Saint-Just (Hérault)

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Saint-Just
Saint-Just (Hérault)
Vue aérienne
Blason de Saint-Just
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lunel
Maire
Mandat
Hervé Dieulefes
2020-2026
Code postal 34400
Code commune 34272
Démographie
Gentilé Saint-Justois
Population
municipale
3 266 hab. (2018 en augmentation de 10,26 % par rapport à 2013)
Densité 537 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 29″ nord, 4° 06′ 53″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 9 m
Superficie 6,08 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lunel
(banlieue)
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lunel
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Just
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Saint-Just

Saint-Just est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]


Carte

Commune de l'Hérault de 608 ha dans le canton de Lunel dont vignes, vergers et autres cultures se dispersent dans un territoire encore marqué par le cadastre romain - le cami salinié (chemin du sel), qui traverse la partie nord du finage, en est un élément.

Le centre ancien est entouré par plusieurs grands lotissements; cave coopérative, coopérative fruitière (Cofruidoc, 60 salarié). La commune n'avait que 580 hab. en 1975 et sa population a crû très vivement ensuite, passant par 1 600 hab. en 1990; le mouvement s'est toutefois ralenti, la commune ne gagnant que 120 hab. entre 1999 et 2005. Juste au sud, la commune de Saint-Nazaire-de-Pézan (540 habitants, 566 ha) s'avance dans la plaine submersible le long du canal de Lunel mais n'atteint pas l'étang de l'Or, dont la rive orientale appartient à Marsillargues.


Accès routier[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Ruisseau des Cabanettes est le principal cours d'eau de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Just est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lunel, une agglomération inter-départementale regroupant 9 communes[4] et 51 540 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (81,7 %), zones urbanisées (14,9 %), cultures permanentes (3,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan cadastral napoléonien (1812).

Saint-Pierre d’Obilion

Le site de Saint-Pierre d’Obilion se trouve sur la commune de Saint-Just, à 250 m à l’est de la limite communale avec Lansargues, près du Mas de Viala. D’après les écrits : « Le , un certain Bernardus fait don aux chanoines de Nîmes de tout ce qu’il possède dans plusieurs domaines… ». Dans ce texte, OBILION ne possède pas le statut de ville, mais apparaît comme simple lieu-dit. En juin, 1168, Obilion, est rattaché au diocèse de Maguelone. L’église d’Obilion était dédiée à saint Pierre. On peut considérer que ce lieu est le site historique et originel de Saint-Just. Toujours d’après certains écrits, il semble que c’est en 1173 que les habitants des différents domaines agricoles, jusque-là dispersés (dont certains à Saint-Pierre d’Obilion), se regroupent et forment « Castum San Justi », qui signifie « Le château de Saint-Just ». Un document des archives nous permet de nous faire une idée sur les droits seigneuriaux et les mœurs de l’époque :

  • en 1202, Raymond de Saint-Just cède au seigneur de Lunel certains droits de justice et de finance qu’il avait au marché de Lunel. En échange, il reçoit en fief et hommage, pour lui et les siens, le lieu de Saint-Just, avec les forteresses qui y sont, et toutes les justices des hommes et des femmes, excepté celles des procès qui surgiront au sujet du bétail ou qui auront lieu entre un étranger et un habitant de Saint-Just, lesquels procès devront être menés, agités et terminés par la Cour de Lunel. En outre, le suzerain promet au vassal de ne plus faire à l’avenir aucune levée de taille, de quêtes sur les habitants du fief concédé, se réservant toutefois les chevauchées et corvées nécessaires pour son château de Lunel, ainsi que le droit de pouvoir lui faire « Bien et Mal qui lui plaira ».

À Saint-Just, il ne reste des forteresses qu’un vieux mur avec les traces de deux portes romanes et de la Renaissance, rue Frédéric-Mistral, et le nom d’une ferme communément appelée « Le Château ». La superficie cadastrée est de 587 hectares environ, à laquelle il faut ajouter un territoire de marais. En effet, un acte en date du , atteste d’une donation faite au monastère d’Arboras, des marais s’étendant de l’Hournède à l’étang, par Gaucelin, seigneur de Lunel.

  • Vers 1430, les sœurs du monastère d’Arboras, font don à leur tour des marais aux villages avoisinants. C’est ainsi que Saint-Just possède 43,50 hectares de ces marais.
  • Vers 1883, il fut procédé à la reconstruction du mazet communal de Portaïe, situé dans les marais, et qui était d’une grande utilité aux fermiers.
  • Il y avait déjà des taureaux à Saint-Just en 1891, pour la fête du village. Le bétail était fourni par le sieur Prosper Riey du Cailar.

Des traditions tauromachiques bien ancrées et qui se perpétuent chaque année, durant la fête locale qui a lieu à partir du premier dimanche d’août et les cinq ou six qui suivent. Pendant la fête, des journées à thème sont proposées : journée à l’ancienne, journée du taureau, journée du sport. Plusieurs déjeuners aux prés sont organisés afin de partager et de perpétuer la tradition camarguaise dans la convivialité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1795 Antoine Castan    
1795 1798 Louis Boulet    
1798 1808 Antoine Castan    
1808 1816 André Boulet    
1816 1826 Pierre Boulet    
1826 1832 Etienne Boulet    
1832 1838 Jacques Granier    
1838 1843 Jacques Heraud    
1843 1848 Pierre Manse    
1848 1848 Pierre Castan    
1848 1852 Antoine Castan    
1852 1855 Louis Lambremon    
1855 1865 Jean Raynaud    
1865 1867 André Blaquisse    
1867 1870 Simon Vidal    
1870 1874 Jacques Astruc    
1874 1876 Simon Vidal    
1876 1877 Jacques Astruc    
1877 1877 Simon Vidal    
1877 1878 Jacques Astruc    
1878 1879 André Castan    
1879 1887 Jacques Vidal    
1887 1888 Jean Alverny    
1888 1892 Honoré Salvet    
1892 1896 Jacques Astruc    
1896 1900 Pierre Euzeby    
1900 1904 Eugène Lafon    
1904 1905 Guillaume Euzeby    
1905 1910 Adrien Menteyne    
1910 1915 Pierre Lignon    
1915 1915 Charles Castan   Adjoint qui remplace le Maire mobilisé
1915 1917 Albert Sondart    
1917 1919 Charles Castan   Adjoint qui remplace le Maire mobilisé
1919 1919 Pierre Lignon    
1919 1944 Alphonse Arnaud    
1944 1947 Léonce Boulet   Président du Comité local de Libération
1947 1959 Fernand Peyronnet    
1959 1971 Louis Mazauric    
1971 1983 René Valette[10] DVG  
mars 1983 En cours Hervé Dieulefes PS Retraité
1er vice-président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 3 266 habitants[Note 3], en augmentation de 10,26 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234247232286360424426459472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450480522518486474451480500
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
508535530568571591538440456
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5115445811 0341 5682 4932 6102 8513 153
2018 - - - - - - - -
3 266--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Agathe
  • Église Notre-Dame du Lac

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Just (Hérault).svg

Les armoiries de Saint-Just se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'or aux lettres capitales de sable ST, J, U, S, T, rangées en pal, au second de sinople à la croix cléchée, pommetée d'or et remplie de gueules, posée dans le canton senestre de la pointe ; à Saint Just de carnation habillé d'une tunique de gueules et tenant dans sa senestre une palme d'argent, brochant sur la partition.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Lunel », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  10. A parrainé la candidature de Huguette Bouchardeau (PSU) en 1981.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Valérie Luxey, « Lunel : Yassine Sakkam, djihadiste présumé, condamné à mort en Irak », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 8 juin 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louise Guiraud, « La reconstruction des églises du diocèse de Montpellier, après les guerres de religion : documents inédits », Revue historique du diocèse de Montpellier,‎ 1911-1912, p. 82-89
  • Christine Marichy, Réalité toponymique et représentation administrative : contribution méthodologique à une étude de microtoponymie portant sur 17 communes du département de l'Hérault (34), S.l., s.n., , 1848 p.
  • Benno Sternberg-Sarel, « Grands et moyens propriétaires dans deux villages de l'Hérault [Saint-Just et Saint-Nazaire de Pézan] », Revue françaises de sociologie, t. II, no 4,‎ , p. 259-271

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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