Les Vampires (film)

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Les Vampires
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Affiche du film Les Vampires.

Réalisation Louis Feuillade
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 440 minutes (h 20 min)
Sortie 1915


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Épisode 1 : La Tête coupée (1915)
Épisode 2 : La Bague qui tue (1915)
Épisode 3 : Le Cryptogramme rouge (1915)
Épisode 4 : Le Spectre (1916)
Épisode 5 : L'Évasion du mort (1916)
Épisode 6 : Les Yeux qui fascinent (1916)
Épisode 7 : Satanas (1916)
Épisode 8 : Le Maître de la foudre (1916)
Épisode 9 : L'Homme des poisons (1916)
Épisode 10 : Les Noces sanglantes (1916)

Les Vampires est un film muet en dix épisodes (durée totale de h 20 min), écrit et réalisé par Louis Feuillade, sorti en 1915.

La série se déroule à Paris et relate les exploits d'une bande de criminels qui se sont eux-mêmes baptisés « les Vampires ».

Musidora y joue le rôle d'Irma Vep, une femme fatale dont le nom est l'évidente anagramme de « vampire ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. La Tête coupée. 33 min. Sorti le .
  2. La Bague qui tue. 15 min. Sorti le .
  3. Le Cryptogramme rouge. 42 min. sorti le .
  4. Le Spectre. 32 min. Sorti le .
  5. L'Évasion du mort. 37 min. Sorti le .
  6. Les Yeux qui fascinent. 58 min. Sorti le .
  7. Satanas. 46 min. Sorti le .
  8. Le Maître de la foudre. 55 min. Sorti le .
  9. L'Homme des poisons. 53 min. Sorti le .
  10. Les Noces sanglantes. 60 min. Sorti le .

Anecdote de tournage[modifier | modifier le code]

« J’entreprenais ce scénario avec qui ? Parbleu ! avec des artistes réformés, exemptés... et tous les huit jours visités par l’autorité militaire, menacés de récupération, astreints à la loi Dalbiez... Ah, c’était gai ! Du jour au lendemain, mes interprètes pouvaient me faire défaut. Mais j’étais l’auteur. Je pouvais modifier mon scénario. Il y a toujours moyen de s’en tirer ! [...] Quand un interprète m’était pris, eh bien ! je modifiais le scénario... pas plus malin que cela ! » - Louis Feuillade dans un entretien avec Marcel Allain[1]

« En arrivant au studio, nous ignorions totalement ce que nous allions faire. Monsieur Feuillade nous racontait. Parfois, il tirait de ses poches des bouts de papier sur lesquels il avait pris quelques notes, mais parfois aussi en tournant une scène, personne ne savait ce qu’il avait dans la tête. » - Musidora[1]

À l'instar des hommes de main de Fantômas, la bande des vampires fait référence aux bandes d'apaches qui sévissaient dans le Paris de la Belle Époque[2].

Olivier Assayas a rendu hommage à cette série dans son film Irma Vep où un réalisateur tente de tourner une reprise du film.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Champreux, Jacques. 2000. "Les films à épisode de Louis Feuillade", dans 1895, hors-série, dossier "Louis Feuillade" sous la direction de Jacques Champreux et Alain Carou.
  2. (en) Elizabeth Ezra, The Cinema of Things : Globalization and the Posthuman Object, New York / Londres / Oxford, Bloomsbury Academic, , VII-208 p. (ISBN 978-1-50132-885-5), p. 19.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gian-Piero Brunetta, « Strangers in the dark, les Vampires et le jeu des masques », Les Cahiers de la Cinémathèque. Revue d'histoire du cinéma éditée par l'institut Jean Vigo, no 48 « Louis Feuillade »,‎ , p. 77-81 (ISSN 0764-8499).
  • (en) Kristine J. Butler, « Irma Vep, Vamp in the City : Mapping the Criminal Feminine in Early French Serials », dans Jennifer M. Bean et Diane Negra (dir.), A Feminist Reader in Early Cinema, Durham (Caroline du Nord), Duke University Press, , 584 p. (ISBN 0-8223-2999-9), p. 195-220.
  • (en) Vicki Callahan, « Screening Musidora : Inscribing Indeterminacy in Film History », Camera Obscura, Duke University Press, vol. 16, no 3,‎ , p. 58-81 (DOI 10.1215/02705346-16-3_48-59).
  • (en) Vicki Callahan, Zones Of Anxiety : Movement, Musidora, And The Crime Serials Of Louis Feuillade, Détroit (Michigan), Wayne State University Press, coll. « Contemporary Approaches to Film and Television Series », , XI-190 p. (ISBN 978-0-81432-855-2, présentation en ligne).
  • Serge Chazal, « Les Vampires : le tournant de 1915 », Belphégor. Littératures populaires et culture médiatique, vol. 1, no 2,‎ (lire en ligne).
  • (en) Sarah Delahousse, « Reimagining the Criminal : The Marketing of Louis Feuillade's Fantômas (1913–14) and Les Vampires (1915) in the United States », Studies in French Cinema, Londres, Routledge, vol. 14, no 1,‎ , p. 5–18 (DOI 10.1080/14715880.2013.875742 ).
  • (en) Elisabeth Ezra, « The case of the phantom fetish : Louis Feuillade's Les Vampires », Screen, Oxford University Press, vol. 47, no 2,‎ , p. 201–211 (DOI 10.1093/screen/hjl016 ).
  • Damien Keller, « Les Vampires de Louis Feuillade (1915-1916) et les lettres de l'épouvante », Épistolaire,‎ , p. 99–106.
  • Francis Lacassin (préf. Henri Fescourt), Louis Feuillade : maître des lions et des vampires, Paris, Pierre Bordas et fils, , 327 p. (ISBN 2-86311-271-6, présentation en ligne).
  • Gilbert Lascault, Les Vampires de Louis Feuillade : sœurs et frères de l'effroi, Crisnée, Yellow Now, coll. « Côté films » (no 12), , 104 p. (ISBN 978-2-87340-230-3).
  • Olivier Leplatre, « Le désordre à la lettre : l'anagramme dans Les Vampires de Louis Feuillade », dans Fabienne Boissiéras (dir.), Dire le désordre, Paris, Classiques Garnier, coll. « Rencontres » (no 41), , 391 p. (ISBN 978-2-8124-0878-6), p. 291-322.
  • (en) Hervé Picherit, « Making a Modernist Masterpiece : The Elusive Location of Cultural Significance in Les Vampires », Modernism/modernity, Johns Hopkins University Press, vol. 25, no 4,‎ , p. 655-681 (DOI 10.1353/mod.2018.0054 ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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