J. Philippe Rushton

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J. Philippe Rushton
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à BornemouthVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à LondonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) CanadaVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation London School of EconomicsVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession(s) psychologue, professeur d'université et auteur de non-fiction (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur(s) université de Toronto et université de Western OntarioVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinction(s) bourse Guggenheim (1988)

John Philippe Rushton (né le 3 décembre 1943, à Bournemouth, Royaume-Uni - mort le ) est un professeur de psychologie de l'Université de Western Ontario, au Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son second prénom « Philippe » lui a été donné par sa mère, française. Il passe une partie de sa jeunesse en Afrique du Sud avant d'émigrer au Canada. Il retourne en Grande-Bretagne achever ses études et obtient son doctorat à l'école de sciences économiques et politiques de Londres pour un mémoire consacré au développement de la personnalité des enfants. Il enseigne ensuite aux universités York (1974-1976), de Toronto (1977) et de Western Ontario où il devient professeur titulaire en 1985.

Il a été l'un des 52 spécialistes à signer le Mainstream Science on Intelligence, une tribune publiée dans le Wall Street Journal le 13 décembre 1994 validant les thèses racialistes du best-seller The Bell Curve au sujet du rapport entre race et intelligence.

Il meurt le 2 octobre 2012 d'un cancer[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bien que son étude porte principalement sur l'altruisme, il est surtout connu pour ses ouvrages sur l'intelligence et les différences ethniques. Directeur depuis 2002[2] du Pioneer Fund (en), une fondation scientifique spécialisée dans l'étude de l'hérédité, et connue pour son eugénisme[3], il est l'auteur de Race, Evolution, and Behavior (en) (1995). Il participe à Mankind Quaterly (en), une revue d'anthropologie à comité de lecture, financée par le Pioneer Fund.

L'œuvre de Rushton s'intéresse principalement aux groupes ethniques au sein de l'espèce humaine, et les différences génétiques qui existent entre elles. Ces travaux ont fait polémique, les vues de Rushton étant racialistes. On peut lire dans un de ses livres traduits en français, par exemple : « Les hormones qui confèrent aux Noirs un avantage en sport les rendent agités à l'école et plus facilement enclins au crime[4] ».

Ainsi Rushton affirme-t-il que les Asiatiques (Chinois, Japonais) constitueraient l'ethnie « la plus intelligente », tandis que les Noirs représenteraient « la moins intelligente », les Blancs se situant, selon lui, entre les deux, mais plus proches des Asiatiques que des Noirs. Rushton souligne que ces différences se font en termes de moyenne, et qu'il est possible qu'un Noir soit plus intelligent qu'un Blanc. Rushton est lui-même accusé par certains de prôner des thèses eugénistes et racistes[réf. nécessaire] mais il est aussi soutenu dans ses positions par des spécialistes du domaine, et est d'ailleurs cité positivement dans des sites pro-eugénisme[5].

En 2008, il écrit avec Arthur Jensen, de l'université de Berkeley, un article[6] sur « La très dérangeante vérité de James Watson : la réalité des races et le sophisme moraliste ».

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 2 février 1989, David Peterson, premier ministre de l'Ontario et président de l'université de Toronto, dénonce le travail de Rushton comme « critiquable, destructif et offensif » et demande sa démission de l'université[7].

Le 8 février 1989, Rushton participe à un débat télévisé qui l'oppose à David Suzuki[8].

Le 19 février 1989, le Toronto Star suggère que Rushton est un fraudeur ou un incapable, et qualifie de « nazi » le Pioneer Fund[7].

La supérieure hiérarchique de Rushton, la doyenne des sciences sociales de l'université de Western Ontario Emőke Szathmáry (en), déclare qu'il a perdu toute crédibilité scientifique[7],[9].

En mars 1989, la Police provinciale de l'Ontario conduit une enquête sur Rushton, interroge ses collègues professeurs à l'Université et réclame des cassettes vidéo de ses débats et apparitions médiatiques. Plus tard, Rushton reçoit un questionnaire sur ses recherches auquel il est contraint de répondre en détail[7],[9].

En 1990, il répondra par un pamphlet[10] sur « La race, l'évolution et le SIDA : ce que Rushton a vraiment dit », cosigné et publié par l'activiste du nationalisme blanc Paul Fromm (en).

Rushton est suspendu de ses cours en classe et continue son enseignement par vidéo[9]. Sur la base de la liberté de penser, il sera réinvesti et continuera d'enseigner à l'université en jusqu'en 2003 et plus.[réf. nécessaire]

Son étude principale Race, Évolution et Comportement a néanmoins été reconnue et commentée positivement par plusieurs scientifiques également connus pour leurs vues racialistes, tels que Charles Murray, Richard Lynn, Mark Snydermann et Arthur Jensen[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John Miner, « Controversial race research prof dies », Cornwall Standard Freeholder (en), 4 octobre 2012.
  2. (en) « Jean-Philippe Rushton », sur Southern Poverty Law Center.
  3. (en) « Pioneer Fund », sur Southern Poverty Law Center.
  4. J. Philippe Rushton, « Race, évolution et comportement », sur polemia.com,‎ , p. 7.
  5. (en) Irving Louis Horowitz (en), « 'Race, Evolution and Behavior' by J. Philippe Rushton », Society (en), vol. 32, no 2,‎ (lire en ligne).
  6. J. P. Rushton et A. R. Jensen, « James Watson’s most inconvenient truth: Race realism and the moralistic fallacy », Medical Hypotheses (en), vol. 71,‎ , p. 629-640.
  7. (en) « The Rushton-Suzuki debate », sur CBC Digital Archive.
  8. a, b et c (en) J. Philippe Rushton, « The new enemies of evolutionary science », Liberty, vol. 2, no 4,‎ , p. 31-35 (lire en ligne).
  9. (en) J. P. Rushton et P. Fromm, Race, Evolution, and AIDS: What Rushton Really Said, Citizens for Foreign Aid Reform (en),‎ , 37 p. (rééditions).
  10. Rushton 2000, p. 2.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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