Blackface

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Affiche du minstrel show de William H. West (en) en 1900.

Le blackface, en français « grimage en Noir » ou « maquillage en Noir »[1], est une forme théâtrale américaine de grimage ou de maquillage pratiquée dans les minstrel shows, puis dans le vaudeville, où un comédien blanc incarne une caricature stéréotypée de personne noire.

Après avoir pris de l'ampleur au xixe siècle aux États-Unis, le blackface se distingue du minstrel show et devient une pratique à part entière au début du xxe siècle, jusqu'à disparaître à partir des années 1960 à la suite du mouvement afro-américain des droits civiques.

Origines[modifier | modifier le code]

L'origine précise du blackface est incertaine. John Strausbaugh (en) l'inclut dans la tradition d'exhiber les Noirs pour amuser les blancs qui remonte au moins à 1441, lorsque les esclaves ouest-africains furent exposés au Portugal[2]. Le théâtre élisabéthain et le théâtre jacobéen ont souvent mis en scène des personnages noirs, notamment dans Othello ou le Maure de Venise de Shakespeare (1604)[3]. Cependant, les pièces de cette époque ne présentent pas la caricature des traits supposés innés des Noirs caractéristique du blackface[2].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Au xixe siècle[modifier | modifier le code]

Lewis Hallam Jr. (en), un acteur blanc grimé en Noir, apporte le blackface dans la culture théâtrale des États-Unis en jouant le rôle de « Mungo », un Noir ivre, dans The Padlock, pièce britannique dont la première se déroule à New York le [4]. À la suite du succès remarqué de la pièce, d'autres comédiens adoptent ce style. Le succès des clowns grimés en Noirs aux États-Unis remonte au moins aux années 1810[5]. De 1822 à 1823, le comédien britannique Charles Mathews (en) part en tournée aux États-Unis ; à son retour il apporte une touche « noire » dans son répertoire de portraits britanniques régionaux qu'il inclut dans son nouveau spectacle, A Trip to America, dans lequel Mathews entonne un chant de libération des esclaves noirs, Possum up a Gum Tree[6]. En 1823, Edwin Forrest (en) joue le rôle d'un Noir d'une plantation, et George Washington Dixon bâtit sa carrière autour du blackface en 1828[6],[7].

Thomas D. Rice déguisé en Daddy Jim Crow (1832).

C'est cependant un autre comédien blanc, Thomas D. Rice (en), qui va véritablement populariser le blackface. Il introduit la chanson Jump Jim Crow et l'accompagne d'une danse dans sa pièce en 1828, ce qui l'érige au rang de vedette en 1832[8],[9]. Rice parcourt les États-Unis, sous le nom de scène de « Daddy Jim Crow ». Le nom Jim Crow deviendra étroitement rattaché à la ségrégation raciale et donnera son nom aux lois Jim Crow qui ont codifié la ré-institutionnalisation de la ségrégation raciale après la Reconstruction[10].

Dans les années 1830 et 1840, le blackface mêle parodie, chansons comiques et danses énergiques. Initialement confinés à des lieux peu réputés, Rice et ses pairs se mettent à jouer en entracte dans des théâtres plus renommés au fur et à mesure de la hausse de popularité du blackface. Les stéréotypes du personnage grimé en Noir se développent : bouffon, paresseux, superstitieux, peureux, lascif, voleur, menteur, et écorchant la langue anglaise. Les premiers comédiens blackface sont tous des hommes, ils se travestissent également en femmes noires qui sont souvent dépeintes soit sous des traits laids et grotesquement masculins, soit en corpulentes matrones (mammy), soit encore en aguicheuses sexuelles. Le théâtre américain des années 1930, dans lequel le blackface émerge, intègre d'autres stéréotypes comiques similaires comme le Yankee débrouillard et le Frontiersman surhumain[11]. Les théâtres américains et britanniques de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle, derniers temps de prospérité du blackface[12], comprennent de nombreux autres stéréotypes comiques, souvent basés sur des peuples : le Juif vénal et calculateur, l'Irlandais alcoolique et bagarreur, l'Italien suave, l'Allemand bourru, et le péquenaud rural et naïf[13],[14].

De 1830 à 1840, le blackface se joue en solo ou en duo, parfois en trio. Les troupes ambulantes qui vont plus tard caractériser le blackface minstrelsy se produisent uniquement dans le minstrel show[15]. Alors que le grimage en Noir est jusque-là cantonné à l'entracte ou à un simple numéro, les Virginia Minstrels (en) réalisent le premier minstrel show entièrement dédié au blackface, à New York en 1843[16],[17]. Leur spectacle, sans réelle structure, avec les musiciens assis en demi-cercle, un joueur de tambourin à une extrémité et un joueur d'os à l'autre, va placer les codes de ce qui deviendra bientôt le standard du premier acte d'un minstrel show classique à trois actes[18]. Dès 1852, le simple sketch satirique qui faisait le blackface depuis des décennies se développe en une farce en un seul acte, souvent utilisé comme troisième acte du minstrel show[19]. Les morceaux du compositeur Stephen Foster occupent le premier plan dans les spectacles blackface de cette période. Les minstrel shows mettent en scène des comédiens blancs grimés en Noirs, livrant leur propre interprétation de la musique et du dialecte noirs.

Au xxe siècle[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du xixe siècle, le minstrel show est le spectacle populaire dominant aux États-Unis, et jouit également d'une forte notoriété au Royaume-Uni et dans d'autres pays d'Europe[20]. Lorsque le minstrel show se met à décliner, le blackface apparait dans le vaudeville, où il redevient un simple numéro[12]. Le blackface est très présent dans les films au moins jusqu'à la fin des années 1930, et le blackface de la série radiophonique Amos 'n' Andy dure jusqu'aux années 1950[21]. Le blackface amateur des minstrel shows reste très prisé au moins jusqu'aux années 1950[22].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2013, Julee Wilson du Huffington Post considère que le blackface serait un délit insensible et raciste. Pour lui, « l'industrie de la mode ne semble pas comprendre que le « blackface » n’est jamais acceptable[23] ».

En 2014 et 2015, l'English National Opera (Londres) et le Metropolitan Opera (New York) suppriment dans la pièce d’Otello de Verdi l'utilisation du maquillage noir auparavant utilisée pour le personnage principal, qui est un Maure, après réflexion. Toutefois, l'intention sous-jacente des critiques n'est pas tant la suppression du maquillage noir que l'engagement d'un ténor noir pour interpréter le rôle d’Otello[24].

En 2018, la présentatrice américaine Megyn Kelly perd son émission après avoir approuvé un black face, et bien qu'elle ait présenté ses excuses[25].

En Europe[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont sur le sujet de la colonisation un positionnement différent des États européens[23].

France[modifier | modifier le code]

Selon Sylvie Chalaye, anthropologue des représentations coloniales[26], il n'existe pas de traduction évidente du blackface dans la langue française, parce que la connotation est moins ancrée qu'aux États-Unis : en France, il faut donner des explications pour dire ce qu'est le blackface, alors que tous les Américains le savent, selon Pap Ndiaye. Cela reflète des différences de réalités sociales et des cristallisations racistes ; pour autant, des porosités existent entre ces différentes réalités[27]. En France, des spectacles racistes ont existé comme au début du XXe siècle avec Impressions d’Afrique de Raymond Roussel ou Malikoko, roi nègre. Certains spectacles sont très à la mode et se jouent jusque dans les années 1930[27].

Eugénie Fougère, à l'instar de Polaire et de Mistinguett, s'est fait connaître par sa technique de danse « racialement ambigüe » ; elle a dansé le ragtime et le cake walk, populaire à l'époque, qui est devenu une folie fin 1902[citation nécessaire][28]. Fougère est apparue sur la couverture de Paris qui Chante[29], dansant sur la chanson Oh ! ce cake-walk, dont les paroles assimilent la danse afro-américaine aux singes et à l'épilepsie[citation nécessaire][30]. André Levinson, théoricien de la danse, disait qu'il est impossible pour les Européens de recréer les mouvements de la danse africaine, et c'est pourquoi le public est surpris par elle[citation nécessaire][31]. Étant réapparue, après une longue absence, dans le costume d'un noir américain dans une revue à La Cigale[32], en 1920, Eugénie Fougère déclare : « Au moins, dans cette fantaisie originale, j'ai senti de nouveau mon ancien moi ». Fougère se disait plus à l'aise dans un corps noir ou, du moins, dans un corps régi par des mouvements et des rythmes afro-américains que dans un corps blanc privé de la possibilité de s'exprimer sans retenue[33].

En 1976, Coluche se maquille en Noir dans l'un des personnages qu'il interprète dans son sketch culte moquant le Schmilblick; ce sketch est connu sous l'appellation Le Schmilblick.

En 1988, l'humoriste Michel Leeb se maquille en Noir dans la pièce de théâtre Ténor[27],[34].

De manière plus anecdotique, en 2011, Mark Tompkins recourt à la notion de blackface dans BLACK’N’BLUES a minstrel show, dans le cadre de la 16e édition de la Biennale de danse du Val de Marne[35].

En 2015, deux salariés de BVA réalisent une courte vidéo d’entreprise dans laquelle l’un des deux arbore une blackface. La vidéo est en ligne sur la plate-forme Youtube depuis 2015[36]. Cette entreprise a déjà été condamnée en 2015 pour discrimination[37].

En 2016, un membre de l'équipe de l'animateur télé Cauet maquille son visage en noir et porte une perruque afro lors d'une émission, suscitant un certain émoi sur des réseaux sociaux. Après signalement au CSA, l'émission a concédé que la blague était de très mauvais goût, mais en a récusé l’aspect raciste[38]. Après examen, le Conseil a « considéré que cette caricature, qui se voulait humoristique, renvoyait à un stéréotype péjoratif et était de nature à choquer », sans toutefois avoir « pour but de discriminer un groupe de personnes à raison de leur origine »[39].

En 2017, la youtubeuse Shera Kerienski fait polémique après s'être teint la peau en noir lors d'une vidéo, cherchant à dénoncer le manque de cosmétiques pour peaux noires. Elle s'excuse et supprime sa vidéo[40].

En 2017, une polémique survient après que le footballeur français Antoine Griezmann se maquille en Noir pour ressembler à un joueur noir de basket-ball des Globetrotters de Harlem[34].

En décembre 2017, une affiche de l’événement le bal des noirs au carnaval de Dunkerque suscite l'indignation de la brigade anti-négrophobie, une association antiraciste qui s'oppose à l’événement. L'association reproche notamment l'utilisation du blackface[41],[42],[43],[44],[45]. L'accusation de racisme d'un tel déguisement lors de cet événement prête à débat[46]. Pour Sylvie Chalaye cette violence perçue est intrinsèque à la nature de l’événement, « Ça fait aussi partie du prototype du carnaval : aller chercher quelque chose d’outrancier, ça repose sur le phénomène même du carnaval. Le carnaval est violent dans la réduction de l’autre car il joue justement sur la caricature et le défoulement »[47]. Une vingtaine de personnes d'associations antiracistes manifestent en marge de la nuit des Noirs du carnaval de 2018 pour protester contre ce blackface[48].

Le 27 décembre 2017 suite à la publication de l'affiche de la nouvelle édition du festival réunionnais de films fantastiques Même pas peur montrant deux femmes siamoises peintes en noir sa directrice Aurélia Mengin est accusée de blackface par le CRAN, qui lui demande de retirer son affiche et la menace de poursuites judiciaires. Souhaitant l'apaisement celle-ci retire l'affiche et la remplace par une nouvelle la montrant bâillonnée, pour montrer son auto-censure. Le CRAN se félicite de cette victoire et entend demander des explications et des excuses aux sponsors du festival. Sur place, à La Réunion, c'est la consternation. Pour Frédéric Bassonville, président de l'association qui organise chaque année la célébration de l'abolition de l'esclavage, « L'interprétation du Cran, qui croit débusquer une expression raciste dans l'affiche du festival Même Pas Peur, est en dehors de la réalité, pour La Réunion ». Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe, la commune accueillant le festival, soutient l'artiste et, ne craignant pas le procès, décide finalement d'en revenir à la première affiche[49],[50]. L'artiste reçoit également le soutien de l'Observatoire de la liberté de création sous l'égide de la Ligue des droits de l'homme et de la Fédération nationale de la libre pensée[51]. La polémique connait un certain écho dans la presse nationale[52], Charlie Hebdo compare les méthodes du CRAN aux actes « d’intimidations et d’actions violentes » des « associations catholiques d’extrême droite comme Civitas » et parle de « racket au blackface »[53].

En 2018, l'Opéra de Paris programme La traviata de Verdi. Pour jouer le rôle d'Annina, la servante de Violetta, le metteur en scène fait appel à la mezzo-soprano blanche Cornelia Oncioiu grimée en femme noire. Le programme officiel explique que le metteur en scène aurait ainsi souhaité rendre hommage au tableau de Manet Olympia, tableau représentant une courtisane « peinte nue avec une femme de chambre noire à son chevet », mais des spectateurs demandent pourquoi l'Opéra n'a alors pas recouru à une cantatrice noire[54].

Espagne[modifier | modifier le code]

Lors de l'Épiphanie[55], le rôle de Balthazar, un des roi mages, est souvent tenu par une personne dont la peau est de couleur noire, quand cela est possible. Toutefois, si le costume de Balthazar utilisé en Espagne ne choque pas les Espagnols, il scandalise dans certains pays étrangers[56].

À Madrid, l'association ACUDEVA (Asociación Cultural de Defensa de los Valores Africanos) revendique une négritude véritable de la personne tenant le rôle de Balthazar ; toutefois, selon les conventions du système en place, Balthazar doit être un membre élu, et il ne peut donc pas être noir tant qu'il n'y a pas d'élu noir[56].

La rôle de Balthazar a déjà été tenu pas des personnes célèbres comme Sergio Ramos, Jesulín de Ubrique, el Cordobés, Lucas de Andy. Quand le tour de Ruud van Nistelrooy est arrivé en 2013, il a été insulté et traité de raciste par des aficionados britanniques[56].

En voyageant en Espagne, des Américains ont été choqués de voir qu'une autre culture que la leur peut exister sur cette question[56].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, une campagne a cherché à inciter des minorités visibles, africaines et asiatiques, à s'inscrire sur les listes électorales en utilisant des visages de stars noires du milieu sportif et de la musique grimés partiellement en blanc, afin de « ne pas faire perdre ses couleurs à la Grande-Bretagne »[57].

Iran[modifier | modifier le code]

En Iran, la technique du blackface est utilisée pour faire le personnage de Haji Firooz[58].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Littéralement « visage noir ».
  2. a et b Strausbaugh 2006, p. 35–36.
  3. Strausbaugh 2006, p. 62.
  4. (en) Nick Tosches, Where Dead Voices Gather, Back Bay, (ISBN 0316895377), p. 10.
  5. Strausbaugh 2006, p. 68.
  6. a et b (en) Edwin G. Burrows et Mike Wallace, Gotham: A History of New York City to 1898, New York, Oxford University Press, , p. 489.
  7. Strausbaugh 2006, p. 74 sqq.
  8. (en) Eric Lott, Love and Theft : Blackface Minstrelsy and the American Working Class, New York, Oxford University Press, (ISBN 0-19-507832-2), p. 211.
  9. Strausbaugh 2006, p. 67.
  10. (en) Ronald L. F. Davis, « Creating Jim Crow », sur The History of Jim Crow online, New York Life (consulté le 31 janvier 2008).
  11. Strausbaugh 2006, p. 27.
  12. a et b Strausbaugh 2006, p. 130–131.
  13. Strausbaugh 2006, p. 131.
  14. (en) Michael C. O'Neill, « O'Neill's Ireland: Old Sod or Blarney Bog? », sur Laconics (eOneill.com), (consulté le 4 février 2011).
  15. Toll 1974, p. 30.
  16. La même année, Edwin Pearce Christy (en) fait plus ou moins la même chose à Buffalo, apparemment indépendamment.
  17. Strausbaugh 2006, p. 102–103.
  18. Toll 1974, p. 51–52.
  19. Toll 1974, p. 56–57.
  20. Strausbaugh 2006, p. 126.
  21. Strausbaugh 2006, p. 225.
  22. Strausbaugh 2006, p. 145–149.
  23. a et b « Petite histoire du blackface (comme ça, vous savez) », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  24. « Pas de « blackface » dans la nouvelle production d’Otello au Met », France Musique,‎ (lire en ligne)
  25. « Une présentatrice américaine perd son émission après avoir approuvé le « blackface » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  26. « Sylvie Chalaye : « Les acteurs français noirs sont hors jeu » », sur Le Monde.fr (consulté le 3 mai 2018)
  27. a b et c « Le fait de se grimer en noir est raciste en France aussi », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  28. (en) Moore Whiting, Satie the Bohemian, p. 299.
  29. Couverture de Paris qui Chante, le 18 octobre 1903.
  30. (en)Gordon, Dances With Darwin, p. 177
  31. Andre Levinson, Theatre: Essays on the Arts of the Theatre, 235–245 p..
  32. Près de la Place Pigalle.
  33. Gordon, Dances With Darwin, p. 239 : « Fougère felt more at home in a black body - or, at least, in a body ruled by black rhythms and movements - than she did in a white body deprived of the opportunity to express itself with no holding back ».
  34. a et b « Le "blackface" de Griezmann indigne, il s'excuse et retire la photo », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  35. « Black'n'blues », sur cdctoulouse.com,
  36. « Quand BVA parodie le SAV : hilarant ! », sur https://www.youtube.com, (consulté le 9 décembre 2018)
  37. « Wikipédia, terrain de jeu des communicants », sur https://blog.francetvinfo.fr, (consulté le 9 décembre 2018)
  38. « Polémique et accusation de racisme après de l'usage du blackface dans une émission de Cauet - outre-mer 1ère », Outre-mer,‎ (lire en ligne)
  39. CSA, « CSA.fr - Émission "C’Cauet" sur NRJ : réponse aux plaignants / Décisions du CSA / Espace juridique / Accueil », sur www.csa.fr (consulté le 4 janvier 2018)
  40. Anne-Charlotte Dancourt, « Accusée de racisme, la Youtubeuse Shera Kerienski supprime une vidéo où elle se grime en Noire », leparisien.fr, (consulté le 21 décembre 2017)
  41. Giulia De Meulemeester, « La Nuit des noirs au cœur de la polémique sur le «blackface» », sur La Voix du nord, (consulté le 23 décembre 2017)
  42. Romain Baheux, « «Blackface» : après Antoine Griezmann, le carnaval de Dunkerque accusé de racisme », sur Le Parisien, (consulté le 23 décembre 2017)
  43. Léa Casagrande, « La "Nuit des Noirs" de Dunkerque doit-elle être annulée ? », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 23 décembre 2017)
  44. « Après Griezmann, le carnaval de Dunkerque rattrapé par la polémique du "blackface" », sur https://www.francetvinfo.f, (consulté le 23 décembre 2017)
  45. « Carnaval de Dunkerque : le bal "La Nuit des Noirs" dans le collimateur de la "Brigade anti-négrophobie" », sur https://la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 26 décembre 2017)
  46. « La Nuit des noirs du carnaval de Dunkerque est-elle raciste ? », sur www.europe1.fr (consulté le 3 mai 2018)
  47. « Le fait de se grimer en noir est raciste en France aussi », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  48. « Nuit des Noirs à Dunkerque : manifestation des associations antiracistes en marge du bal », sur francetvinfo.fr, (consulté le 4 mai 2018)
  49. « Blackface: une ville de La Réunion refuse de retirer une affiche accusée de racisme », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  50. « Polémique : Le CRAN accuse le festival "Même Pas Peur" de racisme », sur zinfos974.com,
  51. « Après les accusations de blackface : De nouveaux soutiens pour le Festival Même pas peur », Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos,‎ (lire en ligne)
  52. « «Blackface»: Une ville de la Réunion refuse de retirer une affiche jugée raciste », sur www.20minutes.fr (consulté le 8 mai 2018)
  53. « Polémique sur l'affiche du Festival " Même pas Peur " : Quand Charlie Hebdo parle de racket au "blackface" », Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos,‎ (lire en ligne)
  54. Rémi Yang, « Blackface à l’Opéra de Paris », France Musique,‎ (lire en ligne)
  55. « King Balthazar and Blackface », Road to Ethiopia - Camino a Etiopia,‎ (lire en ligne)
  56. a b c et d (es) « ¿Qué pasa con Baltasar? Por qué la costumbre de pintarle de negro se resiste a morir - S Moda EL PAÍS », S Moda EL PAÍS,‎ (lire en ligne).
  57. (en-GB) « These Black Celebrities Are Turning Their Skin White For The Election », HuffPost UK,‎ (lire en ligne)
  58. (en-US) « THE PROBLEM WITH HAJI FIROOZ », THE TEHRAN TIMES,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Strausbaugh, Black Like You : Blackface, Whiteface, Insult and Imitation in American Popular Culture, Jeremy P. Tarcher / Penguin, (ISBN 1585424986)
  • (en) Robert C. Toll, Blacking Up : The Minstrel Show in Nineteenth-century America, New York, Oxford University Press, (ISBN 0-8195-6300-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]