Cattenom

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cattenom
Husange, Sentzich
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de CattenomHusange, Sentzich
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Yutz
Intercommunalité Communauté de communes de Cattenom et environs
Maire
Mandat
Michel Schibi
2014-2020
Code postal 57570
Code commune 57124
Démographie
Gentilé Cattenomois, Cattenomoise
Population
municipale
2 744 hab. (2013)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 24″ Nord 6° 14′ 44″ Est / 49.4067, 6.2456
Altitude Min. 148 m – Max. 237 m
Superficie 25,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Cattenom
Husange, Sentzich

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Cattenom
Husange, Sentzich

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cattenom
Husange, Sentzich

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cattenom
Husange, Sentzich
Liens
Site web www.mairie-cattenom.fr

Cattenom est une commune française située dans le département de la Moselle. Située en Lorraine, la commune fait aujourd'hui partie de la région administrative Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

La commune est essentiellement connue pour sa centrale nucléaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à neuf kilomètres environ au nord-est de Thionville, à 42 km de Metz et à onze kilomètres de la frontière luxembourgeoise. Cattenom est réputée pour ses plans d’eau.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Homeldange
  • Husange : hameau et zone artisanale faisant partie de la commune.
  • Sentzich : commune réunie à Cattenom en 1970.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le premier élément est probablement l'anthroponyme germanique Catto que l'on retrouve dans Catonvielle et dans Chatonrupt. Le second élément est apparemment le germanique haim, foyer, village (cf. allemand Heim). Il semble qu'une forme en hof (cour, ferme) ait coexisté, comme c'est parfois le cas en toponymie. Selon Ernest Nègre, Cattonhem par interversion de o et e serait devenu Catten(h)om. Toponyme similaire : Kettenheim en Rhénanie.
  • Le nom de Cattenom est attesté sous les formes[1],[2]: Cathenem (1182), Kettenem (1214), Kettenhem (1329), Kettenheim (1400), Kerthenhem (1426), Katenem (1432), Kettenheim (1481), Keluchem / Ketenhon / Cetenhem / Kentuchen / Kettenoffen (1544), Kettenhoven (1568-1570), Cettenhouen (1589), Kattenhous (1594), Catnum (XVIe siècle), Katenom (1668), Catnom (1685), Kethenoven (1686), Cathenom (carte de Cassini), Cattenom (1793).
  • Durant le XIXe siècle, Cattenom était également connu au niveau postal sous l'alias de Kettenhowen[3].
  • En allemand : Kattenhofen[1]. En francique lorrain : Kettenuewen[4], Kattenuewen, Kättenowen et Kättewen.

Homeldange[modifier | modifier le code]

Homeldingen (1871-1918), Hommeldéng en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dépendait de l’abbaye de Munster (Luxembourg), donna son nom à une famille noble du Luxembourg.
  • Seigneurie domaniale, possession des rois d’Espagne et des ducs de Luxembourg.
  • Relevait de l'archevêché de Trèves.
  • Au Moyen Âge, Cattenom faisait partie de la prévôté de Thionville. Autour de l’an mille, elle est rattachée à ce qui deviendra le Duché de Luxembourg. La ville est rattachée à l’État bourguignon en 1462[5].
  • La foire de Cattenom fut considérée comme la plus importante du duché.
  • Passa sous la domination française en 1643 après la victoire de Condé à Thionville. Fief de Valter de Meuerbourg jusqu'à la Révolution.
  • Le 29 avril 1814, cinquante et une maisons de Sentzich brûlèrent par l'imprudence d'un soldat Hessois qui mit le feu à un toit de chaume, en tirant des coups de fusil sur le coq du clocher.
  • En 1817, à Cattenom, village sur la Moselle fermé de murailles, il y avait à cette époque 1 015 habitants répartis dans 190 maisons. Et à Sentzich, à la même époque, il y avait 739 habitants répartis dans 127 maisons[6].

Seigneurie de Cattenom[modifier | modifier le code]

Cette seigneurie, qui renfermait les villages de Breisdorf (en partie), Boler, Evingen, Hettingen-la-grande, Kœking, Sentzig, Sœterich et des parties de Boust, Garsch, Roussy-bourg et Roussy-village, appartenait à la maison ducale de Limbourg et ne fut jointe au comté de Luxembourg qu'en 1214, à l'occasion du mariage de Walram de Limbourg avec la comtesse Ermesinde, héritière du comté de Luxembourg et veuve du comte Thibaut de Bar. Jusqu'à l'époque de ce mariage, Cattenom ressortissait du comté d'Arlon[7].

À partir de la fusion en 1214 du comté d'Arlon avec le comté de Luxembourg, la seigneurie de Cattenom disparait comme telle et se trouva réunie au territoire dit prévôtal de Thionville[7].

Cependant, en 1638, l'ancienne seigneurie ayant été aliénée par l'État à titre d'engagère au profit de Guillaume de la Marguille, seigneur de Copel ; la seigneurie de Cattenom reparut comme telle avec son ancien territoire et ses anciennes prérogatives. Elle se composait à cette époque du bourg de Kettenhoven (Cattenom), des villages de Boler, Breisdorf-la-grande, Sentzig, Kœking et d'un certain nombre de maisons dans les villages de Roussy-le-Bourg et Roussy-le-Village[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cattenom Blason Coupé d'argent et de sable à l'escarboucle pommetée et fleurdelisée de huit rais d'or brochant sur le tout[8].
Détails

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 mars 1995 Alphonse Bohler UNR  
mars 1995 en cours Michel Schibi SE  

population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 744 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
866 1 067 1 045 916 1 148 1 100 1 163 1 136 1 042
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
943 936 885 858 842 784 819 834 850
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
833 880 1 238 887 1 003 1 121 1 322 2 374 2 209
1990 1999 2007 2008 2012 2013 - - -
2 190 2 272 2 549 2 594 2 749 2 744 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • collège public d'enseignement secondaire : collège Charles-Péguy.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[10][modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Martin : anciennement chapelle Saint-Étienne[11] de l'Ordre Teutonique construite durant les XIe et XIIe siècles, démolie en 1830, excepté le chœur et la tour clocher. Édifiées par-dessus cette chapelle, les constructions du nouveau cœur et de la tour du clocher furent achevées en 1831. Cette église devint l'église paroissiale Saint -Martin en remplacement de l'ancienne située sur le site du cimetière actuel. L'église est dotée d'un orgue d'Aristide Cavaillé-Coll (1857), composé de deux claviers de 54 et de 37 notes ainsi que d'un pédalier de 30 notes[12].
  • Église paroissiale Saint-Rémi à Husange. Église paroissiale pour l'écart de Husange et les écarts de Koeking et Garche (commune de Thionville), construite en 1708 (date portée sur le linteau du portail), restaurée en 1726 (date portée sur le 1er contrefort côté sud). Dernier niveau de la tour clocher, portail, plafonds de la nef et des bas-côtés, décor stuqué refaits, sacristies sont construits en 1881 (date portée sur le portail).
  • Église paroissiale Saint-Jacques à Sentzich, construite en 1828 (date portée sur la façade occidentale). La date 1846, portée sur la clef de la porte au chevet rappelle sans doute l’érection de la croix qui la surmonte. Tour clocher 4e quart XIXe siècle.
  • Chapelle de cimetière.
  • Synagogue à Sentzich, construite au XIXe siècle ; transformée en atelier de menuiserie au XXe siècle, située rue de la Synagogue.

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Ligne Maginot[modifier | modifier le code]

La commune abrite sur son territoire plusieurs ouvrages de la ligne Maginot.

Article détaillé : Ouvrage du Kobenbusch.
Article détaillé : Ouvrage de l'Oberheid.
Article détaillé : Ouvrage du Galgenberg.
Article détaillé : Ouvrage de Sentzich.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert-Louis Piernet (dir.), Hemechtsland a Sprooch : Kättewen, H.A.S. (no 3), (ISSN 0762-7440)
  • S. Chimello, P. Kwiatrowski, Le pays de Cattenom, éd. Serge Domini, 2001 (ISBN 2-912645-34-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  4. Zesummegestallt vum Henri Leyder - Lëtzebuerger Marienkalender 1997 - iwwerschaft 3/2011
  5. Historique de Cattenom, Mairie de Cattenom (consultée le 19 décembre 2007)
  6. Viville, Dictionnaire du département de la Moselle, 1817.
  7. a, b et c Publications de la Société pour la Recherche et la Conservation des Monuments Historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, Volume 18, Imprimerie-Librairie V. Buck, 1863.
  8. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=57&blason=CATTENOM
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  10. Inventaire du patrimoine
  11. « Eglise Paroissiale Saint-Martin, Saint-Etienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Restauration de l'orgue Cavaillé-Coll de Cattenom