Emmanuelle Seyboldt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Emmanuelle Seyboldt, née Carrière le à Lunel, est une pasteure française. Elle est élue présidente du conseil national de l'Église protestante unie de France en mai 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Son père est professeur de physique-chimie, passionné de musique et engagé au sein du temple protestant de Saint-Étienne. Après le bac, elle fait une année d'histoire puis en 1989 commence à 19 ans des études à la faculté de théologie protestante de Paris et de Montpellier[1].

Pasteure protestante[modifier | modifier le code]

Elle devient pasteure à 24 ans, en 1994. Son premier ministère est dans la paroisse de Saint-Laurent-du-Pape, en Ardèche. De 1999 à 2006 elle est pasteure à Châtellerault et s'engage dans la catéchèse des enfants et dans le dialogue interreligieux. Elle est alors également aumônière du centre hospitalier universitaire de Poitiers[2].

Elle s'installe ensuite à Cavaillon (Vaucluse) et de 2007 à 2012 est chargée de mission de l'équipe nationale de catéchèse de l'Église réformée de France. Elle est rédactrice en chef du journal protestant Échanges, de la région Provence-Alpes-Corse-Côte d’Azur. Elle participe à la création de l’association de la Presse régionale protestante, dont elle est présidente de 2014 à 2016[3],[4].

En 2013, elle est pasteure au temple du Saint-Esprit de Besançon. Elle est en parallèle présidente du conseil régional de la région Est de l'Église réformée de France[5]. À la création de la région unie Est-Montbéliard de l'Église protestante unie de France, elle est élue vice-présidente du conseil régional, fonction qu'elle exerce jusqu'en 2016[1],[6],[7].

Le , au cours du synode national de Lille, elle est élue présidente du conseil national de l'Église protestante unie de France[8],[9],[10],[11],[4].

Emmanuelle Seyboldt a rendu compte des travaux du Synode national à Grenoble en mai 2019[12],[13],[14].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Divorcée, elle est remariée à un pasteur d'origine allemande. Elle est à la tête d'une famille recomposée de sept enfants[9],[15].

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Sur le chemin de Jésus, j’ai rencontré…, Éditions Olivétan, 2008, 226 p.
  • Noël un cadeau, collectif, Éditions Olivétan. 2012, 138 p. 
  • Bible en lumière, Ancien Testament, éd. Méromédia. 2012, CD/DVD

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Eglise protestante unie de France, « Emmanuelle Seyboldt, nouvelle présidente », sur Eglise protestante unie de France (consulté le )
  2. Marie Lefebvre-Billiez, « La pasteure Emmanuelle Seyboldt élue à la tête de l’Église protestante unie », Réforme,‎ (lire en ligne)
  3. Christian Davaine, « Rencontre avec Emmanuelle Carrière », Réveil,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Une femme à la tête de la principale Église protestante de France », Le Point,‎ (lire en ligne)
  5. Dalip Hugon, Olivier Esch et Isabelle Geiger, « Parole Protestantes - Est », mensuel,‎ (ISSN 2110-6754)
  6. Anne Lepper, « Paroles Protestantes - Est », mensuel,‎ , p. 7 (ISSN 2110-6754)
  7. Eglise protestante unie de France, « Votes et vœux du Synode », sur Eglise protestante unie de France (consulté le )
  8. Cécile Chambraud, « Une femme nommée à la tête de l’Église protestante unie de France », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. a et b Marine Lamoureux, « Emmanuelle Seyboldt prend la tête de l’Église protestante Unie de France », La Croix,‎ (lire en ligne)
  10. « Emmanuelle Seyboldt, première femme à la tête de l’Église protestante unie de France », Libération,‎ (lire en ligne)
  11. « Prédication d'Emmanuelle Seyboldt : "La vigne: une question d'identité, de don, de responsabilité et de joie" Jean 15:1-11, Actes 9:26-31 », Temple protestant de l'Oratoire du Louvre,‎ (lire en ligne)
  12. « Emmanuelle Seyboldt, pasteure présidente de l’Eglise protestante unie de France », RCF,‎ (lire en ligne)
  13. « L’Eglise dans la société d’aujourd’hui, Emmanuelle Seyboldt », RCF,‎ (lire en ligne)
  14. « Emmanuelle Seyboldt : « Nous devons sortir de notre réserve naturelle » », La Croix,‎ (lire en ligne)
  15. Clémence de Blasi, « Emmanuelle Seyboldt, première femme à la tête de l’Église protestante de France », Nord éclair,‎ (lire en ligne)
  16. Décret du 13 juillet 2019 portant promotion et nomination

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]