Aumetz

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Aumetz
Aumetz
Vue sur Aumetz depuis le haut
du chevalement de la mine.
Blason de Aumetz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette
Maire
Mandat
Gilles Destremont
2020-2026
Code postal 57710
Code commune 57041
Démographie
Gentilé Aumessois
Population
municipale
2 368 hab. (2020 en augmentation de 2,82 % par rapport à 2014)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 07″ nord, 5° 56′ 43″ est
Altitude Min. 349 m
Max. 408 m
Superficie 10,35 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Aumetz
(ville isolée)
Élections
Départementales Canton d'Algrange
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Aumetz
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Aumetz
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Aumetz
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Aumetz

Aumetz est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Aumessois en français et les Aalmeter en platt.

Le municipalité fut surtout réputée pour sa mine d'extraction de minerai de fer, qui fonctionna de 1900 à 1983.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aumetz se situe à l’extrémité orientale du plateau des Pays-Haut, à une altitude comprise entre 350 et plus de 400 mètres.La commune revêt depuis quelques années maintenant une certaine importance, du fait de la proximité du Luxembourg, situé à 10 km de là. Ainsi, c’est à partir des années 1990 qu’un flux massif et toujours plus important[réf. nécessaire] de travailleurs frontaliers passe au quotidien par Aumetz.

La déviation d'Aumetz[modifier | modifier le code]

La déviation d’Aumetz (de type 2 × 1 voies à gros gabarit) a été ouverte à la circulation fin 2005. Elle prend naissance à l’ouest dans le prolongement de la D 906 pour rejoindre la D 16 vers Audun-le-Tiche et le Luxembourg. Un giratoire a été construit, entre Crusnes et Aumetz, sur la D 952. La déviation, qui apparaît comme une bonne idée à première vue, avait pour principal objectif de désengorger la traversée d’Aumetz, sur le tronçon D 906-D 16. Tronçon emprunté majoritairement par les milliers de travailleurs frontaliers se rendant chaque jour au Luxembourg. Cependant, la création d'un barreau autoroutier A30 (France)-A4 (Luxembourg), la rendrait obsolète.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant de la Meuse et le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau Kaelbach[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Aumetz[Note 1].

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification, dont le territoire correspond aux anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants associés, d'une superficie de 2 418 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[1]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aumetz est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aumetz, une unité urbaine monocommunale[6] de 2 319 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,1 %), forêts (9 %), zones urbanisées (8,8 %), prairies (0,1 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l'évolution dans le temps de l'occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom n'a pas de rapport avec la ville de Metz, il dérive du latin : alta mansium.

  • Talmatio ou Tamaltio (636) ; Almas, Almaz et Aimas (933) ; Ames (Xe siècle) ; Amez (1212), Ametz (1265) ; Aulmetz et Ameiz (1275) ; Ameis (1396) ; Almaco (1570) ; Ometz et Hametz (1675).
  • Aalmet[13] et Armet[14] en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l'ancien duché de Bar, possession de l'abbaye de Gorze. Paroisse de l'archevêché de Trèves. En 1817, Aumetz, village de l'ancienne province du barrois. À cette époque, il y avait 634 habitants répartis dans 115 maisons.

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort, qui devait rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur minière du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Mais Villerupt et Thil restèrent françaises grâce au normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des finances du gouvernement Thiers. La commune voisine, Crusnes, resta française grâce au capitaine Aimé Laussedat, chargé de la délimitation de la nouvelle frontière[15].

Finalement, Aumetz est annexée à l'Empire allemand de 1871 à 1918. La période est plutôt prospère pour ses habitants (commune rattachée à l'arrondissement de Thionville-Ouest) grâce à l'ouverture d'un puits d'extraction de minerai de fer, qui fonctionna de 1900 à 1983, nommé « Bassompierre », qui employa jusqu'à 800 ouvriers journellement. Sur le site fut ensuite créé l'Écomusée des mines de fer de Lorraine.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombèrent au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée. Aumetz redevient française en 1919, après le Traité de Versailles.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes ne revinrent jamais. La commune ne sera pas épargnée par les bombardements alliés. En 1940 les installations de surface de la mine "Bassompierre " furent dynamités par l'armée française et reconstruites dès 1941 [16]. La somptueuse église de style néo-gothique fut dynamitée par les Allemands [réf. nécessaire]. Aumetz fut libérée par le 359e R.I de la 90e D.I américaine et redevint française le 13 septembre 1944[17].

Canton d'Aumetz[modifier | modifier le code]

Le canton d'Aumetz a existé de 1790 à 1801 et était composé à partir de l'an III des communes suivantes : Aumetz, Audun-le-Roman, Audun-le-Tiche, Bassompierre, Beuvillers, Boulange, Bure, Crusnes, Errouville, Fontoy, Havange, Malavillers, Rédange, Russange, Serrouville, Thil, Tressange et Villerupt[18].

Mairie d'Aumetz.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mai 1953 Étienne Bousser    
mai 1953 mars 1977 Fernand Nicolas    
mars 1977 mars 1983 Tullio Carraro PCF  
mars 1983 novembre 2009
(démission)
André Weiler PCF  
novembre 2009 En cours Gilles Destremont App.PCF Infirmier

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2020, la commune comptait 2 368 habitants[Note 4], en augmentation de 2,82 % par rapport à 2014 (Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
4124955679598518981 1281 068987
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
9048448047377871 4742 4153 1182 029
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 2692 4542 1541 8622 2662 7222 4652 3752 183
1990 1999 2006 2011 2016 2020 - - -
2 1612 2252 2072 3172 3112 368---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aumetz est rattachée à l'académie de Nancy-Metz (zone B). La ville dispose de plusieurs établissements scolaires allant de l'école maternelle au collège.

La commune possède une école maternelle (école Paul-Verlaine) et une école élémentaire (école Marie-Curie). La ville dispose également d'un collège (collège Lionel-Terray) qui accueille les élèves originaires d'Aumetz, Ottange, Nondkeil, Havange, Tressange, Bure et Rochonvillers.

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aumetz est rattachée à l'académie de Nancy-Metz (zone B). La ville dispose de plusieurs établissements scolaires allant de l'école maternelle au collège.

La commune possède une école maternelle (école Paul-Verlaine) et une école élémentaire (école Marie-Curie). La ville dispose également d'un collège (collège Lionel-Terray) qui accueille les élèves originaires d'Aumetz, Ottange, Nondkeil, Havange, Tressange, Bure et Rochonvillers.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aumetz Blason
D'azur à deux bars adossés d'or, accompagnés d'un massacre de cerf crucifère du même en chef et d'un fer de lance de gueules mouvant de la pointe.
Détails
Adopté le 30 avril 1960.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chevalement de la mine d'Aumetz.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gorgon d’Aumetz.
  • Vestiges gallo-romains (buste de femme).
  • Chevalement de l’ancienne mine de fer, qui se dresse tel l’emblème d’Aumetz, perpétuant le souvenir encore vivace d’une époque glorieuse.
  • L'écomusée des mines de fer de Lorraine (ouvert de mai à octobre).
  • Aumetz est entouré de bunkers et casemates de la ligne Maginot, le plus important étant le petit ouvrage d’Aumetz, complètement en ruines.
  • Ancienne mine de fer de Bassompierre : chevalement et bâtiment de la machine d’extraction inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [23].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Temple protestant.
Chapelle du cimetière.
  • Église Saint-Gorgon, construite après la guerre, en 1950. Elle offre un style à la fois moderne allié à un certain classicisme. Il est vrai qu’elle a dû succéder à la « cathédrale des Pays-Haut » détruite pendant la dernière guerre. Elle était de style néo-gothique, 1879, elle-même ayant remplacé l’église Saint-Gorgon de 1763.
  • Chapelle dans le cimetière.
  • Temple protestant réformé, rue de la Fontaine, aménagé dans un lavoir du XIXe siècle aujourd'hui désaffecté.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. La ligne de partage des eaux entre le bassin versant du Rhin et le bassin versant de la Meuse est représentée par une ligne verte en tirets-points.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique d'Aumetz » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « SAGE Bassin ferrifère », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  2. « Les SDAGE des districts Rhin et Meuse (2022-2027) », sur www.eau-rhin-meuse.fr (consulté le )
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 d'Aumetz », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Luxembourg (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440).
  14. Luxemburger Wörterbuch, Luxemburg, P. Linden, 1950-1977
  15. Aimé Laussedat: La délimitation de la frontière franco-allemande, éditions Delagrave, Paris, 1902.
  16. https://monumentum.fr Ancienne mine de fer Bassompierre à Aumetz.
  17. 1944-1945: Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p. 14: Recensement préfectoral sur les dates de libération)
  18. Louis Emmanuel de CHASTELLUX, Le Territoire du département de la Moselle : Histoire et statistique.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  23. « Ancienne mine de fer Bassompierre », notice no PA00135419, base Mérimée, ministère français de la Culture.