Gandrange

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Gandrange
Statue de Jeanne d'Arc.
Statue de Jeanne d'Arc.
Blason de Gandrange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Hayange
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Moselle
Maire
Mandat
Henri Octave
2014-2020
Code postal 57175
Code commune 57242
Démographie
Population
municipale
2 793 hab. (2014)
Densité 685 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 20″ nord, 6° 07′ 33″ est
Altitude Min. 154 m – Max. 224 m
Superficie 4,08 km2
Localisation

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Gandrange

Gandrange est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La localité est située à 20 km au nord de Metz, près de l’axe autoroutier A31 qui rejoint Thionville. Elle s’est construite sur la rive gauche de l’Orne. Le village de Boussange, situé en aval, constitue la seconde agglomération de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gandrange[modifier | modifier le code]

Anciens noms[1],[2],[3]: Goderingas (848), Gunderenges (1212), Gendringen (1473 et 1528), Ganderange (1686), Gaudrange (1606 et 1793), Gandringen (1871-1918).
En francique luxembourgeois: Guedléng, Gandréngen et Goodléngen[4].

Boussange[modifier | modifier le code]

Ancienne église de Boussange.

Boussange a été pendant longtemps nommé Bolsingen. C'est avec ce nom que cette paroisse se trouve inscrite dans la matricule des églises de l'ancien décanat de Redingen ou Romba du diocèse de Metz[5].

Ce toponyme a été mentionné sous différentes formes selon les époques[1]: Buosinga (XIe siècle), Bolsenges/Bolsanges (1128), Bouzange (1245), Buisange (1273), Boussange (1380), Buolsange (XVe siècle), Bossange et Bocenge (XVe siècle), Bolsingen (1515), Bolsinga (1544), Boulsange (1586), Bolsange (1594), Bussingen (XVIIe siècle), Bolsinguen (1686), Bolzange (1801), Bussingen (1871-1918).

Bolzingen[6] et Bolsingen[1] en allemand. Bolséngen et Bolséng en francique luxembourgeois. Bossange[1] en lorrain roman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne église Saint-Hubert.

Le bourg serait né d’un domaine agricole fondé par un guerrier Franc: Godehar ou Goter, devenu Gunther en allemand. De petits chemins de terre conduisaient vers Boussange à l’est, vers Vitry et Amnéville à l’ouest et au sud. Le village, est un domaine de l’abbaye de Saint-Hubert (Ardennes), puis appartient à l’abbaye de Justemont (1181). Les rôles ou registres, qui fixent les redevances seigneuriales et les dîmes, ont été rédigés en langue allemande jusqu’en 1659.

Depuis le traité des Pyrénées, le pays de Thionville, avec Gandrange et Boussange, sont sous la souveraineté française. Commune indépendante jusqu’en 1812, Boussange est aujourd’hui rattachée à la commune de Gandrange. À partir d’avril 1812, Gandrange, village de l’ancien Luxembourg français sur la rive gauche de l’Orne, avait pour annexe le village de Boussange. À cette époque il y avait 428 habitants répartis dans 46 maisons et 129 habitants à Boussange répartis dans 24 maisons. Le décret impérial du 22 avril 1812 réunit la commune de Boussange à celle de Gandrange. Les nouveaux membres de la municipalité ont prêté serment de fidélité à l’empereur Napoléon Ier.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Gandrange, rebaptisée "Gandringen", est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent pour l’Empire allemand. La commune redevient française en 1919.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes, incorporés de force dans les armées allemandes, furent envoyés sur le Front de l'Est. La commune est libérée parmi les premières en Moselle, le 6 septembre 1944[7], peu après Rombas et Clouange. L’Europe devant se reconstruire, le site sidérurgique de Gandrange assure la prospérité de la commune et participe à l'effort de reconstruction de la France, après guerre.

En 1999, le site sidérurgique de Gandrange a été vendu pour un franc symbolique à Lakshmi Mittal, dont le groupe devint ultérieurement ArcelorMittal. En janvier 2008 a été annoncé un plan de restructuration prévoyant la fermeture de l’aciérie électrique et du train à billettes (installation de laminage) de l’usine. Seuls subsisteront le centre de recherche et le Laminoir à Couronnes et Barres (LCB). En février 2008, Nicolas Sarkozy avait promis que l’État allait mettre de l’argent pour sauver l’aciérie, pour sauver les emplois en déclarant : « l’État était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires » pour maintenir le site en activité.

Le 31 mars 2009, malgré les promesses du président Sarkozy, l’aciérie électrique est définitivement arrêtée, ainsi que train à billettes (TAB), le 31 décembre 2009 [8].

Le 15 octobre 2009, chronologie du dossier de l’aciérie ArcelorMittal, Nicolas Sarkozy, sans prévenir, s’est rendu à la mairie de Gandrange après avoir été accusé par les syndicats de n’avoir pas tenu des engagements pris devant les salariés. (AFP)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gandrange Blason Mi-parti d'azur au massacre de cerf croisé d'or, et d'azur semé de fleurs de lys d'or, une crosse d'argent brochant en pal à senestre.
Détails

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Gabriel Reiter    
1793 1794 Joseph Payotte    
1794 1795 Nicolas Fourquin    
1795 1796 Jean-Baptiste Dury    
1797 1797 François Charton    
1798 1800 Geury Monpeurt    
1800 1809 Jean-Baptiste Dury    
1809 1818 Henri Monpeurt    
1818 1831 Charles Leroy    
1831 1836 Louis Jean Gay    
1836 1843 Georges Pételot    
1843 mai 1848 Nicolas Peltier    
1848 1871 François Auguste Stoufflet    
1871 1872 Jean Gay    
1872 1881 Jacques Jost    
1881 1888 Charles Duchemin    
1888 1902 François Stoufflet    
1902 1940 Louis Jost    
8 janvier 1945 mai 1945 Jean Federspiel   Nommé et non élu
mai 1945 23 septembre 1945 Victor Dardar   Nommé et non élu
23 septembre 1945 26 octobre 1947 Arnold Baron    
26 octobre 1947 6 mai 1953 Louis Guénot    
6 mai 1953 mars 1989 Joseph Wiedenkeller    
mars 1989 mars 2008 Michel Bigaré Modem  
9 mars 2008 en cours Henri Octave PS Directeur d'école

De janvier 1945 à septembre 1945, administration provisoire sous l’appellation de « Commission Municipale ».

Boussange[modifier | modifier le code]

  • Jusqu’au 22 avril 1812, Boussange était une commune indépendante.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1794 Nicolas Michel    
1795 1797 Jean nicolas Colette    
1797 1798 Jean Lansquenet    
1798 1799 Pierre Michel    
1799 1803 Jean-Jacques Lavry    
1803 1806 Jean Colette    
1806 1812 Georges Forfer    
Les données manquantes sont à compléter.

Gandrange[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Boussange[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1793 1800 1806
109 126 82

Gandrange[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 793 habitants, en diminution de -2,44 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
217 214 216 360 424 417 453 458 423
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
370 380 407 478 386 609 651 636 603
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
718 725 658 789 1 070 1 475 2 706 2 579 2 296
1990 1999 2004 2009 2014 - - - -
2 370 2 542 2 505 2 863 2 793 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'aciérie.
Stèle de l'acierie.
  • L'aciérie de Gandrange 1969-2009.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Nouvelle église de Boussange.
  • passage d’une voie romaine ;
  • château de Boussange, bâtiment fait construire de 1849 à 1850, par François Auguste Stoufflet, maire de Gandrange.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Nouvelle église Saint-Hubert de Gandrange.
Temple protestant.
  • Ancienne église qui était dédiée à saint Hubert : à l’origine, vers les années 1100, se dressait une simple chapelle qui, totalement dégradée par la suite, sera reconstruite au XVe siècle avec un chœur en style gothique flamboyant qui sera classé monument historique le 19 avril 1896, sous l’annexion allemande, et de nouveau en 1926 après la Première Guerre mondiale ; actuellement occupée par la médiathèque ;
  • Nouvelle église Saint-Hubert de Gandrange construite de 1977 à 1980 ;
  • Ancienne église Saint-Pierre de Boussange construite au XIIe siècle, démolie en 1974 ;
  • Nouvelle église Saint-Pierre de Boussange construite de 1907 à 1909 ;
  • Grotte de Lourdes ;
  • Calvaire de 1626 ;
  • Temple protestant réformé, rue Louis-Jost dans un bâtiment de 1966.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. Jules Vannérus - Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny (1921)
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Map Guide To German Parish Registers – Imperial Province Of Alsace-Lorraine V (Elsass-Lothringen) – District Of Lothringen I - Family Roots Publishing Company, Volume 37
  5. Publications de la société pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le grand-duché de Luxembourg (page 192) - 1863
  6. Adrien Guibert - Dictionnaire géographique et statistique rédigé sur un plan entièrement nouveau
  7. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p. 14).
  8. « Sarkozy et l'industrie : un quinquennat jalonné d'échecs », Le Monde,
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .