Gandrange

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Gandrange
Boussange
Gandrange
Statue de Jeanne d'Arc.
Blason de Gandrange Boussange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Moselle
Maire
Mandat
Henri Octave
2020-2026
Code postal 57175
Code commune 57242
Démographie
Gentilé Gandrangeois, Gandrangeoises
Population
municipale
3 028 hab. (2019 en augmentation de 6,62 % par rapport à 2013)
Densité 742 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 20″ nord, 6° 07′ 33″ est
Altitude Min. 154 m
Max. 224 m
Superficie 4,08 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Metz
(banlieue)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hayange
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Gandrange
Boussange

Gandrange est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La localité est située à 20 km au nord de Metz, près de l’axe autoroutier A31 qui rejoint Thionville. Elle s’est construite sur la rive gauche de l’Orne. Le village de Boussange, situé en aval, constitue la seconde agglomération de la commune.

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gandrange
Fameck
Vitry-sur-Orne Gandrange Richemont
Amnéville

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gandrange est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Metz, une agglomération intra-départementale regroupant 42 communes[4] et 285 918 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (40,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (26,7 %), zones agricoles hétérogènes (21 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,5 %), terres arables (6,6 %), prairies (5 %), forêts (2,9 %), cultures permanentes (2,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciens noms[11],[12],[13]: Goderingas (848), Gunderenges (1212), Gendringen (1473 et 1528), Ganderange (1686), Gaudrange (1606 et 1793), Gandringen (1871-1918).
En francique luxembourgeois: Guedléng, Gandréngen et Goodléngen[14],[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg serait né d’un domaine agricole fondé par un guerrier Franc : Godehar ou Goter, devenu Gunther en allemand. À l'origine ce nom désignait un domaine agricole fondé par un guerrier franc. De petits chemins de terre conduisaient vers Boussange à l’est, vers Vitry et Amnéville à l’ouest et au sud. Le village, est un domaine de l’abbaye de Saint-Hubert (Ardennes), puis appartient à l’abbaye de Justemont (1181). Les rôles ou registres, qui fixent les redevances seigneuriales et les dîmes, ont été rédigés en langue allemande jusqu’en 1659.

Depuis le traité des Pyrénées, le pays thionvillois, avec Gandrange et Boussange, sont sous la souveraineté française. Commune indépendante jusqu’en 1812, Boussange est aujourd’hui rattachée à la commune de Gandrange. À partir d’avril 1812, Gandrange, village de l’ancien Luxembourg français sur la rive gauche de l’Orne, avait pour annexe le village de Boussange. À cette époque il y avait 428 habitants répartis dans 46 maisons et 129 habitants à Boussange répartis dans 24 maisons. Le décret impérial du 22 avril 1812 réunit la commune de Boussange à celle de Gandrange. Les nouveaux membres de la municipalité ont prêté serment de fidélité à l’empereur Napoléon Ier.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Gandrange, rebaptisée "Gandringen", est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent pour l’Empire allemand. La commune redevient française en 1919.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes, incorporés de force dans les armées allemandes, furent envoyés sur le Front de l'Est. La commune est libérée parmi les premières en Moselle, le 6 septembre 1944[16], peu après Rombas et Clouange. L’Europe devant se reconstruire, le site sidérurgique de Gandrange assure la prospérité de la commune et participe à l'effort de reconstruction de la France, après guerre.

En 1999, le site sidérurgique de Gandrange a été vendu pour un franc symbolique à Lakshmi Mittal, dont le groupe devint ultérieurement ArcelorMittal. En janvier 2008 a été annoncé un plan de restructuration prévoyant la fermeture de l’aciérie électrique et du train à billettes (installation de laminage) de l’usine. Seuls subsisteront le centre de recherche et le Laminoir à Couronnes et Barres (LCB). En février 2008, Nicolas Sarkozy avait promis que l’État allait mettre de l’argent pour sauver l’aciérie, pour sauver les emplois en déclarant : « l’État était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires » pour maintenir le site en activité.

Le 31 mars 2009, malgré les promesses du président Sarkozy, l’aciérie électrique est définitivement arrêtée, ainsi que train à billettes (TAB), le 31 décembre 2009 [17].

Le 15 octobre 2009, chronologie du dossier de l’aciérie ArcelorMittal, Nicolas Sarkozy, sans prévenir, s’est rendu à la mairie de Gandrange après avoir été accusé par les syndicats de n’avoir pas tenu des engagements pris devant les salariés. (AFP)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gandrange Blason
Mi-parti d'azur au massacre de cerf croisé d'or, et d'azur semé de fleurs de lys d'or, une crosse d'argent brochant en pal à senestre.
Détails
Est devenu officiel le 13 juillet 1960

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
8 janvier 1945 mai 1945 Jean Federspiel   Nommé et non élu
mai 1945 23 septembre 1945 Victor Dardar   Nommé et non élu
23 septembre 1945 26 octobre 1947 Arnold Baron    
26 octobre 1947 6 mai 1953 Louis Guénot    
6 mai 1953 mars 1989 Joseph Wiedenkeller    
mars 1989 mars 2008 Michel Bigaré Modem  
9 mars 2008 En cours Henri Octave PS Directeur d'école retraité
Les données manquantes sont à compléter.

De janvier 1945 à septembre 1945, l'administration est provisoire sous l’appellation de « Commission Municipale »[réf. souhaitée].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2019, la commune comptait 3 028 habitants[Note 3], en augmentation de 6,62 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
217214216360424417453458423
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
370380407478386609651636603
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
7187256587891 0701 4752 7062 5792 296
1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 - -
2 3702 5422 5052 5202 8632 7933 028--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'aciérie.
Stèle de l'acierie.
  • L'aciérie de Gandrange 1969-2009.
  • La ZAC de Bréquette.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • passage d’une voie romaine près de Boussange ;
  • château de Boussange, bâtiment fait construire de 1849 à 1850, par François Auguste Stoufflet, maire de Gandrange.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Ancienne église Saint-Hubert qui était dédiée à saint Hubert : à l’origine, vers les années 1100, se dressait une simple chapelle qui, totalement dégradée par la suite, sera reconstruite au XVe siècle avec un chœur en style gothique flamboyant qui sera classé monument historique par arrêté du [21], sous l’annexion allemande, et de nouveau en 1926 après la Première Guerre mondiale ; actuellement occupée par la médiathèque ;
  • Nouvelle église Saint-Hubert de Gandrange construite de 1977 à 1980 ;
  • Ancienne église Saint-Pierre de Boussange construite au XIIe siècle, démolie en 1974 ;
  • Nouvelle église Saint-Pierre de Boussange construite de 1907 à 1909 ;
  • Grotte de Lourdes ;
  • Calvaire de 1626 ;
  • Temple protestant réformé, rue Louis-Jost dans un bâtiment de 1966.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • APPEL Laurent, Du pressoir au laminoir. Amnéville - Boussange - Gandrange, Metz, Collection des études historiques du Pays de Thionville, 1982

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Metz », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  12. Jules Vannérus - Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny (1921)
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Map Guide To German Parish Registers – Imperial Province Of Alsace-Lorraine V (Elsass-Lothringen) – District Of Lothringen I - Family Roots Publishing Company, Volume 37
  15. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440).
  16. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p. 14).
  17. « Sarkozy et l'industrie : un quinquennat jalonné d'échecs », Le Monde, .
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. « Ancienne église Saint-Hubert », notice no PA00106770, base Mérimée, ministère français de la Culture.