Antislavisme

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L'antislavisme est une idéologie développée chez les voisins des pays slaves, et particulièrement dans les pays germanophones voisins de pays slaves que sont l'Allemagne et l'Autriche.

L'antislavisme a été particulièrement prôné par le nazisme, qui considérait les slaves comme des untermenschen (sous-hommes), et particulièrement contre :

  • les Tchèques, accusés d'opprimer la minorité allemande des Sudètes, ce qui amena l'annexion de la région par le Troisième Reich,
  • les Polonais, ce qui amena l'invasion de la Pologne par les nazis (antipolonisme),
  • les Ukrainiens, les Russes (antirussisme).
  • Les Serbes (antiserbisme).

Les attitudes antislaves se retrouvent particulièrement dans les populations allemandes ou germanophones au contact des pays slaves. Au XXIe siècle, cette attitude existe par exemple en Autriche, et particulièrement en Carinthie, de la part de la majorité germanophone encouragée par le gouverneur de Carinthie Jörg Haider, héritier de l'antislavisme allemand, contre la minorité slovène.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jerzy W. Borejsza, Racisme et antislavisme chez Hitler, La politique nazie d'extermination, Paris, Albin Michel, , 57–74 p. (lire en ligne)
  • Benito Mussolini, Richard Washburn Child, Max Ascoli, Richard Lamb. My rise and fall. Da Capo Press, 1998. pp. 105-106.
  • Michel Fagard, L'antislavisme allemand a travers les publications specialisees des annees 1914 a 1921, Paris, Université de Paris VIII, coll. « Thèse de doctorat », (lire en ligne)
  • Michel Leiberich, L'antislavisme allemand dans la vie politique et quotidienne du kulturkapampf à la veille de la première guerre mondiale, Paris, Université de Paris VIII, coll. « Thèse de doctorat », (lire en ligne)
  • Thomas Serrier, Antislavisme et antisémitisme dans les confins orientaux de l'Allemagne au XIXe siècle, Normes culturelles et construction de la déviance, Paris, École pratique des hautes études, , 91–102 p. (lire en ligne)