Richemont (Moselle)

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Richemont
Église Saint-Gorgon.
Église Saint-Gorgon.
Blason de Richemont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Fameck
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Moselle
Maire
Mandat
Roger Tusch
2014-2020
Code postal 57270
Code commune 57582
Démographie
Gentilé Richemontois
Population
municipale
1 887 hab. (2014)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 46″ nord, 6° 10′ 01″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 214 m
Superficie 8,48 km2
Localisation

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Richemont

Richemont est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Les communes voisines sont : Gandrange, Uckange, Mondelange et Fameck.

La localité compte 1887 appelés les Richemontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Richemont se situe au confluent de l'Orne et de la Moselle.

La commune est située en plein sur l'axe mosellan Metz-Thionville et également sur l'axe transfrontalier Luxembourg-Metz-Nancy. Elle est ainsi idéalement desservie par l'autoroute A31 ; position stratégique d'un point de vue économique comme politique. Cette situation a fait du village une place forte durant le Moyen Âge sous le nom de Fort Ornelle et qui a consacré alors le pont de Richemont « Marche d'estault » (frontière d'état), entre le Luxembourg et le pays messin.

Une forêt de 68 ha, avec un parcours de santé et un jardin botanique, sépare Richemont et Gandrange[1].

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bévange : hameau à la gauche de l'Orne, à 1 kilomètre au sud-ouest de Richemont.
  • Pépinville (ferme et château).
  • Le Marabout : situé au nord de la commune, à la limite d'Uckange
  • Fronholz

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fameck Uckange Guénange Rose des vents
Gandrange N Bousse
O    Richemont    E
S
Amnéville Mondelange Mondelange

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom originel de Richemont parait avoir été celui de Reichardsberg qui se traduirait en français par Richard-mont[2]. Durant le XIXe siècle, Richemont était également connu au niveau postal sous l'alias de Reispert[3].

  • Richemont : Richemont (1236), Richiermont (1268), Richermont (1275), Pont-a-Orne (1337), Ornette (1384), Fort Ornelle (XIVe siècle), Fort d'Ornelle (1482), Richemon (1544), Riecherspech (1572), Reichersbourg (1581-1592), Wettersberg (1682), Richemont-sur-Moselle (1756). En allemand : Reichersberg[4]. En francique lorrain : Räichersbierg et Räichper.
  • Bévange : Besanges (1341), Bevingen (1404)[5], Bevange (1756), Bevingen (1871-1918). Bewwéngen et Beséngen en francique lorrain.
  • Pépinville : Pipinesdorf (1004), Pupperstorff (1356)[6], Puppersdorf (1558), Pupeshoff/Pupestroff ou Pépinville (1719). En allemand : Pepinsdorf[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les archives font mention de Richemont pour la première fois en 900[1]. Ancien domaine luxembourgeois de la seigneurie de Rodemack. Anciennement appelé « Fort Ornelle » (situation à l'entrée du Val de l'Orne).

Vers 1275, cette terre appartenait à l'ordre des Templiers, à la suppression de cet ordre en 1311, le roi Jean de Bohême auquel, comme souverain du pays, elle doit avoir fait retour, semble en avoir disposé en faveur de la maison de Roussy à la charge de fortifier le château[2].

Gilles de Rodemack fit construire un château au XIVe siècle, qui fut détruit par les Messins en 1483.

Confisqué sur le dernier des seigneurs de Rodemack, Richemont fut donné par Philippe d'Autriche, fils de Marie de Bourgogne, à Christophe de Bade, gouverneur de Luxembourg. L'ancienne seigneurie de Richemont comprenait : Richemont, Pépinville, les deux Guénange (haute et basse), la cense de Bruck et une part dans Uckange[2].

Depuis le traité des Pyrénées de 1659, la France se comporta comme suzerain de Richemont malgré les protestations de l'Espagne. Le pont de l'Orne servait de « marche d'estaut » en 1324 pour régler la justice entre pays messin et Luxembourg.

En 1817, Richemont, village de l'ancien Luxembourg français à gauche de l'Orne, avait pour annexes les hameaux de haute et basse Bevange, la ferme et le château de Pépinville et la ferme de Fronholtz. À cette époque, il y avait 688 habitants répartis dans 86 maisons.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Richemont (Moselle) Blason Ecartelé au 1 burelé d’argent et d’azur de dix pièces, au lion de gueules à double queue, armé, lampassé et couronné d’or ; au 2 fascé d’or et d’azur de six pièces, à trois pals alésés et fichés de gueules brochant sur le tout ; au 3 parti de sable et d’argent à la croix pattée de gueules ; au 4 d’or à la tête de maure de sable liée et perlée d’argent, soutenue par un cor de chasse d’azur enguiché et virolé de gueules. Sur le tout un pont alésé à cinq arches sommé d’une croix, le tout de gueules[7].
Détails

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
13 jan. 1616   Adam Horn    
23 juin 1621 27 nov. 1627 Symon Pidoll    
1659   Gerhard Van der Noot    
1670   Johann Girard    
1983 en cours Roger Tusch S.E.  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2014, la commune comptait 1 887 habitants[Note 1], en diminution de 1,46 % par rapport à 2009 (Moselle : +0,02 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
623 625 622 896 950 967 1 041 1 006 967
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
838 845 863 933 961 1 255 1 476 1 720 2 241
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 103 1 110 1 126 1 084 1 554 2 220 3 010 2 095 1 776
1990 1999 2006 2007 2012 2014 - - -
1 769 1 879 1 869 1 867 1 863 1 887 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11]. |recens-pr.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • tracé d'une voie romaine ; vestiges (tessons de poterie).
  • château de Pépinville, qui aurait accueilli au début du Moyen Âge le père de Charlemagne, et roi des Francs Pépin le Bref. Ce château, après avoir appartenu à diverses familles nobles à travers le temps, devint au XIXe siècle un couvent, puis à partir du milieu du XXe siècle fut transformé en centre éducatif. Il accueille également chaque été le centre aéré de la commune. Tours rondes de l'ancien château, dépendances 18e ; jardins et parc.
  • château au XIVe, Gilles de Rodemack le fit construire il fut détruit par les Messins en 1483.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église néo-gothique de Saint-Gorgon reconstruite en 1864 : chœur XIVe ; retable en pierre 1513, fonts baptismaux XVe.
  • Chapelle du château de Pépinville, construite de 1938 à 1948 pour les sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, de style néo-roman.
  • Chapelle de cimetière.
  • Statue de la Vierge située dans la Grand'Rue, construite à l'occasion du jubilé marial de 1938.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Installations sportives, dont un terrain vert de football, un dojo pour la pratique du judo-jujitsu, un gymnase omnisports et un gymnase réservé au tennis en plus de deux courts de plein air.
  • Groupe scolaire G.-Lenotre, avec deux classes de maternelle et cinq classes de primaire[1].

Centrale thermique de Richemont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centrale thermique de Richemont.
Centrale thermique de Richemont.

Richemont possédait une centrale thermique au gaz d'une puissance de 180 MW depuis 1950, située à environ 1 km à l’est du centre-ville, à la confluence de l’Orne, du canal des mines de fer de la Moselle, et de la Moselle. Fonctionnant grâce aux gaz de haut fourneau fourni par les hauts fourneaux des vallées de l’Orne, de la Fensch et de la Moselle, elle centralisait la distribution du gaz entre les différentes usines sidérurgiques et transformait le surplus en électricité.

Associations[modifier | modifier le code]

La commune compte quatorze association début 2011 :

  • sociale : donneurs de sang, secouristes de la Croix-Blanche anciens combattans en Algérie, la section Hagondange et environs de « Vie libre » ;
  • sportives : football, judo, tennis ;
  • culturelles : Vie et culture (promotion de l'histoire locale), école de musique ;
  • loisirs : maison des jeunes, aviculteurs et pêcheurs de la société La carpe[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Léon Théodore Gosselin dit G. Lenotre, né le 7 octobre 1855 et mort le 7 février 1935, écrivain, membre de l'Académie française et officier de l'ordre de la Légion d'honneur. L'école primaire de Richemont est également appelée en son honneur « G.-Lenotre » depuis le 9 novembre 1978.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Girard, Richemont, des origines à nos jours.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées rl170411
  2. a, b et c Publications de la Société pour la Recherche et la Conservation des Monuments Historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, volume 18
  3. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  4. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  5. Mémoires de l'Académie nationale de Metz - Volume 45 (1865).
  6. International Centre of Onomastics - Onoma, Volumes 36 à 37 (2001)
  7. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=57&blason=RICHEMONT
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.