Grabels

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Grabels
Grabels
Vue générale
Blason de Grabels
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Montpellier-1
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
René Revol (PG-FI)
2014-2020
Code postal 34790
Code commune 34116
Démographie
Gentilé Grabellois
Population
municipale
8 281 hab. (2016 en augmentation de 26,56 % par rapport à 2011)
Densité 510 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 55″ nord, 3° 48′ 09″ est
Altitude 68 m
Min. 50 m
Max. 167 m
Superficie 16,24 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-grabels.fr/

Grabels est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie et en périphérie de Montpellier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de Grabels se situe au nord-ouest de Montpellier. Le territoire se compose de deux ensembles principaux. Sur la rive gauche de la Mosson, la partie nord des garrigues de Fontcaude est la partie la moins urbanisée de la commune, en dehors de quelques parcelles agricoles dans de petites vallées et de quelques villas près du pont sur la rivière. Sur la rive droite, une plaine agricole en cours d'urbanisation depuis la seconde moitié du XXe siècle est entourée de collines dont les sommets boisés sont mités depuis les années 1990 par l'implantation de quartiers comme « la Goule-de-Laval » au nord et « la Valsière » à l'est, au plus près du territoire montpelliérain.

L'altitude moyenne est de 61 mètres au pont sur la Mosson à l'est jusqu'à 91 m à l'est. Les reliefs atteignent 161 m pour le plus haut point grabellis[réf. nécessaire] de Fontcaude, environ 145 m pour la Goule de Laval et 121 m pour le bois de la Valsière. Grabels est dominé par le quartier des Hauts de Massane sans y être directement relié : la limite avec la commune de Montpellier passe à une altitude de 119 mètres, soit environ 60 mètres de dénivelé en 250 mètres de distance[1].

La ville principale s'est développée autour d'un vieux village situé sur la route départementale 127 Montpellier-Viols-le-Fort. Ce village aux rues serrées se situe en aval du pont sur la Mosson, à un endroit où deux reliefs sont proches. La plus grande partie de l'urbanisation de la seconde moitié du XXe siècle s'est étalée sur la plaine vers l'est et Montpellier. De plus petits noyaux résidentiels sont apparus autour de la ville : le long des routes départementales 102 et 127 sur la rive droite et à « Goule de Laval » au nord. La Valsière à l'est, avec des activités économiques et de recherche en bas et un quartier résidentiel au sommet, est liée au développement du quartier montpelliérain du Parc Euromédecine. L'urbanisation de Grabels et des quartiers de la rive droite est restée à distance de la Mosson, connue pour des crues lors d'orage cévenol.

À environ trois kilomètres à l'ouest du vieux centre de Grabels et à un kilomètre de la route nationale 109, dans la garrigue, quelques terrains accueillent des activités de loisirs : trois pistes d'aéromodélisme, d'ULM et de karting[2]. Au croisement qui marque l'ouest de la commune de Grabels, se trouve le lieu-dit de « Bel-Air », sur la route nationale 109 reliant Montpellier à Clermont-l'Hérault.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grabels
Combaillaux Saint-Gély-du-Fesc
Vailhauquès,
Montarnaud
Grabels Saint-Clément-de-Rivière
Saint-Georges-d'Orques Juvignac Montpellier

Histoire[modifier | modifier le code]

La source de l'Avy
Site de la source de l'Avy, chutes d'eau sur le fleuve Mosson
Le pont de la Mosson

Le nombre important d'habitats préhistoriques dans la vallée de la Mosson montre que les hommes y ont vécu depuis des millénaires. Les noms de Grabels et de l'Avy notamment sont d'origine préhistorique[3].

Le nom de Grabels est cité pour la première fois le dans le contrat de mariage entre Guillemette, fille de Guilhem V, seigneur de Montpellier et Bernard IV, comte de Maguelone[3].

Le , l'évêque de Montpellier ayant besoin d'argent pour restaurer son château de Lavérune, vend aux enchères à Louis de Solas, Trésorier de France, la seigneurie de Grabels et de Combaillaux. Le mas de la Font, près de la source devient ainsi le château de Grabels, la seigneurie disparaît en 1789[3].

Les événements les plus importants de l'histoire de Grabels se déroulent en 1621 et 1622, à la fin des guerres de religion : siège et prise du village par les protestants révoltés, destruction de l'église, du presbytère, d'une partie du rempart et de la porte du Porquier, paiement d'une très forte rançon. L'église ne sera reconstruite qu'en 1666[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1983 Pierre Doumergue    
mars 1983 mars 1989 Roger Privat    
mars 1989 1990 Pierre Varaine    
1990 mars 2001 André Falgueirettes DVG Electronicien retraité
mars 2001 mars 2008 Bernard Prunet DVD Avocat
mars 2008 En cours René Revol PG-FI Professeur de sciences économiques et sociales
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 8 281 habitants[Note 1], en augmentation de 26,56 % par rapport à 2011 (Hérault : +6,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381354361348533540570615658
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
689696750728717638621630645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
682682713684676716647610731
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8351 0201 5372 5273 1305 4385 9066 5438 281
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les monuments grabellois :

  • Les Remparts ;
  • Le Porche ;
  • La Tour de l'horloge ;
  • La Fontaine Carrée ;
  • La Fontaine de la place Paul-Chassary ;
  • La Tour de la Valsière ;
  • La Tuilerie ;
  • Les deux Châteaux ;
  • Les Croix ;
  • L'Église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse, aux deux clochers ;
  • Le Cheval de Giovanni Ingrato ;
  • La salle de la Gerbe ;
  • La Tour de Montredon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Delteil (1894-1978), écrivain ;
  • Jérôme Rota (1973-), informaticien inventeur du DivX (format vidéo numérique) ;
  • Fabrice Bellard (1972-), informaticien/mathématicien, ancien recordman du monde de la décimale la plus éloignée de Pi et auteur des programmes FFmpeg et QEMU ;
  • Francine Nordland, née Sorbets, violoniste virtuose, carrière internationale - Professeur au Conservatoire régional de Montpellier ;
  • Pierre Soulages (1919-), peintre de renommée internationale. Il occupe le Mas de la Valsière (Grabels) pendant deux ans (1941-1942) où il rencontre Joseph Delteil ;
  • Caroline Dudley Regan (?-1982), créatrice de la célèbre Revue Nègre (femme de Joseph Delteil) ;
  • Hervé Seitz, cent-bornard, triple vainqueur notamment des 100 km de Millau (2015, 2016 et 2018)[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Altitudes relevées sur la carte de l'IGN au 1/25 000e de Montpellier, TOP 25 no 2743 ET, 2e édition, 1996
  2. Indications touristiques relevées sur la carte de l'IGN au 1/25 000e de Montpellier, TOP 25 no 2743 ET, 2e édition, 1996
  3. a b c et d L'histoire de Grabels par l'association Lou Dragas, publié sur le site de la mairie de Grabels (consulté le 22 mars 2019)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Eugène Claustre, Une terre noble : La Valsière (à Grabels), Grabels, Lou Dragas, , 70 p.
  • Joseph-Eugène Claustre, Les bottes en zinc des bugadières de Grabels, Grabels, Lou Dragas,
  • Paul Couder, La bugada à Grabels ou l'art et la manière de laver le linge dans la garrigue de Montpellier, Montpellier, Groupe d'études languedociennes,
  • Joseph-Eugène Claustre et Paul Couder, Grabels : images d'eau et de pierres, Grabels, Lou Dragas, , 108 p.
  • Joseph-Eugène Claustre et Paul Couder, Grabels pendant la Guerre 1914-1918, Grabels, Lou Dragas, , 35 p.
  • Jean-Marie Couder, Le Plan de la Fontaine : chronique d'un village en Languedoc, [Grabels], 1869-1902, Saint-Martin-d'Hères, Printalp, , 284 p.
  • Lou Dragas, Les 43 consuls et maires de Grabels : 1750-2013, Grabels, Lou Dragas,
  • Claudine Negrou, « Délinquance et rapports sociaux d'après les procès de l'ordinaire de Pérols et Grabels (1618-1741) », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, nos 2-3,‎ 1986-1987, p. 59-62 (lire en ligne)

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

  • Série : Délibérations consulaires et communales (1751-1934) [8 registes]. Fonds : Archives communales de Grabels; Cote : 21 PUB. Grabels : Mairie de Grabels. (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]