Basse-Ham

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Basse-Ham
Église Saint-Willibrord.
Église Saint-Willibrord.
Blason de Basse-Ham
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Metzervisse
Intercommunalité Communauté d’agglomération Portes de France-Thionville
Maire
Mandat
Bernard Veinnant
Reprise du mandat suite à élections du précédent maire en tant que Sénateur2017-2020
Code postal 57970
Code commune 57287
Démographie
Gentilé Hamois, Hamoises
Population
municipale
2 262 hab. (2015 en augmentation de 0,53 % par rapport à 2010)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 12″ nord, 6° 14′ 38″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 249 m
Superficie 10,05 km2
Localisation

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Basse-Ham (en allemand Niederham) est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est divisée en trois parties :

  • Haute-Ham ;
  • Basse-Ham ;
  • Basse-Ham ;quartier Saint-Louis.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le terme d'origine germanique ham 'foyer' 'maison', est employé ailleurs en France, notamment en Normandie et en Picardie (cf. le Ham). Il est à l'origine du vieux français ham 'chaumière', 'village' et du dérivé hamel > hameau.

Le mot français est très certainement un emprunt au normand ou au picard, dont l'étymon est l'anglo-saxon hām, 'foyer', 'maison', 'village' (ou le vieux frison hām et le vieux saxon hēm en picard)[1].

L'étymon du "ham" lorrain est probablement le vieux francique *haim monophtongué en "ham"[2], ce qui le distingue du vieux haut-allemand heim 'maison', 'patrie', 'propriété rurale'[3] que l'on rencontre également en Lorraine.

Le germanique commun devait être *haimaz[4]. cf. gotique haims 'village'.

Basse-Ham[modifier | modifier le code]

  • Attesté sous la forme francique Nidherham en 1469, Hamen en 1594, Inderhem au XVIIe siècle, Hame en 1722[5].
  • Niederham en allemand, Nidder-Ham en francique lorrain.

Haute-Ham[modifier | modifier le code]

  • Ober-Ham en 1469, Hamen au XVIe siècle, OberHen ou Ober-Hen au XVIIe siècle[5].
  • Oberham en allemand, Ower-Ham & Uewer-Ham en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 en cours Jean-Marie Mizzon DVD Président des maires ruraux de la Moselle
Sénateur depuis septembre 2017

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 2 262 habitants[Note 1], en augmentation de 0,53 % par rapport à 2010 (Moselle : -0,06 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
477 497 521 576 693 724 721 736 700
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
681 722 700 658 681 692 753 801 730
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
853 837 877 675 735 1 329 1 895 2 016 2 141
1990 1999 2005 2010 2015 - - - -
1 986 1 883 2 053 2 250 2 262 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Site néolithique et gallo-romain.
  • Base de loisirs, bords de la Moselle à Haute-Ham
    • Club d’aviron « La Yole Hamoise »
    • Club de voile « CAP 250 »
  • Biennale mondiale de paramoteurs (prochaine les 22, 23 et 24 juin 2012) à Haute-Ham.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Willibord néo-gothique à Basse-Ham, XVIIIe siècle, détruite en 1891 ; reconstruite de 1891 à 1893, endommagée en novembre 1944 par les bombardements ; restaurée de 1947 à 1952.
  • Chapelle Saint-Marc à Haute Ham. Tour clocher XIIe siècle ; nef XVIIIe siècle ; détruite en 1955 avant la construction de la nouvelle chapelle Saint-Marc, rue de la chapelle.
  • Chapelle Saint-Marc de Haute-Ham, construite de 1956 (date portée), à 1958 en remplacement de l’ancienne chapelle du XVe siècle située Grand’Rue, démolie en 1955.
  • Chapelle Notre-Dame à Basse-Ham, XVIIIe siècle ; restaurée en 1765, porte la date.
  • Calvaire à Haute Ham, rue de la Chapelle. Croix érigée en 1533 à la suite d’une grave épidémie de peste qui sévit à Haute Ham de 1530 à 1533 et fit 250 victimes. Elle se trouvait devant l’ancienne chapelle et a été déplacée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Daniel Laumesfeld (1955-1991), docteur en sociolinguistique, militant pour la défense du francique (Hemechtsland a Sprooch, puis Wei laang nach ?), musicien d'un groupe folklorique (Geeschte mat ?).
  • Nés à Thionville en 1977, les musicologues Alexandre et Benoît Dratwicki, ont grandi à Basse-Ham ;
  • Alexandre Menini (né en 1983 à Basse-Ham), joueur international français de rugby à XV qui évolue au poste de pilier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Basse-Ham Blason De gueules à l’église d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique, du Ier à la fin du Ve siècle, éditions Klincksieck 1982.
  2. Peut-être explicable par la romanisation ancienne de ai francique par a selon Walther von Wartburg.
  3. Louis Guinet, Op. cité.
  4. D'origine disputée selon T. F. Hoad, English Etymology, OUP 1986. p. 219.
  5. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  6. « Le Chemin de Fer de THIONVILLE à APACH » (consulté le 23 août 2014).
  7. « Basse-Ham : de l'annexion à la libération (1870 - 1945) » [PDF], sur http://www.basse-ham.fr/ (consulté le 23 août 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.