Oppression

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L'oppression est le mauvais traitement ou la discrimination systématique d'un groupe social avec ou sans le soutien des structures d'une société. Le racisme (ainsi que l’antisémitisme et l’islamophobie qui peuvent être classés comme des formes de racisme), le sexisme, l'homophobie, la transphobie, le validisme, l'âgisme, sont des exemples d'oppression. Le spécisme peut pour certains y être classé mais cette inclusion est sujet à débat[réf. nécessaire].

L'oppression est souvent un sujet controversé car il y a désaccord sur les différentes oppressions, sur les causes des oppressions, et aussi parfois une concurrence entre différents groupes opprimés qui peuvent chacun considérer leur oppression comme plus importante que celle d'autres groupes.

En droit français, la résistance à l'oppression est l'un des « droits naturels » et imprescriptibles de l'homme (déclaration de 1789).

Plusieurs approches courantes à l'oppression sont l'approche « marxiste », l’approche « libertaire », l'approche « humaniste », et l'approche « identitaire ».

Approche marxiste[modifier | modifier le code]

L'approche marxiste se concentre sur les causes et les effets des oppressions, plutôt que sur l'analyse du vécu.

Selon les marxistes, l'effet des oppressions est de diviser les travailleurs et rendre plus difficile la rébellion contre l'ordre établi. Une logique de « bouc émissaire » convaincrait une partie des travailleurs que leur intérêt ne réside pas dans l'unité de l'ensemble des travailleurs.

Ainsi, les travailleurs hommes trouveraient un soulagement à leur condition de dominé en dominant à leur tour les femmes. Selon cette vision tous les travailleurs ont intérêt à la disparition de toutes les oppressions, ce qui deviendrait pleinement possible avec le renversement de la domination du profit sur l'ensemble de la vie sociale.

Le combat contre les oppressions est considéré comme partie intégrante de l'organisation et l'éducation des travailleurs, car dans toute grève ou campagne, la division ne peut que favoriser les classes dominantes.

Approche libertaire[modifier | modifier le code]

L’approche anarchiste ou libertaire consiste à analyser les oppressions comme étant systémiques découlant des trois systèmes d’oppressions à savoir le patriarcat, le capitalisme et le nationalisme/racisme[1],[2].

Approche identitaire[modifier | modifier le code]

L'approche identitaire voit, au contraire, des intérêts contradictoires entre le groupe opprimé et le restant de la société. Selon cette vision, les hommes, par exemple, profiteraient de l'oppression des femmes, les hétérosexuel(le)s profiteraient de l'oppression des homosexuel(le)s, les blanc(he)s profiteraient de l'oppression des noir(e)s, etc. Le progrès passerait par l'unité de chaque groupe opprimé et son combat séparé pour imposer un rapport de forces différent.

Approche humaniste[modifier | modifier le code]

L'approche humaniste voit les racines de l'oppression dans les préjugés des individus, et la solution selon cette approche passerait par l'éducation pour contrer les préjugés. Cette approche ne se concentre pas sur les intérêts divergents éventuels entre groupes sociaux divers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]