Lynchage

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Un lynchage désigne une exécution sommaire, généralement par pendaison, commise par un groupe de personnes, voire une foule, sans procès régulier et notamment sans laisser à l'accusé (de crimes réels ou imaginaires) la possibilité de se défendre. L'expression a pris un sens figuré : « lynchage médiatique », c'est-à-dire acharnement des médias à accabler une personne sans prendre en considération les arguments avancés par elle, ou d'autres personnes ou institutions, pour sa défense.

Par extension, le mot lynchage et le verbe lyncher sont aussi employés de nos jours pour qualifier un passage à tabac en réunion, même si celui-ci n'a pas provoqué la mort de la victime[1].

Carte postale représentant le lynchage de Lige Daniels, garçon noir de 16 ans, accusé d'avoir tué une vieille femme blanche à Center au Texas, États-Unis, le .

Origines[modifier | modifier le code]


Durant l'intense période de contestations contre le régime colonial qui précéda la guerre d'indépendance des États-Unis, un certain Charles Lynch (1736-1796)[2], « patriote » de l'État de Virginie, décida de réformer la façon dont la justice était appliquée dans sa région.

Juge de paix, il instaura des procès expéditifs menant parfois à des exécutions sommaires à l'encontre des défenseurs de la couronne britannique. Il réunissait la Cour, recrutait les jurés et présidait à l'exécution. Quand la Cour devait ajourner, le prisonnier était exécuté[réf. nécessaire]. La « loi de Lynch » se répandit dans les territoires de l'Ouest américain et s'y développa jusqu'à l'établissement et la consolidation de l'État de droit. Lynch devint par la suite sénateur.

Vers 1837, la « loi de Lynch » donna naissance au mot « lynchage » particulièrement en Nouvelle-Angleterre[réf. nécessaire] où, en dépit des lois qui les protégeaient, des Afro-Américains furent poursuivis par des comités de vigilance, qui donneront naissance au Ku Klux Klan. Dans le sud des États-Unis, le mépris des règles de procédure considérées comme favorables aux criminels est renforcé par l'hostilité au gouvernement fédéral[Quoi ?].

Après la Guerre de sécession, pendant la période dite de la Reconstruction, le lynchage devient une pratique de sudistes, notamment par le Ku Klux Klan, contre les Afro-Américains et leurs soutiens Blancs républicains

les méthodes expéditives et les erreurs judiciaires liées au lynchage furent couvertes par la Cour suprême[3][réf. à confirmer]. Jusqu'en 1911, en Caroline du Nord, ces pratiques étaient considérées comme bénéfiques[réf. nécessaire].

Malgré les deux origines possibles, à savoir Charles ou John ou William Lynch ou le nom du comté de Lynch Creek, on trouve des procédés de justice expéditive similaires au XIXe siècle en Irlande[réf. nécessaire] et en Russie[réf. nécessaire], qui consistent à faire subir une peine mineure à un suspect sans examen des faits devant un quelconque tribunal constitué selon les règles de procédures conformément à la loi en vigueur.

D'aucuns[Qui ?] voient une origine de ce procédé d'exception dans :

  • la procédure dite Vehmgerichte du Moyen Âge allemand[4] ;
  • les procédures dites Lydford law, loi du gibet ou Halifax law[2], Cowper justice et Jeddart justice en Grande-Bretagne durant la Révolution anglaise[réf. nécessaire], qui se caractérisaient par le fait qu'une partie de la communauté prenne en main la justice et la mette en œuvre selon sa propre interprétation en dépit des lois du royaume.

Toutefois l'acception la plus courante du lynchage désigne le meurtre d'une personne soupçonnée d'un crime, en particulier par pendaison, qui est commis en dehors de la loi. Il est le plus souvent associé à la mort par pendaison d'Afro-Américains par des Blancs aux États-Unis, en particulier dans le Sud de Jim Crow[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14], à la suite de la décision du Président Lincoln d'abolir l'esclavage en 1862, une partie de la population blanche, notamment celle des États du Sud, nourrira un profond ressentiment teinté d'un racisme viscéral à l'égard des communautés afro-américaines, particulièrement durant la période 1866-1965. Les membres du Ku Klux Klan furent à l'origine de nombreux meurtres d'Afro-Américains durant cette période.

Entre 1901 et 1929, plus 1 200 Afro-Américains ont été tués suite à des actes de lynchage, principalement dans les états de la Géorgie et du Mississippi[15].

De 1877 à 1951, près de 4000 personnes, hommes, femmes et enfants – pratiquement une personne par semaine pendant quatre-vingts ans – furent ainsi victimes de ces pratiques aux États-Unis, perpétrées au nom d'une loi non écrite[16],[17],[18]. Des années 1880 aux années 1930, on recense une majorité de victimes noires parmi les lynchés : 2 400 personnes (selon les sources) contre 300 personnes blanches, durant la même période[19]. La plupart de ces lynchages ayant eu lieu dans les États du Sud des États-Unis[20]. Bien souvent, le fait, pour une personne de couleur, d'avoir « offensé la suprématie blanche » : un regard, une rumeur, une dispute, des insultes, un témoignage à charge contre un Blanc, une infraction aux lois Jim Crow, pouvait la conduire à la potence.

Exemple, parmi des milliers, deux couples d'afro-américains (Roger et Dorothy Malcolm, ainsi que George et Mae Murray Dorsey) furent assassinés le à Monroe, ville située à 70 kilomètres au sud-est d’Atlanta, dans le comté de Walton, en Géorgie. Une trentaine de personnes les ayant extirpés de leurs voitures, ils furent ensuite abattus après avoir été attachés à des arbres, après quoi les corps furent jetés dans les buissons. À la suite de cela, le président Truman fut le premier homme politique américain à avoir, ouvertement, pris position contre le lynchage, d'autant plus que l'un des hommes était un vétéran de la Seconde Guerre mondiale et que Dorothy Malcolm était enceinte de sept mois. Truman envoya le FBI sur les lieux, mais les enquêteurs fédéraux se heurtèrent à un mur de silence. Leurs meurtriers échappèrent alors à la justice.

Si la pratique du lynchage était tolérée, voire encouragée dans la plupart des communautés du sud ségrégationniste, des opposants commencèrent à apparaître.

À partir des 1890, des juristes et des clercs dénoncent la barbarie du lynchage, ses erreurs judiciaires, son côté arbitraire et commencent à s'interroger sur sa constitutionnalité et à proposer des remèdes (Cf. les articles mis en bibliographie). Peu à peu la pratique du lynchage diminue pour disparaître, même dans les états les plus racistes comme la Virginie ou la Géorgie. Le Texas est l'état qui continuera les lynchages, il faut attendre 1942 pour que la pratique cesse sous le poids de l'opinion[21]. Les lynchages continueront de façon sporadique, pratiqués par des groupuscules suprémacistes comme le lynchage particulièrement violent d'Emmett Till, jeune afro-américain de 14 ans, qui fut lynché après avoir été faussement accusé d'essayer de séduire une femme blanche. Emmett Till fut frappé jusqu'à en devenir méconnaissable (il eut les yeux arrachés, reçut un ou plusieurs tirs de pistolet, de très nombreux coups, un ventilateur de machine à trier le coton fut attaché autour de son cou avec du fil barbelé), puis il fut jeté encore vivant dans la rivière Tallahatchie (en), près de Glendora (en) dans le Mississippi[22],[23],[24]. Ces groupes suprémaciste préfèrent au lynchage des actes de terrorisme plus spectaculaires comme l'attentat de l'église baptiste de la 16e rue.

En 1892, l'Afro-Américain Frederik Douglass, figure fondatrice du mouvement des droits civiques, écrit un article dans lequel il fustige les lynchages menés par des foules alcoolisées sans que l'on soit capable de savoir si la personne et coupable ou non, actes barbares indignes de la civilisation, actes désavoués par toutes les morales ; cherchant les causes, il écarte les foules ignorantes et les juges qui suivent la foule pour condamner la presse qui se complaît à narrer les lynchages et en faire l'apologie[25]. À sa suite, en 1893, l 'Afro-Américaine Ida B. Wells,autre figure du mouvement des droits civiques et des suffragettes, écrit un article sur le lynchage qui est une analyse critique des actes de lynchage avec leurs motifs sur une période allant de 1882 à 1891 à partir des données du Chicago Tribune, montrant en outre la phobie obsessionnelle des Blancs quant à des relations sexuelles entre des femmes blanches et hommes afro-américains[26],[27]. Cet article sera suivi de plusieurs ouvrages sur le lynchage : Southern Horrors: Lynch Law in All Its Phases, 1892, The Red Record: Tabulated Statistics and Alleged Causes of Lynching in the United States, 1895, Mob Rule in New Orleans, 1900[28],[29].

Dès 1909 notamment au sein du mouvement des droits civiques, avec certains leaders religieux et la naissante National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) commencent des combats visant l'abolition des pratiques du lynchage[30],[31],[32],[33].

En 1935, la NAACP adresse une pétition au président Franklin D.Roosevelt pour demander l'interdiction de la pratique du lynchage[34],[35],[36] qui restera sans suite malgré l'appui d'Eleanor Roosevelt[37].

Bien que le lynchage ait d'abord été vu comme un des moyens de la population blanche raciste pour s'opposer à l'application des droits constitutionnels des Afro-Américains garantis par plusieurs amendements au lendemain de la Guerre de Sécession : le Treizième amendement de la Constitution des États-Unis du 6 décembre 1865 abolissant l'esclavage, le Quatorzième amendement de la Constitution des États-Unis de 1868, accordant la citoyenneté à toute personne née ou naturalisée aux États-Unis et interdisant toute restriction à ce droit, et le Quinzième amendement de la Constitution des États-Unis, de 1870, garantissant le droit de vote à tous les citoyens des États-Unis et par conséquent aux anciens esclaves[38], la fréquence des lynchages diminuera au cours des années 1960 avec la vague du mouvement des droits civiques et l'adoption de différentes lois fédérales comme le Civil Rights Act de 1964, le Voting Rights Act de 1965 et le Civil Rights Act de 1968 mettant fin à toutes les formes de discrimination raciale sur l'ensemble des états des États-Unis.

En 1918, Leonidas C. Dyer (en) dépose un projet de loi pour interdire la pratique du lynchage le Dyer Anti-Lynching Bill (en) auprès de la Chambre des représentants, qui sera repoussé par le Sénat[39]. Ce projet de loi sera présenté régulièrement[40], il faudra attendre 2020 pour qu'enfin la pratique du lynchage devienne un délit fédéral[41]. Cette loi porte le nom d' Emmett Till Antilynching Act en mémoire du lynchage d'Emmett Till[42],[43].

En France[modifier | modifier le code]

En français, le mot lynchage désigne moins un procès avec exécution expéditive que directement le meurtre collectif de l'accusé par une foule en colère, souvent à mains nues. Si les coups pris individuellement ne sont pas mortels, c'est leur succession qui, en provoquant des lésions organiques, entraîne la mort.

  • Lynchage d'Alain de Monéys durant l'affaire de Hautefaye.
  • Lynchage du commissaire de police collaborationniste Jacques Marsac, par la population de Dijon, le . Après une réunion du Comité de Libération de la Côte-d'Or, la foule se rend à la prison, et capture le prisonnier. Elle le massacre, lui crevant les yeux, et le transperçant de part en part. Le cadavre est pendu à un panneau puis à un arbre, avant d'être empalé sur les grilles de la mairie puis traîné dans les rues[44].

En Italie[modifier | modifier le code]

Ailleurs[modifier | modifier le code]

Afrique

Des témoignages font état que partout en Afrique la police ne dispose que de peu de temps avant que des voleurs pris en flagrant délit ou des auteurs d'accident de la circulation soient lynchés par des attroupements spontanés. Plus le pays est riche, plus le suspect a de chance d'être « secoué » mais laissé en vie, en attendant la police. Au Bénin, par exemple, la « vindicte populaire » est interdite depuis 2011 mais elle reste monnaie courante[47]. Ces pratiques ne sont toutefois pas récentes : au Nigeria à la fin des années 1980, la pratique y était quasiment institutionnalisée sous le nom d'instant justice (justice instantanée)[48].

À Madagascar, des lynchages ont lieu alors que le pays connait une instabilité gouvernementale.

Mexique

Le Mexique fait face à de graves problèmes de rivalités entre groupes de trafiquants de drogue et des cas de lynchage de policiers sont médiatisés, la population étant manipulée par les trafiquants.

Cambodge

Selon un article du New York Times d', le lynchage est systématique au Cambodge, et serait dû à une trop grande corruption du système judiciaire. Cette situation persiste dans les années 2010[49].

Brésil

Au Brésil, plusieurs études portent sur le phénomène du passage à tabac et du lynchage motivés par la punition de crimes. José de Souza Martins dénombrait par exemple 262 cas sur la période 1979-1988, dont 53% mortels[50].

Pakistan

Au Pakistan, des Islamistes poursuivent des minorités religieuses[51][52][réf. à confirmer].

Art[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Le romancier d'aventure Gustave Aimard donne dans La Loi de Lynch, une explication sur les origines du châtiment pratiqué aux États-Unis et au Mexique dès le début de la colonisation et devenu une pratique courante lors de la conquête de l'Ouest dans les territoires du Far-West, toujours persistante lorsqu'il vivait dans ces territoires au XIXe siècle.

« La loi de Lynch n'était dans un premier temps de l'arrivée des pères pèlerins sur la terre de Plymouth que le châtiment imposé par une communauté privée de loi, qui ne pouvait avoir recours qu'à sa propre justice pour punir une offense. [...] Dans les prairies du Far West cette loi est positivement semblable à l'ancien talion des Hébreux. »

— Gustave Aimard, La loi de Lynch (1859) - Chapitre XL : La Loi de Lynch

Victor Hugo, dans Les Misérables l'évoque ainsi à propos de la Révolution de Juillet :

« Le zèle parfois allait jusqu'à l'extermination. Tel peloton de gardes nationaux se constituait de son autorité privée conseil de guerre et jugeait et exécutait en cinq minutes un insurgé prisonnier. C'est une improvisation de cette sorte qui avait tué Jean Prouvaire. Féroce loi de Lynch, qu'aucun parti n'a le droit de reprocher aux autres, car elle est appliquée par la république en Amérique comme par la monarchie en Europe. Cette loi de Lynch se compliquait de méprises. Un jour d'émeute, un jeune poète, nommé Paul-Aimé Garnier, fut poursuivi place Royale, la baïonnette aux reins, et n'échappa qu'en se réfugiant sous la porte cochère du numéro 6. On criait : « En voilà encore un de ces Saint-Simoniens ! » et l'on voulait le tuer. Or, il avait sous le bras un volume des mémoires du duc de Saint-Simon. Un garde national avait lu sur ce livre le mot : Saint-Simon, et avait crié : « À mort ! » »

— Victor Hugo, cité par Augustin Chevalier, « La loi de Lynch, récit de mœurs anglaises », extrait de la Revue des Deux Mondes, )

Cinéma[modifier | modifier le code]

Les westerns traitent généralement des rapports de l'individu citoyen et de l'État de droit selon une thématique bien rodée : la culpabilité, la mise en accusation, la nécessité de justice. Sans humanisme aveugle ni dénonciation mécanique des institutions, ils explorent un rapport ambivalent dans lequel l'organisation communautaire peut aussi bien persécuter l'homme que le libérer quand l'engrenage hystérique des logiques de masse conduit les plus notables, mais aussi n'importe qui, voire chacun, à oublier les principes de la justice et de la citoyenneté.

Chanson[modifier | modifier le code]

La chanson Strange Fruit, interprétée par Billie Holiday à partir de 1939, a contribué à rappeler à l'opinion publique que la pratique du lynchage continuait[53].

Danse[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930, le New dance group se bat contre la ségrégation et dénonce le lynchage des noirs dans le Sud[54].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lyncher, Larousse
  2. a et b (en) « lynching | Definition, History, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 20 avril 2020)
  3. Jean-Michel Lacroix, Histoire des États-Unis, PUF, 2007 (1996), p. 314-315.
  4. (en) « Vehmgericht | Infoplease », sur www.infoplease.com (consulté le 21 avril 2020)
  5. (en-US) « What Does Lynching Mean? », sur Everything After Z by Dictionary.com (consulté le 20 avril 2020)
  6. (en-US) « Lynching | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 20 avril 2020)
  7. (en-US) « Encyclopedia of Arkansas », sur Encyclopedia of Arkansas (consulté le 20 avril 2020)
  8. (en-US) « Lynching in Virginia », sur www.encyclopediavirginia.org (consulté le 20 avril 2020)
  9. « Lynching | The Encyclopedia of Oklahoma History and Culture », sur www.okhistory.org (consulté le 20 avril 2020)
  10. (en-US) « Lynching », sur New Georgia Encyclopedia (consulté le 20 avril 2020)
  11. (en-US) « Lynching », sur South Carolina Encyclopedia (consulté le 20 avril 2020)
  12. (en-US) Randal Rust, « Lynching », sur Tennessee Encyclopedia (consulté le 20 avril 2020)
  13. (en-US) « Encyclopedia of Greater Philadelphia | Lynching », sur philadelphiaencyclopedia.org (consulté le 20 avril 2020)
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  22. (en) « Emmett Till | Biography, Murder, Funeral, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 20 avril 2020)
  23. (en-US) « Emmett Till | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 20 avril 2020)
  24. (en-US) r2WPadmin, « Emmett Till », sur Mississippi Encyclopedia (consulté le 20 avril 2020)
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  27. Ida B. Wells, « Ida B. Wells, « La Loi de Lynch » « Lynch Law », The Reason Why the Colored American Is Not in the World's Columbian Exposition. The Afro-American's contribution to Columbian literature (1893), chapitre IV », sur www.shs.terra-hn-editions.org (consulté le 20 avril 2020)
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  29. Clara SILVEIRA, « Ida Wells et la campagne contre le lynchage aux Etats-Unis », Histoire & Genre, Université de Genève,‎ , p. 13 (lire en ligne)
  30. SoRelle 2007, p. 183-184
  31. « The National Association for the Advancement of Colored People - Separate Is Not Equal », sur americanhistory.si.edu (consulté le 20 avril 2020)
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  37. (en-US) Becky Little, « Why FDR Didn’t Support Eleanor Roosevelt’s Anti-Lynching Campaign », sur HISTORY (consulté le 20 avril 2020)
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  40. (en-US) William B. Hixson, Jr., « Moorfield Storey and the Defense of the Dyer Anti-Lynching Bill », The New England Quarterly, Vol. 42, No. 1,‎ , p. 65-81 (lire en ligne)
  41. (en-US) Jacey Fortin, « Congress Moves to Make Lynching a Federal Crime After 120 Years of Failure », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 20 avril 2020)
  42. Bobby L. Rush, « Text - H.R.35 - 116th Congress (2019-2020): Emmett Till Antilynching Act », sur www.congress.gov, (consulté le 20 avril 2020)
  43. (en) A. B. C. News, « Emmett Till bill making lynching a federal crime passes House », sur ABC News (consulté le 20 avril 2020)
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  45. Wikipédia italienne
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  47. Bénin : Vindicte populaire, une condamnation à mort malgré l’abolition de la peine de mort.. Bénin web tv - 26/06/16
  48. G. Nicolas, « Cette loi qu'on prend entre ses mains. La pratique de l'"instant justice" au Nigeria sous la seconde République nigériane (1979-83) », Droit et cultures,‎ (lire en ligne).
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  50. Peralva, Angelina, « Violence urbaine, démocratie et changement culturel : l'expérience ... », Cultures & Conflits, Centre d'études sur les conflits, nos 29-30,‎ (ISSN 1157-996X, lire en ligne, consulté le 11 avril 2020).
  51. Voir Blasphème#Pakistan)
  52. Frankfurter Allgemeine Zeitung : Im Zangengriff der Mullahs. - In Pakistan verfolgen Islamisten immer häufiger religiöse Minderheiten. Ermutigt werden sie durch ein aberwitziges Blasphemiegesetz. Der Staat schaut ohnmächtig zu (9 février 2015)
  53. Laurent Rigoulet, « “Strange Fruit”, et Billie Holiday suspendit l'Histoire », sur Télérama, (consulté le 7 janvier 2019).
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Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

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Articles[modifier | modifier le code]

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  • (en-US) « Lynch Law », The William and Mary Quarterly, Vol. 13, No. 3,‎ , p. 203-205 (lire en ligne),
  • (en-US) Martin J. Blake, « Account of the Lynch Family: And of Memorable Events of the Town of Galway. Written in 1815 by John, son of Alexander, Lynch », Journal of the Galway Archaeological and Historical Society, Vol. 8, No. 2,‎ , p. 76-93 (lire en ligne),
  • (en-US) « Lynch Law », The William and Mary Quarterly, Vol. 24, No. 2,‎ , p. 73-74 (lire en ligne),
  • (en-US) Paul McNulty, « The Genealogy of the Anglo-Norman Lynches who Settled in Galway », Journal of the Galway Archaeological and Historical Society, Vol. 62,‎ , p. 30-50 (lire en ligne),

Annexes[modifier | modifier le code]

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