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Biphobie

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Exemples types d'expressions discriminantes utilisées contre les personnes bisexuelles (en anglais). Traductions en commençant en bas à gauche, et en parcourant l'image dans le sens horaire: -"T'es attirée par tout le monde..." -"Techniquement, tu es à moitié hétérosexuelle." -"Tu vas surement tromper ton/ta conjoint(e)." -"Arrête d'être aussi désespérée." -"Tu es juste troublée." -"Choisis simplement un genre enfin !" -"Tu veux juste de l'attention." -"Tu passes tout simplement par une phase." -"La bisexualité n'est pas scientifiquement possible..." -"Joueuse. (Dans le sens d'une personne volage)" -"Hmph. Une membre typique de la génération Y."

La biphobie (mot-valise formé sur le modèle du mot homophobie[note 1]) est une discrimination qui désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes ou des pratiques bisexuelles ou apparentées. L'une des manifestations de la biphobie consiste à considérer que la bisexualité n'existe pas réellement. La biphobie se rencontre à la fois venant de personnes hétérosexuelles ou homosexuelles[1]. Le mouvement bisexuel se forme à partir des années 1970 pour en autres lutter contre la biphobie.

Origine, diffusion et emploi du mot

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Utilisé par des militants du mouvement bisexuel depuis les années 1970, le terme biphobie se popularise suite à son emploi en 1992 en anglais (biphobia) par la chercheuse Kathleen Bennett, qui le définit en « dénigrement de la bisexualité comme choix de vie valide »[2].

Manifestations

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Négation de l'existence de la bisexualité

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Une des manifestations de la biphobie consiste à considérer que la bisexualité n'existe pas[1],[3],[4],[5],[6], c'est-à-dire considérer qu'on ne peut être qu'hétérosexuel ou homosexuel. La revendication de personnes à se définir comme bisexuelles est alors considérée comme un phénomène de mode[7],[8]. Julia Shaw remarque que cela fait 50 ans que des médias, tels Newsweek, (parfois les mêmes, à plusieurs années d'intervalle) prétendent que la bisexualité est une mode nouvelle[9].

D'après des études américaines et françaises du début des années 2010, près de 15 % des personnes estiment que la bisexualité est une orientation sexuelle « non légitime[10]. »

L'orientation sexuelle « véritable » est alors censée être l'homosexualité, que l'individu bisexuel est supposé refouler ou ne pas assumer ouvertement[11]. À titre d'illustration, une telle conception a par exemple été véhiculée à la suite de l'annonce de l'homosexualité du chanteur Mika, qui s'était longtemps présenté comme « bisexuel », qui a donné lieu à des commentaires dévalorisant comme « On le savait, il ne s’assumait pas vraiment. »[6].

La bisexualité peut également être vue comme une phase transitoire entre homosexualité et hétérosexualité, ou vice-versa[12].

La définition élargie de la biphobie conduit à des controverses au sein de la communauté LGBT, certains récusant par exemple le concept d'« homosexualité de circonstance », qui se manifeste en l'absence de partenaire de sexe opposé, par exemple en milieu carcéral. Ils l'accusent de renforcer l'homophobie et la biphobie en autorisant les personnes ayant eu des rapports sexuels dans un environnement monosexué à continuer à se définir comme hétérosexuelles[13].

Stéréotypes et préjugés

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Parmi les exemples de biphobie se trouvent les conceptions selon lesquelles les bisexuels sont autant attirés par les hommes que par les femmes, ou qu'un couple de personnes de même sexe est composé de personnes homosexuelles, et qu'un couple de personnes de sexes différents est constitué de personnes hétérosexuelles (ce qui conduit à effacer la bisexualité)[14].

Hypersexualisation

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Robyn Ochs décrit longuement dans ses travaux sur la bisexualité la prévalence des stéréotypes courants concernant les personnes bisexuelles, souvent considérées et décrites comme sexuellement très actives, polygames, pratiquant l'échangisme, par nature instable et hésitantes dans leur orientation sexuelle et portées sur l'infidélité ou même accusées de répandre les maladies sexuellement transmissibles, notamment le SIDA.

Une étude faite en 2002 prétend que les hommes s'identifiant en tant que bisexuels réagissent différemment face à un matériel pornographique ne comprenant que des hommes et face au même type de matériel ne comprenant que des femmes. Ils montreraient quatre fois plus de réactions devant l'un ou l'autre des matériaux. Cependant, la bisexualité n'implique pas une attirance égale pour les deux sexes[15],[16]. L'étude, et l'article du New York Times qui en parla en 2005[17], furent dénoncés comme défectueux et biphobes[18]. Lynn Conway critiqua l'auteur de l'étude, J. Michael Bailey (en), citant son protocole controversé et montrant que l'étude n'a pas été scientifiquement répétée ni confirmée par des chercheurs indépendants[19].

Cette étude de 2002 est contredite par une seconde dirigée par le même Bailey. Cette seconde étude, elle aussi basée sur l'observation des réactions biologiques des sujets masculins face à des stimuli sexuels, met en évidence une spécificité des hommes bisexuels observés par rapport aux hommes hétérosexuels et homosexuels, sujets de cette même étude, et conclut sur l'impossibilité de choisir entre le résultat des deux études[20].

Des stéréotypes différents selon le genre

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Les stéréotypes affectant les personnes bisexuelles sont différents selon le genre des personnes[note 2]. Les hommes bi, en particulier, sont bien plus mal perçus que les femmes bisexuelles[21]. En particulier, les femmes hétérosexuelles jugent que les hommes bi sont moins attractifs, moins désirables et moins masculins que les hommes hétéro[21].

Dans les médias, la bisexualité des femmes est souvent associée à l'hypersexualisation de ces dernières, que ce soit en soulignant l'attractivité des personnes dans les articles rapportant leurs coming-out ou en célébrant la journée de la bisexualité par des « listes des bisexuelles les plus sexy[22]. » De plus, la bisexualité féminine est souvent regardée comme n'étant qu'un moyen de susciter l'intérêt des hommes hétérosexuels, plutôt qu'une véritable orientation à part entière[23] ce qui fait de la biphobie une double discrimination avec le sexisme.

Biphobie intériorisée

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Selon la définition élargie de la biphobie, qui comprend l'occultation de la bisexualité, une partie des bisexuels eux-mêmes seraient biphobes en ne se reconnaissant pas dans l'identité « bisexuelle », puisque deux études de 1992 et 1996 montrent que l'identité perçue (ou déclarée) ne concorde pas en général avec le comportement sexuel réel, avec respectivement 31,4 % et 38 % seulement des personnes des échantillons étudiés de pratiquants bisexuels se considérant eux-mêmes comme bisexuels[24].

Rejet et violences

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Criminalisation et reconnaissance légale

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Niveau de reconnaissance ou de répression des relations entre deux personnes du même genre : en bleu, mariage entre personnes de même genre légalisé, en jaune et orange, répression de ces relations (rouge : peine de mort).

Les personnes bisexuelles subissent comme les personnes homosexuelles de l'homophobie institutionnelle. En particulier, les relations entre personnes de même sexe sont criminalisées dans plus de soixante pays du monde en mars 2025[25]. La plupart de ces pays sont d'anciennes colonies britanniques (voir colonialité du genre), d'autres se basent sur la charia ; une quarantaine ont banni les relations entre femmes. Certains pays qui criminalisaient les relations entre hommes ont étendu cette interdiction pour qu’elle s’applique aussi aux relations saphiques[25],[note 3].

Les personnes bisexuelles, en particulier les femmes bi, sont davantage exposées aux violences (psychologiques, physiques et sexuelles) que les personnes hétéro et homosexuelles[26].

Violences conjugales

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Les personnes bisexuelles sont davantage victimes de violences conjugales que les hétérosexuels et les homosexuels, même si les études à ce sujet sont encore peu nombreuses en 2025 (les personnes bi étant souvent comptabilisées soit dans la catégorie hétéro, soit dans la catégorie gay/lesbienne)[27]. Ces violences touchent particulièrement les femmes bisexuelles[27]. En plus de l’invisibilisation statistique, « la biphobie au sein de la communauté LGBTQIA+ peut empêcher la libération de la parole des bi sur les violences qu’ils subissent »[27].

Difficultés à nouer des relations amoureuses

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Les personnes hétéro et homosexuelles sont moins enclines à nouer des relations amoureuses avec des personnes bi (surtout avec des hommes bisexuels).
Proportion de lesbiennes, d'hommes hétéro, d'hommes bi et de femmes bi voulant relationner avec des femmes bi.

Contrairement à un stéréotype voulant que les personnes bisexuelles aient de grandes facilités à avoir des relations sexuelles ou amoureuses (parce qu’elles pourraient en théorie sortir avec tout le monde), il leur est difficile de relationner avec des personnes non bisexuelles. Une étude menée aux États-Unis en 2023 met en évidence que les hétérosexuels et les homosexuels sont réticents à l'idée de relationner avec une personne bisexuelle. Les hommes bi sont particulièrement touchés par ce rejet, provenant à la fois des femmes hétéro, des hommes gays mais aussi des femmes bi[21]. Les chercheurs ont aussi montré que cela ne relève pas d'une simple préférence pour relationner avec des personnes de la même orientation : les personnes bisexuelles sont davantage prêtes à relationner avec des gays, lesbiennes et personnes hétéro que l'inverse[21].

Ces difficultés à nouer des relations amoureuses peuvent s’expliquer par les préjugés répandus sur les personnes bisexuelles. Certaines personnes hétéro seraient ainsi réticentes à cause de valeurs religieuses ou politiques conservatrices, ou par crainte d'être trompée par un ou une partenaire bisexuelle. Chez les lesbiennes, on trouve en plus le stéréotype selon lequel les femmes bisexuelles renforceraient l'hétéronormativité en étant en couple avec des hommes[21].

Photographie noir et blanc de Simone de Beauvoir.
La philosophe Simone de Beauvoir a tenu cachées ses liaisons avec des femmes au profit de sa relation médiatique avec Jean-Paul Sartre. L'historienne Marie-Jo Bonnet, spécialiste du lesbianisme, lui a reproché cette dissimulation comme un refus de penser l'homosexualité, particulièrement féminine[28].

« Double discrimination » et biphobie dans les communautés homosexuelles

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Double peine

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La bisexualité peut être à la fois dénigrée par les communautés homosexuelles et hétérosexuelles[1], SOS Homophobie parlant à ce propos de « double peine »[6]. Par exemple, une personne bisexuelle en couple avec une personne du même genre peut vivre de l'homophobie dans l'espace public et dans son entourage, mais son ou sa partenaire peut la suspecter de vouloir quitter la présente relation pour aller avec quelqu'un de « l'autre sexe »[1]. Une des raisons de la biphobie chez les homosexuels peut être la conscience de leurs propres attirances envers un autre genre que le leur, et donc la nécessité de faire un nouveau « coming-out », bisexuel, cette fois[1].

Supposé « privilège hétéro »

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Une des critiques faite par des gays et des lesbiennes aux personnes bi est l'idée que les bisexuels bénéficieraient d'un privilège : ils peuvent passer pour hétérosexuels et se prémunir de l'homophobie, tout en profitant du mode de vie LGBT[5]. Les personne bi pourraient ainsi choisir d'être dans des relations hétérosexuelles, qui sont davantage valorisées et acceptées dans une société hétéronormative ; ce choix de la « facilité » est comparé aux difficultés et discriminations homophobes subies par les gays et lesbiennes, qui eux n'auraient pas le choix. Cette idée voudrait que les bisexuels ne subissent pas de biphobie, mais au contraire qu’ils deviendraient des oppresseurs des homosexuels[29].

Cette idée réduit l'expérience des personnes bisexuelles à soit l'hétérosexualité (privilège), soit l'homosexualité (discriminations), en niant l'existence de la biphobie[29]. Shiri Eisner note qu’au sein de la communauté LGBT+, ce sont souvent les personnes les plus marginalisées qui sont accusées d'être privilégiées ou de renforcer les hiérarchies sociales : les femmes trans, les butch, les personnes polyamoureuses, les bisexuels, les travailleuses du sexe et d'autres groupes minorisés ont été accusés de bénéficier du « privilège hétéro » et rejetés des espaces communautaires lesbiens aux Etats-Unis dans les années 1980[29]. Dans une perspective matérialiste, cependant, la plupart du temps ce privilège n'en est pas un : les études montrent que les bisexuels sont dans de plus mauvaises situations que les hétérosexuels et les homosexuels[29].

Une autre faiblesse de l'idée de privilège hétéro, c'est qu’il suppose que les oppressions s'arrêtent si les personnes ne sont pas visiblement queer aux yeux de la société. Être « invisible » protégerait des violences et seules les personnes ouvertement lesbiennes ou gays (notamment de par leur apparence ou leur style vestimentaire, comme les lesbiennes butch) risqueraient des discriminations à cause de leur orientation. Cette visibilité serait aussi plus subversive[29]. Dans cette perspective, un homme et une femme bi en couple, parce qu’ils donnent l'impression de former un couple hétérosexuel, bénéficieraient du privilège hétéro. En réalité, il est possible que ni l'un ni l'autre ne soient hétérosexuels, ni même qu’ils soient un homme et une femme (par exemple, les deux personnes peuvent être non binaires)[29]. Se focaliser sur la visibilité, c'est ignorer toutes les autres aspects de la biphobie : l'occultation de la bisexualité, les violences conjugales et sexuelles, les stéréotypes, la biphobie intériorisée, etc. Comme l'écrit Jules Ryan, « si pour obtenir un privilège tu dois réprimer qui tu es, rester au placard ou encore effacer ton genre et/ou ton orientation sexuelle, alors ce n'est pas un privilège »[30] .

Concepts proches

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Études sur la biphobie

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À la fin du XXe siècle, il n'existe de manière générale que peu d'articles scientifiques publiés sur le thème de la bisexualité et de la biphobie[31].

En 2013, pour la première fois en France, l'association SOS Homophobie publie dans son rapport annuel une rubrique sur la biphobie avec des statistiques issues des signalements reçus[32].

Impacts sur la santé

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Les résultats d'une enquête réalisée en France en 2018 par l'association Bi'Cause avec le Mag, Fiertés, les Actupiennes et SOS Homophobie mettent en évidence une invisibilisation des personnes bisexuelles ou pansexuelles, qui craignent de révéler leur orientation sexuelle à leur entourage, au travail ou aux membres du milieu médical[33].

Une étude de 2019 met en évidence une plus forte tendance des personnes bisexuelles à la dépression, l'anxiété et aux problèmes de santé mentale que les personnes homosexuelles ou hétérosexuelles, l'invisibilité, le fait d'être « out » et l'occultation de la bisexualité dans la société étant liés[34].

Une étude américaine de 2020 arrive à des conclusions similaires sur l'impact négatif qu'on les discriminations (biphobie, mais aussi occultation de la bisexualité, monosexisme et stress minoritaire) sur la santé mentale des populations bisexuelles[35]. Elle met également en lumière que les femmes bisexuelles sont plus propices aux troubles de l'humeur et épisodes anxieux que les lesbiennes ou les hétérosexuelles, quand les hommes bisexuels sont un peu moins exposés que les gays, mais beaucoup plus que les hommes hétérosexuels ; les personnes bisexuelles sont également surexposées aux risques d'alcoolémie excessive et de prise de drogues[35].

Lutte contre la biphobie

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Le gouverneur de Pennsylvanie Tom Wolf reconnait officiellement la journée de la bisexualité en 2021.

La Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie tenue chaque année le 17 mai, cherche à mettre en lumière la biphobie comme d'autres discriminations touchant plus largement la communauté LGBT.

Des évènements de commémoration existent plus spécifiquement pour la biphobie en tant que telle, dont la semaine de la visibilité bisexuelle, qui se tient du 16 au 23 septembre[36],[37]. La journée de la bisexualité (en anglais « Celebrate Bisexuality Day » ), qui se tient tous les 23 septembre, clôture la semaine de visibilité bisexuelle ; cette journée est créée en 1999[37]. Elle est décrite par le centre LGBT de Los Angeles comme l'occasion de « briser les stéréotypes et célébrer la diversité[37]. »

Notes et références

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  1. Biphobie est un mot-valise formé sur le modèle de homophobie (voir (en) Claude J. Summers, « BiNet USA », glbtq.com - An Encyclopedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender, and Queer Culture)
  2. Peu d'études prennent en compte les personnes non binaires dans leurs questions, ce qui donne souvent une répartition binaire entre hommes et femmes.
  3. Sri Lanka, Malaisie, Botswana, Malawi et Gambie.

Références

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  1. a b c d et e (en) Meg Barker, Christina Richards, Rebecca Jones, Helen Bowes-Catton, Tracey Plowman, Jen Yockney et Marcus Morgan, The Bisexuality report : Bisexual inclusion in the LGBT equality and diversity, Centre for Citizenship, Identities and Governance and Faculty of Health and Social Care
  2. (en-US) Rewire News Group Contributors, « We Know Biphobia Is Harmful. But Do We Know What's Behind It? », sur Rewire News Group, (consulté le )
  3. (en) Dworkin, SH; Treating the bisexual client; Journal of Clinical Psychology 57 (5): 671-80, 2001. PMID 11304706
  4. (en) Robyn Ochs, Biphobia: It Goes More Than Two Ways
  5. a et b (en) Gerald P. Mallon, Social Work Practice with Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender People, p. 75
  6. a b et c SOS Homophobie, Rapport sur l'homophobie 2013, p. 41
  7. Voir notamment sur le site de Radio-Canada, traitant de la bisexualité féminine, lequel commence par s'interroger sur ce sujet
  8. Stéphane Rose, To be bi, or not to bi, Le Figaro Madame, 8 avril 2011
  9. (en) Julia Shaw, « Nope, Not a Trend: On the Modern Origins and Evolution of Bisexual Identity », sur Literary Hub, (consulté le )
  10. (en) Marine Le Breton, « La bisexualité, plutôt bien acceptée mais pas toujours bien comprise », The Huffington Post, 7 novembre 2013
  11. (en) Weiss, Jillian T., GL vs. BT: The Archaeology of Biphobia and Transphobia Within the U.S. Gay and Lesbian Community, Journal of Bisexuality (Haworth Press 2004)
  12. Caro Lavigne, « Bisexualité : un silence persistant malgré une plus grande visibilité LGBTQ+ », sur Fugues, (consulté le )
  13. (en) Tina Gianoulis, « Situational Homosexuality » [PDF], sur glbtq.com (An Encyclopedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender, and Queer Culture), (consulté le )
  14. Brett Genny Beemyn, « Bisexuality », sur : glbtq: An Encyclopedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender, and Queer Culture, glbtq, Inc. 1130 West Adams Chicago, IL, 60607, p. 2 (2004)
  15. (en) Fred Klein, The Bisexual Option, p. 20
  16. (en) Sex and Society: Abstinence - Gender identity, Marshall Cavendish Corporation, 2009, p. 100
  17. (en) Straight, Gay or Lying? Bisexuality Revisited New York Times, July 5, 2005
  18. (en) Dawn Wolfe Gutterman « Bisexual study, New York Times article cause furor », Pride source, 14 juillet 2005
  19. (en) http://ai.eecs.umich.edu/people/conway/TS/Bailey/Bisexuality/Bisexuality-NYT%207-05-05.html
  20. (en) Rosenthal, Silva, Safron et Bailey, « Sexual arousal patterns of bisexual men revisited » Université Northwestern, 2011
  21. a b c d et e (en) Mackenzie Ess, Sara E. Burke et Marianne LaFrance, « Gendered Anti-Bisexual Bias: Heterosexual, Bisexual, and Gay/Lesbian People’s Willingness to Date Sexual Orientation Ingroup and Outgroup Members », Journal of Homosexuality, vol. 70, no 8,‎ , p. 1461–1478 (ISSN 0091-8369, DOI 10.1080/00918369.2022.2030618, lire en ligne, consulté le )
  22. Eisner, p. 158-174
  23. (en) Bisexuality and biphobia, Stonewall UK
  24. Gaston Gobin, Joseph Josy Lévy, Germain Trottier, « Vulnérabilités et Prévention VIH/SIDA : Enjeux Contemporains », Presses Université Laval, 2002, (ISBN 9782763779201) p. 144
  25. a et b (en) « Breaking the Silence: Criminalisation of Lesbians and Bisexual Women and its Impacts (Summary) », sur Human Dignity Trust, (consulté le )
  26. Mathieu Trachman et Tania Lejbowicz, « Lesbiennes, gays, bisexuel·le·s et trans (LGBT) : une catégorie hétérogène, des violences spécifiques », dans Violences et rapports de genre : Enquête sur les violences de genre en France, Ined Éditions, coll. « Grandes Enquêtes », , 355–390 p. (ISBN 979-10-365-7625-6, lire en ligne)
  27. a b et c Garance Fragne, « Violences conjugales : les bi en danger », sur www.strobomag.com, (consulté le )
  28. « Un procès fait à Beauvoir », sur Le Devoir (consulté le )
  29. a b c d e et f (en) Shiri Eisner, « Bisexuality, Privilege, and Passing », dans Bi:Notes for a Bisexual Revolution, Seal Press,
  30. (en) J. R. Yussuf, Dear Bi Men: A Black Man's Perspective on Power, Consent, Breaking Down Binaries, and Combating Erasure, North Atlantic Books, (ISBN 978-1-62317-969-4, lire en ligne), p. 34« If you have to ear privilege through self-repression, being in the closet, or having your gender and/or sexuality erased, then it's not privilege »
  31. (en) Michele J. Eliason « The Prevalence and Nature of Biphobia in Heterosexual Undergraduate Students », Archives of sexual behavior, Vol. 26, No. 3 1997 (en ligne)
  32. Rapport sur l'homophobie 2013, SOS Homophobie
  33. Christophe Martet, « Biphobie et panphobie : la dure réalité des chiffres et des faits », sur Komitid, (consulté le ).
  34. (en) Julia Taylor, Jennifer Power, Elizabeth Smith et Mark Rathbone, « Bisexual mental health: Findings from the ‘Who I Am’ study », Australian Journal of General Practice,‎ (lire en ligne)
  35. a et b (en) « Mental Health Facts on Bisexual Populations » Accès libre, sur American Psychiatric Association,
  36. (en) « How to Fight Biphobia in Others and Yourself », sur The Advocate (consulté le )
  37. a b et c (en) Kim Hoyos, « Celebrating Bi Visibility Day: Breaking Stereotypes and Embracing Diversity », sur Los Angeles LGBT Center, (consulté le )

Bibliographie

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Ouvrages d'universitaires

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Articles universitaires

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Articles connexes

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Liens externes

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