porter son mouvement « jusqu’à 2017 et jusqu’à la victoire »[49]. Le choix de la date — deux jours avant la dernière intervention télévisée du quinquennat de François Hollande — apparaît comme une provocation[48]. Manuel Valls, qu'il critique sans le nommer lors de son discours[48], exprime publiquement son agacement[50].

Plusieurs meeting s'en suivent, notamment le à Strasbourg[51],[note 2] qui rassemble environ 1 200 personnes, le au Mans[52],[note 3] qui rassemble environ 1 000 personnes, le à Montpellier[note 4] qui rassemble environ 1 600 personnes, le aux Pennes-Mirabeau[note 5],[53] qui rassemble environ 1 200 personnes et le à Paris[note 6],[54] qui rassemble environ 10 000 personnes (pour un coût estimé entre 400 000 et 450 000 euros[55]).

Dès le début de 2017, il organise de nouveaux meetings. À Nevers le , réunissant près de 1 000 personnes puis le lendemain à Clermont-Ferrand, rassemblant 2 500 personnes. Le , il organise un meeting au zénith de Lille attirant entre 4 000 et 5 000 personnes. Le , au palais omnisports de Gerland à Lyon, son meeting attire environ 8 000 personnes et plusieurs milliers d'autres devant des écrans géants à l'extérieur[56]. Le 17 avril se tient à Bercy une réunion publique présentée comme "le grand meeting d'En marche!" et rassemblant environ 20 000 personnes[57],[58].

Investitures

En marche ! entend présenter des candidats sous sa propre étiquette dans toutes les circonscriptions aux élections législatives de 2017[59], lançant à cette fin un appel à candidatures sur Internet. Une commission d'investiture, présidée par l'ex-ministre chiraquien et ancien président du Conseil économique, social et environnemental Jean-Paul Delevoye[60], est chargée de sélectionner les candidats au regard de cinq critères : «renouvellement», «parité», «probité», «pluralité politique» et «accord avec le projet»[61]. Alors que 14 000 personnes ont déposé un dossier de candidature, les 14 premières investitures ont été rendues public début avril[62].

Digital

Une cellule de riposte en ligne, ayant pour vocation de relayer les messages de campagne et de lutter contre la désinformation, est dirigée par Pierre Le Texier et Mounir Mahjoubi, ancien Président du Conseil national du numérique[63].

En , malgré les précautions mises en place (protection des serveurs, cloisonnement des accès et bases de données isolées[64]) l'entourage d'Emmanuel Macron estime que le mouvement En marche ! est victime de « plusieurs centaines d'attaques » informatiques chaque jour[65] et que 50% du trafic serait « malveillant »[66].

L'application de messagerie cryptée russe Telegram est utilisée pour mobiliser le réseau de sympathisants, notamment à l'occasion des meetings.

Identité visuelle (logo)

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Organisation

Identité juridique

Le mouvement repose juridiquement sur deux associations : l'« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l'Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » (AFRVP) : toutes deux déclarées le (annonces publiées au Journal officiel le ) et domiciliées 33, rue Danton au Kremlin-Bicêtre[69],[70],[71],[72].

L'hebdomadaire L'Obs souligne que ses statuts sont « très classiques, communs à tous les partis politiques »[72]. Elle s'appuie sur un micro-parti visant à assurer son financement, qui a reçu l'agrément de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et qui est présidé par Christian Dargnat, ex-directeur général de BNP Paribas Asset Management[72],[71].

Après la mise en ligne du site internet du mouvement, Mediapart relève que sa directrice de publication est Véronique Bolhuis, compagne du directeur de l’Institut Montaigne Laurent Bigorgne, et que l’association « En marche ! » a pour domiciliation l’adresse du domicile privé de Véronique Bolhuis et Laurent Bigorgne[73]. Après la publication de l'article, le site retire l'adresse exacte de la domiciliation et indique que le directeur de publication est l’association « En marche ! »[73]. Véronique Bolhuis est également la présidente de l'association depuis le dépôt des premiers statuts en février 2016 jusqu'à l'été 2016, et n'occupe plus de fonction officielle dans l’organigramme du mouvement depuis[72],[74]. En marche ! dément tout lien avec l'Institut Montaigne et affirme que Laurent Bigorgne ne joue aucun rôle auprès du mouvement, tout en reconnaissant qu'il est une connaissance de longue date d'Emmanuel Macron[74].

Le logotype manuscrit « En Marche ! » est ensuite déposé à l'Institut national de la propriété industrielle le [67]. Ce logo est indépendant de l'association « En Marche » qui — elle — existe depuis 1994[75]. Un nouveau logo, non manuscrit, est déposé à l'INPI le [68]

Encadrement

Parmi les piliers de l'encadrement d'En marche! figurent[76],[77] :

  • Richard Ferrand, nommé secrétaire général du mouvement en octobre 2016[78], député PS du Finistère et ancien rapporteur de la loi Macron ;
  • Julien Denormandie, secrétaire général adjoint, ancien directeur de cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy[77];
  • Benjamin Griveaux, porte-parole d'En marche!, ancien directeur de la communication d'Unibail-Rodamco[79];
  • Jean-Marie Girier, directeur de campagne, ancien chef de cabinet du maire de Lyon Gérard Collomb[80];
  • Ismael Emelien, responsable de la stratégie numérique et présenté comme le "bras droit" d'Emmanuel Macron[81];
  • Laurence Haïm, porte-parole, ancienne correspondant d'i>TELE aux États-Unis[82];
  • Ludovic Chaker, responsable de l'organisation des meetings[77] et premier secrétaire général d'En marche![83], ancien candidat sans étiquette aux législatives pour les Français de l'étranger;
  • Jean Pisani-Ferry, responsable du programme du candidat, ancien commissaire général de France Stratégie[84].

Deux agences de communication travaillent également pour le mouvement : Little Wing et Jésus & Gabriel[85],[86].

Estimant qu'En marche ! doit « donner l'exemple » en matière de renouvellement du personnel politique dont il est partisan, Emmanuel Macron indique avoir « tenu à ce que des femmes et des hommes venant de la société civile puissent acquérir des responsabilités. Ils sont largement majoritaires dans nos rangs ; plus de 60 % de nos délégués nationaux et de nos référents territoriaux ne sont pas élus et ne l'ont jamais été. Nous veillerons aussi à limiter dans le temps les responsabilités au sein de ce nouveau mouvement »[87].

À chacun des meetings d'Emmanuel Macron une équipe est chargée d'en organiser l’ambiance. Des responsables envoient aux membres du groupe des SMS afin de lancer les applaudissements aux moments opportuns ou d’exciter l'enthousiasme du public[88]. Le chercheur Fabien Escalona souligne qu'En marche ! figure parmi les rares partis d'Europe occidentale créés « ex nihilo » en suivant le modèle de « la professionnalisation des organisations partisanes et [de] l’importation des techniques managériales »[4].

Le QG du mouvement est d'abord situé au 14e étage de la tour Montparnasse[89], puis transféré en novembre 2016 dans des bureaux du 15e arrondissement de Paris[90] au 99, rue de l'Abbé-Groult[91].

Le parti s'appuie en outre sur le collectif Les Jeunes Avec Macron[92],[93],[94] qui gère notamment le site Vision Macron[95] mettant en avant la vision et les propositions du candidat Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017.

Adhérents

Le mouvement compte comme adhérents toutes les personnes ayant communiqué leur courriel, leur adresse complète (adresse postale, code postal et ville), un numéro de téléphone, leur date de naissance, et ayant adhéré à la charte du mouvement[96]. Il ne leur est cependant pas nécessaire de verser d'argent, contrairement aux autres partis politiques[22],[44]. Emmanuel Macron indique qu'il est possible d’adhérer tout en restant membre d’un « autre parti républicain »[21].

Le 10 avril 2016, quelques jours après le lancement du mouvement, Emmanuel Macron revendique 13 000 adhérents[97]. Le Canard Enchaîné l'accuse de gonfler ses chiffres et prétend qu'il s'agirait en réalité de 13 000 clics sur son site[98]. Ismaël Emelien, conseiller d'Emmanuel Macron, précise que « Chaque adhérent signe une charte des valeurs et dispose d’une voix à l’assemblée générale du mouvement, cela n’a rien à voir avec ceux qui s’inscrivent à la newsletter, beaucoup plus nombreux »[99]. Sylvain Fort, autre conseiller d'Emmanuel Macron, assure également que le mouvement vérifie les adresses e-mail valant adhésion mais concède que « le système repose sur l’honnêteté de l’adhérent »[44].

En marche ! revendique 80 000 adhérents en septembre 2016 ; Le Monde indique alors : « Si le chiffre est exact, il fait de En marche ! l’un des premiers partis politiques de France »[99]. Revendiquant 88 000 adhérents en octobre 2016, Emmanuel Macron affirme être « au coude-à-coude avec le Parti socialiste » en seulement « 7 mois » d'existence[100]. D'après Mediapart, on y compte « beaucoup d'indépendants, de cadres du privé ; peu de fonctionnaires, d'agriculteurs ou de chômeurs. Beaucoup n'ont jamais été engagés en politique. La plupart n'ont fait que signaler leur intérêt en laissant leurs coordonnées sur le site »[43].

En marche ! s'inspire du modèle participatif de Désirs d'avenir, le mouvement de Ségolène Royal, et entend s'appuyer sur ses fichiers d'adhérents d'après le député Pascal Terrasse, proche d'Emmanuel Macron et ancien animateur de Désirs d'avenir[101],[102],[103]. D'après Libération, le mouvement s'appuie sur un « système d’enrôlement pyramidal directement inspiré des campagnes d’Obama en 2008 et 2012 »[22].

En s'appuyant sur un modèle de politique participative, chaque adhérent d'En marche ! à la possibilité de rejoindre ou de créer librement et gratuitement un comité local. Chacun des ces comités est animé par un ou plusieurs adhérents (nommés référents ou animateurs), qui en organisent la vie en proposant des événements locaux, des rencontres et débats autour des idées et des valeurs portées par le mouvement. En marche ! comptait en plus de 2 600 comités[104].

Financement

Christian Dargnat, ex-directeur général de BNP Paribas Asset Management, préside l'association de financement d'En marche [105]! Celle-ci mène dès sa création une levée de fonds, y compris lors d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Londres, ce qui pousse le député Les Républicains Georges Fenech à interpeller le gouvernement à ce sujet à l'Assemblée nationale et le Premier ministre, Manuel Valls, à apporter un démenti, alors même qu'En marche ! assume l'initiative[105],[106]. Emmanuel Macron déclare en mai que 2 000 donateurs ont déjà versé des contributions financières (limitées à 7 500 euros par la loi) à En marche[41] ! Il évoque « plus de 10 000 donateurs de 1 euro à 7 500 euros » en décembre 2016[107]. Fin décembre 2016, il a recueilli, selon les sources, 4 à 5 millions d'euros de dons[108],[85]. Fin mars ce montant atteint les 9 millions d'euros, qui se répartissent en 35 000 dons, d'en moyenne 257 € chacun. 600 personnes ont apporté, à elles seules, la moitié du total avec des dons supérieurs à 5 000 euros[109].

Emmanuel Macron est accusé dans un livre à charge Dans l'enfer de Bercy : Enquête sur les secrets du ministère des Finances (JC Lattès, 2017) des journalistes Frédéric Says et Marion L'Hour d'avoir utilisé 120 000 euros de frais de bouche du budget de Bercy (80 % de l'enveloppe annuelle) du 1er janvier au 30 août 2016 pour préparer sa campagne présidentielle[110].

Positionnement politique

Alors qu'Emmanuel Macron a été membre du Parti socialiste (PS) de 2006 à 2009[111],[112] et qu'il est encore membre du gouvernement de Manuel Valls lorsqu'il crée ce mouvement, En marche ! souhaite sortir des clivages politiques traditionnels et se veut transpartisan. Remplaçant le traditionnel clivage gauche-droite par celui « entre les progressistes et les conservateurs », Emmanuel Macron précise qu'En marche ! est à la fois de droite et de gauche[32]. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, estime qu'En marche ! « n'a non seulement pas vocation à être dans la Belle Alliance Populaire [qui réunit les alliés du PS] mais il refuse de se situer à gauche voire cherche à dissoudre celle-ci dans la droite »[113]. D'après La Croix, En marche ! « ambitionne de rassembler largement, depuis les sociaux-démocrates jusqu’aux gaullistes sociaux »[114].

Le journaliste de Mediapart Fabien Escalona conteste le qualificatif d'antisystème pour En marche ! et plaide pour ceux de « parti attrape-tout » — c'est également le qualificatif choisi par Virginie Martin — et de « business firm party » (« parti-entreprise »), à l'instar concernant cette dernière catégorie de Forza Italia à son lancement par Silvio Berlusconi en Italie ou de l’Union du centre démocratique (UCD) en Espagne[4].

Certains observateurs comparent En marche ! et le profil d'Emmanuel Macron au parti politique espagnol centriste Ciudadanos et à son dirigeant Albert Rivera[115],[116]. Ce dernier apporte d'ailleurs son soutien à Emmanuel Macron en janvier 2017, voyant en lui un « réformiste »[117]. L'historien Christophe Barret estime qu'il s'agit de deux « partis à ranger dans la catégorie des réformismes de droite » mais souligne que leur comparaison est limitée par des spécificités nationales : si Emmanuel Macron « est toujours censé évoluer à gauche » et « s'en prend aux chômeurs », Ciudadanos « est l'allié de la droite » et ne peut tenir « un discours « anti-assistés » en raison de « la profondeur de la crise sociale »[118].

Le 22 mars 2017, Le Canard Enchaîné indique le parti d'Emmanuel Macron travaille à une alliance électorale avec le Parti socialiste, afin d'avoir une majorité en cas de victoire[119].

Soutiens à la candidature d'En marche !

Voir la catégorie : Personnalité d'En marche !.

Parlementaires et personnalités politique nationales

Depuis la création d'En marche ! Emmanuel Macron a reçu des soutiens du monde politique dont des parlementaires, des anciens parlementaires et des anciens membres du gouvernement. Classé par parti politique du plus à gauche au plus à droite sur l’échiquier politique.

PCF (et anciens)

Plusieurs personnalités communistes annoncent également leur soutien à Emmanuel Macron. Le 7 mars, l'ancien député Patrick Braouzec le rejoint, mais sans adhérer à En marche ! Le 10 mars, l'ancien sénateur et secrétaire général du PCF Robert Hue annonce son ralliement[120]. On compte aussi le député du PCG Éric Jalton[121].

PS

Au 29 mars 2017, 54 parlementaires socialistes ont apportés leur soutien à Emmanuel Macron[122], dont Patrick Allemand[123], François André[124], Christian Bataille[125], Yves Blein[126], Florent Boudié[127], Malek Boutih[128], Nicole Bricq[129], Jean-Jacques Bridey[130], Christophe Castaner[130], Jean-Yves Caullet[131], Jean-David Ciot[132], Gérard Collomb[133], Jean-Louis Destans[134], Anne Emery-Dumas[135], Corinne Erhel[136], Richard Ferrand[137], Jean-Louis Gagnaire[138], Bariza Khiari[139], Anne-Christine Lang[140], Jean Launay[141], Anne-Yvonne Le Dain[142], Arnaud Leroy[143], Jean-Pierre Le Roch[144], Christophe Masse[145], Jean-Pierre Masseret[146], Gérard Miquel[141], Monique Orphé[147], François Patriat[148], Stéphane Travert[149], Pascal Terrasse[150], Jean-Louis Touraine[151] et Daniel Vaillant[152].

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne de janvier 2017, les députés Alain Calmette et Marc Goua rejoignent Emmanuel Macron[153]. Le député Christophe Caresche fait de même le 26 février 2017, Le 8 mars 2017, l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë annonce son soutien au candidat[154]. le 21 mars, Bernard Poignant, conseiller de François Hollande, officialise également son soutien[155]. Le 23 mars, l'ancien ministre Frédéric Cuvillier annonce son soutien[156] et, le lendemain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian[157]. L'ancien maire de Rennes Daniel Delaveau[158] et la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay le soutiennent également[159].

Le 29 mars 2017, l'ancien Premier ministre et candidat défait à la primaire de la gauche, Manuel Valls, annonce qu'il votera pour Emmanuel Macron[160],[161],[162]. Reconnaissant « beaucoup de points communs » avec Emmanuel Macron, il souligne que le nouveau chef de l'État aura besoin d'une « majorité présidentielle »[160]. Le 20 avril, la ministre Juliette Méadel, qui l'avait soutenu à la primaire, fait de même[163].

PRG

Plusieurs membres du PRG soutiennent En marche ! : Philippe Esnol[164] , François Fortassin[165], Joël Giraud[166], Jacques Krabal[167], Françoise Laborde[168], Jacques Mézard[169], Alain Tourret[170] et Jean-Michel Villaumé[171]. Le 23 mars, le secrétaire d'État aux Sports Thierry Braillard annonce son soutien[172]. Le 19 avril, le ministre Jean-Michel Baylet rejoint le candidat En marche ![173]. Le lendemain, la ministre Annick Girardin fait de même[174] (six ministres actuels du gouvernement soutiennent alors Emmanuel Macron).

écologistes

Le député du Parti écologiste François de Rugy se rallie en février[175] et le 21 mars, Barbara Pompili devient la première membre du gouvernement en exercice à soutenir Emmanuel Macron[176].

L'ancien député européen EELV Jean-Paul Besset soutient Emmanuel Macron[177].

L'ancien eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit[178] annonce son soutien le 26 février.

Le député Front démocrate François-Michel Lambert[132] annonce son soutien le 9 mars.

MoDem et UDI (et anciens UDF)

Plusieurs membres du MoDem[179] soutiennent En marche !, Sylvie Goulard[180], le député de La Réunion et maire de Saint-Leu Thierry Robert, annonce le 5 février 2017 son soutien et qu'il serait le délégué du candidat dans cette région d'outre-mer[181]. François Bayrou annonce le 22 février 2017 son ralliement « sous condition », ralliement accepté le jour même par Emmanuel Macron[182]. Le lendemain, Jean-Jacques Lasserre, sénateur et président du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques proche de François Bayrou, annonce qu'il votera pour Emmanuel Macron[183]. Le sénateur de la Loire Gérard Roche a été l'un des premiers parlementaires à parrainer officiellement la candidature d'Emmanuel Macron[184]. La députée européenne Marielle de Sarnez est également un soutien du candidat[185].

Plusieurs élus UDI[179] soutiennent Emmanuel Macron, Jean Arthuis[186], Serge Lepeltier[187] et Noëlle Lenoir[188].

Le 26 mars 2017, dix sénateurs membres de l'UDI et du MoDem, Michel Mercier, Leila Aïchi, Michel Canévet, Bernard Delcros, Jean-Marc Gabouty, Jacqueline Gourault, Jean-Jacques Lasserre, Christian Namy, Gérard Roche et Jean-Marie Vanlerenberghe, apportent leur soutien à Emmanuel Macron[189].

Les Républicains (et anciens UMP)

Il est soutenu notamment par plusieurs anciens ministres et secrétaires d'État issus de gouvernements de droite, Renaud Dutreil[190], Philippe Douste-Blazy[191], Jean-Paul Delevoye[192], Anne-Marie Idrac[193], Noëlle Lenoir[194], Pierre Méhaignerie[195], Marie-Anne Montchamp[196] et Thierry Breton[197]. Les anciens députés européens UMP, Christine de Veyrac[198] et Jean-Louis Bourlanges le soutiennent[199]. Le 16 mars 2017, c'est au tour de Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur Les Républicains proche d'Alain Juppé[200]. Sans annoncer formellement leur soutien au candidat, les anciens ministres Alain Madelin et Dominique Perben saluent les propositions d'Emmanuel Macron, respectivement sur les retraites[201] et la justice[202]. Ensuite, le 12 avril 2017, le député européen Jérôme Lavrilleux fait de même[203]. Le 12 avril, l'ancien ministre chiraquien et président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré confie à L'Opinion qu'il a décidé de voter pour Emmanuel Macron[204], tout comme l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin le 20 avril[205].

Autres

Élus locaux

Plusieurs personnalités politiques locales, de gauche, de droite et du centre, apportent leur soutien au mouvement. Cette liste est non-exhaustive et classée par ordre alphabétique.

Personnalité Parti Principales fonctions
Gilbert Annette[211] PS Maire de Saint-Denis de La Réunion.
Ary Chalus[212] GUSR Président du conseil régional de la Guadeloupe.
Jérôme Dubus[213] LR Conseiller de Paris.
Frédérique Dumas[214] UDI Conseillère régionale d'Île-de-France.
Stéphane Mazars[215] PRG Conseiller départemental de l'Aveyron, 2e adjoint à la mairie de Rodez et ancien sénateur de l'Aveyron.
Serge Rigal[216] PS Président du Conseil départemental du Lot.
Philippe Saurel[217] DVG Président de Montpellier Méditerranée Métropole, maire de Montpellier.
Christian Teyssèdre[218] PS Président de Rodez Agglomération, maire de Rodez.
Rodolphe Thomas[219] MoDem Vice-président du conseil régional de Normandie, maire d'Hérouville-Saint-Clair
Olivier Véran[220] PS Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Personnalités publiques et militants

Dirigeants

Emmanuel Macron est soutenu par Jean-Marc Borello, dirigeant associatif depuis 1998 et président du directoire du groupe SOS[221], Plusieurs dirigeants de think tank font également partie des soutiens du mouvement : Claude Bébéar et Laurent Bigorgne[222] de l'Institut Montaigne, Thierry Pech de Terra Nova et Gilles Finchelstein de la Fondation Jean-Jaurès[143]. En octobre 2016, Bernard Mourad quitte Altice Media Group (propriétaire de Libération, L'Expressetc.) pour rejoindre l'équipe d'En marche ! en tant que conseiller spécial[223]. Le vice-président du MEDEF Thibault Lanxade le soutient également[185].

Hommes d'affaires

Les hommes d'affaires Alain Minc[224], Henry Hermand, Marc Simoncini, Pierre Bergé[225] et Jean Peyrelevade affichent également publiquement leur soutien au mouvement[143]. Le 6 avril 2017, le consultant en relations internationales Félix Marquardt publie dans Libération une tribune intitulée « Si Emmanuel Macron gagne, on rentre ! »[226], cinq ans après avoir enjoint la jeunesse française à quitter le pays. Le 17 avril, l'homme d'affaires Mourad Boudjellal le rejoint[227].

Économistes

En janvier 2017, l'économiste Jean Pisani-Ferry donne sa démission de France Stratégie pour rejoindre l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron[228]. Il est responsable du « projet de transformation » d'En marche ! et de son cadrage budgétaire[6]. et par Jacques Attali[229]. Il est également soutenu par Emmanuel Farhi, Jean-Paul Fitoussi, Élie Cohen et Philippe Aghion[230].

Télévision

En janvier 2017, la journaliste Laurence Haïm quitte la chaîne d'information I-Télé pour devenir porte-parole du candidat[231]. Catherine Laborde annonce son soutien le 23 mars[232].

Sciences

Le mathématicien Cédric Villani[233] et les sociologues Irène Théry[234] et Jean Viard[235] soutiennent Emmanuel Macron.

Militants

Le 28 novembre 2016, 130 membres de l'UDI Jeunes et élus annoncent leur soutien à Emmanuel Macron[236] ; ils sont suivis le de 15 militants du MoDem[237].

Après l'annonce par François Hollande de son intention de ne pas briguer un second mandat le , Jean-Pierre Mignard, avocat proche du PS et ami de François Hollande, exprime son soutien à Emmanuel Macron[238], ainsi que son confrère Dominique Villemot[239]. En février 2017, l'ancien juge Éric Halphen rallie sa candidature[240]. Le , environ 80 militants, maires, élus généraux, régionaux ou responsables nationaux du PRG appellent à rejoindre Emmanuel Macron[241].

Xavière Tiberi se rallie à sa candidature en mars 2017. Son fils, Dominique Tibéri, demande l'investiture du parti En marche ! pour les élections législatives[242].

Divers

Il est soutenu par l'acteur Pierre Arditi[243], l'actrice Line Renaud[244], le chanteur Renaud[245], l'architecte Roland Castro[246] ou encore le philosophe Bernard-Henri Lévy[247].

Plusieurs personnalités participent également à un meeting de soutien le 17 avril 2017 : l'animateur Stéphane Bern, le footballeur Yohan Cabaye, l'acteur Vincent Lindon, la réalisatrice Marjane Satrapi, le réalisateur Régis Wargnier, l'actrice Danièle Évenou, la chanteuse Catherine Lara, l'avocat Jean-Michel Darrois, le magistrat Éric Halphen, l'ancien patron du Jean-Michel Fauvergue (ces deux derniers étant également candidats aux élections législatives), l'ancienne présentatrice météo Catherine Laborde, les chanteuses Dani et Keren Ann, l'écrivain Philippe Besson, l'éditrice Valérie-Anne Giscard d'Estaing (fille de l'ancien président de la République), le metteur en scène Jérôme Deschamps, l'humoriste Yassine Belattar ou encore l'animateur Bernard Montiel[185],[248],[249].

Soutiens internationaux

Le député européen, président du groupe ADLE et ancien Premier ministre de Belgique, Guy Verhofstadt apporte son soutien à Emmanuel Macron[250].

Le 11 avril 2017, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, soutient Emmanuel Macron[251]. Ce soutien fait suite à celui du ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel[252].

L'ancien maire de New York, Michael Bloomberg apporte son soutien à Emmanuel Macron[253].

Ancien soutien

En février 2017, le général de gendarmerie Bertrand Soubelet rejoint l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron et annonce avoir l'intention de se présenter pour En marche ! aux élections législatives[254]. Le 29 mars, il lui retire son soutien[255], considérant qu'En marche ! « est devenu une recyclerie où tous ceux qui nous gouvernent depuis toujours tentent de sauver leur place »[256].

Polémiques

Financement et accusations de conflits d'intérêt

Fin 2016, le responsable communication du candidat déclarait avoir déjà récolté 3,7 millions d'euros de dons pour la présidentielle[257] c'est-à-dire entre 2 et 3 fois le budget de François Fillon ou Alain Juppé pour la primaire de la droite[258]. Son parti politique ne bénéficiant pas encore de financement public, l'ensemble de cette somme provient de dons de particuliers[26]. En novembre 2016, Benoît Hamon presse Emmanuel Macron de révéler la liste de ses donateurs, mettant entre autres en avant les conflits d'intérêts possibles liés à son statut d'ancien associé de la banque Rothschild[259]. Ce dernier refuse cette transparence, taxant la demande de « démagogique ».

En mars 2017, après une alerte de Formindep, Jean-Jacques Mourad — l'un des deux conseillers Santé d'En marche ! — démissionne en raison de liens d'intérêts importants avec le laboratoire Servier, fabricant du Médiator. L'autre conseiller Santé de Macron, Jérôme Salomon, est un proche de Didier Tabuteau, ancien directeur de cabinet de Bernard Kouchner au ministère de la Santé et premier directeur de l'Agence du médicament de 1993 à 1997, « à des dates clés du Mediator »[260]. Marianne souligne : « Emmanuel Macron a proposé à Nevers, le 6 janvier, un meilleur remboursement des médicaments contre l’hypertension artérielle sévère... précisément un domaine de spécialité de Servier ! »[261].

Frais de représentation

Dans leur ouvrage intitulé Dans l’enfer de Bercy, les journalistes Marion L'Hour et Frédéric Says relèvent qu'Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80% de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère, soit plus de 120 000 euros en huit mois. Il est alors accusé d'avoir utilisé cet argent pour mettre en avant son mouvement En marche !. Ces accusations sont renouvelées par les députés Christian Jacob (LR) et Philippe Vigier (UDI). S'il confirme les dépenses, son successeur au ministère de l'économie Michel Sapin n'y voit quant à lui rien d'illégal, considérant que Macron « n'a pas dépensé plus » d'argent qu'il n'en avait le droit. Il déplore en revanche son désengagement vis-à-vis de ses fonctions lors de ses derniers mois au ministère[262].

Un référent départemental mis en retrait

Mohamed Saou est désigné référent En marche ! du Val-d'Oise en novembre 2016[263],[264]. Le 6 avril, lors de L'Émission politique en direct sur France 2, Emmanuel Macron annonce qu'il a demandé à Mohamed Saou « de se déporter de sa fonction », parce qu'il y avait une « polémique naissante » à cause de sa potentielle proximité avec le Parti des Indigènes de la République et le CCIF[263],[265]. Le matin même, Aurore Bergé, ancienne responsable de la communication numérique d’Alain Juppé ralliée en février à Emmanuel Macron, indiquait sur Twitter : « Il n’est plus référent. Ceci n’est évidemment pas compatible avec les valeurs [d'En marche !] » [263]. Le 9 avril, Richard Ferrand, secrétaire général d'En marche !, précise que Mohamed Saou « reste référent départemental d'En Marche », mais qu'il s'est mis « en retrait de ses fonctions », tout en continuant « la campagne sur le terrain », le temps que la commission d'éthique d'En marche ! prononce un avis sur le fond des propos qui lui sont reprochés[266],[267]. En juillet 2014, Mohamed Saou avait également aimé sur Facebook la photo de l'imam Tarik Chadlioui — qui a participé à la radicalisation d'un kamikaze du Bataclan — avant de déclarer « ne pas être et n'avoir jamais été Charlie » en septembre 2016[268].

Le 14 avril, se pensant hors antenne, Macron apporte son soutien à Saou sur Beur FM et déclare : « il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux, c’est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c’est un type qui est très bien Mohamed en plus »[269],[270].

Notes et références

Notes

  1. Le nombre d'adhésion est mis à jour de manière instantanée. Son mode diffère de celui des partis politiques traditionnels, notamment en raison de sa gratuité. Voir En marche !#Organisation.
  2. Première partie du diagnostic du pays sur le thème de la Vie engagée.
  3. Deuxième partie du diagnostic du pays sur le thème de la Vie quotidienne.
  4. Troisième partie du diagnostic du pays sur le thème de la Vie ensemble.
  5. Premier meeting en tant que candidat à la présidentielle de 2017.
  6. Premier grand rassemblement de campagne.

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