Jane Addams

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Jane Addams
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Jane Addams en 1914.

Naissance
Drapeau des États-Unis États-Unis, Illinois
Décès (à 74 ans)
Drapeau des États-Unis États-Unis, Chicago
Nationalité américaine
Profession
sociologue, philosophe et écrivain
Distinctions

Jane Addams (6 septembre 1860 – 21 mai 1935) était une pionnière américaine, réformatrice/activiste du settlement movement, travailleuse sociale, philosophe, sociologue, auteur, qui était impliquée dans des causes telles que le droit de vote des femmes et la paix dans le monde. Elle créa le premier centre d'œuvres sociales aux États-Unis, la Hull House de Chicago. À une époque où des présidents comme Theodore Roosevelt et Woodrow Wilson se déclaraient eux-mêmes réformateurs et activistes sociaux, Addams était une réformatrice éminente[1] de l’Ère Progressiste. Elle a aidé l'Amérique à s'intéresser et à se concentrer sur des sujets relatifs à la maternité, comme les services nécessaires aux enfants, les conditions d'hygiène dans les milieux les plus défavorisés, ou encore la paix dans le monde. Elle déclara que si les femmes devaient être responsables de la sécurité de leur foyer, elles avaient besoin de voter pour être plus efficaces. Addams devint un modèle pour les femmes de la classe moyenne souhaitant améliorer les conditions de vie de leur foyer. Elle est de plus en plus reconnu comme membre du Pragmatisme[2]. En 1889, elle cofonde la Hull House, et en 1920, elle est une co-fondatrice de l'Union Américaine pour les Libertés Civiles[3] (en anglais, ACLU). En 1931, elle devint la première femme américaine titulaire du Prix Nobel de la paix et est reconnue comme la fondatrice du métier de travailleur (ou travailleuse) social aux États-Unis.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Portrait non daté de Jane Addams, jeune, par Cox, Chicago.
Portrait non daté de Jane Addams, jeune, par Cox, Chicago.

Née à Cedarville, dans l'Illinois[4], Jane Addams était la plus jeune enfant d'une fratrie de huit, née au sein d'une famille prospère du nord de l'Illinois dont les origines, anglaises, remontent jusqu'à l'époque, coloniale, de la Nouvelle Angleterre ; son père était un politicien éminent. Trois de ses frères et sœurs décédèrent durant leur enfance, et un autre mourut à l'âge de seize ans, ne laissant plus que cinq enfants à la famille Addams, alors que Jane venait d'atteindre l'âge de huit ans[5]. Sa mère, Sarah Addams[4] (née Weber), mourut quand Jane avait deux ans[6].

Addams passa son enfance à pratiquer des activités en plein air, à lire, et à assister à l'École du dimanche. Quand elle eut quatre ans, elle contracta une tuberculose à la colonne vertébrale, le mal de Pott, qui lui causa une courbure du dos et des problèmes de santé durant tout le reste de sa vie. Étant enfant, ces problèmes lui empêchèrent de se socialiser car, boitant, elle ne pouvait pas courir[7]. Durant son enfance, elle pensait qu'elle était « moche » et était inquiète de pouvoir embarrasser son père, alors que celui-ci portait ses vêtements du dimanche, en marchant à côté de lui dans la rue[8].

Dans son mémoire, Twenty Years at Hull House (1910), Addams déclara admirer son père étant enfant. John Huy Addams était un homme d'affaires, agriculteur, qui possédait de larges bois, beaucoup de bétails et biens agricoles, des moulins à farine, ainsi qu'une industrie de laine. Il a été président de la Seconde Banque Nationale de Freeport. Il se remaria en 1868, alors que Jane avait huit ans. Sa seconde femme était Anna Hostetter Haldeman, la veuve d'un meunier de Freeport[9].

John Addams était un des membres fondateurs du Parti Républicain de l'Illinois, et fut Sénateur de l'État de l'Illinois, de 1855 jusqu'en 1870. Il soutint son ami Abraham Lincoln dans ses candidatures, d'abord en tant que sénateur (1854) puis en tant que président (1860). John Addams gardait une lettre de Lincoln dans son bureau, et Jane Addams adorait la regarder lorsqu'elle était enfant[10].

Durant son adolescence, Addams avait de grands rêves – faire quelque chose d'utile dans le monde. Longtemps intéressée par la pauvreté, depuis sa lecture de Dickens, et inspirée par la bienveillance de sa mère à l'égard des pauvres de Cedarville, elle décida de devenir docteur, pour qu'elle puisse aider au mieux possible les habitants des milieux les plus défavorisés. C'était une idée vague, nourrie par la lecture de fictions. Elle était une lectrice notable.

Le père d'Addams l'encouragea à poursuivre son éducation, tout en souhaitant qu'elle reste proche de la maison. Elle était impatiente d'entrer à la nouvelle université pour femmes, le Smith College, au Massachusetts, mais son père préféra la voir au Séminaire pour Femmes de Rockford[4] (devenu l'Université de Rockford), à Rockford, dans l'Illinois. Après avoir obtenu son diplôme à Rockford, en 1881[4], avec un certificat universitaire et une adhésion à la sororité Phi Beta Kappa, elle espérait toujours pouvoir s'inscrire au Smith College pour obtenir un meilleur diplôme. Durant l'été 1881, son père mourut subitement d'une crise d'appendicite. Chacun de ses enfants hérita d'approximativement 50 000 dollars (soit près de 1,23 millions de dollars actuels).

Ce même automne, Addams, sa sœur Alice, le mari de celle-ci, Harry, ainsi que leur belle-mère, Anna Haldeman Addams, déménagèrent à Philadelphie pour permettre aux trois étudiants de poursuivre leur cursus universitaire. Harry était déjà formé à la médecine et poursuivit d'autres études à l'Université de Pennsylvanie. Jane et Alice achevèrent leur première année de médecine à l'Université de Médecine pour Femmes de Philadelphie[4], mais les problèmes de santé de Jane, une opération de la colonne vertébrale[4] et une dépression nerveuse, l'empêchèrent de poursuivre son cursus. Elle était emplie de tristesse face à cet échec. Sa belle-mère, Anna, étant également malade, la famille entière décida de retourner à Cedarville[11].

L'automne suivant, son beau-frère Harry pratiqua une opération pour redresser son dos. Il lui conseilla, par la suite, de voyager plutôt que de poursuivre ses études. En août 1883, elle partit faire un tour de l'Europe de deux ans avec sa belle-mère, voyageant parfois avec des amis, ou des membres de la famille les ayant rejoints. Addams réalisa alors qu'elle n'avait pas besoin de devenir docteur pour pouvoir aider les plus pauvres[12].

Une fois retournée chez elle, en juin 1887, elle vécut avec sa belle-mère à Cedarville, et passa les hivers avec elle à Baltimore. Addams, vidée de toute ambition, bloquée par la dépression, était inquiète pour son avenir et se sentait inutile à devoir vivre une vie conventionnelle, ce qui était alors attendue pour une jeune femme de l'époque. Elle écrivit de longue lettres à son amie du Séminaire de Rockford, Ellen Gates Starr, notamment sur le christianisme et ses lectures, mais aussi à propos de son désespoir[13].

Le centre d'œuvres sociales[modifier | modifier le code]

Entre temps, Jane Addams n'arrêta pas la lecture. Fascinée par le livre catholique de Tolstoï « Ma Religion », elle décida de se faire baptiser à l'Église Presbytérienne de Cedarville, à l'été 1886[14]. Au fur et à mesure de ses lectures, notamment des essais de Giuseppe Mazzini, elle commença à adhérer, de plus en plus, aux idées démocrates, percevant la démocratie comme un idéal social. Le livre de John Stuart Mill, De l'assujettisement des femmes, la fit prendre conscience des pressions sociales mises en œuvre pour qu'une femme se marie et dévoue sa vie à sa famille. Addams remit alors en question son rôle de femme[15].

A l'été 1887, Addams lut dans une revue l'idée de créer un centre d'œuvres sociales. Elle décida de visiter le plus grand centre au monde, Toynbee Hall, à Londres. Accompagnée de quelques amis, dont Ellen Gates Starr, elle voyagea en Europe de décembre 1887 jusqu'à l'été 1888. Après avoir assistée à une corrida, à Madrid, et fascinée par ce qu'elle perçut comme une tradition exotique, Addams se blâma par la suite de ne pas s'être sentie outrée par la souffrance des chevaux et des taureaux.

Tout d'abord, Addams ne parla à personne de son objectif ; qui était de fonder une maison d'accueil, mais au fil du temps, elle se sentait de plus en plus coupable de ne pas réussir à réaliser son rêve[16]. Pensant qu'en parler permettrait de le réaliser, Addams parla de son objectif à Ellen Gates Starr. Starr adora l'idée et accepta de rejoindre Addams pour commencer un centre d'œuvres sociales[17].

Addams et un autre ami voyagèrent à Londres, sans Starr, qui était occupée[18]. Lors de sa visite de Toynbee Hall, Addams décrit le foyer comme une « communauté d'hommes universitaires qui vivent, pratiquent des activités et discutent, mélangés aux personnes plus pauvres, vivant de la même manière qu'elles le feraient si elles étaient entre elles. Ce concept est tellement autonome, si sincère et améliore tellement les performances scolaires des occupants de la maison, qu'il paraît idéal. » Le rêve d'Addams de faire cohabiter les différentes classes sociales afin d'en tirer un bénéfice mutuel, principe qui existait déjà dans les cercles chrétiens, semble faire partie d'un nouveau type d'institution[19].

Le centre d'œuvres sociales telle que découverte par Addams était un espace dans lequel des liens culturels inattendus pouvaient être créés et où les limites étroites de la culture, la classe sociale, et de l'éducation, pouvaient être étendues. Ces phénomènes, inattendus, ce sont accrus pour pouvoir former des centres d'arts communautaire, ou encore des centres de services sociaux. Ils ont posé les bases de la société Américaine, un espace neutre dans lequel chaque communauté, ainsi que leurs idéologies, pouvaient apprendre les unes des autres et se mettre en commun pour mener des actions dans le but d'améliorer la vie quotidienne de chacun d'entre eux. Le rôle des centres d'œuvres sociales était d'offrir « un effort sans fin pour que la culture puisse améliorer la vie quotidienne de chacun. » Ce but était l'histoire de la propre vie d'Addams, un combat pour revigorer sa propre culture en la reliant avec la diversité de celle des communautés d'immigrants dans les villes d'Amérique et avec les raisons d'une réforme sociale[20].

La Hull House[modifier | modifier le code]

Jane Addams, 1915
Jane Addams, 1915

Voir aussi : Hull House

En 1889[21], Addams et sa collègue, ainsi qu'amante, Ellen Gates Starr[22], fondèrent la Hull House, un centre d'œuvres sociales à Chicago. Le manoir, délabré, avait été construit par Charles Hull en 1856 et avait besoin de réparations. Addams paya en premier lieu pour chacune des dépenses (réparer le toit et le porche, repeindre les chambres, acheter les fournitures) et la plupart des réparations. Cependant, des dons d'anonymes commencèrent à affluer et, bien que le budget annuel grimpait rapidement, Addams put réduire considérablement sa participation financière. Un grand nombre de contributrices se joignirent au projet, telles que Mary Rozet Smith, Louise DeKoven Bowen, Mary Wilmarth, et Helen Culver[23],[24], cousine de Charles Hull, s'opposant au tout début à l'occupation du manoir, puis donnant l'autorisation à Addams et Starr d'y vivre gratuitement.

Addams et Starr furent les premières habitantes de la maison, qui deviendra plus tard la résidence de près de 25 femmes. À son paroxysme[25], la Hull House était visitée hebdomadairement par près de 2 000 personnes. La Hull House était un centre de recherches, d'analyses empiriques, d'études et de débats, tout aussi bien qu'un centre pragmatique où on pouvait y résider et solidifier les relations avec son entourage. Les résidentes de la Hull House dirigeaient des études dans le logement, la vie d'épouse, la fatigue, la tuberculose, la typhoïde, la collecte d'ordures, la cocaïne et la délinquance. La Hull House était équipée d'une école pour adultes, de clubs pour adolescents, d'une cuisine publique, d'une galerie d'art, un gymnase, un club exclusif aux femmes, de bains publiques, d'un atelier de reliure, d'une école de musique, d'une troupe de théâtre, d'appartements, d'une bibliothèque, de salles de réunion, de clubs, et d'une cantine[26]. L'école pour adultes se trouva être un concept pionnier pour les cours universitaires actuels. En plus de mettre en avant des services sociaux et des événements culturels auprès des enfants et des immigrants, la Hull House donnait l'opportunité aux jeunes travailleurs sociaux d'acquérir de l'expérience. Finalement, la Hull House devint un complexe de treize bâtiments, incluant une cour de récréation et un camp d'été (connu sous le nom du Bowen Country Club).

Un aspect de la Hull House qui était très important aux yeux de Jane Addams était la formation d'Arts. Cette formation proposée par la Hull House permit à Addams de défier le système éducatif actuel, industrieux, qui orientait les individus vers une carrière spécifique. Elle voulait une maison offrant le temps et l'espace d'encourager chaque personne à améliorer ses compétences de façon individuelle. Elle voyait l'art comme la clef permettant l'expansion de la diversité à Chicago, grâce aux interactions de chacun avec les autres, l'auto-découverte mutuelle, la récréation et l'imagination. L'art était une partie intégrante de sa vision de la communauté, brisant les idées reçues et stimulant la diversité et l'interaction desquelles dépend une société saine, basée sur la réécriture de ses identités culturelles au travers du temps et de l'interculturalisme.

Grâce à l'aide d'Edward Butler, Addams ouvrit une exposition d'art et un studio, en addition à la Hull House. Au rez-de-chaussé du centre se trouvait une partie de la Chicago Public Library, et au premier étage la Galerie d'Art Butler, mettant en valeur des œuvres d'arts mondialement reconnues tout comme des œuvres d'artistes locaux. Le studio, dans la galerie d'art, permettait à la fois aux résidents de la Hull House et aux visiteurs de prendre des cours d'art. Au fur et à mesure de l'extension de la Hull House, les relations entre ses habitants s'améliorèrent. La Hull House devint moins une opportunité pour aider les personnes défavorisées, mais plus une permettant la promotion de la liberté d'expression et l'échange inter-culturel, ainsi que la diversification des communautés. L'art et la culture devinrent une partie importante du quotidien des immigrants du XIXe siècle. Les enfants de classe ouvrière se virent recevoir une instruction de toutes formes, et pour tous les niveaux, artistiques. Ces cours étaient majoritairement tenus dans des lieux tels que la Galerie d'Art Butler ou le Bowen Country Club, bien que d'autres cours moins formels étaient tenus en extérieur. Addams, avec l'aide d'Ellen Gates Starr, créa la CPSAS (Chicago Public School Art Society) en réaction aux remarques positives reçues sur les cours d'art dispensés aux enfants. La CPSAS donnaient des cours publiques d'art, sollicitant des artistes reconnus pour enseigner l'art aux enfants, dans toutes les galeries d'art de Chicago[27].

Les résidents de la Hull House[modifier | modifier le code]

Les habitants de la Hull House étaient issu de différents pays d'Europe, ayant immigrés à Chicago vers le début du XXe siècle. Les scientifiques de la Hull House basaient leurs recherches sur ces habitants. Ce mélange ethnique est enregistré par Bethlehem-Howard Neighborhood Center : « A Chicago, allemands et juifs résidaient au sud du centre-ville (sud de la Douzième Rue) […] Le delta grec formé par les rues de Harrison, de Halsted, et de Blue Island était habité par les irlandais, au nord, et par les franco-canadiens, au nord-ouest. »[28] Les italiens vivaient […] près de la rivière, sur la rive est, jusqu'aux quartiers de la rive ouest, qui devinrent connus sous le nom de la Petite Italie[29]. Grecs et juifs, en compagnie de quelques immigrants d'autres groupes, commencèrent à quitter le quartier formé autour de la Hull House au début du XXe siècle. Seuls les italiens restèrent en tant que groupe et communauté distinct durant la Grande Dépression, la Seconde Guerre Mondiale, et même après la fermeture de la Hull House, en 1963[29].

La Hull House devint le centre d'œuvres sociales le plus connu d'Amérique. Addams utilisa la Hull House pour tenter d'améliorer le système éducatif et social américain, dans le but d'assurer la sécurité des familles, les conditions sociales et la vie communautaires devaient être améliorées. Le quartier était surveillé par des dirigeants politiques.

Ethique[modifier | modifier le code]

Starr et Addams développèrent trois « principes éthiques » : « apprendre par l'exemple, être coopératif, et vivre en toute démocratie, sont des moyens égalitaires ou démocratiques, de nouer des liens en s'affranchissant du rang social. »[30] Ainsi la Hull House offrait un programme d'activités récréatives, éducatives, et culturelles, et attirée l'admiration de visiteurs de partout dans le monde, comme William Lyon Mackenzie King, un élève de l'Université Harvard qui deviendra le Premier Ministre du Canada. Dans les années 1890, Julia Lathrop, Florence Kelley, et d'autres résidentes du centre, en firent un centre mondial de la réforme sociale. La Hull House utilisait les plus récentes techniques de méthodologie pour mener des études sur le surpeuplement, la délinquance, la fièvre thypoïde, la cocaïne, l'alphabétisation des enfants, la mortalité infantile et la maternité. Désirant améliorer la vie du quartier, les résidentes de la Hull House s'investit dans la ville – en faisant des campagnes pour améliorer la qualité des logements, augmenter la richesse de la ville, renforcer les lois contre le travail des enfants, et mettre en place des moyens pour renforcer la sécurité des femmes ouvrières. Addams attirait des visiteurs, des universitaires, de partout dans le monde, et avait des relations étroites la permettant de diriger l'élite des intellectuels et des philanthropes de Chicago. En 1912, elle aida à lancer le nouveau Parti Progressiste et soutint la campagne présidentielle de Theodore Roosevelt.

« L'idéologie de Addams est de combinée les sujets relatifs aux femmes avec une détermination infaillible avec des améliorations sociales au travers de la coopération. Bien qu'elle sympathisa avec des féministes, socialistes et pacifistes, Addams refusa de s'identifier comme tel. Ce refus était plus pragmatique qu'idéologique. »[31]

Importance des enfants[modifier | modifier le code]

La Hull House insistait sur le rôle des enfants dans le processus d'américanisation des nouveaux immigrants, et favorisait les recherches et mouvements s'intéressant à la jeunesse, aux loisirs, et aux services humains. Addams déclara, dans The Spirit of Youth and the City Streets (1909), que les programmes et les jeux récréatifs sont nécessaires pour stimuler l'esprit de la jeunesse. La Hull House mettait à disposition des programmes d'arts, de comédie, des garderies, des clubs pour garçons et pour filles, des classes de langue, des clubs de lecture, des activités extra-scolaires, ainsi que des bains publiques, une atmosphère favorable à la liberté d'expression, un gymnase, un musée et une cour de récréation. Chacun de ces éléments ont été pensé pour favoriser la coopération, la collectivité, et minimiser l'individualisme. Addams a favorisé l'adoption des premiers codes de conduite dans les immeubles.

Avec ses collègues de la Hull House, en 1901, Jane Addams fonda ce qui deviendra l'Association de Protection de la Jeunesse (APJ). L'APJ fournissait les premiers officiers de probation pour la Court Juvénile des Etats Unis jusqu'à ce que le gouvernement en prenne la charge. De 1907 jusque dans les années 40, l'APJ s'engagea dans bon nombre d'études portant sur le racisme, le travail des enfants et l'exploitation, les drogues et la prostitution à Chicago, et leurs effets sur le développement de l'enfant. Au travers des années, l'APJ a évolué de manière à ce que leur objectif devienne celui d'améliorer le fonctionnement et le bien-être social et émotionnel des enfants vulnérables pour que ceux-ci puissent atteindre leur plus grand potentiel chez eux, à l'école, ou au sein de leur communauté[32].

Recherches sur les maladies[modifier | modifier le code]

Addams et ses collègues menèrent des recherches sur la fièvre typhoïde et reportèrent que les ouvriers les plus pauvres étaient les principales victimes de la maladie. Addams identifia la corruption des politiciens et l'avarice des businessmen étaient la cause de l'oubli des règles sanitaires par la bureaucratie de la ville. Liant la justice environnemental aux réformes municipales, Addams échoua finalement à faire reconnaître les politiciens coupables et se décida alors à favoriser une répartition plus équitable des services municipaux, préconisant des inspections sanitaires plus fréquentes[33]. Addams parla des « pouvoirs insoupçonnés des espaces récréatifs pour rassembler les différentes classes sociales d'une même communauté sans pour autant les éloigner des autres. » [34]Addams travailla avec le Chicago Board of Health et occupa le poste de vice-présidente de la Playground Association of America.

Opinion sur la prostitution[modifier | modifier le code]

En 1912, Addams publia « A New Conscience and Ancient Evil », abordant le sujet de la prostitution. Ce livre devint extrêmement populaire dû au fait qu'il ait été publié à l'époque où la prostitution forcée était très répandue. Addams croyait que la prostitution était uniquement dû à un kidnapping[35].

Opinion sur les femmes[modifier | modifier le code]

Addams et ses collègues percevaient à l'origine la Hull House comme un moyen de transmission pour étendre les connaissances de la culture des universitaires et scientifiques jusqu'aux populations les plus défavorisées, incluant le Mouvement d'Efficience. Cependant, au fil du temps, leur objectif devint d'apporter la culture et les arts aux visiteurs de la Hull House (objectif mis en évidence lors de l'extension de la Hull House jusqu'à la Galerie d'Art Butler) pour répondre aux besoins de la communauté, en dispensant des soins aux enfants, des opportunités professionnelles, et de nombreux espaces de discussions. La Hull House devint plus qu'un espace d'expérimentation pour les nouvelles générations de femmes diplômées, professionnelles : elle devint une part de la communauté dans laquelle elle a été fondé, et son développement révèle une histoire commune à un grand nombre de communautés[36].

Addams appela les femmes – spécialement les femmes de la classe moyenne, énergiques et actives, et les riches philanthropes – à exercer leur appel à la citoyenneté pour s'investir dans les affaires municipales, affaires importantes pour pouvoir tenir un foyer. Addams, donc, élargit le concept d'appel à la citoyenneté pour y inclure les femmes et leur rôle au travers la maternité (qui impliquait l'éducation des enfants). Les vies des femmes tournaient autour de « la responsabilité, de l'attention et de l'obligation », et ces domaines représentaient la source du pouvoir des femmes de l'époque[37]. Ces notions sont celles sur lesquelles furent fondé l'entretien municipale ou civique qu'Addams définit, et donna plus de poids au mouvement en faveur du suffrage des femmes, qu'Addams soutenait. Addams arguait que les femmes, contrairement aux hommes, étaient orientées vers des sujets plus délicats comme le bien-être des individus, et avaient besoin de briser leur rôle traditionnel de cheffe de famille. Augmenter les responsabilités d'un agent d'entretien nécessitait des efforts dans les réformes proposées, notamment à propos des eaux usées, nocives, et le lait, « impur » (qui engendrait souvent des tuberculoses), l'air pollué, et les conditions de sécurité, insuffisantes, dans les manufactures. Addams dirigea la « guerre contre les ordures » ; en 1894 elle devint la première femme nommée inspectrice sanitaire de la Chicago's 19th Ward. Avec l'aide du Club des Femmes de la Hull House, en une année plus de 1000 violations de règles sanitaires commises par des entreprises, riches, de la ville, furent rapportées au conseil municipale, réduisant le nombre d'ordures, le taux de mortalité et de maladie à Chicago[38].

Addams eut de longues discussions avec le philosophe John Dewey, dans lesquelles ils redéfinissaient la démocratie dans les termes de pragmatisme et d'activisme civique, se centrant d'avantages sur les responsabilités et les obligations que sur les droits[39]. Les deux principales perspectives qui distinguaient Addams et sa coalition des autres philosophes démocrates, concernés par l'efficience, étaient le besoin d'étendre les structures et pratiques démocrates, qui avaient été limitées à la sphère politique, à une structure sociale et économique ; et la seconde, l'appel à une nouvelle éthique sociale pour supplanter l'individualisme, inadéquate dans une société moderne[40].

La construction de la féminité d'Addams impliquait la sexualité, la maternité, l'enfance, et le mariage. Dans ses deux autobiographies, Vingt Années à la Hull House (1910) et Les Secondes Vingt Années à la Hull House (1930), les constructions du genre dénoncées par Addams, étaient parallèles à celles dénoncées par l'idéologie de l'Ere Progressive, qu'Addams soutenait. Dans A New Conscience and an Ancient Evil (1912), elle examina la maladie sociale qu'est l'esclavage sexuel, la prostitution et autres comportements sexuels, entre femmes de la classe ouvrière dans les centres industriels américain pendant les années de 1890 à 1910. Le personnage autobiographique créé par Addams dévoile son idéologie et soutient son activisme publique et populaire en temps que « Mère du Travail Social », où elle se représente comme une matrone célibataire, au service des populations immigrantes opprimées grâce à la Hull House, son personnage agissant comme si ces populations étaient ses propres enfants. Bien qu'elle-même n'était pas une mère, Addams devint la « mère de la nation », la maternité étant ici exprimée par sa préoccupation et les soins qu'elle procurait à ces personnes[41].

Education[modifier | modifier le code]

Addams maintint les groupes de lecture publiques, un programme chargé effectué au travers tout le pays, spécialement sur les campus universitaires[42]. De plus, elle offrait des bourses universitaires grâce à l'Extension de la Division de l'Université de Chicago[43]. Elle déclina les offres de l'université pour devenir clairement affiliée au campus, dont une offre d'Albion Small, président du Département de Sociologie. Elle refusa d'y être affiliée pour pouvoir maintenir une position indépendante, en dehors de l'académie. Son but était d'enseigner aux adultes ne possédant pas une éducation supérieure à celle de l'enseignement obligatoire, dû à leur pauvreté ou à leur manque de qualifications. Également, elle souhaitait l'arrêt du contrôle des universités[44].

Addams était une membre fondatrice de la Société Américaine de Sociologie, fondée en 1905. Elle en a été la femme la plus éminente jusqu'à sa mort.

Relations[modifier | modifier le code]

Au cours de sa vie, Addams s'entoura d'un large cercle de femmes et réussissait souvent à les réunir, malgré leur différente classe sociale, pour faire vivre les activités proposées par la Hull House. De plus, Addams eut des relations amoureuses, importantes, avec certaines de ces femmes, dont Mary Rozet Smith et Ellen Starr. Ses relations lui donnèrent le temps et l'énergie de poursuivre son activisme et ses projets, se voyant offrir un support émotionnel et romantique. De part le fait qu'elle n'eut des relations romantiques qu'avec des femmes, elle pourrait être qualifiée de lesbienne, comme bon nombre de figures emblématiques de la Women's International League for Peace and Freedom de l'époque[45].

Sa toute première amante fut Ellen Starr, avec qui elle fonda la Hull House, qu'elle rencontra lorsqu'elles étaient toutes les deux étudiantes au Rockford Female Seminary. En 1889, elles visitèrent Toynbee Hall ensemble, commençant le projet d'un centre d'œuvres sociales, réparant une vieille maison de Chicago[46].

Sa seconde amante était Mary Rozet Smith, femme riche finançant la Hull House et les projets d'Addams, et avec qui elle emménagea[47]. Selon Lilian Faderman, une historienne renommée, elles se donnaient des surnoms affectueux, et partageaient une intimité proche de celle d'un couple marié. Leur relation ne se termina qu'en 1934, lorsque Mary mourut d'une pneumonie, après 40 ans de vie commune[48]. Ensemble, elles avaient une résidence d'été à Bar Harbor, dans le Maine. Lorsqu'elles étaient séparées, elles s'écrivaient au moins une fois par jour – parfois deux fois. Addams écrivit à Smith « Tu me manques terriblement et je t'aimerai jusqu'à la mort »[49]. Les lettres échangées entre les deux femmes prouvèrent aussi qu'elles se voyaient comme un couple marié : « Il y a une raison pour laquelle deux personnes mariées restent ensemble », écrivit Addams à Smith[50].

Idéologies Politiques[modifier | modifier le code]

Mouvement en faveur de la paix[modifier | modifier le code]

Délégation de femmes Suffragettes. Jane Addams (à gauche) en compagnie de Elizabeth Burke, à l'Université de Chicago, 1911.
Délégation de femmes Suffragettes. Jane Addams (à gauche) en compagnie de Elizabeth Burke, à l'Université de Chicago, 1911.

En 1898, Addams rejoint la Ligue anti-impérialiste, en protestation à l'annexion des Philippines par les États-Unis. Sympathisant avec le Parti Progressiste, elle proposa la candidature de Theodore Roosevelt en tant que Président des États-Unis lors de la Convention du Parti, qui eut lieu à Chicago en août 1912[51]. Elle vota en faveur des propositions du parti, bien que celles-ci appelaient à la construction de plus de navires de guerre. Elle soutint la campagne présidentielle de 1912 de Roosevelt, tenant des conférences à propos des élections présidentielles.

En janvier 1915, elle entra au Women's Peace Party (en français, le Parti des Femmes en faveur de la Paix), et est élue présidente du parti[4],[52]. Addams fut invitée par des activistes de la paix, des femmes européennes, pour présider le Congrès International des Femmes à La Haye, prenant place du 28 au 30 avril 1915[4], et fut choisit pour diriger une commission dont le but était de trouver une fin à la guerre. Il s'agissait d'une réunion rassemblant les dirigeants de tout pays – neutres ou non – pour tenter de parvenir à trouver la médiation de la guerre. Il s'agit de la première réunion importante qui s'opposait fermement à la guerre. Addams, tout comme ses pairs Emily Balch et Alice Hamilton, rassemblèrent les idées discutées lors de la réunion, et les écrivirent dans le livre Women at The Hague (publié à l'Université de l'Illinois)[53].

Dans son journal, Balch évoque l'impression qu'elle avait de Jane Addams (avril 1915) :

 Mme Addams rayonnait, si respectueuse des opinions de chacun, si désireuse de comprendre et de sympathiser, […] mais était toujours présente, forte, vive et en tête des discussion. Aucune part d'ombre ou détails imprécis ne furent laissé de côté, elle rayonnait juste de sagesse et du pouvoir de l'analyse. [52]

Addams fut élue présidente du Comité International des Femmes pour une Paix Durable, continuant son travail effectué au Congrès de la Haye ; à une conférence, en 1919, à Zurich, Suisse, le Comité International des Femmes devint la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté[54],[4]. Addams resta présidente, une position qui l'amenait à effectuer de fréquents voyages en Europe et en Asie.

En 1917, elle devint également membre du Mouvement américain de la réconciliation (branche américaine du Mouvement International de la Réconciliation, fondé en 1919) et fut membre du Conseil de la Réconciliation jusqu'en 1933[55]. Quand les États-Unis entrèrent en guerre, en 1917, Addams commença à recevoir de nombreuses critiques. Elle reçut un nombre de plus en plus importants de rudes reproches et critiques à cause de son pacifisme. Son discours de 1915, sur le pacifisme, à Carnegie Hall, reçu une couverture médiatiques négatives par des journaux comme le New York Times, qui la dépeint comme antipatriotique[56],[57]. Plus tard, pendant ses voyages, elle passa une partie de son temps à rencontre une grande variété de diplomates et de militants pour les droits civils. Elle renouvela ses idéologies victoriennes, pensant les femmes aptes à préserver la paix. En reconnaissance de ses efforts, Addams se vit décerner le Prix Nobel de la paix de 1931[58]. En tant que première femme américaine à remporter le prix, Addams fut applaudit pour « son expression d'une démocratie américaine nécessaire »[59]. Elle donna l'argent, allant avec le prix, au Comité International des Femmes devint la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté.

Pacifisme[modifier | modifier le code]

Addams était une figure majeure des mouvements en faveur de la paix internationale et civile, servant à la fois en tant que figure emblématique du mouvement et théoricienne renommée ; elle a été influencé notamment par l'auteur russe Léon Tolstoï et par le pragmatisme des philosophes John Dewey et George Herbert Mead[60]. Elle envisageait la démocratie, la justice sociale et la paix comme des concepts co-dépendants ; ce sont des éléments nécessitant d'être ensemble pour pouvoir être accompli. Addams devint une activiste anti-guerre en 1899, en intégrant le mouvement anti-impérialiste créé suite à la guerre hispanico-américaine. Son livre, Newer Ideals of Peace (1907), repense le pacifisme international pour inclure des idéaux sociaux. Elle recruta des réformatrices de la justice sociale comme Alice Hamilton, Lillian Wald, Florence Kelley et Emily Green Balch, pour adhérer au nouveau mouvement international des femmes en faveur de la paix, après 1914. Le travail d'Addams est le fruit de la Première Guerre mondiale, quand des organismes institutionnels majeurs commencèrent à lier l'idée de la paix avec celle de la justice sociale et bannit les principales causes, tues par le gouvernement, des guerres et des conflits[61].

Addams, 1914
Addams, 1914

Addams condamna la guerre, qualifiant celle-ci d'entrave à la bonté humaine, l'amitié, forçant des familles des quatre coins du monde à se battre. Sa vision de la guerre fut dénoncée par des groupes patriotiques et des journaux durant la Première Guerre mondiale (1917 – 1918). Oswald Garrison Villard prit sa défense lorsqu'elle déclara que l'armée donnait de la liqueur aux soldats juste avant les combats. « Prenez le cas de Jane Addams comme une généralité. Avec la couverture médiatique que le [New York] Times lui a fait, à elle, une des femmes les plus brillantes au monde, car elle avait dit la simple vérité, que les Alliés donnaient souvent de la liqueur et des drogues avant que les soldats ne traversent le No Man's Land. Cependant, lorsque les faits arrivèrent entre les mains de Sir Phillip Gibbs, et d'autres, aucun mot d'excuse ne fut reçu. »[62] Même après la fin de la guerre, le programme du Comité International des Femmes pour une Paix Durable, programme ayant pour objectif de maintenir la paix, fut décrit par ses opposants de radical, influencé par le communisme, antipatriotique et anti-féministe. De jeunes vétérans de la Légion Américaine, soutenus par des membres de l'association des Filles de la Révolution américaine (ou DAR) et par la Ligue des Femmes Votantes, s'apprêtaient à confronter les plus anciennes, plus renseignées, plus riches et nationalement connues membres du Comité International des Femmes pour une Paix Durable. Cependant, la DAR pouvait et rejeta la demande d'adhésion d'Addams à leur organisation[63]. Le discours de la Légion, dépeignant les membres du WILPF comme des femmes dangereusement naïves, marcha surtout auprès des classes ouvrières, mais le président Calvin Coolidge et les classes moyennes soutinrent Addams et ses efforts au sein du WILPF, dans les années 1920, pour interdire les gaz toxiques et la guerre. Après 1920, cependant, elle fut majoritairement considérée comme la femme la plus importante de l'Ere progressiste[64]. En 1931, elle obtint le Prix Nobel de la paix, acclamée à quasiment l'unanimité[65].

Prohibition[modifier | modifier le code]

Bien qu' « aucun enregistrement n'est disponible sur un quelconque discours qu'elle aurait fait sur le dix-huitième amendant »[66], elle soutenait cependant la prohibition, basée sur l'idée que l'alcool « était une des principales raisons de la frivolité et un élément essentiel des maisons closes, à la fois sur un plan financier et sociale ». Elle répétait que « les maisons closes professionnelles ne pouvait subsister grâce à leur propre bénéfice sans le 'facteur de l'alcool'. »[67]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Pour aller plus loin...[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Berson, Robin Kadison. Jane Addams: a biography (2004), 140pp.
  • Brown, Victoria Bissell. The Education of Jane Addams: Politics and Culture in Modern America. (2003).
  • Davis, Allen F. American Heroine: The Life and Legend of Jane Addams (1973)
  • Diliberto, Gioia. A Useful Woman: The Early Life of Jane Addams. (1999). 318 pp.
  • Elshtain, Jean Bethke. Jane Addams and the Dream of American Democracy: A Life Basic Books: 2002
  • Haldeman-Julius, MarcetJane Addams As I Knew Her. Girard, Kansas: Haldeman-Julius Publications, ca. 1936. Marcet était la nièce d'Addams
  • Knight, Louise W. Citizen: Jane Addams and the Struggle for Democracy. (2005).
  • Knight, Louise W. Jane Addams: Spirit in Action. (2010).
  • Joslin, Katherine. Jane Addams: A Writer's Life. (2004).
  • Linn, James W. Jane Addams: A biography. (1935)

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jane Addams Memorial, Montreal, États-Unis, 1935
  • (en) Mary Jo Deegan, Jane Addams and the Men of the Chicago School, 1892-1918, Transaction Books, New Brunswick 1988 (ISBN 0-88738-077-8)
  • (de) Elisabeth Rotten, Jane Addams, Internationale Frauenliga für Frieden und Freiheit - Schweizer Zweig, Zürich, 1936

Liens externes[modifier | modifier le code]