Conversion forcée

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Une conversion forcée est une conversion religieuse, l'adoption d'une religion différente, réalisée sous contrainte. L'abandon forcé de toute religion, ou « conversion forcée à l'athéisme », relève du même.

Il s'agit d'une forme de persécution religieuse. Une conversion forcée peut concerner une personne seule ou un groupe de personnes, voire un peuple entier. La contrainte peut être exercée par une personne seule, un groupe politique, religieux ou un État.

La ou les personnes faisant l'objet d'une conversion forcée, qu'il s'agisse d'une conversion à une religion nouvelle ou à l'athéisme, peuvent embrasser pleinement leur nouvelle religion, ou au contraire poursuivre la pratique des rites et coutumes prétendûment abandonnés, tout en se conduisant comme de véritables convertis. Le crypto-judaïsme, le crypto-christianisme (en), le crypto-islamisme (en) ou le crypto-paganisme (en) constituent parfois des exemples historiques de ce second cas.

La conversion forcée dans le catholicisme[modifier | modifier le code]

À la suite de la Reconquista en Espagne, à la fin du XVe siècle, les juifs et les musulmans se virent dans l'obligation de se convertir au catholicisme. Parmi ces conversos, nombreux furent ceux qui continuèrent à pratiquer leur religion en secret. Surnommés péjorativement les « marranes », ils furent persécutés par l'Inquisition.

Au XIXe siècle, l'Église catholique eut à redéfinir la validité du baptême administré sous la contrainte, ou sans l'accord de la famille, dans le cadre des affaires Montel et Mortara. Une situation analogue se présenta au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec l'affaire Finaly.

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l'Église catholique ne reconnaît plus ce type de baptême. Ce sacrement n'a de valeur que s'il est choisi librement, soit par le baptisé lui-même s'il est majeur, soit à la demande des parents dans le cas d'un mineur.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Dušan T. Bataković, Histoire du peuple serbe, L'Age D'Homme, (lire en ligne)