Saint-Georges-d'Orques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Georges, Saint Georges (homonymie) et Georges.

Saint-Georges-d'Orques
Saint-Georges-d'Orques
L'église Saint-Georges.
Blason de Saint-Georges-d'Orques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Pignan
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Jean-François Audrin
2014-2020
Code postal 34680
Code commune 34259
Démographie
Gentilé Saint-Georgiens
Population
municipale
5 397 hab. (2017 en augmentation de 7,47 % par rapport à 2012)
Densité 580 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 41″ nord, 3° 46′ 53″ est
Altitude 89 m
Min. 45 m
Max. 183 m
Superficie 9,31 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte administrative de l'Hérault
City locator 14.svg
Saint-Georges-d'Orques
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Saint-Georges-d'Orques
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Georges-d'Orques
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Georges-d'Orques

Saint-Georges-d'Orques est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. Saint-Georges-d'Orques fait partie de Montpellier Méditerranée Métropole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Situé à 8 km à l'ouest de Montpellier, Saint-Georges-d'Orques est un village viticole. Le point culminant offre, par beau temps, une vue sur le mont Saint-Clair de Sète jusqu'à la Grande Motte. En arrière-plan se trouve le pic Saint-Loup.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Georges-d'Orques
Montarnaud Grabels
Murviel-lès-Montpellier Saint-Georges-d'Orques Juvignac
Pignan Lavérune

Transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les origines de Saint-Georges-d'Orques remontent à la haute antiquité méditerranéenne, comme en témoignent les poteries et bronzes gallo-romains qui y ont été découverts. De ces « orcas » qui sont des grands vases en terre cuite, le village aurait tiré son nom[réf. nécessaire].

Légende[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Georges est tiré de la légende de Georges de Lydda[réf. nécessaire]. Sur la commune de Saint-Georges d'Orques, on retrouve des représentations de Saint Georges, symbolisé dans sa victoire - représenté à cheval, en armure, portant un écu et une bannière d'argent à la croix de gueules et terrassant le dragon avec sa lance, sur la façade de la cave coopérative et sur le fronton de l’église.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Georges-d'Orques Blason « De gueules à Saint Georges contourné d'argent monté sur un cheval d'or harnaché du champ terrassant un dragon d'argent ».
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Extrait de l'usuel du compoix de Saint Georges d'Orques, représentant un arbre (1593)

Rattaché à l'évêché de Maguelone dès le XIe siècle, le village cerclé de murailles attendra le XVIe siècle pour acquérir son nom moderne : Sant Jòrdi D'Orques (langue d'oc).

Le fief de Saint-Georges faisait partie, au XIIe siècle de la maison seigneuriale de Murviel.

En 1199, une vente est consentie au profit de Guilhem VIII, seigneur de Montpellier.

Saint-Georges sera ensuite apporté à Pierre II, roi d’Aragon, lors de son mariage avec Marie, fille de Guillaume, en 1204. Il sera ensuite vendu, en 1349, à Philippe de Valois. Le fief de Saint-Georges rentre alors dans la fortune des rois de France, jusqu’au XVIe siècle. 1622, le village ceint de remparts, est assiégé et pris par l’armée protestante conduit par le duc de Rohan.

À cette époque, Saint-Georges-d’Orques est dirigé par deux conseils, un conseil politique ou privé, renouvelé tous les ans, et un conseil général. Le conseil général, qui élit les consuls, est formé par tous les habitants ayant pignon sur rue. La commune était déjà bien organisée, elle maintiendra ces usages, à peu d’exception près, jusqu’en 1756, malgré les divers événements (les guerres de religion). Ensuite, le fief de Saint-Georges-d’Orques dépendra de différentes familles[Lesquelles ?].

Après l’abolition des droits seigneuriaux, lors de la Révolution, la commune est créée et élit son maire en février 1790. Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire régénérée » en l’an II[1].

En 1793, Saint-Georges d'Orques est chef-lieu d'un canton[2] qui rassemblait les communes de Lavérune[3], Juvignac[4], Murviel-les-Montpellier[5], Montarnaud[6], Saint-Paul-et-Valmalle[7] et Grabels[8].

Au fil des siècles, l'élevage, ainsi que la culture des céréales et de l'olivier cohabitant avec celle de la vigne, ont peu à peu cédé à cette dernière. Le vin de la région fut exporté à travers toute l'Europe dès le Moyen Âge et entra dans l'histoire en 1807, quand Thomas Jefferson, alors ambassadeur et futur président des États-Unis, rapporta quelques-unes de ces bouteilles de ses séjours français.

Aujourd'hui[Quand ?] situé en pleine zone d'appellation d'origine contrôlée AOC Languedoc, le terroir Saint-Georges-d'Orques a conservé une activité viticole de qualité qui exporte ses crus sur les tables des restaurants du monde entier. La zone AOC Languedoc Saint-Georges-d'Orques s'étend également sur les communes de Juvignac, Lavérune, Pignan et Murviel-lès-Montpellier.

La tradition camarguaise est également très présente dans le village. Chaque année le troisième week-end d'août, la fête votive bas son plein, suivit de son revivre qui a lieu le week-end suivant, sans compter les différentes courses camarguaises qui ont lieu tout au long de la saison taurine (trophée Montpellier Méditerranée Métropole, Trophée de l'Avenir et des As et vaches cocardières). Fier de son club taurin Le Trident créé au début des années 50, Saint Georges a su transmettre ses traditions au fil des années à ses habitants.

Une autre tradition est également maintenue, le jeu de tambourin.

De nombreux portails et grilles de maisons particulières ou bâtiments communaux, ainsi que celui du cimetière, sont peints de couleur verte et leurs pointes en jaune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1885 1888 Auguste Saint-Pierre[9]    
1888 1892 Joseph Cambon[9]    
1892 1900 Frédéric Saint-Pierre[10]    
1900   Martial Héral[10]    
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1977 René Ferlet[11] SFIO puis PS Alpiniste, député suppléant de Gilbert Sénès (1967-1968)
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Gaston Jean-Marie Moralès PS Expert comptable
mars 2008 En cours Jean-François Audrin UMP puis LR Vétérinaire, Conseiller régional

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 5397 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
464464472568611657643696690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7948839909729477688421 0171 082
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2131 1421 1091 0581 020974844728877
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0001 0911 7572 7273 5674 3984 9635 3435 421
2017 - - - - - - - -
5 397--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de balle au tambourin du Sport club Saint-Georges-d'Orques représente la ville dans les compétitions nationales du jeu. Le Sport club compte six titres de champion de France séniors masculins (entre 1965 et 1973) et trois succès en Coupe de France (1953, 1954 et 1969).

Le club de Horse-Ball de Saint-Georges-d'Orques fait partie des 9 clubs de la Région Sud-Est, et est engagé régulièrement dans des compétitions nationales. De plus, le club organise et participe à des compétitions internationales pour jeunes.

La commune compte également un club de rugby à XIII depuis 2013 : les « Dragons de Saint-Georges ». Ce club propose une école de rugby, une section « Loisirs » mixte qui pratique le Touch rugby[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Expression locale[modifier | modifier le code]

Lors de la grande sécheresse du milieu des années 1940, un projet ubuesque avait vu le jour, prévoyant de détourner le Rhône jusqu'aux alentours de Saint-Georges-d'Orques. Aujourd'hui, cette anecdote est devenue expression. On affirme par exemple à un menteur que « le Rhône est en crue à Saint-Georges-d'Orques » lorsqu'on veut mettre en évidence la grossièreté de son mensonge[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278,‎ , p. 413 (lire en ligne)
  2. « Saint-Georges-d'Orques », sur cassini.ehess.fr
  3. « Lavérune », sur cassini.ehess.fr
  4. « Juvignac », sur cassini.ehess.fr
  5. « Murviel-lès-Montpellier », sur cassini.ehess.fr
  6. « Montarnaud », sur cassini.ehess.fr
  7. « Saint-Paul-et-Valmalle », sur cassini.ehess.fr
  8. « Grabels », sur cassini.ehess.fr
  9. a et b https://archives-pierresvives.herault.fr/ark:/37279/vta13e69ae1a8e22895/daogrp/0/1
  10. a et b https://archives-pierresvives.herault.fr/ark:/37279/vta2783dd8cd7373d21/daogrp/0/1
  11. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article23733
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. « Rugby à XIII : la belle passion des Dragons de Saint-Georges », sur midilibre.fr, Midi Libre, (consulté le 6 octobre 2019)
  15. Dictionnaire des anecdotes littéraires, Denis Boissier
  16. a b et c Inauguration du nouveau Stade de l'Occitanie avec de nombreux officiels et sportifs de hauts niveau, publié sur le site de la mairie de Saint-Georges-d'Orques (consulté le 22 juin 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Séverin Deleuze, Saint-Georges-d'Orques aux XVIIe et XVIIIe siècles, Nîmes, C. Lacour, , 69 p.
  • Albert Fabre, Histoire de Saint-Georges-d'Orques, 3e canton de Montpellier, département de l'Hérault, Nîmes, Clavel-Ballivet, , 64 p.
  • Louis Secondy, Entre Coulazou et Mosson : 10 villages, 10 visages, Montpellier, L. Secondy, , 419 p.
  • Maxence Tringale, Topographie funéraire et translations de cimetières de la fin du Moyen-Âge à nos jours, essai d'archéologie des périodes très documentées : l'exemple du canton de Pignan (34), communes de Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Murviel-lès-Montpellier, Pignan, Saint-Georges-d'Orques et Saussan, Montpellier, Université Montpellier III - Paul Valéry, , 82 p.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]