Racisme antiblanc

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L'expression racisme antiblanc désigne une forme de racisme spécifiquement tourné contre les Blancs. Ce type de racisme est parfois vu comme une forme de retournement du racisme[1], d'où l'expression « racisme à l'envers » (en anglais reverse racism), parfois utilisée aux États-Unis ou en Europe[2],[3],[4], car ce racisme évoque dans plusieurs pays le racisme exercé par les « dominés », le racisme perçu comme « ordinaire » étant exercé par les « dominants »[5].

Comme les autres formes de racismes, ce racisme peut se manifester au travers d'injures, de diffamation, de harcèlements, d'agressions (y compris de meurtres et de viols) ou de discriminations. Aux États-Unis, il a notamment été exprimé par des groupes nationalistes noirs. Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe a mis en place une politique raciste visant à exproprier et chasser les Blancs. En Afrique du Sud, un chant incitant à tuer des fermiers blancs a été condamné par la justice[6], alors que des fermiers sont régulièrement assassinés dans ce pays[7].

En France, le racisme antiblanc, sans être marginal, est néanmoins considéré comme un phénomène minoritaire à l'échelle nationale par rapport à d'autres types de racisme, contre les immigrés, les Blancs étant l'objet de très peu de discriminations en ce qui concerne le travail ou le logement[5],[8],[9],[10],[11],[12] ; le terme y est surtout utilisé, dans le domaine politique, par l'extrême droite et parfois par le reste de la droite[13], instrumentalisé en réaction à une islamisation supposée du pays[5]. L'expression fait l'objet de controverses. Sans remettre en cause l'existence de ce racisme, des associations, des chercheurs, des journalistes et des personnalités politiques[14],[15] critiquent l'utilisation de cette expression, celle-ci ayant d'abord été introduite par le Front national[16],[17] et favorisant selon eux un antagonisme communautaire faisant des distinctions entre les types de racismes[18].

Racisme antiblanc dans le monde[modifier | modifier le code]

Racisme antiblanc en Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

En 2009, Julius Malema, militant du Congrès national africain, réactive Dubula ibhunu (« Tuez le Boer »), un chant traditionnel de l'époque où l'ANC luttait contre l'apartheid et qui qualifie notamment les Boers (Afrikaners) de « violeurs » et de « voleurs »[19]. La réactivation de cette chanson, plus communément désignée comme le chant shoot the boers, intervient dans un contexte où, selon Agri SA la plus importante union d'exploitants agricoles, deux fermiers sont tués chaque semaine en Afrique du Sud, un pays où 50 personnes sont assassinées chaque jour et qui totalise 11 785 attaques et 1 804 meurtres de fermiers depuis 1991[20],[21]. Selon les partisans de Malema, parmi lesquels il peut compter sur le soutien de Winnie Madikizela-Mandela, ce chant est inoffensif, appartient à l'histoire du pays et ne vise personne en particulier (les Boers n'étant pas considéré comme des personnes par eux) mis à part le système de l'apartheid[6]. Perçue comme une chanson raciste et appelant à la haine et au meurtre, la chanson Dubula ibhunu sera déclarée contraire à la Constitution par la justice sud-africaine en mars 2010[22] sans pour autant que Malema accepte le jugement[23]. L'ANC annonce alors qu'elle fera appel de ce jugement[24].

Poursuivi devant un tribunal de Johannesburg par des organisations civiles afrikaners comme Afriforum et le syndicat des fermiers du Transvaal (TAU), Julius Malema est reconnu coupable d'incitation à la haine pour avoir repris dans ses meetings cette chanson de la lutte anti-apartheid et est condamné à payer une partie des frais de justice[6]. Il accuse alors la Cour de "racisme" à son égard[25]. Le 19 septembre 2011, le Congrès national africain annonce qu'il fait appel contre ce jugement interdisant le chant contesté[26].

Racisme antiblanc au Zimbabwe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Racisme au Zimbabwe.

Le président Robert Mugabe a mis en œuvre au Zimbabwe, en 2000, une réforme agraire visant essentiellement les grands fermiers blancs qui avaient été maintenus sur leurs terres à l’occasion de l’indépendance.

En 1980, 20 ans après l'indépendance, 4 400 fermiers blancs détenaient encore un tiers des terres du Zimbabwe, souvent les plus fertiles, tandis qu'un million de fermiers noirs possédaient la même superficie[réf. nécessaire]. Mugabe avait d'abord adopté une politique conciliante après l'indépendance, permettant aux fermiers blancs de garder leurs terres et aux blancs de conserver 20 % des sièges au Parlement[réf. nécessaire]. Mais à la fin des années 1990, plusieurs sécheresses et les sanctions diplomatiques des britanniques suite au mauvais usage des fonds publiques pour le rachat des terres aux blancs, et une élection perdue le font changer d'attitude. Selon Teldah Mawarire, rédactrice en chef de l’hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian, « Les choses allaient très mal pour lui. Il s’est trouvé un bouc émissaire et les Blancs étaient une cible facile (...) je crois qu’il s’est convaincu que, malgré ses efforts, les Blancs n’avaient pas changé depuis la colonisation et qu’ils ne changeraient jamais ». Dans les années 2000 les squatteurs ne sont plus sanctionnés et la réforme devient un véritable pillage. De 250 000 blancs en 1980 il n'en reste plus 40 000 en 2015, dont seulement 200 à 300 fermiers.

En , Mugabe et son parti le ZANU-PF proposent au parlement de voter une loi qui interdira toute fusion, restructuration ou acquisition d’une entreprise si 51 % de son capital n’est pas en possession de Zimbabwéens indigènes ayant souffert de la politique raciste contre les noirs d'avant 1980[27]. En , un accord conclu avec l’opposition du MDC fait quelque peu marche arrière sur la confiscation des fermes aux Blancs même si le ministre de la Justice affirme le contraire[28], que l’accord souligne le caractère raciste et colonialiste de la répartition précédente des terres, et qu’aucune restitution ne se sera effectuée[29].

Les critiques accusent cette politique d'avoir détruit l'économie du Zimbabwe basée sur l'agriculture, qui est dans une situation catastrophique avec une hyperinflation et une réapparition du choléra[30]. Un tribunal régional pour l’Afrique australe en Namibie en a considéré cette politique comme discriminatoire et confirmé que 70 fermiers blancs qui avaient porté plainte devaient revenir sur leurs terres[30]. Le gouvernement a refusé d’appliquer cette décision de justice et de revenir en arrière sur la réforme[30].

En 2015, Mugabe déclare « Nous disons non aux Blancs qui possèdent nos terres. Ils doivent partir. Il n’y a pas de place pour eux ici ». Selon le magazine Jeune Afrique, « les abus et les erreurs commises par Londres, les colons britanniques et leurs descendants, pour beaucoup restés fidèles à Ian Smith, ont été nombreuses. Mais en répliquant avec une politique aussi aveugle qu’inconséquente, Mugabe aura surtout ajouté de la souffrance à l’injustice. »[31]. En 2015 toujours, en Afrique du Sud, Mugabe refuse de parler à un journaliste parce qu'il est blanc[32].

Racisme antiblanc aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, des chercheurs en sociologie comme Jessica T. Simes ou en psychologie comme Len Lecci et James D. Johnson ont abordé la question dans certains articles. Ils désignent ce phénomène en utilisant les expressions antiwhite sentiment[33] ou antiwhite attitude[34].

Il existe des Black supremacists prônant la supériorité de la « race noire ». Il s’agit de groupes organisés comme les Black Muslims et Nation of Islam. Nation of Islam fut notamment représenté par Malcom X et plus tard Eldridge Cleaver[35] ou Khalid Abdul Muhammad qui tient des discours antiblancs[36] appelant au meurtre des Blancs[36],[37], ou Eldridge Cleaver (membre du Black Panther Party, puis du GOP) pratiquant le « viol insurrectionnel » des blanches[35].

Les partisans de la Melanin Theory (théorie de la mélanine) soutiennent que les blancs souffrent d'un déficit en mélanine qui les rendraient inférieurs aux noirs tant sur le plan sportif, intellectuel et spirituel[38]. Cette théorie a connu un très grand succès auprès de la communauté afro-américaine, à l'instar des écrits de Frances Cress Welsing[39].

Racisme antiblanc au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

À partir de la fin des années 1980 jusqu'aux années 2010 dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, plus de 2000 enfants ont été abusés, torturés, prostitués par des bandes organisées criminelles. Les victimes étaient pour la grande majorité des mineures blanches[40],[41] provenant de foyers pour enfants et les criminels étaient en général musulmans, la plupart originaires du Pakistan ou d'Afrique[41],[42]. La révélation de ces scandales de grande ampleur a provoqué de nombreux débats tant sur le lien avec les origines ethniques et culturelles que sur le caractère raciste des crimes[43],[44]. Pour certains, comme Lord Macdonald ancien directeur des poursuites pénales, il est clair que les crimes commis étaient « profondément racistes »[45].

Racisme antiblanc en Belgique[modifier | modifier le code]

Dans un article publié sur le site du Parti communiste belge, Oscar Hammerstein évoque l'existence d'un « sentiment anti-blanc dans certains milieux d'origine immigrée (Afrique du Nord et Afrique noire)[46] ». Afin d'éviter toute généralisation abusive, il précise toutefois :

« Tout autant il est stupide de prétendre que « les Belges » sont (sous-entendu : tous) racistes, tout aussi ridicule est la généralisation du « racisme anti-blanc » à l'ensemble des populations allochtones, comme le fait le père Samuel, le grand copain de Jean-Claude Van Cauwenberghe[46]. »

De même, Claude Demelenne, dans un article publié dans le journal La Libre Belgique, note quant à lui une recrudescence de violences visant les « Blancs » notamment à l'occasion des incidents de plus en plus violents qui marquent le ramadan à Bruxelles[47].

En revanche, ResistanceS, un mouvement se revendiquant d'être l'observatoire de l'extrême droite, reconnaît l'existence d'un racisme antiblanc parmi d'autres intolérances, mais accuse l'extrême droite, en l'occurrence le mouvement Nation, d'avoir profité de la confusion initiale ayant suivi le meurtre de Joe Van Holsbeeck, après que la police de Bruxelles et le parquet ont erronément identifiés les auteurs du meurtre comme maghrébins avant de se rétracter[48], pour faire croire à un crime motivé par le racisme antiblanc[49].

Oscar Hammerstein regrette que le débat sur le sentiment antiblanc et ses conséquences soit rendu difficile ou simplement impossible notamment par la culpabilité par association qui les lie à l'extrême droite[50].

Racisme antiblanc en France[modifier | modifier le code]

Une expression venant de l'extrême droite[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs chercheurs[1],[51],[52] et journalistes[53],[54],[55], l'expression « racisme antiblanc » provient du lexique politique de l'extrême droite française. Le quotidien de droite Le Figaro note à ce propos : « L'idée d'un “racisme inversé” a été théorisée depuis plus de vingt ans par le Front national, en opposition aux mouvements antiracistes[53] ». D'après le sociologue Sylvain Crépon, spécialiste de l'extrême droite :

« [l'expression de « racisme antiblanc »] a été conceptualisée en 1978 par François Duprat, alors l'un des responsables du Front national, juste avant sa mort dans un attentat non expliqué. Il est à l'origine des principales thématiques du FN qui sont toujours présentes à l'heure actuelle, à savoir, d'une part, le slogan de la préférence nationale « Un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop », d'autre part, la dénonciation du « racisme anti-Français ». Finalement, c'est le retournement de rhétorique pour laquelle l'extrême droite a toujours été très forte. Puisqu'on les accuse d'être racistes, ils accusent à leur tour les racistes anti-blancs, anti-Français[51]. »

D'après Valérie Igounet, François Duprat est également à l'origine du slogan « Non au racisme anti-Français ! »[56]. Bruno Mégret est ensuite promu spécialiste du « racisme anti-français » au sein du FN[57]. Selon le Dictionnaire de l’extrême droite du psychosociologue Erwan Lecœur[58], la notion de « racisme antiblanc » a été également introduite par l’association d’extrême droite, l’AGRIF au côté de termes comme « racisme antifrançais » et « racisme antichrétien »[58], affirmation reprise par Le Figaro[53]. D’après le dictionnaire de Lecœur, l'emploi de ces notions s’inscrit dans une stratégie de « retournement victimaire »[59] contre l’antiracisme pour « sortir du piège de l’accusation récurrente de racisme »[59] et « la retourner par tous les moyens possibles »[59]. La notion a été largement propagée et instrumentalisée par l’extrême droite[1],[60],[53] (notamment dans le sillage de la Nouvelle Droite), en réponse à l’émergence du thème de l’antiracisme. Selon Le Figaro, l'objectif de cette sémantique est de « décrédibiliser le discours d'associations comme SOS Racisme, alors en plein essor, en leur reprochant de ne pas défendre les “Français de souche” ». Jean-Marie Le Pen le leader du FN affirmait à ce propos :

« L’antiracisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’antifascisme avant guerre n’est pas un non-racisme. C’est un racisme inversé, un racisme antifrançais, antiblanc, antichrétien. »

D'autres mouvements d'extrême droite comme les Jeunesses identitaires vont également s'emparer de la question du « racisme antiblanc » au début des années 2000, en en faisant un de leurs thèmes principaux afin, comme le FN, de couper l'herbe sous le pied des associations antiracistes, mais aussi estimant que « les Européens blancs » sont menacés par « une immigration invasion », devenant ainsi la minorité opprimée dans un « discours racialiste blanc non explicite et suggéré, non passible de poursuites ». Pour Stéphane François, politologue, « il s'agit, au nom de la résistance au « racisme antiblanc » de mener une lutte pour la défense de l'identité blanche. Il s'agit enfin de démontrer que toute société multiculturelle est vouée à l'échec »[60].

Selon Olivier Estève, chercheur-enseignant en civilisations anglosaxonnes, certains sociologues préfèreraient parler de « contreracisme » à propos de ce phénomène[61].

Autres occurrences historiques[modifier | modifier le code]

L'emploi de l'expression « racisme antiblanc » figurait déjà dans le livre le Racisme dans le monde, de Pierre Paraf, président du MRAP, paru en 1964 (et réédité ensuite)[62].[réf. insuffisante].

Le racisme contre la population majoritaire selon l'INED[modifier | modifier le code]

Dans une enquête sociologique réalisée en 2008 par l'Institut national d'études démographiques, qui n'utilise jamais l'expression de « racisme antiblanc », il apparaît que 16 % de la population majoritaire déclare avoir été victime d'une « situation raciste », contre 32 % pour les immigrés et 36 % pour les descendants d'immigrés. 23 % de la population majoritaire affirme « ne pas avoir vécu de situation raciste mais s'y sentent exposés », contre 29 % pour les immigrés et 25 % pour les descendants d'immigrés. De plus, 10 % des personnes de souche européenne affirment avoir subi au cours des cinq dernières années des discriminations racistes, contre 26 % pour les immigrés, 31 % pour les descendants de deux parents immigrés et 17 % pour les descendants d'un parent immigré. Les motifs de discrimination les plus déclarés par la population majoritaire sont de 18 % liés à l'origine contre 70 % pour les immigrés et 65 % pour les descendants d'immigrés. Les autres motifs de discrimination de la population majoritaire sont liés au sexe (24 %) et à l'âge (16 %)[63].

Aucun membre de la population majoritaire ne déclare avoir été victime de discrimination liée à la couleur de peau dans les motifs de discrimination les plus déclarés, contre 43 % pour les immigrés et 28 % pour les descendants d'immigrés. Les auteurs de l'étude concluent que « le racisme subi est associé à des expériences de discrimination raciale pour les immigrés et les enfants d’immigrés, alors que pour la population majoritaire le racisme subi n’est pas associé à des discriminations basées sur l’origine »[63].

Au printemps 2012, l'INED publie une nouvelle enquête faites entre septembre 2008 et février 2009 sur des personnes nées entre 1948 et 1990 qui montre que 18 % des personnes appartenant à la « population majoritaire » de France, donc à la population blanche, déclare avoir été « la cible d’insultes, de propos ou d’attitudes racistes » contre 30 % pour les immigrés et 37 % pour les descendants d'immigrés[64].

En 2012, Jean-Luc Primon, sociologue à l'université de Nice et chercheur à l'Unité de recherche Migrations et société (Urmis), participant à l'enquête TEO, première base de données de l'INED sur les origines, déclare qu'un peu plus d'une personne sur dix de celles classées dans la population dite majoritaire (ni immigrées, ni issues de l'immigration, ni originaires des DOM-TOM) déclarent avoir vécu une expérience de racisme. « Il s'agit généralement d'expériences limitées, et qui ont lieu souvent dans l'espace public. Ce qu'ils relatent, ce sont souvent une altercation entre automobilistes ou une bousculade dans la rue avec des quolibets ou des injures, des blessures verbales renvoyant ces personnes à leurs origines. Cela se passe rarement à l'école ou sur le lieu de travail »[65].

Étude de Tarik Yildiz[modifier | modifier le code]

Selon les centaines de témoignages réunis par Tarik Yildiz, diplômé de Sciences-Po Paris et doctorant en sociologie politique, les actes de ce type de racisme sont liés à une certaine pression sociale que vivent certains « Français de souche »[66] de certains banlieues défavorisées d'Île-de-France les poussent à déménager vers des lieux jugés plus tranquilles[67]. Toutefois, d'après le témoignage des deux musulmans que Yildiz a interrogés pour son livre Le Racisme anti-blanc, il s'agit plus largement d'intolérance de la part de membres du groupe généralement majoritaire de ces endroits que sont les populations musulmanes envers ceux qui vivent différemment qu'eux[68]. Ainsi pour échapper à la même pression sociale, les musulmans non orthodoxes quittent aussi ces lieux pour d'autres estimés plus tranquilles[69]. Ces deux types de phénomènes contribuent à une perte de diversité des endroits qu'ils quittent[70]. Il déclare aussi dans un entretien :

« Dans l’imaginaire, une victime de racisme ne peut être qu’une personne issue d’une minorité « ethnique ». Mais dans certains lieux, la minorité n’est pas toujours celle à laquelle on pense. Nier l’existence de ce phénomène ne fait qu’amplifier la frustration des victimes et laisse le monopole de ces questions à des mouvements qui prétendent être les seuls à voir la réalité[66]. »

Controverses sur l'évocation du racisme antiblanc par les associations et des chercheurs[modifier | modifier le code]

La notion de racisme antiblanc reste controversée parmi de nombreuses associations de défense des droits de l’homme et de lutte contre le racisme ainsi que parmi de nombreux intellectuels non pas à chaque fois parce que l’existence du racisme visant les Blancs est niée en tant que tel, mais parce que le concept de racisme antiblanc, qui prétend rendre compte de ce racisme, l’envisage comme un racisme à part et adopte un point de vue communautariste qui fait des distinctions entre les différents types de racisme et ses différentes victimes, et attise ainsi les antagonismes communautaires[1]. Dans cette perspective, le concept de racisme antiblanc est contesté au profit d’une vue qui considère le racisme envers les Blancs comme étant un racisme comme les autres.

Samuel Thomas, l'un des leaders de SOS Racisme reconnaît que le racisme se trouve dans toutes les couches de la population française, y compris dans celles issues de l'immigration. Il considère donc nécessaire d'éduquer aussi bien les uns que les autres. Il refuse toutefois la notion de racisme antiblanc parce que non seulement elle privilégierait une logique communautariste, mais aussi parce que la notion aurait été instrumentalisée par l'extrême droite[71].

L'historien Georges Bensoussan admet pour sa part ne pas avoir vu émerger la réalité du racisme antiblanc. Évoquant le fait que celui-ci était peu traité dans son ouvrage de 2002, il indique que les professeurs qui avaient participé à sa rédaction « étaient eux-mêmes tétanisés à l'idée d'évoquer un racisme anti-blanc ou anti-Français »[72].

L'historien Pap Ndiaye souligne également les sous-entendus idéologiques d'extrême droite souvent impliqués dans l'emploi de l'expression racisme antiblanc[73].

L'appel contre la racisme antiblanc et la parution de l'article dans Le Monde ont créé un tollé parmi des intellectuels et personnalités politiques, notamment Esther Benbassa, Michel Kokoreff ou Laurent Mucchielli. L'historienne et sénatrice Europe Écologie Les Verts Esther Benbassa dénonce une logique communautariste qui, selon elle, sous-tend cette pétition[74],[75],[76],[77].

Un collectif d’auteurs dans les colonnes de Libération a vivement réagi à cet appel et au traitement médiatique de la notion de racisme antiblanc qu’ils jugent symptomatique « d’une lepénisation des esprits »[78].

Pour Sihem Souid, recrutée comme chargée de mission au ministère de la Justice par Christiane Taubira en 2013, « le racisme anti-blanc n'existe pas », et « Alain Finkielkraut, commentateur façon café du commerce de l'actualité, et ses adeptes ont popularisé cette notion fondée uniquement sur un sentiment ou une émotion ». L'insulte « sale blanc » (les autres types de manifestations ne sont pas évoqué dans l'entretien) ne relève pas selon elle du « racisme antiblanc », mais serait une « réaction épidermique de rejet ponctuel » car « en France, aujourd'hui, aucun "Blanc" n'est refusé à un emploi, à un logement, à la fonction de maire ou de député parce qu'il est "blanc"». Elle résume « En France, le racisme structurel ne touche pas les "Blancs" », une évidence et une réalité selon elle qui a échappé aux politiciens. « Quand un imbécile traite quelqu'un de "sale Blanc", il ne porte préjudice à cette personne que conjoncturellement et non de manière systémique. À la grande différence du racisme anti-noir, anti-arabe, anti-juif, anti-roms... Ces racismes-là non seulement font système, mais renvoient aussi à un moment de leur propre histoire où ces groupes ont pu être considérés comme ceux de "sous-hommes" ou "inférieurs". Il n'y a par conséquent aucun rapport entre le racisme dont sont victimes les "minorités" et l'insulte "sale Blanc", sinon une différence de nature. »[79].

Un homme de 28 ans est jugé pour des violences commises en 2010 dans le métro parisien et pour avoir insulté la victime en criant « sale Blanc, sale Français ». Renvoyé avec la circonstance aggravante de « racisme », le prévenu risque cinq ans de prison et 75 000 d'amende. Pour la première fois dans ce type d'affaire, une association antiraciste, la LICRA est partie civile.

Le MRAP s'est aussi penché sur cette question. Pour son coprésident Pierre Mairat : « Nous avons conscience des risques d'instrumentalisation. Mais la vraie question, c'est : est-ce que l'on nie [le racisme anti-Blancs] ou est-ce que l'on constate et analyse ? » La porte parole du PIR affirme que « le MRAP a peur d'être taxé d'islamo-gauchisme et veut devenir respectable » ; et le PIR « voit dans le nouveau contexte l'occasion de [recomposer] le mouvement antiraciste autour de son organisation pour défendre les “véritables racisés”, soit les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs descendants[80]. »

Le président de la LDH Pierre Tartakowsky voit dans l'action de la LICRA le risque de « banaliser l'idée que tout le monde est raciste […] Il peut y avoir des imbécillités chroniques, mais le racisme anti-Blancs, en soi, ça n'existe pas. »

La présidente de SOS Racisme Cindy Leoni refuse ainsi de reprendre la formule de « "racisme anti-Blancs" : la notion de "racisme" tout court se suffit à elle-même. […] On ne va pas faire la course à l'échalote pour avoir à tout prix des dossiers de personnes blanches. Mais si l'occasion se présente, SOS Racisme pourrait faire comme la Licra. Le cœur du combat, c'est la laïcité, le communautarisme et l'obscurantisme[81]. »

Selon Natacha Polony, le « racisme antiblanc » est également porté par un « antiracisme » qui ne cherche pas à prévenir le racisme, mais à dénoncer le « colonialisme de l'Occident », notamment à l'occasion de festivals réservés « aux femmes noires », « aux personnes noires », « aux personnes racisées »[82].

Le racisme antiblanc dans l'opinion française[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, selon un sondage Ifop pour le magazine Valeurs actuelles, 47 % des Français estiment que le racisme antiblanc est « un phénomène assez répandu en France », contre 53 % qui le jugent « assez marginal ». Au total, 83 % des sympathisants du Front national et 58 % des sympathisants de l'UMP considèrent que le racisme antiblanc est une réalité, contre 28 % chez les sympathisants de gauche. Inversement, 72 % des sympathisants de gauche estiment que le phénomène est assez marginal, contre 42 % des sympathisants de l'UMP et 17 % des sympathisants du Front national[83].

Affaires notables en France[modifier | modifier le code]

Appel contre les violences antiblanches (2005)[modifier | modifier le code]

Suite aux violences des manifestations lycéennes du 8 mars 2005 et leur médiatisation, l'article du journaliste Luc Bronner paru dans le quotidien français Le Monde le , « Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-Blancs » a provoqué une controverse médiatico-politique en France quant à la labellisation « anti-Blancs » de ces violences. Cet article mentionne les propos de jeunes des cités affirmant avoir participé aux violences[84] :

« Dans le discours de ces jeunes se cumulent des explications économiques (« se faire de l'argent facile »), ludiques (« le plaisir de taper ») et un mélange de racisme et de jalousie sociale (« se venger des Blancs »)[84]. »

L'association antiraciste la LICRA considère comme avéré le caractère raciste des agressions[85].

À la suite de l'article de Luc Bronner, un certain nombre de personnalités, notamment de gauche, comme Ghaleb Bencheikh, Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner et Jacques Julliard ont lancé, le , un « Appel contre les "ratonnades anti-Blancs" », appel soutenu et relayé par le mouvement sioniste de gauche Hachomer Hatzaïr et la radio communautaire juive Radio Shalom[1],[86].

À la suite de cet appel, Pascal Bruckner réagit dans un article publié par Le Nouvel Observateur en 2005 et se réjouit que certains intellectuels évoquent enfin un racisme anti blanc qu'il avait évoqué il y a 23 ans et qui l'avait « mis au ban de la gauche pendant des années »[87].

Racisme antiblanc dans les Antilles françaises[modifier | modifier le code]

En Guadeloupe, à la suite des évènements de 2009 et des grèves contre la « profitation », Élie Domota, leader de l'UGTG a déclaré « nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage » a demandé aux « békés » et d'appliquer les accords sous la menace de les chasser de l'île, propos qui transpirent le racisme selon Le Figaro[88].

En 2006, à Saint-Martin, le gendarme Raphaël Clin a été percuté par une moto tandis qu’il cherchait à s’interposer dans une course sauvage[89]. Des témoignages font état de propos racistes et haineux de la part de certains badauds se réjouissant de la mort du gendarme. Une information judiciaire a été ouverte le 7 mars 2006 par le parquet de Guadeloupe[90],[91]. Le 28 février, l’association Sos racisme a réagi et dénoncé l’attitude raciste des badauds et a proposé de se constituer partie civile dans cette affaire pour soutenir la plainte de la femme du gendarme[89],[92] ainsi que la Licra et la Ligue des droits de l'homme. La réaction jugées trop tardives car deux semaines après les faits par Ivan Rioufol du Figaro[93]. Sur l'île les élus locaux de tout bord ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attitudes racistes et les propos jugés « indignes »[94], mais disent aussi s’insurger contre certains amalgames propagés par les médias de la métropole qui chercheraient, selon eux, à faire une généralisation de racisme dans l’île[94].

Polémiques politiciennes[modifier | modifier le code]

En septembre 2012, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé écrit un manifeste dans lequel il dénonce le développement d'un « racisme antiblanc » en France[95], citant des situations dont il aurait été témoin en tant que maire de Meaux. Ces déclarations provoquent alors un vif débat. Interrogé, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault reconnaît qu'un tel racisme « peut exister » et qu'il est important de « faire reculer le racisme, c'est faire reculer les discriminations »[96]. Il estime toutefois qu'il faut faire « très attention quand on emploie des mots de cette nature », mettant en garde contre « une espèce de course poursuite derrière les idées du FN »[96].

Accusé de reprendre un thème fort de l'extrême droite, Jean-François Copé se défend en soulignant que la ministre socialiste porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait utilisé avant lui cette expression dans son livre Raison de plus ! publié pendant la dernière campagne présidentielle : « racisme anti-Blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu'il existe et qu'il est aussi condamnable et stupide que tout autre »[97]. La ministre réagit à l'utilisation de cette citation en dénonçant un contre-sens et une manipulation car elle y dénonçait « le flirt d'une partie de la droite avec l'extrême droite »[98].

Le Front national s'est également insurgé contre l'utilisation du terme par Jean-François Copé et sa présidente Marine Le Pen dénonce la récupération cynique tardive de ce terme qu'il avait jusqu'ici dénoncé[99].

Condamnations judiciaires pour racisme antiblanc en France[modifier | modifier le code]

La Justice française a prononcé à plusieurs reprises des condamnations pénales pour racisme à l'égard de personnes blanches.

En janvier 2014, le journal Le Monde publie un article rapportant « la première condamnation pour racisme anti-Blanc » en France, prononcée par la cour d'appel de Paris le 21 janvier 2014, celle-ci ayant retenu la circonstance aggravante de « racisme » dans le cadre d'une affaire où des insultes telles que « sale Blanc » ou « sale Français » avaient été prononcées[100]. Cette condamnation n'est pas la première dans l'histoire judiciaire française mais la troisième selon maître Nadia Moutchou, avocate de la LICRA. Des condamnations pénales pour racisme antiblanc ont déjà été prononcées, en 1998 à Nancy et en 2008 à Douai[101].

En février 2015, la cour d'appel de Nancy condamne un commerçant qui avait qualifié un adjoint au maire comme étant un « gros porc de blanc » considérant que ces invectives relevaient d’un « caractère raciste et discriminatoire »[102].

En juin 2015 à Villefranche-sur-Saône, un jeune homme ayant traité un homme de 68 ans, de « sale blanc, sale Français ! » est condamné pour « injure publique à caractère racial » à une peine de 1 500 euros et 500 euros de dommages et intérêt à la victime et à la Licra. La peine est alourdie par la cour d'appel de Lyon en avril 2016 qui condamne l'accusé à 3 mois de prison ferme[103],[104],[105].

Coupe du monde de football 2010[modifier | modifier le code]

Lors de la coupe du monde de football en Afrique du Sud (été 2010), le joueur Yoann Gourcuff est victime de racisme antiblanc selon Pierre Ménès, notamment de la part de Florent Malouda et Patrice Evra[106]. Cette équipe s'est illustrée également au même moment avec l'affaire de Knysna.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Damien Charrieras, « Racisme ? Une étude rhétorique critique de la polémique sur le racisme anti-Blancs en France », in COMMposite V2007.1, p. 40-73 (ISSN 1206-9256)
  2. Ernest Cashmore, Dictionary of Race and Ethnic Relations, Routledge, 1996, page 322
  3. Gilles-William Goldnadel et Tarik Yildiz, Racisme à l'envers ? La question du racisme anti-blanc est-elle vraiment d'extrême droite ?, Atlantico.fr, 27 septembre 2012
  4. Emmanuel Jovelin, Ambiguïtés de l’antiracisme. Retour sur quelques associations militantes, revue Le Sociographe, no 34, Racismes ordinaires ?
  5. a, b et c Racisme anti-blanc : la question se pose-t-elle ailleurs en Europe (et comment) ?, Atlantico, .
  6. a, b et c Julius Malema reconnu coupable d'incitation à la haine, Libération et AFP, 12 septembre 2011.
  7. Le Figaro, article du 20 avril 2010 intitulé Af. du Sud: 2 fermiers tués par semaine
  8. « Le racisme anti-Blanc, phénomène “minoritaire” », Le Figaro, .
  9. « Le “racisme anti-blanc”, n'est “pas marginal mais minoritaire” », Le Nouvel Obs, .
  10. « Le racisme anti-Blanc en procès », Le Point, .
  11. « Quand Jean-François Copé pioche dans les poubelles du Front national », Dominique Sopo, Huffington Post, .
  12. « Le “racisme anti-blanc”, une notion controversée », La Croix, .
  13. « "Racisme anti-blanc" : le débat continue », Le JDD, .
  14. SOS racisme : « Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite », CASADESUS Frédérick, "Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas" in Reformes, no 3031, juin, 2005
  15. MRAP, communiqué officiel intitulé "Jean-François COPE : le tartuffe de l’antiracisme"
  16. Le JDD, article intitulé "Copé et "l’empiétement sémantique" sur le FN", Sylvain Crépon
  17. Le racisme anti-Blanc, un concept hérité du FN, sur le site lefigaro.fr du 26 septembre 2012
  18. GROSJEAN Blandine entretien avec Esther Benbassa « On crée des compétitions de victimes », Libération, 26 mars 2005
  19. Afrique du Sud: Julius Malema reconnu coupable d'incitation à la haine, 20 Minutes, 12 septembre 2011
  20. Af. du Sud: 2 fermiers tués par semaine, AFP, 20/04/2010
  21. Selon la police, il y a eu 1248 meurtres dans des fermes, fermiers et ouvriers confondus entre 1997 et 2007 - Dépêche AFP sur Site Libération.fr, 12 septembre 2011.
  22. 'Shoot the boer' song banned, News24.com, 26 mars 2010
  23. ANC youth wing defies party's call not to sing 'Shoot the Boer', The Guardian, 7 avril 2010.
  24. (en) ANC shocked at banning of 'shoot the boer', IOL News, 26 mars 2010.
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  26. Le parti au pouvoir en Afrique du Sud conteste en appel l'interdiction d'un chant révolutionnaire, Afriquinfos, 19 septembre 2011.
  27. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Mugabe vows to save sick economy
  28. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ What’s the lie of Zimbabwe’s land?
  29. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Zimbabwe Deal: Key Points
  30. a, b et c (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Zimbabwe vows to defy land ruling.
  31. Zimbabwe : Robert Mugabe, l’homme qui n’aimait pas les Blancs (et inversement), Jeune Afrique, 16 mars 2015
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  42. (de) Martin Klingst, « Kindesmissbrauch: Angst vor Rassismus-Vorwurf darf Ermittlungen nicht lähmen », Die Zeit,‎ (ISSN 0044-2070, lire en ligne) :

    « Die Mädchen sind minderjährig und weiß und leben oftmals in staatlichen Heimen. Die Täter sind in der Regel Muslime, die meisten von ihnen stammen aus Pakistan oder Afrika. »

  43. (en) « MP on Pakistani rape gangs: People are more afraid to be called a racist then they are to be wrong about child abuse », The Independent,‎ (lire en ligne)
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  45. (en) Steven Swinford, « Solicitor General: Asian gangs must be handed longer sentences for targeting white girls », The Telegraph,‎ (ISSN 0307-1235, lire en ligne)
  46. a et b Hammerstein Oscar cet article sur le site du Parti communiste belge
  47. Voir cette tribune de Claude Demelenne, rédacteur en chef du Journal du mardi, publiée dans La Libre Belgique du 3 septembre 2009. L'article relève également, sans en tirer de conclusion, l'utilisation de l'expression « visages pâles » par le président du MRAX
  48. Le Soir, « Un procès belge pour la mort de Joe »
  49. Voir article de Resistance.be
  50. article précité sur le site du Parti communiste belge
  51. a et b Interview avec Sylvain Crépon, Journal du Dimanche, septembre 2012.
  52. article « Il n’y aura pas une histoire pacifiée » sur le site de la Ligue des droits de l'homme de Toulouse Interview avec l'historien Pap Ndiaye
  53. a, b, c et d « Le racisme anti-Blanc, un concept hérité du FN », Le Figaro, 27 septembre 2012
  54. « Comment l'extrême droite a fait du racisme antiblanc une arme politique, sur le site droites-extremes.blog.lemonde.fr du 26 septembre 2012
  55. « "Racisme anti-Blanc" : Vallaud-Belkacem explique pourquoi elle a aussi utilisé ce terme », sur le site lemonde.fr
  56. Valérie Igounet, « "Non au racisme anti-Français !" », sur http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front, (consulté le 9 novembre 2016).
  57. Ariane Chebel d'Appollonia, L'extrême-droite en France : de Maurras à Le Pen, vol. 1, Complexe, , 519 p. (lire en ligne), p. 384
  58. a et b Erwan Lecœur (éd.) p. 50-51 ; p. 249.
  59. a, b et c Erwan Lecœur (éd.) p. 51.
  60. a et b Abel Mestre, Caroline Monnot, « Comment l’extrême droite a fait du “racisme anti-blanc” une arme politique », 26 septembre 2012, lemonde.fr
  61. « L'énorme ficelle du "racisme anti-Blanc" », Le Monde, 01.10.2012
  62. Pierre Paraf, Le Racisme dans le monde, chapitre « Néocolonialisme et racisme antiblanc ? », 1972, pp. 63-66. Voire aussi la recension de la revue Persée.
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  65. Le Monde.fr, 27 septembre 2012
  66. a et b Causeur.fr, interview de Tarik Yildiz, article intitulé « Un Français de souche peut être victime ».
  67. Tarik Yildiz, Le Racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité, les Éditions du Puits de Roulle, 2010 (ISBN 978-2-919139-04-0), p.  11, 51 et 53-54.
  68. Tarik Yildiz, op. cit., p.  30 et 52-53.
  69. Tarik Yildiz, op. cit., p.  54.
  70. Tarik Yildiz, op. cit., p.  53.
  71. Frédérick Casadesus, « Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas » in Reformes, no 3031, juin, 2005.
  72. Georges Bensoussan : «Nous assistons à l'émergence de deux peuples», lefigaro.fr, 15 août 2015
  73. Article « Il n’y aura pas une histoire pacifiée » sur le site de la Ligue des droits de l'homme de Toulouse.
  74. Nouvel Observateur, « Un appel controversé contre le racisme "antiblancs" » 2005.
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  76. Tony S Juge, Racism in France, 2009, p. 165.
  77. Blandine Grosjean, entretien avec Esther Benbassa : « On crée des compétitions de victimes », in Libération 26 mars 2005.
  78. Marie Bastianelli, Manuel Boucher, Christophe Daadouche, Maryse Esterle-Hedibel, Yazid Kherfi, Michel Kokoreff, Laurent Mucchielli, Marwan Mohammed, Laurent Ott : « La dérive ethnique » in Libération 5 avril 2005.
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  81. « Le "racisme anti-Blancs" divise les antiracistes », Lemonde.fr, (consulté le 28 octobre 2012).
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  90. «Le drame filmé par un des badauds » in Le Monde 25 mars 2006
  91. Geisler Rodolphe « A Saint-Martin, le procureur évoque des injures raciales », in Le Figaro, 8 mars 2006
  92. "Un témoin de la mort du gendarme Clin aurait été identifié, selon Nicolas Sarkozy", in Le Nouvel Observateur, 1er mars 2006.
  93. Ivan Rioufol « Le bloc-notes d'Ivan Rioufol- L’imposture des "antiracistes" » in Le Figaro 3 mars 2006
  94. a et b Geisler Rodolphe « Saint-Martin réfute le racisme anti-Blancs » in Le Figaro, 27 février 2006
  95. « Copé dénonce l'existence d'un “racisme anti-Blanc” », Le Figaro du 26 septembre 2012
  96. a et b "Racisme anti-blanc : "ça peut exister", mais "je suis contre les communautarismes", indique Ayrault, Le Point du 27 septembre 2012
  97. « Racisme anti-Blanc : Vallaud-Belkacem explique pourquoi elle a aussi utilisé ce terme », Le Monde du 27 septembre 2012
  98. « À qui appartient l'expression "racisme anti-blancs" ? », sur le site bfmtv.com du 27 septembre 2012.
  99. « "Racisme anti-blancs" : quand Copé reprend un thème du FN », sur le site bfmtv.com du 26 septembre 2012.
  100. « Première condamnation pour racisme « anti-Blanc » », sur lemonde.fr, .
  101. « Une affaire de racisme «anti-blanc» jugée à Paris », sur leparisien.fr, .
  102. « Un élu de Nancy insulté de "gros porc de blanc" fait condamner un commerçant », sur loractu.fr, .
  103. « Un homme condamné pour injures publiques à caractère racial », sur leprogres.fr, .
  104. Voir sur lyonmag.com.
  105. « Trois mois ferme pour du racisme anti-blanc », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  106. « Pierre Ménès, Yoann Gourcuff, les Bleus et le "racisme anti-blanc" », Ouest-France.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]