Naissance d'une nation

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Naissance d'une nation
Description de cette image, également commentée ci-après
Le chevalier blanc du Ku Klux Klan sur une des affiches du film.

Titre original The Birth of a Nation
Réalisation D. W. Griffith
Scénario D. W. Griffith
Thomas F. Dixon Jr.
Acteurs principaux
Sociétés de production David W. Griffith Corp. & Epoch Producing Corporation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame, historique, romance, guerre, western
Durée 190 minutes
Sortie 1915

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Naissance d'une nation.

Naissance d'une nation (The Birth of a Nation) est un film américain écrit, produit et réalisé par D. W. Griffith, sorti le . Considéré comme le premier blockbuster produit à Hollywood, il a pour sujet la Guerre de sécession, et a en partie inspiré Autant en emporte le vent.

Présentation[modifier | modifier le code]

Ce film[1],[2],[3],[4],[5], sorti exactement cinquante ans après la fin de la guerre de Sécession, raconte le déroulement de cette guerre et la Reconstruction qui a suivi, en privilégiant le point de vue sudiste et révisionniste. Ce fut un grand succès populaire qui rapporta cinquante millions de dollars[6], pour n'être détrôné à ce titre que par Autant en emporte le vent en 1940. Il fut cependant controversé, et l'est encore, [7], [8],[9] pour son discours raciste[10],[11] et son apologie du Ku Klux Klan[12],[13] (la popularité du film contribua d'ailleurs à la renaissance de celui-ci, le Klan ayant disparu à l'époque de la sortie), ce qui lui vaudra d'être interdit dans plusieurs villes des États-Unis. « Comme dans le roman, l’homme noir, accusé d’avoir poursuivi la jeune femme blanche qu’il désire épouser, est attrapé par des membres du Klan et immédiatement exécuté d’une balle dans la tête[14]. »

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film comporte deux parties. À l'origine, il était présenté avec entracte. D'emblée, l'intention est annoncée : ce film a pour unique fin de décrire les horreurs de la guerre, dans l'espoir que les hommes s'épargneront à l'avenir pareille épreuve. La première partie décrit l'Amérique avant la guerre civile, à travers le destin de deux familles : les nordistes Stoneman, avec le député abolitionniste Austin Stoneman (basé sur la vie authentique de Thaddeus Stevens), ses deux fils et sa fille, Elsie, et les sudistes Cameron, une famille qui compte deux filles (Margaret et Flora) et trois fils, notamment Ben.

Les garçons Stoneman rendent visite aux Cameron en Caroline du Sud, l'État représentatif du vieux Sud. L'aîné des Stoneman tombe amoureux de Margaret Cameron, et Ben Cameron idolâtre un portrait d'Elsie Stoneman. Lorsque la guerre civile commence, tous les jeunes hommes rejoignent leur armée respective. Une milice constituée de soldats noirs (dirigée par un officier blanc) met à sac la maison des Cameron. Les femmes Cameron sont secourues par les soldats confédérés qui mettent en déroute la milice. Pendant ce temps, le plus jeune des Stoneman et deux des fils Cameron meurent à la guerre. Ben Cameron est blessé après une lutte héroïque dans laquelle il acquiert le surnom de « Little Colonel », par lequel il est désigné durant le reste du film. Little Colonel est soigné dans un hôpital du Nord, où il rencontre Elsie, qui y travaille comme infirmière. La guerre se termine et Abraham Lincoln, qui appliquait une politique de réconciliation (« Je les traiterai comme s'ils n'avaient jamais voulu quitter l'Union »), est assassiné au Ford's Theater, permettant à Austin Stoneman et d'autres radicaux du Congrès de mener une politique brutale qui tend à installer une domination des Noirs dans le Sud.

La seconde partie est introduite par ce texte : « Ce récit est une reconstitution historique de la Guerre civile et de la Reconstruction, et n'a pas pour ambition de dépeindre une race ou un peuple quelconques d'aujourd'hui. » Stoneman et son protégé « mulâtre », Silas Lynch, vont en Caroline du Sud pour appliquer leur programme : donner les pleins pouvoirs aux Noirs du Sud par la fraude électorale. Lynch devient gouverneur de l'État dans une assemblée législative dominée par les Noirs. Ceux-ci sont dépeints comme désordonnés et irrespectueux de leur charge : l'un boit pendant que l'autre se déchausse et met les pieds sur son bureau en pleine session. La législature adopte notamment une loi qui oblige les Blancs à saluer les miliciens noirs dans la rue. Ceux-ci, d'ailleurs, humilient régulièrement les Blancs, voire les menacent.

De son côté, Ben, inspiré par des enfants qui jouent aux fantômes pour effrayer les enfants noirs, élabore un plan pour inverser ce qui est perçu comme l'impuissance des Blancs du Sud en formant le Ku Klux Klan, « l'organisation qui a sauvé le Sud de l'anarchie du pouvoir noir, non toutefois sans verser encore plus de sang que la bataille de Gettysburg ». Lorsque Elsie apprend que Ben est mêlé au Clan, elle remet en question sa liaison avec lui.

Gus, ancien esclave qui s'est formé lui-même et a gagné un titre de reconnaissance de l'armée, se propose d'épouser Flora. Effrayée par ses avances, elle s'enfuit dans la forêt, poursuivie par Gus, qui affirme pourtant ne pas lui vouloir de mal. Piégée au bord d'un précipice, Flora se tue en se jetant dans le vide. Le Klan pourchasse alors Gus, s'empare de lui, prononce sa culpabilité, le tue et laisse son corps sur le pas de la porte du lieutenant-gouverneur Silas Lynch. En représailles, Lynch ordonne de sévir contre le Klan. Les Cameron s'enfuient, poursuivis par la milice noire et se cachent dans une petite cabane, qui appartient à deux anciens soldats de l'Union qui acceptent d'aider leurs anciens ennemis du Sud au nom de leur origine aryenne commune.

Pendant ce temps, avec le départ d'Austin Stoneman, Lynch essaie d'épouser Elsie de force. Des membres du Klan découvrent la situation et partent chercher des renforts. Le Klan, désormais au complet, arrive à son secours et disperse les attroupements des crazed negroes (« nègres devenus fous »). Pendant ce temps, la milice de Lynch encercle et attaque la cabane où se cachent les Cameron, mais le Klan les sauve juste à temps. Victorieux, les membres du Klan font un cortège glorieux, et le film fait une coupe à l'élection suivante où le Klan prive les électeurs noirs de leurs droits de vote et confisque leurs armes.

Le film s'achève par une double lune de miel de Phil Stoneman avec Margaret Cameron et Ben Cameron avec Elsie Stoneman. La dernière image montre des foules opprimées par le dieu mythique de la guerre se retrouvant soudainement en paix sous l'image du Christ. Le dernier titre pose la question : « Oserons-nous rêver d'un âge d'or où la guerre bestiale ne régnera plus, mais, à sa place, un prince charmant dans la maison de l'amour fraternel dans la ville de la Paix ? ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Technique cinématographique[modifier | modifier le code]

Ce film[17],[18],[19],[20] marque un premier pas vers la normalisation de la durée des œuvres cinématographiques, et Griffith propose ici de diviser son récit en deux parties, pour une durée totale de 190 minutes (environ h 10 min de film).

Pour de nombreux critiques dont Régis Dubois, il s'agit du « premier « blockbuster » de l’histoire d’Hollywood »[21],[22],[23],[24],[25],[26],[27]. Le film inspirera Autant en emporte le vent, autre film sudiste à grand spectacle sorti en 1940[28].

Plus tard, le réalisateur soviétique Eisenstein dira de Griffith que « c'est Dieu le père, il a tout créé, tout inventé. Il n'y a pas un cinéaste au monde qui ne lui doive quelque chose ». C'est parce que Griffith donne une grande importance au montage, indispensable moment de la création filmique de l'avis des cinéastes russes. La Seconde bataille de Petersburg (15 au ) est reconstituée avec minutie par Griffith (le roman lui consacrait une demi-page). Mais surtout, il donne à ses images une force épique, faisant alterner « Atlanta en flammes, la chambre où la famille Cameron écoute avec angoisse le combat, et surtout le champ de bataille où le “petit colonel” (Henry B. Walthall) lutte désespérément »[29], un passage alterné des plans les plus larges aux plans intimes d'un individu se débattant dans la tourmente.

Jouent dans ce film Lillian Gish (qui devient une des actrices favorites de Griffith, que l'on retrouve un an plus tard dans Intolérance), Mae Marsh, Henry B. Walthall, Miriam Cooper, Robert Harron, Wallace Reid, Joseph Henabery. Il est symptomatique que les rôles principaux de Noirs soient joués par des blancs maquillés (Blackfaces).

Point de vue historique[modifier | modifier le code]

Il y a un parti pris de la part du réalisateur. L'affiche du film présentant un chevalier du Ku Klux Klan est là pour le rappeler. Griffith nous montre les Noirs du Sud heureux de leur condition d'esclaves, l'esclavage n'ayant rien de monstrueux, étant au contraire une condition souhaitable. C'est pourquoi ces Noirs sont prêts à combattre avec leurs maîtres contre les fédéralistes. Les Nordistes, et les Noirs qui les ont rejoints, sont vus comme des barbares capables des pires atrocités. Le Ku Klux Klan est présenté comme un organisme libérateur, qui permit de mettre fin « à l'anarchie du régime noir » qui sévissait dans le Sud. Peut-être que les origines de Griffith, né dans le Kentucky, ne sont pas étrangères à cette vision des choses. L'historien du cinéma Georges Sadoul posait déjà la question en 1949 : « Faut-il pour cela juger Griffith, fils d'une famille sudiste ruinée par la Guerre de sécession[30]… » Toujours est-il que Griffith évoque ainsi son envie de faire le film : « L'un des premiers critiques de cinéma, Frank E. Woods, se joignit à nous. Par un jour faste, celui-ci m'apporta un livre intitulé The Clansman (en) (L'Homme du Klan), de Thomas Dixon, que je parcourus rapidement, jusqu'à un certain passage qui décrivait comment, selon Woodrow Wilson en personne, le Ku Klux Klan aurait volé au secours du Sud opprimé après la Guerre de Sécession. Je voyais déjà les robes blanches des membres du Klan traverser l'écran[31]. » Un enthousiasme révélateur, quand on sait d'autre part que c'est après avoir assisté en 1915 à la projection de ce film que William Joseph Simmons décida de recréer le Ku Klux Klan[32].

Photogramme du film.

Controverses et interdiction du film[modifier | modifier le code]

Le National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), fondé en 1909, proteste lors de la première du film[33],[34] dans de nombreuses villes. Le NAACP mène une campagne d'éducation du public, en publiant des articles pour protester contre les mensonges du film et ses inexactitudes, en réunissant des pétitions contre lui[35]. Le film est controversé en raison de son interprétation de l'histoire. L'historien Steven Mintz (en) de l'université de Houston résume le message de Naissance d'une nation : la Reconstruction a été une catastrophe, les Noirs ne pourraient jamais être intégrés dans la société blanche d'égal à égal, et les actions violentes du Ku Klux Klan étaient justifiées pour rétablir un gouvernement honnête[36].

Dans la deuxième partie, l'histoire évoque la Reconstruction et la montée du Ku Klux Klan, une des scènes choquantes montrant le lynchage d'un Noir suscitant un débat passionné.

Lorsque le film est projeté[7], des émeutes éclatent à Boston, Philadelphie. Chicago, Denver, Kansas City, Pittsburgh et Saint-Louis refusent à leur tour d'autoriser la projection du film. Son caractère violent est un catalyseur dans l'agression d'afro-américains. À Lafayette, dans l'Indiana, après avoir vu le film, un homme blanc tue un adolescent noir[37].

Cela pose la question de la censure, et donc, de la détermination du statut du film. Un Bureau national de la censure avait été mis en place dès 1909, mais 95 % des films soumis à son approbation étaient validés. Des bureaux de censure se mettent en place spontanément dans certaines villes et états : c'est ainsi que dans l'Ohio, Naissance d'une Nation est interdit. Griffith décide de se placer sous le couvert du Ier amendement, garantissant la liberté d'expression. La question étant polémique, l'affaire remonte jusqu'à la Cour suprême, qui décide que le Ier amendement ne peut pas s'appliquer. Les bureaux de censure sont vus comme l'expression de la démocratie populaire. La Cour suprême statue sur la nature du film lui-même et établit que le cinéma est une œuvre industrielle à caractère universel.

Thomas Dixon, auteur du roman The Clansman (en), est un ancien camarade de classe du 28e président des États-Unis Woodrow Wilson à l'université Johns-Hopkins. Il organise une projection privée du film à la Maison-Blanche. Wilson aurait dit du film : « c'est comme écrire l'histoire avec la foudre. Et mon seul regret est que tout cela est terriblement vrai ». Dans Wilson : la nouvelle liberté, Arthur Link cite l'assistant de Wilson, Joseph Tumulty, qui dément que Wilson ait dit cela et affirme également que « le Président ignorait complètement la nature du film qu'on lui présenta et, à aucun moment, aurait exprimé une approbation à son sujet »[38]. Dixon lui-même fut apparemment à l'origine de la citation reprise très souvent dans la presse et qu'il aurait tirée d'une autre source. Dixon est allé jusqu'à promouvoir le film comme « approuvé par le gouvernement fédéral ». Quand la controverse du film s'est étendue, Wilson écrira qu'il désapprouve cette « production malheureuse »[39].

En 2018, le film de Spike Lee BlacKkKlansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan inclut des extraits de Naissance d'une nation, dont le cinéaste afro-américain dénonce l'influence[40],[41],[42],[43].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Birth of a Nation | Cast, Plot, Summary, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 8 avril 2019)
  2. a et b « The Birth Of A Nation | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 8 avril 2019)
  3. (it) « The Birth of a Nation », sur Enciclopedia Treccani
  4. Encyclopædia Universalis, « NAISSANCE D'UNE NATION », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 8 avril 2019)
  5. « Naissance d’une nation (1915) de David W. Griffith », sur L'Oeil sur l'Ecran (consulté le 8 avril 2019)
  6. (en) Tim Gray et Tim Gray, « Hollywood’s Sorry Legacy: D.W. Griffith’s ‘The Birth of a Nation’ », sur Variety, (consulté le 8 avril 2019)
  7. a et b « Popular Reactions to The Birth of a Nation - Newspaper and Current Periodical Reading Room (Serial and Government Publications Division, Library of Congress) », sur www.loc.gov (consulté le 8 avril 2019)
  8. (en) Clyde E.Willis, « The Birth of a Nation », sur www.mtsu.edu (consulté le 8 avril 2019)
  9. « The Birth of a Nation and Columbia University: Racism and Activism in the Early Twentieth Century | Columbia University and Slavery », sur columbiaandslavery.columbia.edu (consulté le 8 avril 2019)
  10. (en) Tom Brook, « The Birth of a Nation: The most racist movie ever made? », sur www.bbc.com (consulté le 8 avril 2019)
  11. (en) Lou Lumenick, « Why ‘Birth of a Nation’ is still the most racist movie ever », sur New York Post, (consulté le 8 avril 2019)
  12. (en-US) « Ku Klux Klan », sur Georgia Encyclopedia
  13. Éditions Larousse, « Encyclopédie Larousse en ligne - Ku Klux Klan », sur www.larousse.fr (consulté le 8 avril 2019)
  14. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, coll. « Cinéma », , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 155.
  15. « La naissance d'une nation », sur cinemapassion.com (consulté le 24 septembre 2019).
  16. DAVID RYLANCE, « BREECH BIRTH: THE RECEPTIONS TO D.W. GRIFFITH'S "THE BIRTH OF A NATION" », Australasian Journal of American Studies, vol. 24, no 2,‎ , p. 1–20 (ISSN 1838-9554, lire en ligne, consulté le 8 avril 2019)
  17. (en) Roger Ebert, « The Birth of a Nation Movie Review (1915) | Roger Ebert », sur www.rogerebert.com (consulté le 8 avril 2019)
  18. (en) Steven D. Greydanus, « The Birth of a Nation (1915) | Decent Films - SDG Reviews », sur Decent Films (consulté le 8 avril 2019)
  19. (en-GB) Derek Malcolm, « D.W.Griffith: The Birth of a Nation », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 8 avril 2019)
  20. « Naissance d'une nation de D.W. Griffith (1915) - Analyse et critique du film - DVDClassik », sur www.dvdclassik.com (consulté le 8 avril 2019)
  21. Régis Dubois, « De Naissance d’une Nation à Birth of a Nation : 100 ans d’esclavage à Hollywood », sur blackmoviesentertainment.com, (consulté le 14 octobre 2017).
  22. (en-US) Erin Blakemore, « "Birth of a Nation": 100 Years Later », sur JSTOR Daily, (consulté le 8 avril 2019)
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  24. (en) « D.W. Griffith's The Birth of a Nation 100 Years Later: Still Great, Still Shameful », sur Time (consulté le 8 avril 2019)
  25. « Birth of a Movement: The Battle Against America’s First Blockbuster », sur pbsinternational.org (consulté le 8 avril 2019)
  26. (en) « 100 Years Later, What's The Legacy Of 'Birth Of A Nation'? », sur NPR.org (consulté le 8 avril 2019)
  27. (en-US) « the ku-klux-klan had-been destroyed then the first hollywood blockbuster revived-it/ », sur Washington Post
  28. Kristian Feigelson, « NAISSANCE D'UNE NATION, film de David Wark Griffith », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 14 octobre 2017).
  29. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 120.
  30. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 119.
  31. (en)James Hart, The Man who invented Hollywood : The Autobiography of D. W. Griffith, Touchstone Publishing Company, Louisville, 1972.
  32. André Kaspi, Les Américains, t. 1, Points, coll. « Points Histoire », , 464 p. (ISBN 978-2-7578-4154-9, lire en ligne).
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  34. (en-US) « A Film Divided Against Itself: D.W. Griffith’s The Birth of a Nation (1915) », sur Bright Lights Film Journal, (consulté le 8 avril 2019)
  35. (en)NAACP - Timeline « Copie archivée » (version du 17 juin 2010 sur l'Internet Archive).
  36. (en) Digital History.
  37. (en)The Rise and Fall of Jim Crow . Jim Crow Stories . The Birth of a Nation .
  38. (en)Letter from J. M. Tumulty, secretary to President Wilson, to the Boston branch of the NAACP, cité dans Link, Wilson.
  39. (en)Woodrow Wilson to Joseph P. Tumulty, in Wilson, Papers, 33:86.
  40. Stéphanie Belpêche, « Spike Lee au JDD : "Je déclare la guerre à Donald Trump" », sur lejdd, (consulté le 19 mai 2018).
  41. (en) Matt Singer, « How Spike Lee Got Revenge on One of the Most Racist Movies Ever », sur ScreenCrush (consulté le 8 avril 2019)
  42. (en) Patrick H. Breen et Patrick H. Breen, « ‘Birth Of A Nation,’ The Historian’s Review: A Scholar Considers Use Of The Past In Parker’s Movie-For-Today », sur Deadline, (consulté le 8 avril 2019)
  43. (en-US) Sam Fulwood III, « Reclaiming History in ‘The Birth of a Nation’ », sur Center for American Progress, (consulté le 8 avril 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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