Aumetz

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Aumetz
Vue sur Aumetz depuis le hautdu chevalement de la mine.
Vue sur Aumetz depuis le haut
du chevalement de la mine.
Blason de Aumetz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Canton Algrange
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette
Maire
Mandat
Gilles Destremont
2014-2020
Code postal 57710
Code commune 57041
Démographie
Gentilé Aumessois
Population
municipale
2 303 hab. (2014)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 07″ nord, 5° 56′ 43″ est
Altitude Min. 349 m – Max. 408 m
Superficie 10,35 km2
Localisation

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Aumetz est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Aumessois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aumetz se situe à l’extrémité orientale du plateau des Pays-Haut, à une altitude comprise entre 350 et plus de 400 mètres.La commune revêt depuis quelques années maintenant une certaine importance, du fait de la proximité du Luxembourg, situé à 10 km de là. Ainsi, c’est à partir des années 1990 qu’un flux massif et toujours plus important de travailleurs frontaliers passe au quotidien par Aumetz. La petite ville est située sur un axe incontournable pour les milliers de frontaliers se pressant vers l’eldorado économique luxembourgeois, venant de Meuse et du Nord meurthe-et-mosellan. Depuis peu, une déviation a été mise en service pour dissoudre les bouchons des heures de pointes. Mais cette présence du Luxembourg a aussi fait figure d’un véritable sauvetage pour la ville. Sinistrée depuis presque une trentaine d’année par les fermetures successives des mines de fer (qui faisaient alors respirer toute une région) et par une sidérurgie qui se meurt, Aumetz a retrouvé une nouvelle chance grâce au richissime Grand-Duché du Luxembourg. Pour preuve, le prix des loyers en constante augmentation. Car aujourd'hui, pour beaucoup de Lorrains, venir habiter près du Luxembourg constitue la sécurité de l’emploi et des revenus élevés, avec pour conséquence, l’installation de nombreux commerces (supermarchés, etc.), un maillage routier qui se renforce et une ville qui a réussi à survivre brillamment à l’après-mine.

Mairie d'Aumetz.

La déviation d'Aumetz[modifier | modifier le code]

La déviation d’Aumetz (de type 2×1 voies à gros gabarit) a été ouverte à la circulation fin 2005. Elle prend naissance à l’ouest dans le prolongement de la D 906 pour rejoindre la D 16 vers Audun-le-Tiche et le Luxembourg. Un giratoire a été construit, entre Crusnes et Aumetz, sur la D 952. La déviation, qui apparaît comme une bonne idée à première vue, avait pour principal objectif de désengorger la traversé d’Aumetz, sur le tronçon D 906-D 16. Tronçon emprunté majoritairement par les milliers de travailleurs frontaliers se rendant chaque jour au Luxembourg. Cependant, la création d'un barreau autoroutier A30 (France)-A4 (Luxembourg), la rendrait obsolète.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom n'a pas de rapport avec la ville de Metz, il dérive du latin : alta mansium.

  • Talmatio ou Tamaltio (636) ; Almas, Almaz et Aimas (933) ; Ames (Xe siècle) ; Amez (1212), Ametz (1265) ; Aulmetz et Ameiz (1275) ; Ameis (1396) ; Almaco (1570) ; Ometz et Hametz (1675).
  • Armet et Almet en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l’ancien duché de Bar, possession de l’abbaye de Gorze. Paroisse de l’archevêché de Trèves. En 1817, Aumetz, village de l’ancienne province du barrois. À cette époque il y avait 634 habitants répartis dans 115 maisons.

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort, qui devait rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur minière du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Mais Villerupt et Thil restèrent françaises grâce au normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des finances du gouvernement Thiers. La commune voisine, Crusnes, resta française grâce au capitaine Aimé Laussedat, chargé de la délimitation de la nouvelle frontière[1].

Finalement, Aumetz est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. La période est plutôt prospère pour les habitants d'Aumetz, commune rattachée au Landkreis Diedenhofen-West. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombèrent au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée. Aumetz redevient française en 1919, après le Traité de Versailles.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes ne revinrent jamais. La commune ne sera pas épargnée par les bombardements alliés.La somptueuse église de style néo-gothique fut dynamité par les Allemands. Aumetz fut libérée par le 359e R.I de la 90e D.I américaine et redevient française le 13 septembre 1944[2].

Canton d'Aumetz[modifier | modifier le code]

Le canton d'Aumetz a existé de 1790 à 1801 et était composé à partir de l'an III des communes suivantes : Aumetz, Audun-le-Roman, Audun-le-Tiche, Bassompierre, Beuvillers, Boulange, Bure, Crusnes, Errouville, Fontoy, Havange, Malavillers, Rédange, Russange, Serrouville, Thil, Tressange et Villerupt[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 2009 André Weiler PCF  
2009 en cours Gilles Destremont FG Infirmier

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 303 habitants, en augmentation de 0,22 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
412 495 567 959 851 898 1 128 1 068 987
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
904 844 804 737 787 1 474 2 415 3 118 2 029
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 269 2 454 2 154 1 862 2 266 2 722 2 465 2 375 2 183
1990 1999 2006 2011 2014 - - - -
2 161 2 225 2 207 2 317 2 303 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aumetz est rattachée à l'académie de Nancy-Metz (zone B). La ville dispose de plusieurs établissements scolaires allant de l'école maternelle au collège.

La commune possède une école maternelle (école Paul-Verlaine) et une école élémentaire (école Marie-Curie). La ville dispose également d'un collège (collège Lionel-Terray) qui accueille les élèves originaires d'Aumetz, Ottange, Nondkeil, Havange, Tressange, Bure et Rochonvillers.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Description du blason
Blason de la ville de Aumetz (Moselle).svg Blason D'azur à deux bars adossés d'or, accompagnés d'un massacre de cerf crucifère du même en chef et d'un fer de lance de gueules mouvant de la pointe.
Statut Adopté le 30 avril 1960.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gorgon d’Aumetz.
  • Vestiges gallo-romains (buste de femme).
  • Chevalement de l’ancienne mine de fer, qui se dresse tel l’emblème d’Aumetz, perpétuant le souvenir encore vivace d’une époque glorieuse.
  • L'écomusée des mines de fer de Lorraine (ouvert de mai à octobre).
  • Aumetz est entouré de bunkers et casemates de la ligne Maginot, le plus important étant le petit ouvrage d’Aumetz, complètement en ruines.
  • Ancienne mine de fer de Bassompierre : chevalement et bâtiment de la machine d’extraction.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Temple protestant.
Chapelle du cimetière.
  • On pourra également admirer la quelque peu surprenante et massive église construite après la guerre, en 1950. Elle un offre un style à la fois moderne allié à un certain classicisme. Il est vrai qu’elle a dû succéder à la « cathédrale des Pays-Haut » détruite pendant la dernière guerre. Elle était de style (néo-gothique, 1879), elle-même ayant remplacé l’église Saint-Gorgon de 1763.
  • Chapelle dans le cimetière.
  • Temple protestant réformé, rue de la Fontaine, aménagé dans un lavoir du XIXe siècle aujourd'hui désaffecté.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Constant Burg (1924-1998), médecin et biologiste né à Aumetz.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aimé Laussedat: La délimitation de la frontière franco-allemande, éditions Delagrave, Paris, 1902.
  2. 1944-1945: Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p. 14: Recensement préfectoral sur les dates de libération)
  3. Louis Emmanuel de CHASTELLUX, Le Territoire du département de la Moselle : Histoire et statistique.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .