Saturargues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saturargues
Saturargues
  1. Héraldique
Blason de Saturargues
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lunel
Maire
Mandat
Martine Dubayle Calbano
2020-2026
Code postal 34400
Code commune 34294
Démographie
Gentilé Saturarguois
Population
municipale
971 hab. (2017 en augmentation de 7,17 % par rapport à 2012)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 24″ nord, 4° 06′ 51″ est
Altitude Min. 16 m
Max. 68 m
Superficie 5,99 km2
Élections
Départementales Canton de Lunel
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Saturargues
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Saturargues
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saturargues
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saturargues

Saturargues est une commune française située dans le département de l'Hérault, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.
Plan cadastral de 1812.

Saturargues est un village de près de 1 000 habitants[1], situé à l'extrême Est du département de l'Hérault, à deux kilomètres de la cluse du fleuve Vidourle et à quatre kilomètres au nord de Lunel.

Depuis le 24 décembre 1993, il fait partie de la Communauté de Communes du pays de Lunel.

Saturargues est construit à flanc de colline, à une altitude moyenne de 35 m., à l’ouest du talweg du Grand Valat (19 m.) et de la colline du Pioch des Garrigues (60 à 66 m. ). Cette dernière est couverte d’un espace boisé classé.


A 4 km au nord de Lunel, il est proche de Saint Sériès au nord (1 km), de Saint Christol Entre-Vignes au nord-ouest (3,7 km) ; enfin de Vérargues Entre-Vignes à l’ouest (1 km) et de Villetelle à l’est (2,5 km), auxquels il est relié par la D110.

Il bénéficie, à 1,5 km, d’une entrée / sortie de l’autoroute A9 (no 27, Lunel), autoroute qui traverse son territoire au sud. Un grand parc de stationnement sécurisé réservé aux poids lourds est présent sur le territoire de la commune.

Il est relié à cette entrée par la D34 qui elle-même contourne le village, ayant été déviée depuis quelques années sur la colline à l’ouest, lui permettant ainsi d’éviter la traversée des villages de Saint Sériès et Saturargues. Vers le nord, cette D 34 devient D6110 en entrant dans le Gard vers Sommières ; laquelle D6110 la relie à Alès ; et au-delà aux Cévennes.

Enfin, le sud de la commune est traversé en tranchée par la nouvelle voie ferrée mixte du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier. Elle est contiguë d’une importante carrière d’extraction de matériaux (calcaires), dont la fin d’exploitation a été pensée et est mise progressivement en œuvre dans le respect de l’environnement (plan d’eau d’agrément artificiel aménagé en 2006, parking de 700 places en 2013, amphithéâtre de verdure d’une capacité de 5 000 personnes en 2015, végétalisation progressive avec des espèces locales)[2].

Climat, sol, eau, végétation[modifier | modifier le code]

Saturargues est inclus dans la zone du climat méditerranéen. Comme le décrivait Emmanuel de Martonne, « ce que le mot évoque pour la plupart, c’est la lumière éclatante tombant d’un ciel qui ne connaît pas les brumes et nuages bas du Nord, la tiédeur des hivers, l’ardeur des étés, les brutalités du mistral »[3]. Et le même de souligner que « rarement, en effet, le climat s’incorpore aussi complètement aux paysages, leur donne une tonalité et une expression aussi caractérisée »[3].

La variante locale de ce climat de type subtropical pour certains auteurs[4], de type tempéré chaud sans hiver pour d’autres[5], donne des hivers doux et lumineux, des étés excessifs, chauds et secs, des printemps brefs et souvent humides, des automnes marqués par la violence des précipitations. Le mistral, très fréquent, peut souffler à tout moment de l’année. Du fait de la barrière cévenole et de l’éloignement du couloir du Lauragais, c'est la zone méditerranéenne du Languedoc la plus imperméable aux influences atlantiques. Les sols sont essentiellement liés aux roches mères, princialement le calcaire et la terra rossa. Encore que des éléments limoneux et organiques existent, notamment dans le vallon du Grand Valat (alluvions fluviatiles quaternaires), dans le secteur entre les Fans et les Tuilères (alluvions anciennes), dans le secteur des Grès (sédiments villafranchiens) et dans la dépression de Fresqualin (alluvions anciennes)[6].

L’eau est rare ; mais des affleurements sont présents en plusieurs endroits, notamment vers le centre du vieux village et sur ses marges (plusieurs puits) ; ce qui peut fournir une explication quant à l’occupation pérenne du site depuis l’antiquité.

La végétation spontanée est essentiellement xérophile, adaptée à l’aridité estivale et au calcaire. Elle est dominée par la garrigue de Chêne Kermès, dans laquelle émergent le Chêne Vert, le Pin d’Alep, et plus rarement l’Oléastre. S’ajoute une strate arbustive avec les Cistes (ciste cotonneux, ciste de Montpellier), les plantes aromatiques xérophiles (Fenouil, Romarin, Thym,…) et autres espèces adaptées à la sécheresse (Alaterne, Buis, Chèvrefeuille, Euphorbes, Genévrier, Pistachier, Salsepareille, Valériane,... ). La strate herbacée est surtout représentée par le Brachypode rameux, l’Iris des garrigues, l’Ornithogale en ombelle, et plus rarementl'Aphyllanthe et quelques Asphodèles au printemps.

Du fait de l’extrême inflammabilité de cette végétation spontanée et de l’aridité persistante, les risques d’incendies sont extrêmes tous les étés.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'habitat s'est adapté, au fil du temps. Le cœur du village, centre ancien s'est restauré, tandis que quelques petits lotissements développaient les habitations surtout au nord et à l'ouest de celui-ci. En s'arrondissant, l'urbanisation a préservé en son centre, des espaces de vie : une esplanade moderne et spacieuse et une grande salle polyvalente pour les activités associatives.

Le centre ancien, sur une superficie d’environ 1,5 hectares rassemble les plus anciennes constructions entre l’église du XIIe siècle et le “château”, bâtiment complexe du XVIIe siècle. Ces anciennes constructions sont agglomérées de façon irrégulière autour de rues étroites et possèdent quelques trésors architecturaux, relevant tous du domaine privé.

En 1950, la carte topographique, comme la photographie aérienne montrent que ce centre ancien est resté pratiquement en l’état depuis la Carte d’État-Major du milieu du XIXe siècle.

Ce n’est que dans la fin des années 1980 que le village se développe avec une succession de zones pavillonnaires ; d’abord lentement dans la période 1985-2003, puis de façon plus rapide ensuite. La limitation administrative régionale des possibilités de bâtir des constructions nouvelles n’apporte qu’un ralentissement peu significatif. Parallèlement, le centre ancien est restauré et rénové par des initiatives individuelles qui aboutissent à un ensemble de qualité, encore que disparate.

La vue aérienne permet de distinguer assez nettement les périodes d’urbanisation, la taille des parcelles construites étant relativement indicative de celles-ci.

D’abord, globalement entre 1985 et 2000, l’expansion pavillonnaire s’effectue essentiellement au nord, le long du chemin des Oliviers et du chemin du Vidourle, et de façon moindre au sud, autour de la D110 ; les parcelles sont encore relativement importantes.

Puis une seconde phase pavillonnaire, globalement entre 2000 et 2015, tend à développer le quart nord-ouest, vers et autour de la D34, devenue Avenue de la mer après le déplacement de celle-ci. Les parcelles, moins grandes, sont encore conséquentes, les pavillons parfois luxueux. S’ajoute un petit quartier de logements sociaux, idéalement placé près du centre actif du village, contre la salle polyvalente Michel Galabru, qui avait été terminée en 2000.

Plus récemment, depuis 2018, une troisième phase développe le village vers l’ouest, avec un parcellaire plus limité, se limitant actuellement à un seul petit lotissement.

Mis à part le “château” et quelques maisons anciennes, bien peu de bâtiment dépassent deux niveaux : le pavillonnaire est construit de plain-pied ou avec un seul étage ; il représente 88 % des résidences. Cette occupation de l’espace, consommatrice surfaces importantes, appartient depuis le début du XXIe siècle à un passé révolu, la forte pression démographique sur la région amenant à des constructions plus économes en terme global de superficie bâtie.

En 2016 , le parc immobilier représentait 408 habitations, dont 92,0 % de résidences principales, 2,5 % de résidences secondaires et 5,5 % des logements vacants ; 74,9 % des habitants sont propriétaires[7].

L’implantation d’un nouveau lotissement depuis cette date a modifié ces données.

Le parc immobilier est globalement de qualité, avec un prix moyen du mètre carré de 2 392  (entre 1 683 et 2 883 ) pour les maisons, de 1 751  pour les appartements (entre 1 232 et 2 110 ). Ces prix sont globalement stables, avec une hausse globale estimée à + 3,1 % sur les dix dernières années[8]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saturargues vient du latin Saturus Acum, la propriété ou le domaine (acum) donnée aux soldats de l’Empire à la fin de leur long service[9].

Le nom de Saturus est la déformation latine du nom grec Saturoï, qui signifiait « petit démon des champs et des forêts ». C’était peut-être un soldat d’origine grecque enrôlé dans une Légion romaine. Hypothèse probable puisque, vers 45 avant J.-C., Tiberius Néron avait établi dans la colonie romaine d’Arles des vétérans de la 6e Légion, la Legio 6 Ferrata, laquelle avait auparavant été stationnée en Illyrie et participé à la bataille de Dyrrachium. Des tessons d’origine grecque découverts localement corroboreraient cette potentialité. S’ajoute la présence de très nombreuses dalles taillées, souvent utilisées en clôture des parcelles, dont les mesures correspondent aux mesures romaines : environ 74 cm x 45 cm x 18 cm[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Son ancienneté est attestée par son nom, d'origine romaine. D'ailleurs la Via Domitia (Voie Domitienne), voie romaine, traverse la commune au sud de son territoire, et conduit les randonneurs empruntant le GR 653, du pont romain et de l'oppidum d'Ambrussum vers Montpellier.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse de Saturargues fait partie de la baronnie de Lunel[11]. Son église, citée en 1119 dans la bulle du pape Calixte II, a été restaurée en 1986, ce qui a permis de mettre au jour le plus riche décor intérieur des établissements clunisiens en Bas-Languedoc.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Nous n’avons à ce jour aucune indication quant à l’histoire du village dans cette période. Il est cependant probable que son économie s’améliora avec un accroissement de la demande en soie et en vin. Pourraient corroborer cette hypothèse des éléments architecturaux existant encore dans quelques maisons du vieux village et dans le “château”.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Si Saturargues n’est pas nommément cité en 1599[12] et 1600[13] par Olivier de Serres, ni comme terroir producteur de soie, ni comme terroir producteur de vin de muscat, il est certain que les nombreux mûriers qui subsistent encore, comme les plantations de panses muscades[14] ne laissent aucun doute sur la présence de ces deux productions.

En 1703, Saturargues village catholique et royaliste a été attaqué par les camisards et soixante de ses habitants furent massacrés (plaque commémorative devant l'église). La liste fut établie par l'abbé Rouquette, lequel attribue ce massacre, de façon « très probable » à « Cavalier », rappelle qu'une « enquête fur ordonnée par Lamoignon », que le procès-verbal fut dressé par « le juge Reboul »[15].

Le village de Saturargues est présent sur la Carte de Cassini, la première carte fiable du royaume de France, établie entre 1756 et 1793. Il était entouré de vignes, d’oliveraies, de champs et de pâturages pour les ovins. Sur la crête entre Saturargues et Vérargues passait la voie de communication sud - nord qui montait de Lunel vers Sommières et les Cévennes.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Saturargues compte 202 habitants en 1793, lorsque le premier recensement fiable est effectué.

Le village de Saturargues est présent sur la Carte d’État-Major, au milieu du XIXe siècle ; seul le centre ancien (actuel) apparaît, cerné de quelques bâtiments agricoles, à l’est de la « Route départementale No 3 d’Alais ».

Sa démographie, au XIXe siècle varie à la hausse comme à la baisse en lien étroit avec les fluctuations économiques.

Car Saturargues s’enrichit par sa viticulture lorsque, après 1853, le chemin de fer lui permet d’expédier son vin de Lunel à Paris : sa population augmente alors et les bergeries deviennent des caves. Saturargues s’appauvrit lorsque surviennent les crises de l’oïdium (1850) et du phylloxéra (1863), puis du mildiou après 1878 : sa population diminue.

En dépit de ses horreurs et de ses héros dont la mémoire demeure sur son monument aux morts, la Grande Guerre a peu d’impact réel : 223 habitants en 1911,  245 en 1921, une augmentation en lien direct avec la production intensive de vin et d’alcool destinés aux soldats du Front. Le village se dépeuple ensuite, alors que croît l’attractivité de Lunel, où s’implante un secteur secondaire non négligeable ; après la Seconde guerre mondiale, il y a bien peu de monde à Saturargues : 197 habitants en 1946.

La population s’accroît ensuite ; lentement d’abord en lien avec la fin de la guerre d’Algérie et l’installation de quelques rapatriés ; puis très rapidement lorsque s’ouvre la sortie de l’autoroute A9. Le village, devenu très attractif, n’est alors qu’à peine plus de 15 minutes des entrées de Montpellier ou Nîmes, qu’à 20 minutes environ de La Grande Motte.

Cette proximité relationnelle des grandes agglomérations et du littoral, le calme de ses rues et de ses grands espaces, fait de Saturargues, un lieu privilégié, recherché, apprécié.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]


Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune ayant moins de 1 500 habitants, lors des dernières élections municipales de 2014, le conseil municipal compte 15 membres, dont le maire[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1989 Henri Vedel SE Maire
mars 1989 mars 2008 Janick Barbusse SE Maire
mars 2008 mars 2014 Lionel Omont SE Maire
mars 2014 En cours Martine Dubayle Calbano SE Cadre - Maire

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Canton : Lunel ; circonscription : Montpellier 3e.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2017, la commune comptait 971 habitants[Note 1], en augmentation de 7,17 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202169165236265266260264274
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
269285282241238192176197200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
216243223245234232220197188
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
234253275291461596803835867
2013 2017 - - - - - - -
914971-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Montpellier. Elle dispose d'une école maternelle. Les élèves poursuivent leurs études dans les écoles primaires des communes voisines de Vérargues, Saint-Sériès, ou Villetelle. À partir du collège, ils se rendent au collège Ambrussum de Lunel[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité du village était vouée à l'agriculture et plus particulièrement à la viticulture. Nous sommes, ici, en plein terroir du célèbre muscat de Lunel. Actuellement, il ne reste que cinq ou six familles d'exploitants agricoles et le village, qui est passé en une vingtaine d'années de 300 à près de 1 000 habitants, se compose d'artisans et d'employés ou cadres travaillant à l'extérieur. La présence sur la commune d'un échangeur de l'autoroute A9, facilite d'ailleurs ces déplacements vers Nîmes ou Montpellier situés à 25 km de part et d'autre de celui-ci.

L’agriculture et la viticulture ne concernent plus qu’une minorité de familles, encore que les superficies cultivées soient globalement constantes : les propriétés sont devenues plus grandes. De ce fait, les ressources issues du secteur primaire, même si elles demeurent non négligeables, ne sont plus essentielles. Une pépinière à destination des professionnels de l’agriculture, récemment installée, se rapproche plus par son modèle productif du secteur secondaire, lequel est bien présent, représenté par de nombreux artisans. Le secteur tertiaire est également présent, lié pour l’essentiel à l’accompagnement de la personne et au commerce de proximité. L’essentiel des ressources du village provient du travail effectué hors de celui-ci, les migrations pendulaires marquant son appartenance aux hinterlands des villes voisines : Montpellier, Nîmes, Lunel.

Le secteur du tourisme est quasiment absent, à deux exceptions près, en dépit d’un patrimoine naturel quasi intact, et non exploité, d’un patrimoine historique existant, et non exploité.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le niveau de vie médian est de 21 737  en 2019.

En 2017, Saturargues comprenait 517 foyers fiscaux, dont 222 sont imposés[22].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Par son blason actuel, modifié à la fin du XIXe siècle, l’héraldique de la commune se réfère explicitement à son église : D’azur à une Notre Dame d’or.

Notons que le blason initial, référencé page 300 de l’Armorial général de France, diffère légèrement de la version actuelle : D’azur à une Notre Dame d’or, la senestre sur la poitrine[23].

Blason ancien de Saturargues
Blason ancien de Saturargues et sa mention dans l’Armorial général de France en 1696

Cette modification de la gestuelle a eu lieu à la fin du XIXe siècle, lorsque les mouvements de mission s’organisèrent et recueillirent des fonds autour de la représentation de Notre Dame d’Afrique, dont la gestuelle identique à celle de Notre Dame du Sourire (initiée par Jean-Baptiste Bouchardon au début du XVIIIe siècle)  est reprise scrupuleusement dans la version actuelle du blason de Saturargues. Un calvaire en ex-voto à l’entrée de la commune rappelle d’ailleurs la participation du village à ce mouvement missionnaire de la fin du XIXe siècle.

Si le statut officiel du blason demeure expressément à déterminer, il apparaît comme probable qu’il est lié à la mention de l’église, consacrée à l’Assomption de Notre Dame, donc à l’officialisation de sa reconnaissance par la Bulle papale.

Notons que la commune voisine de Galargues (à 13 km) possède tout à la fois une église dédiée à l’Assomption de Notre Dame et un blason quasi identique à l’ancien blason de Saturargues, D'azur à une Notre-Dame d'argent, la dextre sur la poitrine. Au pied de cette église, une croix de mission est complétée d’une Notre Dame du Sourire, double de Notre Dame d’Afrique, identique à celle présente sur l’actuel blason de Saturargues.

Outre celui-ci, une étude comparative serait à entreprendre à propos de blasons très proches par leur composition basée sur un thème religieux dans des villages voisins comme Campagne (D'azur à saint Martin à cheval donnant la moitié de son manteau à un pauvre, le tout d'argent), Saint Sériès (D'azur à Saint Sériès évêque, habillé pontificalement, la mitre en tête et la crosse en la main senestre, la main dextre levée donnant la bénédiction, le tout d'or), Saint Christol (De gueules à saint Christophe d'argent accompagné en chef de deux croisettes pattées d'or), Vérargues (D’azur à Saint-André brochant sur sa croix, le tout d’or).

Blason de Saturargues Blason
D'azur à une Notre-Dame d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bousquet, Histoire de Saturargues, Montpellier, éd. Manufacture de la Charité, , 105 p.
  • Émile Bousquet, « Les Camisards à Saturargues (1703) », dans Mélanges de littérature et d'histoire religieuses publiés à l'occasion du Jubilé épiscopal de Mgr de Cabrières, Paris, A. Picard,

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 990 en 2017 selon l’Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/4269674?geo=COM-34294), nombre qui ne tient pas compte du nouveau lotissement installé et habité depuis cette année 2017.
  2. « Du sable, du gravier, des plantes, de l’eau, de la vie », sur carriereslrm.fr (consulté le 15 mai 2020)
  3. a et b Emilien de Martonne : Géographie universelle, tome VI, La France, p. 317.
  4. Philippe Pinchemel, La France, T. 1, p. 111 ;
  5. Pierre Pédelaborde : Introduction à l’étude scientifique du climat, p. 85.
  6. F. Rossi et P. Le Strat : Carte géologique harmonisée du département de l’Hérault, Rapport final ; BRGM/RP-5270-FR.
  7. Source : « Comparateur de territoire − Commune de Saturargues (34294) », sur www.insee.fr (consulté le 15 mai 2020)
  8. Source : https://www.meilleursagents.com
  9. Sources : Rostaing, Charles, Les noms de lieux, Presses Universitaires de France, 1969 ; Rey, Alain, Dictionnaire étymologique de la langue française, Le Robert, 2019.
  10. Dimensions qui correspondent respectivement au “Pas” (Gradus), à la “Coudée” (Cubitus) et au “Doigt” (Digitus).
  11. Émilie Scripiec, “Lunel (Hérault) et son terroir d’après le compoix de la fin du XIVe siècle”, Archéologie du Midi Médiéval, no 25, 2007, p. 85-103.
  12. Olivier de Serres, seigneur du Pradel : La cueillete de la soye par la nourriture des Vers qui la font. Echantillô du théâtre d’agriculture, Paris, Jamet Mettayer, “imprimeur ordinaire du Roy”, “le dix huitième jour de février M.D.XCIX”.
  13. Olivier de Serres, seigneur du Pradel : Théâtre d’Agriculture et mesnage des champs, Paris, Jamet Mettayer, “imprimeur ordinaire du Roy”, 1600.
  14. Alain Laborieux, Muscats, des vins, des terroirs, une histoire, Éd. Sud Espace, Montpellier, 1997.
  15. Eléments mis en forme sur son site par Thierry Ducros https://genea30.pagesperso-orange.fr/Documentations_historiques/Thierry/victimes_camisard.htm
  16. conseillers municipaux depuis 2014
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. éducation
  22. Source : https://www.impots.gouv.fr/portail/statistiques, IRCOM revenus 2017.
  23. Armorial général de France, dressé, en vertu de l'édit de 1696, par Charles D'Hozier. (1697-1709). XIV Languedoc, I. Source :  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111467n/f303.item#