Racisme antiblanc

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Le racisme antiblanc est une expression utilisée pour désigner une forme de racisme spécifiquement tourné contre les Blancs. Ce type de racisme est parfois vu comme une forme de retournement du racisme[1], d'où l'expression « racisme à l'envers » (en anglais reverse racism), parfois utilisée aux États-Unis ou en Europe[2],[3],[4], car ce racisme évoque dans plusieurs pays le racisme exercé par les dominés, le racisme ordinaire étant exercé par les dominants[5].

Comme les autres formes de racismes, ce racisme peut se manifester au travers d'injures, de diffamation, d'agressions ou de discriminations. Aux États-Unis, il a notamment été exprimé par des groupes nationalistes noirs, avec des figures telles que Khalid Abdul Muhammad appelant au meurtre des Blancs[6],[7]. Au Zimbabwe, le parti ZANU du président Robert Mugabe a mis en place une politique raciste visant à exproprier et chasser les blancs[8],[9],[10]. En Afrique du Sud, un chant incitant à tuer des fermiers blancs a été condamné par la justice[11].

Le racisme antiblanc est minoritaire en France comparé aux autres formes de racisme comme l'islamophobie, les blancs n'étant pas touchés par la discrimination[12],[13],[14],[5],[15],[16], le terme étant surtout utilisé par l'extrême droite et parfois la droite[17] en prolongement de l'islamisation du pays[5]. L'expression fait l'objet de controverses. Sans remettre en cause l'existence de ce racisme, des associations, des chercheurs, des journalistes et des personnalités politiques[18],[19] critiquent l'utilisation de cette expression, celle-ci ayant d'abord été introduite par le FN[20],[21] et favorisant selon eux un antagonisme communautaire faisant des distinctions entre les types de racismes[22].

Racisme antiblanc dans le monde[modifier | modifier le code]

Racisme antiblanc en Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

En 2009, Julius Malema, militant du Congrès national africain, réactive Dubula ibhunu (« Tuez le Boer »), un chant traditionnel de l'époque où l'ANC luttait contre l'apartheid et qui qualifie notamment les Boers (Afrikaners) de « violeurs » et de « voleurs »[23]. La réactivation de cette chanson, plus communément désignée comme le chant shoot the boers, intervient dans un contexte où, selon Agri SA la plus importante union d'exploitants agricoles, deux fermiers sont tués chaque semaine en Afrique du Sud, un pays où 50 personnes sont assassinées chaque jour et qui totalise 11 785 attaques et 1 804 meurtres de fermiers depuis 1991[24],[25]. Selon les partisans de Malema, parmi lesquels il peut compter sur le soutien de Winnie Madikizela-Mandela, ce chant est inoffensif, appartient à l'histoire du pays et ne vise personne en particulier mis à part le système de l'apartheid[26]. Perçue comme une chanson raciste et appelant à la haine, la chanson Dubula ibhunu sera déclarée contraire à la Constitution par la justice sud-africaine en mars 2010[27] sans pour autant que Malema accepte le jugement[28]. L'ANC annonce alors qu'elle fera appel de ce jugement[29].

Poursuivi devant un tribunal de Johannesburg par des organisations civiles afrikaners comme Afriforum et le syndicat des fermiers du Transvaal (TAU), Julius Malema est reconnu coupable d'incitation à la haine pour avoir repris dans ses meetings cette chanson de la lutte anti-apartheid et est condamné à payer une partie des frais de justice[26]. Il accuse alors la Cour de racisme à son égard[30]. Le 19 septembre 2011, le Congrès national africain annonce qu'il fait appel contre ce jugement interdisant le chant contesté[31].

Racisme antiblanc aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, des chercheurs en sociologie comme Jessica T. Simes ou en psychologie comme Len Lecci et James D. Johnson ont abordé la question dans certains articles. Ils désignent ce phénomène en utilisant les expressions antiwhite sentiment [32] ou antiwhite attitude[33] Il existe des Black supremacists prônant la supériorité de la « race noire ». Il s’agit de groupes organisés comme les Black Muslims et Nation of Islam. Nation of Islam fut notamment représenté par Khalid Abdul Muhammad qui tient des discours antiblancs[34].

Racisme antiblanc en Belgique[modifier | modifier le code]

Dans un article publié sur le site du Parti communiste belge, Oscar Hammerstein évoque l'existence d'un « sentiment anti-blanc dans certains milieux d'origine immigrée (Afrique du Nord et Afrique noire)[35] ». Afin d'éviter toute généralisation abusive, il précise toutefois :

Tout autant il est stupide de prétendre que « les Belges » sont (sous-entendu : tous) racistes, tout aussi ridicule est la généralisation du « racisme anti-blanc » à l'ensemble des populations allochtones, comme le fait le père Samuel, le grand copain de Jean-Claude Van Cauwenberghe[35].

De même, Claude Demelenne, dans un article publié dans le journal La Libre Belgique, note quant à lui une recrudescence de violences visant les « Blancs » notamment à l'occasion des incidents de plus en plus violents qui marquent le ramadan à Bruxelles[36].

En revanche, ResistanceS, un mouvement se revendiquant d'être l'observatoire de l'extrême droite, reconnaît l'existence d'un racisme antiblanc parmi d'autres intolérances, mais accuse l'extrême droite, en l'occurrence le mouvement Nation, d'avoir profité de la confusion initiale ayant suivi le meurtre de Joe Van Holsbeeck, après que la police de Bruxelles et le parquet ont erronément identifiés les auteurs du meurtre comme maghrébins avant de se rétracter[37], pour faire croire à un crime motivé par le racisme antiblanc [38].

Oscar Hammerstein regrette que le débat sur le sentiment antiblanc et ses conséquences soit rendu difficile ou simplement impossible notamment par la culpabilité par association qui les lie à l'extrême droite[39].

Racisme antiblanc en France[modifier | modifier le code]

Une expression originaire de l'extrême droite[modifier | modifier le code]

L'emploi du terme racisme antiblanc figurait déjà dans le livre le Racisme dans le monde, de Pierre Paraf, président du MRAP, paru en 1964 (et réédité ensuite) [40].

Selon plusieurs chercheurs[1],[41],[42] et journalistes[43],[44],[45], l'expression racisme antiblanc provient à l'origine du lexique politique de l'extrême droite française. Le quotidien de droite Le Figaro note à ce propos: « L'idée d'un “racisme inversé” a été théorisée depuis plus de vingt ans par le Front national, en opposition aux mouvements antiracistes[43] ». D'après le sociologue Dr Sylvain Crépon, spécialiste de l'extrême droite, l'expression de racisme antiblanc :

« a été conceptualisée en 1978 par François Duprat, alors l'un des responsables du Front national, juste avant sa mort dans un attentat non expliqué. Il est à l'origine des principales thématiques du FN qui sont toujours présentes à l'heure actuelle. À savoir d'une part, le slogan de la préférence nationale "un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop". D'autre part, la dénonciation du "racisme anti-Français". Finalement, c'est le retournement de rhétorique pour laquelle l'extrême droite a toujours été très forte. Puisqu'on les accuse d'être racistes, ils accusent à leur tour les racistes anti-blancs, anti-Français[41]. »

Selon le Dictionnaire de l’extrême droite du psychosociologue Dr Erwan Lecœur[46], la notion de « racisme antiblanc » a été également introduite par l’association d’extrême droite, l’AGRIF au côté de termes comme « racisme antifrançais » et « racisme antichrétien » [47], affirmation reprise par Le Figaro[43]. D’après le dictionnaire de Lecœur, l'emploi de ces notions s’inscrit dans une stratégie de « retournement victimaire »[48] contre l’antiracisme pour « sortir du piège de l’accusation récurrente de racisme »[49] et « la retourner par tous les moyens possibles »[48]. La notion a été largement propagée et instrumentalisée par l’extrême droite[1],[50],[43]. (notamment dans le sillage de la Nouvelle Droite), en réponse à l’émergence du thème de l’antiracisme. Selon Le Figaro, l'objectif de cette sémantique est de « décrédibiliser le discours d'associations comme SOS Racisme, alors en plein essor, en leur reprochant de ne pas défendre les “Français de souche” ». Jean-Marie Le Pen le leader du FN affirmait à ce propos :

« L’antiracisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’antifascisme avant guerre n’est pas un non-racisme. C’est un racisme inversé, un racisme antifrançais, antiblanc, antichrétien. »

D'autres mouvements d'extrême droite comme les Jeunesses identitaires vont également s'emparer de la question du racisme antiblanc au début des années 2000, en en faisant une de leur thème principaux afin comme le FN couper l'herbe sous le pied des associations antiracistes mais aussi estimant que « les Européens blancs » sont menacés par « une immigration invasion », devenant ainsi la minorité opprimée dans un « discours racialiste blanc non explicite et suggéré, non passible de poursuites ». Pour Stéphane François, politologue « « Il s'agit, au nom de la résistance au racisme antiblanc de mener une lutte pour la défense de l'identité blanche. Il s'agit enfin de démontrer que toute société multiculturelle est vouée à l'échec »[50].

Selon Olivier Estève, chercheur-enseignant en civilisations anglosaxonnes, certains sociologues préfèreraient parler de « contreracisme » à propos de ce phénomène[51].

Le racisme contre la population majoritaire selon l'INED[modifier | modifier le code]

Dans une enquête sociologique réalisée en 2008 par l'Institut national d'études démographiques, qui n'utilise jamais le terme de racisme antiblanc, il apparaît que 16 % de la population majoritaire déclare avoir été victime d'une « situation raciste », contre 32 % pour les immigrés et 36 % pour les descendants d'immigrés. 23 % de la population majoritaire affirme « ne pas avoir vécu de situation raciste mais s'y sentent exposés », contre 29 % pour les immigrés et 25 % pour les descendants d'immigrés. De plus, 10 % des personnes de souche européenne affirment avoir subi au cours des cinq dernières années des discriminations racistes, contre 26 % pour les immigrés, 31 % pour les descendants de deux parents immigrés et 17 % pour les descendants d'un parent immigré. Les motifs de discrimination les plus déclarés par la population majoritaire sont de 18 % liés à l'origine contre 70 % pour les immigrés et 65 % pour les descendants d'immigrés. Les autres motifs de discrimination de la population majoritaire sont liés au sexe (24 %) et à l'âge (16 %)[52].

Aucun membre de la population majoritaire ne déclare avoir été victime de discrimination liée à la couleur de peau dans les motifs de discrimination les plus déclarés, contre 43% pour les immigrés et 28% pour les descendants d'immigrés. Les auteurs de l'étude concluent que « le racisme subi est associé à des expériences de discrimination raciale pour les immigrés et les enfants d’immigrés, alors que pour la population majoritaire le racisme subi n’est pas associé à des discriminations basées sur l’origine.»[52].

Au printemps 2012, l'INED publie une nouvelle enquête qui montre que 18 % des personnes appartenant à la « population majoritaire » de France, donc à la population blanche, ont été « la cible d’insultes, de propos ou d’attitudes racistes » contre 30% pour les immigrés et 37% pour les descendants d'immigrés[53].

En 2012, Jean-Luc Primon, sociologue à l'université de Nice et chercheur à l'Unité de recherche Migrations et société (Urmis), participant à l'enquête TEO, première base de données de l'INED sur les origines, déclare qu'un peu plus d'une personne sur dix de celles classées dans la population dite majoritaire (ni immigrées, ni issues de l'immigration, ni originaires des DOM-TOM) déclarent avoir vécu une expérience de racisme. « Il s'agit généralement d'expériences limitées, et qui ont lieu souvent dans l'espace public. Ce qu'ils relatent, ce sont souvent une altercation entre automobilistes ou une bousculade dans la rue avec des quolibets ou des injures, des blessures verbales renvoyant ces personnes à leurs origines. Cela se passe rarement à l'école ou sur le lieu de travail »[54].

Étude de Tarik Yildiz[modifier | modifier le code]

Selon les centaines de témoignages réunis par Tarik Yildiz, diplômé de Sciences-Po Paris et doctorant en sociologie politique, les actes de ce type de racisme sont liés à une certaine pression sociale que vivent certains « Français de souche »[55] de certains banlieues défavorisées d'Île-de-France les poussent à déménager vers des lieux jugés plus tranquilles[56]. Toutefois, d'après le témoignage des deux musulmans que Yildiz a interrogés pour son livre, il s'agit plus largement d'intolérance de la part de membres du groupe généralement majoritaire de ces endroits que sont les populations musulmanes envers ceux qui vivent différemment qu'eux[57]. Ainsi pour échapper à la même pression sociale, les musulmans non orthodoxes quittent aussi ces lieux pour d'autres estimés plus tranquilles[58]. Ces deux types de phénomènes contribuent à une perte de diversité des endroits qu'ils quittent[59].

Affaires notables en France[modifier | modifier le code]

Appel contre les violences antiblanches (2005)[modifier | modifier le code]

Suite aux violences des manifestations lycéennes du 8 mars 2005 et leur médiatisation, l'article du journaliste Luc Bronner paru dans le quotidien français Le Monde le , « Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-Blancs » a provoqué une controverse médiaticopolitique en France quant à la labellisation « anti-Blancs » de ces violences. Cet article mentionne les propos de jeunes des cités affirmant avoir participé aux violences[60].

« Dans le discours de ces jeunes se cumulent des explications économiques (« se faire de l'argent facile »), ludiques (« le plaisir de taper ») et un mélange de racisme et de jalousie sociale (« se venger des Blancs ») »[60]

L'association antiraciste la LICRA considère comme avéré le caractère raciste des agressions[61].

À la suite de l'article de Luc Bronner, un certain nombre de personnalités, notamment de gauche, comme Ghaleb Bencheikh, Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner et Jacques Julliard ont lancé, le , un « Appel contre les "ratonnades anti-Blancs" », appel soutenu et relayé par le mouvement sioniste de gauche Hachomer Hatzaïr et la radio communautaire juive Radio Shalom[1],[62].

À la suite de cet appel, Pascal Bruckner réagit dans un article publié par Le Nouvel Observateur en 2005 et se réjouit que certains intellectuels évoquent enfin un racisme anti blanc qu'il avait évoqué il y a 23 ans et qui l'avait « mis au ban de la gauche pendant des années »[63].

Prise de position de Jean-François Copé[modifier | modifier le code]

En septembre 2012, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé écrit un manifeste dans lequel il dénonce le développement d'un racisme antiblanc en France[64], citant des situations dont il aurait été témoin en tant que maire de Meaux. Ces déclarations provoquent alors un vif débat. Interrogé, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault reconnaît qu'un tel racisme « peut exister » et qu'il est important de « faire reculer le racisme, c'est faire reculer les discriminations »[65]. Il estime toutefois qu'il faut faire « très attention quand on emploie des mots de cette nature », mettant en garde contre « une espèce de course poursuite derrière les idées du FN »[65].

Accusé de reprendre un thème fort de l'extrême droite, Jean-François Copé se défend en soulignant que la ministre socialiste porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait utilisé avant lui cette expression dans son livre Raison de plus ! publié pendant la dernière campagne présidentielle : « racisme anti-Blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu'il existe et qu'il est aussi condamnable et stupide que tout autre »[66]. La ministre réagit à l'utilisation de cette citation en dénonçant un contre-sens et une manipulation car elle y dénonçait « le flirt d'une partie de la droite avec l'extrême droite »[67]. Le Front national s'est également insurgé contre l'utilisation du terme par Jean-François Copé et sa présidente Marine Le Pen dénonce la récupération cynique tardive de ce terme qu'il avait jusqu'ici dénoncé[68].

Critiques du racisme antiblanc et hésitations des associations[modifier | modifier le code]

La notion de racisme antiblanc reste controversée parmi de nombreuses associations de droit de l’homme et de lutte contre le racisme ainsi que parmi de nombreux intellectuels non pas parce que l’existence du racisme visant les Blancs est niée en tant que tel, mais parce que le concept de racisme antiblanc, qui prétend rendre compte de ce racisme, l’envisage comme un racisme à part et adopte un point de vue communautariste qui fait des distinctions entre les différents types de racisme et ses différentes victimes, et attise ainsi les antagonismes communautaires[1]. Dans cette perspective, le concept de racisme antiblanc est contesté au profit d’une vue qui considère le racisme envers les Blancs comme étant un racisme comme les autres. Samuel Thomas, l'un des leaders de SOS Racisme reconnaît que le racisme se trouve dans toutes les couches de la population française, y compris dans celles issues de l'immigration. Il considère donc nécessaire d'éduquer aussi bien les uns que les autres. Il refuse toutefois la notion de « racisme antiblanc  » parce que non seulement elle privilégierait une logique communautariste, mais aussi parce que la notion aurait été instrumentalisée par l'extrême droite[69]

L'historien Pap Ndiaye souligne également les sous-entendus idéologiques d'extrême droite souvent impliqués dans l'emploi de l'expression racisme antiblanc[70]

L'appel et la parution de l'article dans le Monde ont créé un tollé parmi des intellectuels et personnalités politiques, notamment Esther Benbassa, Michel Kokoreff ou Laurent Mucchielli. La sociologue, historienne et représentante d'Europe Écologie Les Verts Esther Benbassa dénonce une logique communautariste qui, selon elle, sous-tend cette pétition[71],[72],[73],[74].

Un collectif d’auteurs dans les colonnes de Libération a vivement réagi à cet appel et au traitement médiatique de la notion de racisme antiblanc qu’ils jugent symptomatique « d’une lepénisation des esprits » [75].

Pour Sihem Souid, recrutée comme chargée de mission au ministère de la Justice par Christiane Taubira en 2013, l'insulte « sale blanc » ne relèverait pas du racisme antiblanc, mais serait une « réaction épidermique de rejet ponctuel »[76].

Un homme de 28 ans est jugé pour des violences commises en 2010 dans le métro parisien et pour avoir insulté la victime en criant « sale Blanc, sale Français ». Renvoyé avec la circonstance aggravante de « racisme », le prévenu risque cinq ans de prison et 75 000 € d'amende. Pour la première fois dans ce type d'affaire, une association antiraciste, la LICRA est partie civile. Cette organisation prévoit d'ailleurs de consacrer son congrès annuel de mars 2013 à ce thème. Au début de l'année, le MRAP s'est aussi penché sur cette question. Pour son coprésident Pierre Mairat: « Nous avons conscience des risques d'instrumentalisation. Mais la vraie question, c'est : 'Est-ce que l'on nie [le racisme anti-Blancs] ou est-ce que l'on constate et analyse ? », position critiquée par d'autres actions du mouvement anti-raciste, qui n'empêche pas le MRAP de maintenir néanmoins sa ligne. À l'opposé, le radical PIR veut recomposer le mouvement antiraciste autour de son organisation pour défendre les « véritables racisés », soit les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs descendants. Le président de la LDH Pierre Tartakowsky voit dans l'action de la LICRA le risque de « banaliser l'idée que tout le monde est raciste (...) Il peut y avoir des imbécillités chroniques, mais le racisme anti-Blancs, en soi, ça n'existe pas. » ". La présidente de SOS Racisme Cindy Leoni refuse ainsi de reprendre la formule de « "racisme anti-Blancs" : la notion de "racisme" tout court se suffit à elle-même (…) On ne va pas faire la course à l'échalote pour avoir à tout prix des dossiers de personnes blanches. Mais si l'occasion se présente, SOS Racisme pourrait faire comme la Licra. Le cœur du combat, c'est la laïcité, le communautarisme et l'obscurantisme »[77].

Le racisme antiblanc dans l'opinion française[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, selon un sondage Ifop pour le magazine Valeurs actuelles, 47 % des Français estiment que le racisme antiblanc est « un phénomène assez répandu en France », contre 53 % qui le jugent « assez marginal ». Au total, 83 % des sympathisants du Front national et 58 % des sympathisants de l'UMP considèrent que le racisme antiblanc est une réalité, contre 28 % chez les sympathisants de gauche. Inversement, 72 % des sympathisants de gauche estiment que le phénomène est assez marginal, contre 42 % des sympathisants de l'UMP et 17 % des sympathisants du Front national[78].

Le racisme antiblanc aux Antilles françaises[modifier | modifier le code]

Événements de 2009[modifier | modifier le code]

A la suite des évènements de 2009 et des grèves contre la profitation, des responsables syndicaux de l'UGTG ont tenus de nombreux propos antiblanc. Ainsi, Élie Domota, leader de l'UGTG a demandé aux « békés » d'appliquer les accords sous la menace de les chasser de l'île[79]. Une déléguée syndicale issue de l'UGTG a également été condamné pour des propos visant ses employeurs pour incitation à la haine raciale[80]. Les audiences seront fortement perturbés par l'UGTG venue soutenir sa déléguée.

Politiques régionales d'« antillanisation » des emplois[modifier | modifier le code]

Certaines administrations ou entreprises publiques des Antilles se sont lancés dans des politiques d'antillanisation de leurs emplois, politique qui consiste à renvoyer les salariés d'origine européenne pour les remplacer par des cadres noirs ou créoles, généralement sous la pressions des syndicats.

Ainsi, des entreprises comme EDF aux Antilles font souvent face à des mouvements de grève où les syndicats exigent que les cadres d'origine métropolitaine soient remplacés par des personnes originaires des Antilles mais non békés[81].

Le livre Imbattables créoles de Jules Linguet (2003)[modifier | modifier le code]

Dans son livre Imbattables créoles, l'auteur guyanais Jules Linguet condamne sévèrement le métissage des créoles avec les individus de couleur blanche.

Citations :

  • Le métissage apparaît comme une rupture de l’ordre naturel, un désordre, (...) la règle fondamentale de la Nature naturante étant celle de la pureté.
  • S’il pouvait être choisi en toute lucidité, [...] le métissage s’apparenterait à une immolation à caractère profanateur et meurtrier...
  • Ce dommage atteint plus massivement les sociétés femelles ou dévirilisées...
  • Nombre de sociétés éprouvent pour le métissage une répugnance instinctive accusée et le perçoivent comme un abâtardissement, une dégénérescence, une infamie...
  • Dans les sociétés mâles (conquérantes et tenues pour indomptables) le métissage condamne, presque toujours, ceux qui en portent la marque, à un sort douloureux, voire méprisable, si ce n’est à la mort.

Ce livre a longtemps fait partie des livres dons la lecture était conseillée par le parti politique indépendantiste guyanais MDES[82].

L'affaire de racisme sur l'île de Saint-Martin (2006)[modifier | modifier le code]

En 2006, sur l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, l’attitude de certains badauds à la suite de l’accident qui a entraîné la mort du gendarme Raphaël Clin a soulevé l’indignation et déclenché la polémique quant à la présence d’un racisme local à l’égard des blancs. Le gendarme Raphaël Clin a été percuté par une moto tandis qu’il cherchait à s’interposer dans une course sauvage[83]. Des témoignages font état de propos racistes et haineux de la part de certains badauds se réjouissant de la mort du gendarme. Une information judiciaire a été ouverte le 7 mars 2006 par le parquet de Basse-Terre (Guadeloupe) pour déterminer les circonstances[84],[85].

Le 28 février, l’association Sos racisme a réagi et dénoncé l’attitude raciste des badauds et a proposé de se constituer partie civile dans cette affaire pour soutenir la plainte de la femme du gendarme[83],[86] ainsi que la Licra et la Ligue des droits de l'homme, mais réaction jugées trop tardives car deux semaines après les faits par Le Figaro[87].

Sur l'île, les élus locaux de tout bord ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attitudes racistes et les propos jugés « indignes »[88]. Mais ils disent aussi s’insurger contre certains amalgames propagés par les médias de la métropole, au regard de certaines accusations qui chercheraient, selon eux, à faire une généralisation de ce racisme dans l’île[88].

Racisme antiblanc au Zimbabwe[modifier | modifier le code]

Le président Mugabe a mis en œuvre au Zimbabwe une réforme agraire en 2000 visant essentiellement les grands fermiers du pays, spécifiquement les fermiers blancs qui avaient été maintenus sur leurs terres à l’occasion de l’indépendance. Les redistributions de terre se sont passées de manière semi-anarchique en ce sens que, souvent, des groupes ou milices notamment d’anciens combattants de la guerre d’indépendance prenaient purement et simplement possession de la terre, chassant les fermiers blancs et leurs employés[9]. Certains fermiers et aussi certains de leurs employés noirs ont été confrontés à la violence, et il y eut des morts sans que les autorités interviennent autrement que pour soutenir les envahissements - ou en limogeant un ministre qui s’était élevé contre les confiscations de fermes aux Blancs[89]. Robert Mugabe et son parti ont donc été accusés de complicité au moins de fait dans les meurtres survenus et de mener une politique raciste ; cette dernière accusation est renforcée par une décision d’un tribunal régional pour l’Afrique australe en [9]. La force publique a refusé d’appliquer des décisions de justice donnant raison à des fermiers blancs qui contestaient leur expropriation[9].

Cette réforme, conjuguée à la corruption et au népotisme généralisés, a eu des conséquences catastrophiques sur la situation alimentaire du pays[90]. De plus, à la suite de la dégradation de la situation politique, et notamment aux élections truquées de 2002, le pays s'est vu suspendu de sa participation au Commonwealth. À la suite de cet événement et de la levée de bouclier que cette politique a provoqué dans le monde, les autorités zimbabwéennes dénoncent un complot des « pays blancs » (notamment ceux du Commonwealth, le Canada, la Grande-Bretagne, et Australie). En 2005, il reste encore environ 400 fermiers blancs au Zimbabwe (sur 4 500 avant la réforme agraire), et le président Mugabe a exprimé son souhait de les « chasser » à court terme. En 2005, le parti au pouvoir, le ZANU-PF a lancé une campagne appelé « Tous les Blancs dehors en 2005 ».

Par ailleurs, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a fait à de nombreuses reprises des déclarations racistes[91] :

– « Notre parti doit continuer de faire entrer la peur dans le cœur de l’homme blanc, notre véritable ennemi » (s’adressant au ZANU-PF) ;
– « Le seul homme blanc que vous pouvez croire est l’homme blanc mort » ;
– « L’homme blanc est ici comme le second citoyen : vous êtes en numéro un. Il est numéro deux ou trois. C’est ce qui doit être enseigné à nos enfants. »

En , Mugabe et son parti le ZANU-PF proposent au parlement de voter une loi qui interdira toute fusion, restructuration ou acquisition d’une entreprise si 51 % de son capital n’est pas en possession de Zimbabwéens noirs[92]. Puis, en , un accord conclu avec l’opposition du MDC fait quelque peu marche arrière sur la confiscation des fermes aux Blancs même si le ministre de la Justice affirme le contraire[93], que l’accord souligne le caractère raciste-colonialiste de la répartition précédente des terres, et qu’aucune restitution ne se fera en tant que telle[94]. En , le Zimbabwe rejette le jugement du tribunal de la Communauté de développement d’Afrique australe qui a estimé que les confiscations terriennes étaient discriminatoires[95],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Damien Charrieras,« Racisme ? Une étude rhétorique critique de la polémique sur le racisme anti-Blancs en France », in COMMposite V2007.1, p. 40-73 (ISSN 1206-925)
  2. Ernest Cashmore, Dictionary of Race and Ethnic Relations, Routledge, 1996, page 322
  3. Gilles-William Goldnadel et Tarik Yildiz, Racisme à l'envers ? La question du racisme anti-blanc est-elle vraiment d'extrême droite ?, Atlantico.fr, 27 septembre 2012
  4. Emmanuel Jovelin, Ambiguïtés de l’antiracisme. Retour sur quelques associations militantes, revue Le Sociographe, no 34, Racismes ordinaires ?
  5. a, b et c Racisme anti-blanc : la question se pose-t-elle ailleurs en Europe (et comment) ?, Atlantico, 1/10/2012
  6. ADL ALERTS NATION'S ACADEMIC LEADERSHIP ABOUT VIRUS OF BIGOTRY BEING SPREAD BY KHALID ABDUL MUHAMMAD
  7. Keane College, 29 novembre 1993
  8. (en) Human Right Watch ¦ Zimbabwe: Mass Evictions Lead to Massive Abuses
  9. a, b, c, d et e (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Zimbabwe vows to defy land ruling
  10. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Upset over latest Zimbabwe farm death
  11. Le Figaro, article du 20 avril 2010 intitulé Af. du Sud: 2 fermiers tués par semaine
  12. Le racisme anti-Blanc, un phénomène «minoritaire», Le Figaro, 26/9/2012
  13. Le "racisme anti-blanc", n'est "pas marginal mais minoritaire", Le Nouvel Obs, 28/9/2012
  14. Le racisme anti-Blanc en procès, Le Point, 26/10/2012
  15. Quand Jean-François Copé pioche dans les poubelles du Front national, Dominique Sopo, Huffington Post, 26/9/2012
  16. Le « racisme anti-blanc », une notion controversée, La Croix, 25/10/2012
  17. "Racisme anti-blanc" : le débat continue, Le JDD, 27/9/2012
  18. SOS racisme: « Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite », CASADESUS Frédérick, "Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas" in Reformes, no 3031, juin, 2005
  19. MRAP, communiqué officiel intitulé "Jean-François COPE : le tartuffe de l’antiracisme"
  20. Le JDD, article intitulé "Copé et "l’empiétement sémantique" sur le FN", Sylvain Crépon
  21. Le racisme anti-Blanc, un concept hérité du FN, sur le site lefigaro.fr du 26 septembre 2012
  22. GROSJEAN Blandine entretien avec Esther Benbassa « On crée des compétitions de victimes », Libération, 26 mars 2005
  23. Afrique du Sud: Julius Malema reconnu coupable d'incitation à la haine, 20 Minutes, 12 septembre 2011
  24. Af. du Sud: 2 fermiers tués par semaine, AFP, 20/04/2010
  25. Selon la police, il y a eu 1248 meurtres dans des fermes, fermiers et ouvriers confondus entre 1997 et 2007 - Dépêche AFP sur Site Libération.fr, 12 septembre 2011.
  26. a et b Julius Malema reconnu coupable d'incitation à la haine, Libération et AFP, 12 septembre 2011
  27. 'Shoot the boer' song banned, News24.com, 26 mars 2010
  28. ANC youth wing defies party's call not to sing 'Shoot the Boer', The Guardian, 7 avril 2010
  29. (en) ANC shocked at banning of 'shoot the boer', IOL News, 26 mars 2010
  30. (en) South Africa's Julius Malema denounces 'racist' courts, BBC, 14 septembre 2011
  31. Le parti au pouvoir en Afrique du Sud conteste en appel l'interdiction d'un chant révolutionnaire, Afriquinfos, 19 septembre 2011.
  32. SIMES Jessica, « Does anti-Semitism among African Americans simply reflect anti-White sentiment? » in The Social Science Journal, no 46, 2009, p. 384–389
  33. LECCI Len Lecci et JOHNSON James D., « Black anti-White attitudes: The influence of racial identity and the Big Five » in Personality and Individual Differences, no 44, 2008, p. 182–192.
  34. (en) ADL ALERTS NATION’S ACADEMIC LEADERSHIP ABOUT VIRUS OF BIGOTRY BEING SPREAD BY KHALID ABDUL MUHAMMAD
  35. a et b Hammerstein Oscar cet article sur le site du Parti communiste belge
  36. Voir cette tribune de Claude Demelenne, rédacteur en chef du Journal du mardi, publiée dans La Libre Belgique du 3 septembre 2009. L'article relève également, sans en tirer de conclusion, l'utilisation de l'expression « visages pâles » par le président du MRAX
  37. Le Soir, « Un procès belge pour la mort de Joe »
  38. Voir article de Resistance.be
  39. article précité sur le site du Parti communiste belge
  40. Pierre Paraf, Le racisme dans le monde, chapitre: « Néocolonialisme et racisme antiblanc ? », 1972, pp. 63 - 66. Voire aussi la récension de la revue Persée : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1968_num_23_1_11829)
  41. a et b Interview avec Sylvain Crépon, Journal du Dimanche, septembre 2012.
  42. article « Il n’y aura pas une histoire pacifiée » sur le site de la Ligue des droits de l'homme de Toulouse Interview avec l'historien Pap Ndiaye
  43. a, b, c et d « Le racisme anti-Blanc, un concept hérité du FN », Le Figaro, 27 septembre 2012
  44. « Comment l'extrême droite a fait du racisme antiblanc une arme politique, sur le site droites-extremes.blog.lemonde.fr du 26 septembre 2012
  45. « "Racisme anti-Blanc" : Vallaud-Belkacem explique pourquoi elle a aussi utilisé ce terme », sur le site lemonde.fr
  46. Lecœur Erwan (éd.) p. 50-51; p. 249
  47. LECŒUR Erwan (éd.) p. 50-51; p. 249
  48. a et b LECOEUR Erwan (éd.) p. 51
  49. LECŒUR Erwan (éd.), p. 51
  50. a et b Abel Mestre, Caroline Monnot, « Comment l’extrême droite a fait du “racisme anti-blanc” une arme politique », 26 septembre 2012, lemonde.fr
  51. « L'énorme ficelle du "racisme anti-Blanc" », Le Monde, 01.10.2012
  52. a et b Christelle Hamel, Expérience et perception des discriminations et du racisme, Trajectoires et Origines, INED-INSEE, 2008
  53. Patrick Simon et Vincent Tiberj, Les registres de l'identité. Les immigrés et leurs descendants face à l'identité nationale, Documents de travail no 176, INED, 2012
  54. Le Monde.fr, 27 septembre 2012
  55. Causeur.fr, interview de Tarik Yildiz, article intitulé « Un Français de souche peut être victime »
  56. Tarik Yildiz, Le Racisme anti-blanc Ne pas en parler : un déni de réalité, les Éditions du Puits de Roulle, 2010, (ISBN 978-2-919139-04-0), p.  11, 51 et 53-54
  57. Tarik Yildiz, op. cit., p.  30 et 52-53
  58. Tarik Yildiz, op. cit., p.  54
  59. Tarik Yildiz, op. cit., p.  53
  60. a et b Bronner Luc, « Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-"Blancs" », Le Monde, 16 mars 2005
  61. "Appel contre "ratonnades anti-blancs": "polémique surprenante" (Licra) in AFP, 30 mars 2005
  62. "Un appel controversé contre le racisme antiblanc" in Le Nouvel Observateur
  63. Pascal Bruckner, « Finkielkraut, le Sarkozy des intellos », Le Nouvel Observateur no 2143, .
  64. « Copé dénonce l'existence d'un “racisme anti-Blanc” », Le Figaro du 26 septembre 2012
  65. a et b "Racisme anti-blanc : "ça peut exister", mais "je suis contre les communautarismes", indique Ayrault, Le Point du 27 septembre 2012
  66. Racisme anti-Blanc : Vallaud-Belkacem explique pourquoi elle a aussi utilisé ce terme, Le Monde du 27 septembre 2012
  67. À qui appartient l'expression "racisme anti-blancs" ?, sur le site bfmtv.com du 27 septembre 2012
  68. "Racisme anti-blancs" : quand Copé reprend un thème du FN, sur le site bfmtv.com du 26 septembre 2012
  69. CASADESUS Frédérick, "Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas" in Reformes, no 3031, juin, 2005
  70. article "il n’y aura pas une histoire pacifiée" sur le site de la ligue des droits de l'homme de Toulouse
  71. Nouvel observateur, « Un appel controversé contre le racisme "anti-blancs" » 2005
  72. Le Figaro, « 3 500 signatures pour les chercheurs », 2009
  73. Tony S Juge, Racism in France, 2009, p. 165
  74. GROSJEAN Blandine entretien avec Esther Benbassa "On crée des compétitions de victimes", in Libération 26 mars 2005
  75. Marie Bastianelli, Manuel Boucher, Christophe Daadouche, Maryse Esterle-Hedibel, Yazid Kherfi, Michel Kokoreff, Laurent Mucchielli, Marwan Mohammed, Laurent Ott « la dérive ethnique » in Libération 5 avril 2005
  76. Sihem Souid, « L'imposture du racisme anti-blanc ! », sur Le Point.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2014).
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  78. Reuters, « Le racisme anti-Blanc existe selon 47% des Français », sur Le Figaro.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2014).
  79. Guadeloupe : Elie Domota menace les patron - Le Figaro - 07/03/2015
  80. http://blogs.mediapart.fr/blog/michelle-guerci/111212/une-deleguee-syndicale-ugtg-comparait-pour-racisme-antiblanc-fort-d
  81. DOM Actu - Préavis de grève à EDF et risques de coupures - 11/03/2015
  82. Blada - Chronique d'André Paradis - Mai 2003
  83. a et b Geisler Rodolphe « Sur l'île de Saint-Martin, l'affaire du gendarme Clin » in Le Figaro, 1er mars 2006
  84. «Le drame filmé par un des badauds » in Le Monde 25 mars 2006
  85. Geisler Rodolphe « A Saint-Martin, le procureur évoque des injures raciales », in Le Figaro, 8 mars 2006
  86. "Un témoin de la mort du gendarme Clin aurait été identifié, selon Nicolas Sarkozy", in Le Nouvel Observateur, 1er mars 2006.
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  91. www.racismeantiblanc.bizland.com - Compilation d’articles relatifs au Zimbabwe, sur le site racismeantiblanc.bizland.com
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  94. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Zimbabwe Deal: Key Points
  95. Mike Campbell (Pvt) Ltd and Others v Republic of Zimbabwe (2/2007) [2008] SADCT 2 (28 novembre 2008)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]