Manitas de Plata

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un musicien image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un musicien français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Manitas de Plata

Le ton de cet article ou de cette section est trop élogieux, voire hagiographique. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)

Modifiez l'article pour adopter un ton neutre ou discutez-en.

Manitas de Plata
Description de l'image Manitas de Plata 2 (Repetities 1968-03-07 Grand Gala du Disque Populaire).jpg.
Informations générales
Naissance
Sète
Décès (à 93 ans)
Montpellier
Genre musical Flamenco, musique tzigane
Instruments Guitare
Labels 5

Manitas de Plata (littéralement « petites mains d'argent » mais correspond à l'expression en français « doigts de fée »), de son vrai nom Ricardo Baliardo, né le à Sète dans une caravane et mort le 5 novembre 2014[1],[2] à Montpellier, est un célèbre guitariste gitan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est très vite reconnu par les siens comme Manitas de Plata « Petites mains d'argent ». Il se distingue chaque année, en jouant de la guitare, lors du pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Il doit sa survie, pendant la seconde guerre mondiale, au fait d'avoir été caché à Lunel avant d' être, à Paris, le protégé de Django qui ne doit ses sursis qu'à son talent incontesté . Du vivant de Django Reinhardt, il n’ose même pas penser détrôner celui qui est son sauveur, son maître, et que l’on considère alors comme le roi de la musique gitane. Dix ans après la mort de Django, Manistas acceptera enfin de jouer en public.

À New York, lors d’une exposition de photographies de son ami Lucien Clergue, un admirateur le reconnaît sur un des clichés et le persuade d’enregistrer. Il réalise son premier album dans la chapelle d'Arles. Un manager américain le fait jouer sur la scène du prestigieux Carnegie Hall de New York en décembre 1965.

Le gitan illettré, qui ne sait pas lire une note de musique, conquiert le monde. En mars 1964, un soir de corrida à Arles, Pablo Picasso, après l’avoir entendu jouer, s’écrie : « Il vaut plus cher que moi ! ».[réf. nécessaire] .Un ami de Salvador Dalí, qui ressemble au père de Manitas, dit de lui : « À chaque fois que Manitas joue, les pompiers prennent feu ! ».

A partir de 1967, Manitas de Plata ne cesse de sortir des disques, parcourt le monde entouré de sa tribu et toujours de son fils aîné, Manéro, l'un des derniers grands chanteurs de Camargue, ou en formation plus réduite, sa famille autour de lui. Il joue ainsi aux États-Unis, en Allemagne, en Italie, en Nouvelle-Zélande, à Singapour, en Angleterre, en Algérie, etc.

Manitas a vendu plus de 93 millions d'albums, plus de 83 disques différents, a connu le faste et a côtoyé les plus grands artistes de son temps. Son frère cadet, Hippolyte Baliardo, qui l'accompagnait aux debuts de sa carriere, meurt (âgé de 80 ans) le 27 mai 2009.

Le 8 août 2009, Manitas se produit aux arènes El Cordobes à Palavas-les-Flots (France), à l'occasion de la soirée hommage dédiée à son frère mais également aussi pour son anniversaire, le 7 août 2009.

Il est l'artiste du monde flamenco, toutes tendances confondues, qui aura le plus vendu d'albums dans le monde.

Il existe à l'ONU[3] une permanence internationale du monde gitan représentant ses populations diverses et variées depuis que, lors d'un séjour aux USA, il y avait rencontré le secrétaire général de l'ONU (U Thant) qu'il avait convaincu de la nécessité d'une reconnaissance officielle de la nation gitane.

Son neveu, Jean-Pierre Cargol surnommé « El Rey », interpréta L'Enfant sauvage, dans le film de François Truffaut.

El Rey vit à Montpellier de sa musique. Le 5 juillet 2012, il perd son fils, Manéro Baliardo, qui l'accompagna toute sa vie dans ses tournées à travers le monde. Manitas de Plata a fêté son 90e anniversaire à La Grande-Motte le 7 août 2011.

Il se produit comme invité surprise le 31 octobre 2012 à l'Olympia, à l'âge de 91 ans.

Le 19 avril 2013, à son domicile de La Grande-Motte ( qui en avait fait son Citoyen d'honneur ) il subit un malaise cardiaque à la suite d'une baisse de tension et est placé en observation à l’hôpital de Montpellier.

Le 20 juillet 2013, à 92 ans, il se prétend ruiné et malade et lance un appel à l'aide dans le journal La Dépêche du Midi « Je suis ruiné et malade, aidez-moi ! »

Très fatigué et âgé, il apparaît pourtant, sur un fauteuil roulant, au pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer le 24 mai 2014, entouré de quelques amis et de Bambo Baliardo, le dernier membre du groupe Los Baliardos qu'il avait fondé après sa séparation de José Reyes, son premier chanteur, avec lequel il avait fait un triomphe au Carnegie Hall, à ses débuts.

Quelques jours plus tard, le 7 juin, il fait un malaise puis est transporté en urgence dans une clinique de Montpellier. Il y reste plus d'un mois en gériatrie-gérontologie, service qu'il quitte le 8 août 2014.

Le 10 août 2014, il est transféré dans une petite et modeste maison de retraite, la Résidence foyer Carriera à Montpellier, gérée par le CCAS, sans pouvoir revenir chez lui.

Il décède dans la nuit du 5 au 6 novembre 2014 à Montpellier dans l’hôpital où il réside depuis plusieurs jours. Il est alors âgé de 93 ans.

Lors de ses obsèques, à Montpellier, commentées au plan national et international, la communauté gitane lui rendra un dernier hommage poignant et musical.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • lores de mi corazon : album 1999, Troubadour Records
  • Guitare et Poésie Flamenca poèmes dits en français par Robert Etcheverry  : album 1968, CBS
  • Aux saintes-maries-de-la-mer : album 1966, Philips 70-361

' 'manitas de plata et ses guitares gitanes :album 1972, CBS 65020 ' '

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Musique aux doigts, récit recueilli par Jean Boissieu, Éditions Robert Laffont, 1976.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]