Nilvange

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Nilvange
Nilvange
Église Saint-Jacques.
Blason de Nilvange
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Fensch
Maire
Mandat
Alexandra Rebstock Pinna
2020-2026
Code postal 57240
Code commune 57508
Démographie
Gentilé Nilvangeois
Population
municipale
4 515 hab. (2019 en diminution de 7,65 % par rapport à 2013)
Densité 1 607 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 34″ nord, 6° 03′ 03″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 376 m
Superficie 2,81 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Thionville
(banlieue)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune d'un pôle secondaire)
Élections
Départementales Canton d'Algrange
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Nilvange
Liens
Site web http://www.nilvange.fr

Nilvange est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nilvange est une commune située dans l’Est de la France, en Lorraine, plus précisément dans le département de la Moselle. Elle a surtout été connue pour la sidérurgie qui existait dans la vallée de la Fensch, étant limitrophe de Hayange, berceau du fer et fief de la famille de Wendel.

Accès[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nilvange
Algrange Le Konacker
Fontoy Nilvange Marspich
Knutange Hayange

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Nilvange est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Thionville, une agglomération intra-départementale regroupant 12 communes[4] et 133 991 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune d'un pôle secondaire[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (68,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (44,8 %), forêts (25,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (13,6 %), mines, décharges et chantiers (9,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 821 : Nilfinga, 875 : Nilvengis, 1292 : Nilvinges, 1473 : Nielfingen, 1495 : Nylffingen, 1537 : Nilving, 1567-1568 : Nilfingen, 1756 : Nivange, 1871-1918 : Nilvingen.
  • En allemand : Nilwingen[11], en francique lorrain : Nilwéngen[12] et Nilwéng.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dépendait de l’ancien duché de Luxembourg, seigneurie de Florange.
  • En 1817, Nilvange, village sur la Fensch, avait 123 habitants répartis dans dix-sept maisons.
  • Faisait partie de la paroisse de Hayange jusqu’en 1860.

La commune prend son essor démographique avec la création de l'usine sidérurgique de Knutange (SMK après 1919), située en partie sur le ban de Nilvange : sa population passe de 620 à 5 800 habitant entre 1880 et 1910. La commune accueille alors le siège de l'entreprise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 2001 Victor Madelaine PSU-PS Contremaître
Conseiller général du canton d'Hayange (1967 → 1982)
Conseiller général du canton d'Algrange (1982 → 1992)
mars 2001 mars 2014 René Gori PS Directeur d'école
Conseiller général du canton d'Algrange (2004 → 2015)
mars 2014 mai 2020 Moreno Brizzi DVG Agent technique
6e vice-président de la CA Val de Fensch (depuis 2014)
mai 2020 En cours Alexandra Rebstock-Pinna CENTRE ECOLO Professeure des écoles
Conseillère départementale depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2019, la commune comptait 4 515 habitants[Note 3], en diminution de 7,65 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
12185104163185189296310273
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
4526208057367893 2674 3595 7956 256
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
7 4908 4507 5937 2578 0219 3378 1367 0185 944
1990 1999 2005 2006 2010 2015 2019 - -
5 5835 2865 0525 0194 8394 7964 515--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • école maternelle Les Crayons magiques
  • école élémentaire George-Brucker

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église (première église) construite en 1908, détruite en 1914.
  • Église Saint-Jacques de 1925 (deuxième église) : statue de saint Jacques du XVe siècle.
  • Temple protestant réformé, rue Joffre construit entre 1909 et 1910.
  • Église orthodoxe russe de la Sainte-Trinité – Saint-Nicolas, 22, rue de Verdun, construite pour les ouvriers d'origines russe et ukrainienne, installée en 1946 en remplacement de l'ancienne qui se trouvait depuis 1925 dans la rue des Vosges. Sur le toit se trouve une croix orthodoxe. Elle est aujourd'hui rattachée au Vicariat de tradition russe auprès de la Métropole de France[17], une juridiction du Patriarcat œcuménique de Constantinople.
  • Chapelle du Konacker XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nilvange Blason
D'argent au lion de gueules, à la bordure du même, en sautoir deux marteaux d'azur brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Thionville », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  12. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. https://mgro.fr/2019/12/02/parution-de-la-lettre-du-vicariat