Sainte-Marie-aux-Chênes

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Sainte-Marie-aux-Chênes
Sainte-Marie-aux-Chênes
Église Sainte-Marie.
Blason de Sainte-Marie-aux-Chênes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Canton Rombas
Intercommunalité Communauté de communes du pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
Roger Watrin
2014-2020
Code postal 57255
Code commune 57620
Démographie
Gentilé Quercussiens
Population
municipale
4 094 hab. (2014)
Densité 402 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 32″ nord, 6° 00′ 11″ est
Altitude Min. 205 m
Max. 323 m
Superficie 10,19 km2
Localisation

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Liens
Site web saintemarieauxchenes.fr

Sainte-Marie-aux-Chênes est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est, à une quinzaine de kilomètres de Metz.

Ses habitants sont les Quercussiens et les Quercussiennes (du latin quercus, chêne).

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie-aux-Chênes se trouve à l'ouest du département de la Moselle, entre Metz et Thionville. La ville est située à 265 mètres d'altitude environ. C'est l'une des trois villes-centres de l'unité urbaine de Jœuf.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l’ancien duché de Bar, prévôté puis bailliage de Briey, archiprétré d'Hatrize.

Fief des le Hungre, la Cour, Gournay, des Armoises, Heu. En 1817, Sainte-Marie-aux-Chênes comptait 388 habitants répartis dans 64 maisons.

Clairière d’Harroville[modifier | modifier le code]

La tradition populaire veut que la première agglomération du ban de Sainte-Marie-aux-Chênes soit un hameau gallo-romain du nom de « Harris villa » regroupant autour d’une grosse ferme portant l’appellation de son propriétaire les très modestes habitations des ouvriers attachés au service de la « villa ». Ce serait là l’origine de la désignation, sur l’actuel village, à gauche de la route de Montois (sur la côte, après la mine Ida, dans le coin des haies, avant le « ravin » qui précède le bois de Magieux); à cet endroit, la charrue mettait encore à jour naguère des débris de tuiles romaines.

Fontaine du Breuil[modifier | modifier le code]

En ces temps reculés, au fond du vallon qui passe au pied de la mine Ida et qui descend vers Homécourt par « la carrière », au lieu-dit le Breuil jaillissait une source dont les eaux froides et ferrugineuses avaient la réputation d’être fébrifuges et en particulier de guérir les affections pulmonaires ainsi que de soulager, par lavage, les maladies d’yeux. Pour cette dernière raison, la fontaine aux eaux miraculeuses jouissait d’une grande renommée auprès des populations celtes des environs. Entourée de chênes (ces arbres vénérés à l'époque des Celtes par nos ancêtres les Gaulois), cette source coulait, dit-on, à l’ombre de l’un des plus anciens et des plus majestueux « roi des forêts ». Aujourd’hui, tarie en grande partie par les mines, elle n’a plus qu’un très faible débit, un très mince filet d’eau.

On comprend aisément qu’un tel nom ait pu donner naissance à la pieuse tradition sur les origines chrétiennes de notre petite cité. Toujours est-il que ce nom est attesté dès le XIIe siècle et se trouve diversement orthographié : « Sancta Maria ad Querqus » (d’où l’appellation savante de Quercussiens donnée aux habitants de Sainte-Marie), « Sancta Maria achesne » Sainte Marie au Chesne (1593), Marie-aux-Chênes en 1793 quand la Révolution française se déchaîna contre l’Église (on ne peut manquer de faire le rapprochement avec l’appellation de Marieneichen donnée pendant la dernière occupation allemande). Avec le concordat de 1801, le village retrouva officiellement le nom de Sainte-Marie-aux-Chênes.

Guerre de 1870 et période contemporaine[modifier | modifier le code]

Village du comté puis duché de Bar, Sainte-Marie-aux-Chênes devint Française en 1766 puis fit partie du département de la Moselle (1790), relevant de l’arrondissement de Briey.

Occupé en 1870 par les armées prussiennes et saxonnes, le village servit de base arrière lors de la bataille de Saint-Privat (18 août 1870), ce qui lui valut d’être annexé par le nouvel Empire allemand lors du traité de Francfort alors que l’arrondissement de Briey restait à la France. Sainte-Marie devint alors un village frontalier (cf. le « café de la douane »). Le cimetière militaire franco-allemand ainsi que des monuments parsemés sur les territoires des communes avoisinantes témoignent de cet épisode de l’histoire. Normalement, lors de la signature des préliminaires de paix à Versailles, le 26 février 1871 (JO du 3 mars 1871), la commune devait rester française puisque située dans l'arrondissement de Briey. Néanmoins pour obtenir plus d'espace autour de la place-forte de Belfort, il fut conclu lors du traité de paix signé à Francfort le 10 mai 1871 (JO du 31 mai 1871) que la commune, comme celles de Redange, d'Aumetz et de Vionville, devint allemande. Ce qui arrangeait le vainqueur qui n'ignorait pas la valeur du sous-sol.

Cette période fut marquée par l’ouverture des mines de fer et une immigration italienne et polonaise importante.

Sainte-Marie redevint française en 1918. Elle fut réannexée de facto par l’Allemagne nazie en juillet 1940 et revint à la France après la bataille de Metz, à l’automne 1944. Notons, pour lui rendre hommage, qu’au cours de la deuxième annexion, des jeunes quercussiens assassinèrent un officier allemand. Pour éviter des représailles, un ouvrier immigré italien se nommant Dante Pederzoli, bien qu’innocent, se dénonça et fut pendu. Une stèle, située près de la maison de retraite, lui rend hommage[1].

Notons également qu'à cette même période, le 2 novembre 1944, vers 8 h au hameau de Grimonaux, à la limite des communes de Sainte-Marie-aux-Chênes et d’Auboué, un missile V1 fut lancé détruisant complètement cinq maisons et en endommageant plusieurs autres, faisant un mort et deux blessés pour Sainte-Marie-aux-Chênes et trois blessés pour Auboué[2].

Années 1960/1980 : alors que de plus en plus fort sonne le glas des mines de fer et de la sidérurgie lorraine, le village devient un bourg doté d’un collège d’enseignement supérieur (collège Gabriel-Pierné), d’une zone industrielle conséquente, d’un accès direct à l’autoroute de l'Est (A4). Un hypermarché ouvrit ses portes en 1984 drainant une clientèle venant également de Meurthe-et-Moselle voisine mais condamnant à terme le commerce de proximité des villages voisins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Marie-aux-Chênes Blason D'azur au chêne arraché d'or, le tronc accosté des lettres antique S et M. du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1795 Jacques Colmar    
1795 1796 Jean Drouot    
1796 1797 François Cuny    
1797 1798 Maurice Labriet    
1798 1801 Henry Geny    
1801 1804 Joseph Léon Mercier    
1804 1807 Jean Baptiste François    
1807 1811 Nicolas Le Thueur de Fresnois    
1811 1815 Joseph Pierre Mathieu    
1815 1821 Nicolas Sébastien Huguet    
1821 ? Jean Charles Berthelemy    
1863 1865 Sébastien Gille    
1865 1871 Charle Lapointe    
1871 1904 Charles Louis    
1904 1919 Karl Förger   Directeur de la mine de Sainte-Marie
1919 1927 Théodule Guillot    
1927 1937 Aimé Domptail    
1937 1942 Jean Houpert    
1942 1943 Joseph Gasser    
1943 1944 Hirt    
1944 mars 1959 Jean Houpert    
mars 1959 mars 1965 Jules Brasme    
mars 1965 1974 Ernest Revenu    
1974 mars 2014 Marcel Klammers PS Professeur retraité
Conseiller général du canton de Marange-Silvange (1998 → 2015)
mars 2014 en cours Roger Watrin DVG Fonctionnaire retraité
5e vice-président de la CC du Pays Orne-Moselle (depuis 2014)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 4 104 habitants[Note 1], en augmentation de 8,14 % par rapport à 2010 (Moselle : -0,06 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
398351353371366383320324289
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
3112872833052778281 3651 6901 725
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 9312 6672 4212 6282 9153 2903 3653 3263 317
1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015 - -
3 3023 3283 5533 5893 6254 0254 104--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6]. |recen.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire franco-allemand.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie.
  • Église Sainte-Marie : nef 1773, chœur gothique tardif, clocher roman XIIe ; fragment d’une Vierge en bois XVe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Républicain lorrain : « Dante Pederzoli, l’héroïque sacrifice » », sur Le Républicain lorrain, (consulté le 22 juillet 2015)
  2. « Les bombes volantes V1 », sur Fieseler V1-Capitaine Jean Maridor, (consulté le 22 juillet 2015)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.