Colorisme (discrimination)

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Publicité pour un blanchisseur de peau dans les années 1920, exemple de commercialisation du colorisme.

Le colorisme est une forme de discrimination intra-communautaire qui se distingue du racisme, même s'il en est issu[1].

C'est un traitement différentiel stéréotypé, souvent inégalitaire, des individus selon leurs peaux, les plus claires étant considérées comme « plus jolies », au détriment des carnations et teints foncés, ou encore selon la texture et couleur capillaire, la physionomie et l'apparence du visage.

Historique[modifier | modifier le code]

Alice Walker a popularisé ce concept[2] en utilisant ce mot en 1983[3].

Selon Toni Morrison, le colorisme ne touche pas que les « noirs américains »[4].

Pour le psychiatre Frantz Fanon, le colorisme peut être considéré comme une recherche de ressemblance au colonisateur, comme il l'écrit dans Peau noire, masques blancs.

« Les peuples colonisés ont fini par intégrer les discours de stigmatisations, le sentiment d’être inférieur, par mépriser leur culture, langue et peuple et souhaitent par résultat ressembler au colonisateur. »

Produits pour blanchir la peau[modifier | modifier le code]

Certains fabricants de cosmétiques créent des produits visant à éclaircir la peau. Ces produits, extrêmement controversés, contiennent pour la majeure partie d'entre eux (pour ne pas dire la totalité) des substances pouvant avoir des effets néfastes sur le corps, en passant de la simple apparition de boutons jusqu'au cancer ou à de graves brûlures de la peau.[réf. nécessaire]

Ainsi, les crèmes à base d'hydroquinone sont interdites dans l'Union européenne depuis 2001[5].

« Rien qu’en France, plus de 150 produits interdits ont été recensés cette année [en 2018] par la Direction générale de la concurrence[1]. »

Une pression psychologique fréquente[modifier | modifier le code]

De nombreux rapports de différentes femmes noires dans le monde déclarent que, lors de leur enfance, elles ont subi des commentaires faisant allusion à leur couleur de peau en tant que différence, de « trafiquage » pour reprendre les termes de Toni Morrison dans L'Origine des autres[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tiphaine Guéret et Coline Clavaud-Mégevand, « Qu'est-ce que le colorisme et pourquoi c’est un problème ? », Glamour,‎ (lire en ligne [archive du ]).
  2. Voir sur cnews.fr.
  3. Voir sur slate.fr.
  4. Voir sur mediapart.fr.
  5. Twenty-fourth Commission Directive 2000/6/EC of 29 February 2000 adapting to technical progress annexes II, III, VI and VII to Council Directive 76/768/EEC on the approximation of the laws of the member states relating to cosmetic products.
  6. Toni Morrison, L'Origine des autres, Christian Bourgois éditeur, , 85 p., p. 15.

Articles connexes[modifier | modifier le code]