Allophilie

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L'allophilie est le fait d'avoir une attitude positive à l'égard d'un groupe qui n'est pas le sien. Le terme est dérivé de mots grecs signifiant « aimer ou adorer l'autre »[1]. C'est un cadre pour comprendre quantitativement le leadership intergroupe. Il est conceptualisé comme un état d'esprit mesurable, avec des conséquences tangibles[2],[3].

Le terme "allophilie" a été inventé par le professeur Todd L. Pittinsky de Harvard, en 2006, après avoir cherché en vain dans plusieurs dictionnaires un antonyme de préjudice[4].

L'allophilie présente cinq facteurs statistiques :

  1. affection,
  2. bien-être,
  3. engagement,
  4. enthousiasme,
  5. parenté.

L'échelle de l'allophilie mesure chacun de ces facteurs[5],[6].

Échelle de l'allophilie

La solution courante pour remédier au préjudice est d'amener les groupes qui sont en conflit à un état de tolérance. Cependant, la tolérance n'est pas l'exacte opposée du préjudice, mais elle se situe plutôt à mi-chemin entre les sentiments négatifs et les sentiments positifs envers les autres. L'augmentation de l'allophilie devrait servir de complément à la diminution des préjudices[7],[8].

Dans une étude, la mudita (éprouver de la joie par empathie) a été montrée comme étant plus étroitement associée à l'allophilie, alors que la compassion (éprouver de la peine par empathie) a été montrée comme étant plus fortement associée aux préjudices[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pittinsky, T. L. (2010).
  2. (en) Todd Pittinsky, « Allophilia—a new framework for understanding effective intergroup leadership », Center for Public Leadership, Harvard Kennedy School,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Positive prejudice: Really loving your neighbour », The Economist,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Ashley Pettus, « Otherly Love: The Law of Dissimilars », Harvard Magazine,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Sheema Khan, « Allophilia: Beyond tolerance lies true respect », The Globe and Mail,‎ (lire en ligne)
  6. Pittinsky, T. L., Rosenthal, S. A., & Montoya, R. M. (2010).
  7. a et b Pittinsky, T. L., & Montoya, R. M. (2009).
  8. Pittinsky, T. L. (2009).

Liens externes[modifier | modifier le code]