Discrimination par la taille

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La discrimination par la taille est une discrimination relative à la taille ou la corpulence d'une personne. Elle porte généralement sur des caractéristiques physiques telles que l'extrême grandeur, petitesse, minceur ou grosseur.

Discrimination[modifier | modifier le code]

Ce type de discrimination peut prendre plusieurs formes, du refus d'embaucher quelqu'un en raison de sa petite ou grande taille au mépris des personnes en surpoids ou en sous-poids. Les stéréotypes liés à la taille (tels que "les personnes en surpoids sont paresseuses" ou "les personnes grandes savent jouer au basketball") sont souvent ancrés dans notre société.

La législation anti-discrimination est souvent centrée autour des discriminations de type sexuelles, raciales ou religieuses mais ne définit pas précisément la discrimination par la taille comme un délit[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La discrimination par la taille peut être basée sur la taille, le poids ou les deux, elle est donc souvent associée à ces discriminations sans en être synonyme. Selon les cultures et les pays, les personnes ont tendance à être généralement grandes, minces, petites ou corpulentes et de nombreuses sociétés ont des attitudes internationalisées face à la taille.

Un exemple type consiste à penser qu'une catégorie de personnes est supérieure à une autre et à avoir une perception péjorative de leurs différences physiques.

Ce phénomène de stigmatisation peut entraîner une exclusion de cette catégorie de personnes[2]. Le sociologue Nicolas Herpin s'est notamment penché sur la relation entre la taille des hommes et leur statut social, et a constaté que les hommes petits ont en général des revenus moindres ainsi que moins de partenaires stables dans leurs vies amoureuses que les hommes grands, ce qui peut être dû à une représentation sociale et médiatique négative[3].

En 2013, Mike Jeffries, l'ancien PDG de la marque de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch, a été l'objet d'une controverse à la suite d'une déclaration dans laquelle il confirmait sa volonté d'exclure les personnes en sur-poids de sa clientèle, refusant de commercialiser des vêtements pour femmes au-delà de la taille 40. À la suite d'une pétition signée par 80 000 internautes, la marque revient sur sa décision et recommercialise des vêtements féminins en taille XL et XXL[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article "Et les petits alors !" issu du Mensuel n°180 de Sciences Humaines, mars 2007.
  2. J-C. CROIZET, Mauvaises réputations : réalités et enjeux de la stigmatisation sociale, Paris, Armand colin, 2003.
  3. N. Herpin, Le Pouvoir des grands, La Découverte, coll. « Repères », 2006.
  4. Article Abercrombie & Fitch, de scandale en scandale, publié le 02/07/2014 sur lefigaro.fr.