Saint-André-de-Sangonis

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Saint-André-de-Sangonis
Saint-André-de-Sangonis
La mairie
Blason de Saint-André-de-Sangonis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Jean-Pierre Gabaudan
2020-2026
Code postal 34725
Code commune 34239
Démographie
Gentilé Saint-Andréens
Population
municipale
6 063 hab. (2018 en augmentation de 7,92 % par rapport à 2013)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 02″ nord, 3° 30′ 15″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 122 m
Superficie 19,6 km2
Élections
Départementales Canton de Gignac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie.saintandredesangonis.com

Saint-André-de-Sangonis (Sant Andrieu de Sangònis en occitan), est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Andréens (en occitan Santandrivencs surnommés Pòrcs-negres - porcs noirs).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Situé à 34 km de Montpellier, Saint-André-de-Sangonis se trouve dans la vallée de l'Hérault à mi-chemin entre la Méditerranée et l'Aveyron. De magnifiques paysages se trouvent à proximité de cette ville : le Lac du Salagou, le pic Saint-Loup.

Le village, situé sur la route très passante entre Montpellier et Millau, était jusqu'en 2005 la seule agglomération traversée par l'autoroute A750. Une déviation a permis depuis de désengorger le village de ces flots incessants de voitures et de camions devenus très dangereux et nuisibles pour les habitants.

Communes limitrophes et proches[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-André-de-Sangonis
(Distances : à vol d'oiseau / par la route)[1]
St-Saturnin-de-Lucian (5.50 / 6,56 km)
Jonquières (3.61 / 4,40 km)
Saint-Guiraud (4.84 / 5,85 km)
Saint-Félix-de-Lodez (3.82 / 3,94 km)
Montpeyroux
(5.09 / 6,68 km)
St-Guilhem-le-Désert (10.06 / 11,87 km)
Lagamas (3.15 / 3,89 km)
Puéchabon (11.72 / 14,14 km)
Aniane (8.39 / 9,82 km)
Ceyras
(3.72 / 3,88 km)
Saint-André-de-Sangonis Gignac
(3.96 / 4,27 km)
Clermont-l'Hérault (6.36 / 7,43 km)
Brignac (3.85 / 4,49 km)
Canet (5.52 / 13,22 km)
Puilacher
(9.22 / 15,19 km)
Aumelas (9.33 / 14,11 km)
St-Bauzille-de-la-Sylve (5.09 / 9,34 km)
Popian (4.29 / 8,48 km)
Pouzols (3.72 / 8,48 km)

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve la citation de la ville en 934 dans le cartulaire de Gellone no 74 sous le nom parochia sancti Andreas Sanguivomensis, et, en 996, dans le cartulaire d'Aniane sous le nom villa de Sangonias. Les reste d'une villa montre que l'occupation du lieu remonte au moins à l'époque romaine. Il subsiste les vestiges d'un pont romain à 300 m du pont de Gignac qui permettait à la voie Nîmes à Toulouse de franchir l'Hérault. Le village semble appartenir en 1031 à l'abbaye de Gellone, puis à l'évêque de Lodève.

L'évêque de Lodève installe un castrum sur le site autour duquel va s'installer des habitations. Le village va être entouré d'une enceinte et de fossés. Au XIIIe siècle, la communauté du village est administrée par trois consuls. Les consuls administrent aussi la communauté voisine de La Garrigue. La communauté dépend de deux paroisses, la paroisse de Saint-André dont le curé est présenté par l'évêque, et la paroisse de Notre-Dame-de-Camboux, dont le curé est nommé par l'abbaye Saint-Guilhem-le-Désert[2].

Pendant la Guerre de Cent ans, le pays est touché par des épidémies de peste. Il est traversé par de nombreuses troupes et subit leurs exactions.

Les guerres de religion le pays subi des troubles. Les troupes protestantes commandées par Claude de Caylus, baron de Faugères et Lunas, pillent et ravagent le diocèse, en 1573 . Le ils ont pris Lodève. Une communauté protestant est attestée au village en 1577 qui possède un temple administré par un consistoire. Les protestants ont obtenu de parvenir aux charges de consul en 1582. La communauté protestante est reconnue par l'Édit de Nantes, en 1598. Elle recrute un maître d'école protestant en 1600. À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les conversions entraînent une diminution de la communauté protestante, avant la révocation de l'édit de Nantes, en 1685. Le temple protestant est ensuite détruit.

À partir du XVIe siècle, le village fait partie de la sénéchaussée de Béziers et de l'intendance du Languedoc. Il dépend du ressort du parlement de Toulouse. L'évêque de Lodève est toujours le seigneur du lieu. Le village connaît une période de développement au XVIIIe siècle facilitée par l'amélioration des communications grâce à la construction du pont de Gignac.

En 1720, la peste atteint la région du Gévaudan (département de la Lozère actuelle), des mesures sont prises dans tout le territoire du Languedoc pour éviter la propagation « du mal contagieux ». À Saint-André-de-Sangonis, des barrières sont construites et les habitants sont confinés strictement[3].

Entre 1790 et 1794, Saint-André-de-Sangonis absorbe les communes de Cambous et de Sainte-Brigitte[4].

Au cours de la Révolution française, entre et , la commune porte provisoirement le nom de Beaulieu[5]. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution », créée en et comptant 207 membres en nivôse an II[6].

L'emblème du village est le porc nègre (le cochon noir).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-André-de-Sangonis Blason
De gueules à la croix de Saint André d'or ; au chef cousu d'azur chargé d'une palme en barre brochant sur une flèche en bande la pointe en bas, accostées des lettres S et C capitales, le tout d'argent.
Détails
D'après un document aimablement transmis par J-P Fernon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2008 Gérard Delfau PS (jusqu'en 1998) puis PRG Sénateur (1980-2008)
mars 2008 mars 2014 Bernard Douysset UMP  
mars 2014 février 2017 Patrick Lambolez DVD Chirurgien-dentiste
février 2017 En cours Jean-Pierre Gabaudan[7] DVD Viticulteur

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 6063 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5931 8171 9451 9842 1312 1502 1252 2692 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3872 3922 7062 6392 5652 5392 5482 6022 805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6392 5542 6112 4672 4132 6652 6302 3342 136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 2952 5942 5742 6753 4723 7824 5675 3195 678
2018 - - - - - - - -
6 063--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le village possède un complexe sportif Raymond-Boisset (gymnase, salle de danse, dojo, terrain de football stabilisé, plateau sportif) avec le stade Sangonis (terrain de football synthétique, deux terrains de tennis, demi-terrain de tennis avec mur d'entraînement).

Équipements[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
La tour de l'horloge : carte postale (1re moitié du XXe siècle).
  • Grande église paroissiale entièrement remaniée dans les années 1870/80 possédant un puissant clocher à la flèche particulièrement altière d'environ 50 mètres, repérable de fort loin dans la plaine de l'Hérault. Ce clocher ressemble d'ailleurs quelque peu, dans son allure générale, à celui de l'église Sainte-Anne de Montpellier ; vaste et haute nef qui conserve une bonne partie de son décor du XIXe siècle ;
  • Beffroi communal surmonté de son campanile en fer forgé ;
  • Grande fontaine monumentale possédant vasques, statues et colonnes en fonte de fer datant de la fin du XIXe siècle ;
  • Ancienne chapelle ;
  • Important patrimoine lié à la viticulture.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances vers : Montpeyroux, Saint-Guilhem-le-Désert, Lagamas, Puéchabon, Aniane, Gignac, Aumelas, Saint-Bauzille-de-la-Sylve, Popian, Pouzols, Puilacher, Canet, Brignac, Clermont-l'Hérault, Ceyras, Saint-Félix-de-Lodez, Saint-Guiraud, Jonquières et Saint-Saturnin-de-Lucian, publié sur le site fr.distance.to (consulté le ).
  2. CDG 34 : Archives de la commune de Saint-André-de-Sangonis. Répertoire numérique détaillé des archives communales de Saint-André-de-Sangonis (1608-2017)
  3. Michel-Édouard Bellet, « Saint-André-de-Sangonis et le mal contagieux de 1720 », Études Héraultaises, Montpellier, no 55,‎ , p. 81-88 (ISSN 1621-4609, lire en ligne [PDF], consulté le 12 janvier 2021).
  4. [1]
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  7. Résultats des élections municipales et communautaires dans l'Hérault, publié le sur le site du Conseil départemental de l'Hérault (consulté le ).
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alix Audurier Cros, « La chapelle de Sainte-Brigitte : un patrimoine rural sur le chemin de Compostelle, à Saint-André-de-Sangonis », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 195-197,‎ , p. 30-42
  • Michel-Edouard Bellet, "Saint André de Sangonis et le mal contagieux", dans Etudes héraultaises, N°55, 2020,pages 81-88.
  • Marie-Christine Daude-Choizit, « Le groupe scolaire laïc de Saint-André-de-Sangonis a 102 ans », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 70-72,‎ , p. 49-59
  • Jacques Durand, « Enquête sur un porc noir », Connaissance du pays d'Oc, no 23,‎ , p. 40-43
  • [Luthard 1913] Maurice Luthard, « Le protestantisme dans quelques communautés du Bas-Languedoc : Saint-André de Sangonis (Hérault) 1562-1873 », Société de l'Histoire du Protestantisme Français : Bulletin, 5e série, t. 11,‎ , p. 17-53 (lire en ligne)
  • [Luthard 1913] Maurice Luthard, « Appendice à l'histoire de l'Église protestante de Saint-André de Sangonis (1585-1685) », Société de l'Histoire du Protestantisme Français : Bulletin, 5e série, t. 11,‎ , p. 54-56 (lire en ligne)
  • Mission Archives 34, Archives communales de Saint-André-de-Sangonis : répertoire numérique détaillé, Montpellier, Mission Archives 34, , 135 p.
  • Christian Palaysi, « Saint-André-de-Sangonis aux années 1900 : d'après les photographies originales d'Isidore Serin », Cahiers d’arts et traditions rurales,‎
  • Jean-Claude Roux, « Un habitat gallo-romain sur la commune de Saint-André-de-Sangonis », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, no 5,‎ , p. 16-18
  • André Soutou, « Sauvetage in extremis de la Meuse de Granoupiac (Commune de Saint-André de Sangonis) », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 53-55,‎ 1989-1990, p. 53-55
  • Pierre Temple, « Un cimetière barbare à Cambous (Commune de Saint-André de Sangonis) », Cahiers d'histoire et d'archéologie, t. 3,‎ , p. 28-33

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

  • Série : Délibérations consulaires et communales (1608-1921) [22 registes]. Fonds : Archives communales de Saint-André-de-Sangonis; Cote : 34 PUB. Saint-André-de-Sangonis : Mairie de Saint-André-de-Sangonis. (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]