Sainte-Marie-aux-Chênes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Marie.
Sainte-Marie-aux-Chênes
Église Sainte-Marie.
Église Sainte-Marie.
Blason de Sainte-Marie-aux-Chênes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Canton Rombas
Intercommunalité Communauté de communes du pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
Roger Watrin
2014-2020
Code postal 57255
Code commune 57620
Démographie
Gentilé Quercussiens
Population
municipale
4 094 hab. (2014)
Densité 402 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 32″ nord, 6° 00′ 11″ est
Altitude Min. 205 m
Max. 323 m
Superficie 10,19 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de la Moselle
City locator 14.svg
Sainte-Marie-aux-Chênes

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Sainte-Marie-aux-Chênes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sainte-Marie-aux-Chênes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sainte-Marie-aux-Chênes
Liens
Site web saintemarieauxchenes.fr

Sainte-Marie-aux-Chênes est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est, à une quinzaine de kilomètres de Metz.

Ses habitants sont les Quercussiens et les Quercussiennes (du latin quercus, chêne).

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie-aux-Chênes se trouve à l'ouest du département de la Moselle, entre Metz et Thionville. La ville est située à 265 mètres d'altitude environ. C'est l'une des trois villes-centres de l'unité urbaine de Jœuf.

Les communes voisines sont Saint-Privat-la-Montagne, Roncourt, Montois-la-Montagne et Saint-Ail.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l’ancien duché de Bar, prévôté puis bailliage de Briey, archiprétré d'Hatrize.

Fief des le Hungre, la Cour, Gournay, des Armoises, Heu. En 1817, Sainte-Marie-aux-Chênes comptait 388 habitants répartis dans 64 maisons.

Clairière d’Harroville[modifier | modifier le code]

La tradition populaire veut que la première agglomération du ban de Sainte-Marie-aux-Chênes soit un hameau gallo-romain du nom de « Harris villa » regroupant autour d’une grosse ferme portant l’appellation de son propriétaire les très modestes habitations des ouvriers attachés au service de la « villa ». Ce serait là l’origine de la désignation, sur l’actuel village, à gauche de la route de Montois (sur la côte, après la mine Ida, dans le coin des haies, avant le « ravin » qui précède le bois de Magieux); à cet endroit, la charrue mettait encore à jour naguère des débris de tuiles romaines.

Fontaine du Breuil[modifier | modifier le code]

En ces temps reculés, au fond du vallon qui passe au pied de la mine Ida et qui descend vers Homécourt par « la carrière », au lieu-dit le Breuil jaillissait une source dont les eaux froides et ferrugineuses avaient la réputation d’être fébrifuges et en particulier de guérir les affections pulmonaires ainsi que de soulager, par lavage, les maladies d’yeux. Pour cette dernière raison, la fontaine aux eaux miraculeuses jouissait d’une grande renommée auprès des populations celtes des environs. Entourée de chênes (ces arbres vénérés à l'époque des Celtes par nos ancêtres les Gaulois), cette source coulait, dit-on, à l’ombre de l’un des plus anciens et des plus majestueux « roi des forêts ». Aujourd’hui, tarie en grande partie par les mines, elle n’a plus qu’un très faible débit, un très mince filet d’eau.

On comprend aisément qu’un tel nom ait pu donner naissance à la pieuse tradition sur les origines chrétiennes de notre petite cité. Toujours est-il que ce nom est attesté dès le XIIe siècle et se trouve diversement orthographié : « Sancta Maria ad Querqus » (d’où l’appellation savante de Quercussiens donnée aux habitants de Sainte-Marie), « Sancta Maria achesne » Sainte Marie au Chesne (1593), Marie-aux-Chênes en 1793 quand la Révolution française se déchaîna contre l’Église (on ne peut manquer de faire le rapprochement avec l’appellation de Marieneichen donnée pendant la dernière occupation allemande). Avec le concordat de 1801, le village retrouva officiellement le nom de Sainte-Marie-aux-Chênes.

Guerre de 1870 et période contemporaine[modifier | modifier le code]

Village du comté puis duché de Bar, Sainte-Marie-aux-Chênes devint Française en 1766 puis fit partie du département de la Moselle (1790), relevant de l’arrondissement de Briey.

Occupé en 1870 par les armées prussiennes et saxonnes, le village servit de base arrière lors de la bataille de Saint-Privat (18 août 1870), ce qui lui valut d’être annexé par le nouvel Empire allemand lors du traité de Francfort alors que l’arrondissement de Briey restait à la France. Sainte-Marie devint alors un village frontalier (cf. le « café de la douane »). Le cimetière militaire franco-allemand ainsi que des monuments parsemés sur les territoires des communes avoisinantes témoignent de cet épisode de l’histoire. Normalement, lors de la signature des préliminaires de paix à Versailles, le 26 février 1871 (JO du 3 mars 1871), la commune devait rester française puisque située dans l'arrondissement de Briey. Néanmoins pour obtenir plus d'espace autour de la place-forte de Belfort, il fut conclu lors du traité de paix signé à Francfort le 10 mai 1871 (JO du 31 mai 1871) que la commune, comme celles de Redange, d'Aumetz et de Vionville, devint allemande. Ce qui arrangeait le vainqueur qui n'ignorait pas la valeur du sous-sol.

Cette période fut marquée par l’ouverture des mines de fer et une immigration italienne et polonaise importante.

Sainte-Marie redevint française en 1918. Elle fut réannexée de facto par l’Allemagne nazie en juillet 1940 et revint à la France après la bataille de Metz, à l’automne 1944. Notons, pour lui rendre hommage, qu’au cours de la deuxième annexion, des jeunes quercussiens assassinèrent un officier allemand. Pour éviter des représailles, un ouvrier immigré italien se nommant Dante Pederzoli, bien qu’innocent, se dénonça et fut pendu. Une stèle, située près de la maison de retraite, lui rend hommage[1].

Notons également qu'à cette même période, le 2 novembre 1944, vers 8 h au hameau de Grimonaux, à la limite des communes de Sainte-Marie-aux-Chênes et d’Auboué, un missile V1 fut lancé détruisant complètement cinq maisons et en endommageant plusieurs autres, faisant un mort et deux blessés pour Sainte-Marie-aux-Chênes et trois blessés pour Auboué[2].

Années 1960/1980 : alors que de plus en plus fort sonne le glas des mines de fer et de la sidérurgie lorraine, le village devient un bourg doté d’un collège d’enseignement supérieur (collège Gabriel-Pierné), d’une zone industrielle conséquente, d’un accès direct à l’autoroute de l'Est (A4). Un hypermarché ouvrit ses portes en 1984 drainant une clientèle venant également de Meurthe-et-Moselle voisine mais condamnant à terme le commerce de proximité des villages voisins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Marie-aux-Chênes Blason D'azur au chêne arraché d'or, le tronc accosté des lettres antique S et M. du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Année d’élection Nom Prénom
1793 Colmar Jacques
1795 Drouot Jean
1796 Cuny François
1797 Labriet Maurice
1798 Geny Henry
1801 Mercier Joseph Léon
1804 François Jean Baptiste
1807 Le Thueur de Fresnois Nicolas
1811 Mathieu Joseph Pierre
1815 Huguet Nicolas Sébastien
1821 Berthelemy Jean Charles
1863 Gille Sébastien
1865 Lapointe Charle
1871 Louis Charles
1904 Förger Karl
1919 Guillot Théodule
1927 Domptail Aimé
1937 Houpert Jean
1942 Gasser Joseph
1943 Hirt
1944 Houpert Jean
1959 Brasmes Jules
1965 Revenu Ernest
1974 Klammers Marcel
2014 Watrin Roger

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 094 habitants, en augmentation de 12,72 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
398 351 353 371 366 383 320 324 289
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
311 287 283 305 277 828 1 365 1 690 1 725
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 931 2 667 2 421 2 628 2 915 3 290 3 365 3 326 3 317
1990 1999 2008 2013 2014 - - - -
3 302 3 328 3 625 4 025 4 094 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire franco-allemand.
  • Vestiges gallo-romains.
  • Cimetière militaire franco-allemand sur la route de Saint-Privat-la-Montagne.
  • Ossuaire (1870).

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie.
  • Église Sainte-Marie : nef 1773, chœur gothique tardif, clocher roman XIIe ; fragment d’une Vierge en bois XVe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Républicain lorrain : « Dante Pederzoli, l’héroïque sacrifice » », sur Le Républicain lorrain, (consulté le 22 juillet 2015)
  2. « Les bombes volantes V1 », sur Fieseler V1-Capitaine Jean Maridor, (consulté le 22 juillet 2015)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .