Théding

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Théding
Église Sainte-Marguerite.
Église Sainte-Marguerite.
Blason de Théding
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Canton Stiring-Wendel
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France
Maire
Mandat
Jean-Paul Hilpert
2014-2020
Code postal 57450
Code commune 57669
Démographie
Gentilé Thédingeois
Population
municipale
2 509 hab. (2014)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 45″ nord, 6° 53′ 38″ est
Altitude Min. 223 m – Max. 378 m
Superficie 8,13 km2
Localisation

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Théding est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Thédingeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation - origine[modifier | modifier le code]

Le village de Théding est situé sur le plateau calcaire qui surplombe la dépression sablonneuse du Warndt. Partant de cette dépression, à Cocheren, on monte par la vallée du Wimbrunnen, de 80 mètres, jusqu’à la source de ce ruisseau, qui a été, entre autres causes, à l’origine de la création du village. Une fois arrivé au village, on s’aperçoit qu’il est niché au pied du Thedingerberg, qui est le deuxième point culminant de la région, avec 378 mètres, après le Kelsberg d’Oeting qui culmine à 387 mètres d’altitude.

On comprendra aisément l’intérêt qu’il y a pour les habitants de Théding, à être ainsi protégés des vents du nord par cette colline, qui leur offre son flanc sud dont l’exposition a permis, jusqu’au siècle dernier, l’exploitation d’un vignoble local.

Aujourd’hui Théding jouit d’une situation privilégiée par rapport aux centres urbains les plus attractifs, à savoir Saint-Avold, Forbach, Sarreguemines et Freyming-Merlebach distants de 13 kilomètres au plus.

Théding est traversée par deux routes départementales :

  • le CD 30, ou route des étangs, qui est emprunté par les populations des agglomérations forbachoise et sarroise désireuses de se rendre aux étangs de la ligne Maginot ;
  • le CD 910, ancienne route nationale déclassée, qui relie Saint-Avold à Sarreguemines.

Enfin, grâce à la bretelle de Farébersviller, les Thédingeois sont à 2,5 kilomètres de l’autoroute de l'Est qui relie Metz à Strasbourg.

Superficie[modifier | modifier le code]

Le ban de Théding recouvre 813 hectares dont 240 hectares de bois et 80 hectares urbanisés. Son étendue en fait la 4e commune du canton de Forbach pour l’importance de son ban. Théding a bénéficié de la destruction totale du village voisin de Guirling, dont les terres ont été vendues en 1663 aux habitants de Théding après les ravages de la guerre de Trente Ans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique, Tatto + -ingen[1].
  • Anciens noms[2] : Tatinga & Tetinga (1252), Theitinga (1275), Teitinga (1292), Thetinga (1304), Thetingen (1324), Tædingen (1365), Thedingen (1429), Tedingen (1544), Teding (1684), Theding (1751 et 1793), Tetting (1756), Thedingen (1871-1918).
  • En francique rhénan : Thädinge. En allemand : Thedingen.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dépendait de l'ancien duché de Lorraine.
  • Le prince de Sarrebruck y fit bâtir l'église Sainte-Marguerite en 1765.
  • En 1663, Le ban de l'ancien village de GUIRLINGEN (ou GIRLINGEN) a été vendu en parcelles aux habitants de Théding.
  • Il y avait près de Théding un château fort que l'on appelait Hierappel[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Théding Blason D'azur au lion d'argent, couronné, armé et lampassé d'or, accompagné de trois alérions d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Nicolas Formery    
1971 mars 1983 Marcel Thirion RPR  
mars 1983 mars 2008 René Hirth    
mars 2008   Jean-Paul Hilpert   Enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 509 habitants, en augmentation de 3,12 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
453 528 427 727 694 636 632 639 632
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
602 573 554 576 572 578 606 648 658
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
681 700 717 690 751 1 127 1 559 1 561 1 761
1990 1999 2004 2009 2014 - - - -
2 059 2 132 2 111 2 433 2 509 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église baroque Sainte-Marguerite (XVIIIe siècle).
  • École primaire néo-baroque édifiée en 1903.
  • Calvaires en grès des XVIIIe et XIXe siècles.
  • Fontaines et un lavoir dit Brielsbuarre en francique rhénan et Brühlsbrunnen en allemand.
  • Vestiges d'une grande villa romaine.
  • Moulin de la Couronne (ou Kronen), connu également sous la dénomination francique Heimese Miel (moulin de la famille Heymes).
  • Un site protégé conserve des orchidées sauvages.
  • L'ancienne mine de gypse abrite cinq espèces de chauve-souris (grand murin, vespertilion de Bechstein, vespertilion de Daubenton, vespertilion à moustaches et oreillard) et fait partie depuis 2008 de la zone spéciale de conservation « site Natura 2000 Mines du Warndt »[8].
  • Des faucons crécerelle nichent dans le grenier d'une ancienne ferme du village, nommés "les Faucons de Théding", une webcam film en direct le nid des rapaces. La diffusion de cette webcam (avril à juillet) ainsi qu'une grande galerie photos et d'autres documents sur ces oiseaux sont disponibles sur le site internet des Faucons de Théding.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Heinrich von Thedingen, chevalier et Minnesänger (l'équivalent du trouvère ou du troubadour pour les pays de langue allemande) qui vécut au XIIIe siècle.

Armand Jung, né le 13 décembre 1950 à Théding. Député du Bas-Rhin depuis 1997, il est vice président du groupe d'études sur les langues régionales de l’Assemblée nationale et préside depuis 2013 le Conseil national de la sécurité routière (CNSR).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre.
  2. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle - rédigé en 1868.
  3. Dictionnaire du département de la Moselle: (histoire abrégée de Metz)- Viville 1817
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. http://textes.droit.org/JORF/2008/04/04/0080/0019/